Auteur/autrice : AdminWp

  • Le Prix Hercule pour les Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux, Alcalá la Real

    La Sainte Famille est restée à Alcalá la Real pendant 48 ans, de 1972 à 2020. La communauté religieuse a été fermée en novembre. Aujourd’hui, la présence de la Sainte Famille se poursuit à travers la Vocation Laïque, avec un groupe important d’Associés Laïcs engagés.
    Le vendredi 18 juin, ils ont accompagné la communauté de Campohermoso (Almeria) pour recevoir le prix Hercule, décerné par le Conseil Municipal d’Alcalá la Real aux personnes ou aux groupes qui se sont distingués dans différents domaines en faveur des habitants de la ville.
    Le Conseil Municipal nous explique les raisons pour lesquelles nous avons reçu ce prix : 
    AUX SŒURS DE LA SAINTE FAMILLE DE BORDEAUX. POUR LE TRAVAIL DE LEUR CONGRÉGATION À ALCALÁ LA REAL ET DANS LES VILLAGES VOISINES DEPUIS 48 ANS, À TRAVERS DES ACTIVITÉS SOCIALES ET PASTORALES MULTIPLES ET DIVERSES. POUR LEUR ATTENTION CONSTANTE AUX BESOINS DES PLUS DÉMUNIS ET LEUR COLLABORANTION DANS TOUTES LES PAROISSES.

    C’EST GRÂCE À LEUR TRAVAIL QUE SONT NÉS L’ATELIER PROFESSIONNEL À ALCALÁ CASCO ET LA COOPÉRATIVE DE CONFISERIE À LA RABITA. LEUR ENGAGEMENT EN FAVEUR DE L’ÉGALITÉ A CONDUIT CES SŒURS À METTRE EN PLACE DES COURS D’ALPHABÉTISATION, DE COUTURE, D’ARTISANAT, AINSI QUE DES COURS DE FORMATION. LES ATELIERS DE THÉÂTRE POUR LES JEUNES OU L’ORGANISATION DE VOYAGES POUR LES FAMILLES SANS RESSOURCES SONT D’AUTRES EXAMPLES DES NOMBREUSES BONNES ŒUVRES DE LA CONGRÉGATION DEPUIS 1972 JUSQU’À AUJOURD’HUI.
    La remise du prix a été une célébration intime, partagée avec d’autres lauréats et des personnes bien-aimées de la ville, avec qui nous avons tant partagé au fil des ans.
    « En vous donnant aux œuvres de l’Association, vous ne vous êtes pas séparées de ceux qui vivent sous la loi commune : compagnes de leur Bon Ange, vous les suivez dans la vallée des larmes et, pour les ramener ou les conserver à Jésus-Christ, vous partagez avec eux, selon vos forces, toutes les fatigues, toutes les épreuves et tous les dangers du voyage.» P.B.N.
     
    (Nous partageons la vidéo de l’événement et la photo des Associés Laïcs avec la communauté de Campohermoso).
                                                                                                           
     

     
     
     
     

  • L’EXPRIENCE DU MERCREDI DES CENDRES /FEVRIER 2021

    Le mercredi des cendres est vécu  d’une façon au spéciale Burkina Faso , notre terre de mission, où l’Eglise locale  organise des sorties  pour aller à la rencontre de toutes les personnes à mobilité réduite afin de   recevoir la cendre prévu pour le début du  temps de carême.  C’est dans ce cadre précis  que Monsieur l’Abbé Marcel COMPAORE,  curé de la paroisse de Baskouré, nous avait associées à l’équipe chargée, d’aller dans un village de la périphérie nommé Ganpoungdo,  auprès de toutes ces  personnes pour leurs fortifier dans leur vie de foi. 
    Toutes contentes de cette opportunité qui nous était offerte, nous n’avons pas hésité de présenter notre disponibilité malgré la barrière de la langue.
    Le thème  du Chapitre Général 2014 nous a encouragé dans cette nouvelle expérience : «  si nous n’osons  pas maintenant alors quand » ? Nul n’ignore la période d’  harmattan  dans laquelle nous nous trouvons : pleine de  poussière, de  vent et de chaleur. Sortir de nos zones de confort pour aller à la rencontre des petits,  a été  effective pour notre communauté de Baskouré.
    Toutefois, avant de nous engager, nous avons pris le temps d’apprendre en Mooré (langue vernaculaire et liturgique de notre milieu d’insertion)  les paroles  qui accompagnent  ce geste des cendres «   têeg ti f ya têng, tom la f na n leba têeg tomê  » qui signifie : « Homme, souviens – toi que tu es  poussière et que tu retourneras à la poussière. »  
    Nous étions accompagnées de Monsieur Henry YOUGMA notre jardinier et de Monsieur Macaire POUYA, responsable de notre  Communauté Ecclésiale Vivante de Base, CEVB en sigle.

    En arrivant, nous avons rencontré certains chrétiens déjà rassemblés autour de  Monsieur Roger ZOUGMORE, responsable de la communauté Ecclésiale Vivante de Base du dit village. Cependant,  certains chrétiens ne pouvaient pas nous rejoindre à cause de  leur état de santé, nous étions obligées d’aller à leur rencontre de maison à maison. Cette expérience m’a fort marqué. J’étais émerveillée, et en même temps édifiées  de la grandeur de  foi de ce peuple, du plus petit au plus grand. La joie de leurs cœurs rayonnait  sur leur visage.
    Pour exprimer sa satisfaction, un  vieux  s’est exclamé en ces termes : « Ah ! J’ai suivi plusieurs  fois  vos émissions à la radio Marie Burkina, votre présence missionnaire Burkina Faso. Etant  aveugle, je ne pouvais pas venir vous saluer. Merci d’être venues à notre  rencontre. Que  Dieu vous bénisse et  qu’Il bénisse votre mission dans notre pays  »  
    Pour toute notre communauté ; cette expérience nous a interpellées vivement, nous a stimulé et  encouragé d’aller de l’avant avec zèle  pour  témoigner la foi aux cœurs des petits, où Dieu Lui – même,  se révèle Père. Notre joie est si grande de porter la Bonne  Nouvelle par notre présence, notre proximité aux plus démunis.
    Etre proche des pauvres et des personnes vulnérables est pour nous une priorité et une grande joie. Nous marchons sur les pas de notre Fondateur: « Allez par le monde entier, annoncez la bonne nouvelle du salut ».
    Ainsi, nous sommes contentes de porter et rappeler ce message de carême à toutes et à tous : « Convertissez-vous et croyez à la bonne nouvelle ».
     
    Sœur marie Josée MFULAYINGA
    Communauté de Baskouré /Burkina Faso
     
     

  • EXPLICATION DE NOTRE LOGO

    L’idée de changer le logo de notre Service de Communication et d’Information est née lors de notre dernière rencontre sur la Communication et l’Information, qui s’est tenue à Rome, en mai 2018.
    Un logo devrait faire impression ; il doit être d’une simplicité trompeuse et être immédiatement reconnaissable. C’est pourquoi nous avons décidé de nous inspirer du blason de la Sainte Famille, qui est déjà bien connu et largement utilisé.
    Le dessin :
    Au centre, comme dans l’original, trois feuilles de trèfle symbolisent la Sainte Famille : Jésus (bleu), Marie (argent/blanc) et Joseph (sable foncé) avec une tige violette. Le bouclier est formé de la Croix de Dieu Seul à gauche, représentant notre spiritualité, et à droite, d’une branche à cinq feuilles symbolisant nos cinq vocations. En bas se trouve notre devise « Gloire à Dieu Seul ». La clef de sol entrelacée avec la croix signifie que « chacun a son chant particulier mais, ils ne forment tous qu’une seule voix » pour chanter en parfaite harmonie « Gloire à Dieu, Gloire à Dieu Seul ».
     

     
     

  • La fête de la Sainte Famille (la Délégation de RD Congo)

    En la fête de la Sainte Famille, a eu en la Cathédrale saint Kizito d’Idiofa où se trouve notre siège, une célébration Eucharistique dite par Son Excellence Monseigneur José Moko l’Ordinaire du lieu; pour marquer la clôture du bicentenaire pour la Délégation de RDCongo/Burkina. Toute la Famille de PB Noailles au Congo était présente.
    A la fin de la célébration, il a procédé à la bénédiction de l’arbre gygantesque monté à celle occasion.
    Nous rendons grâce à Dieu pour sa main qui nous a protégé et nous restons solidaires à notre monde rongé par la covid -19.

     
    L’Assemblée de Délégation du Congo a commencé hier. (28 – 31 Déc)
    1er jour de l’Assemblée avant midi : Faire mémoire de l’année du Bicentenaire, intérioriser et conserver les expériences. Après-midi ouverture de l’Assemblée par la prière puis le thème de l’Assemblée : Quelque chose émerge dans notre parcours. Ne le voyons -nous pas?
    Nous les accompagnerons dans notre prière.

     
     

  • MESSAGE DE NOËL 2020 – Ana Maria ALCALDE, Supérieure Générale

    Chers tous,
    Nous nous préparons à accueillir et à célébrer la BONNE NOUVELLE de l’année et de tous les temps : Dieu a révélé en Jésus son amour pour l’humanité et pour toute la création.
    Et le prophète nous dit : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une lumière éclatante, ceux qui habitaient un pays de ténèbres ont été inondés de lumière » (Is 9,1)

    C’est la Bonne Nouvelle qui nous arrive en ce moment même, en cette période difficile et incertaine. C’est une invitation à faire confiance au Dieu de la Promesse qui déborde nos espoirs et nos possibilités humaines.
    Accueillir Jésus avec joie et espérance, quand nous faisons l’expérience de l’insécurité, de la vulnérabilité, de l’incertitude, de la peur… ne nous met-il pas davantage en syntonie avec l’expérience vécue par Joseph et Marie au premier Noël ?
    Partout, on entend dire que ce Noël sera différent. Le pape François a dit : ce sera « un Noël plus purifié », libéré de la tyrannie du consumérisme et de tant de choses superflues qui nous font oublier ou mettre à l’arrière-plan à Qui et ce que nous célébrons. Ce sera un Noël avec des raisons plus profondes pour la joie de croire, d’espérer et d’aimer la vie qui est en train de naître.
    La naissance de Jésus est aussi un appel à la « renaissance » et cette année, au sein de la Sainte Famille, nous avons eu et nous avons encore de nombreuses occasions de « renaître » : les célébrations du Bicentenaire, la préparation du Chapitre général, l’expérience de la pandémie que nous vivons encore, etc. Tout nous pousse vers une transformation accélérée de la conscience de ce que nous sommes et de notre raison d’être dans le monde d’aujourd’hui.
    Chaque « naissance » est une invitation à embrasser la vie, aussi fragile et vulnérable qu’elle soit. Tout ce qui est nouveau naît petit et a besoin de soins et de respect.
    A vous tous,
    Joyeux Noël différent !
    Significative célébration de la fête de la Sainte Famille en communion et solidarité avec la famille humaine et une Année 2021 de paix, de justice et de vie en abondance pour tous.
     
    Ana Maria Alcalde
    Supérieure Générale

  • Un chemin de fidélité

    Depuis la première Approbation Papale des Constitutions de la Sainte Famille, datée du 18 décembre 1903, réaffirmée en 1988, la tradition veut que nous renouvelions nos Vœux à cette date…
    Quelle est la signification de ce geste ? Quelle est son importance pour celles d’entre nous qui sont déjà  » professes perpétuelles « , et pour celles qui, au début de leur vie religieuse, renouvellent déjà leurs vœux chaque année ?
    La réponse à cette question dépend, bien sûr, de chacune d’entre nous – cependant, nous pourrions réfléchir au fait que cette tradition nous lie aux personnes qui nous ont précédées… c’est un acte collectif… Non seulement je renouvelle mes vœux en présence de ma communauté, mais en union avec tous les membres de notre Institut… c’est un acte d’appartenance et de fidélité.
    Un document intitulé « Le don de la fidélité, la joie de la persévérance » a récemment été publié par la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique.  Son objectif principal est d’examiner les causes des défections de la Vie Religieuse, mais je voudrais ici citer quelques brefs paragraphes qui parlent de la fidélité :
    La fidélité est inscrite dans l’identité profonde de la vocation des consacrés. Ce qui est en jeu, c’est le sens de notre vie devant Dieu et devant l’Eglise. La cohérence de la fidélité permet de s’approprier et de réapproprier la vérité de son être propre, c’est-à-dire de demeurer dans l’amour de Dieu.
    La cohérence et la fidélité à la cause du Christ ne sont pas des vertus qui s’acquièrent en un instant ; elles demandent une profonde conscience des implications humaines, spirituelles, psychologiques et morales d’une vocation à la vie consacrée. Sa cause transcende, interpelle, invite à se décider et à se consacrer au service et pour le service du Royaume de Dieu. Convictions personnelles, engagements personnels et communautaires, sont dans ce service un don que l’on expérimente dans la grâce de la conversion.
    Hommes et femmes de discernement, les consacrés deviennent capables de lire les réalités de la vie des hommes à la lumière de l’Esprit et de pouvoir ainsi choisir, décider, agir selon la volonté de Dieu.
    Un chemin de fidélité dans la persévérance demande de regarder la vie des personnes consacrées sans fermer les yeux face à l’apparition de problèmes ou de manquements qui peuvent être les signes d’une fidélité précaire ou de dérives d’infidélité. Une personne consacrée dans un chemin de fidélité authentique lit et discerne sa propre histoire et s’interroge avant tout sur la « fidélité de l’amour ». Elle discipline sa vie pour ne pas vider de sens sa vie intérieure. Elle accueille le don de la grâce divine promise et signe de notre « demeurez dans son amour ».
    Ce qui nous permet de rester dans l’amour de Jésus, c’est l’observance de ses commandements, l’écoute docile de sa Parole. Cette écoute change le cœur des disciples : d’un cœur de serviteurs, elle fait d’eux un cœur d’amis et les établit dans une relation authentique et durable avec Jésus.
    Selon nos propres « Vœux pour la Mission » :
    Notre consécration, comme celle de tous les baptisés, est un appel à la communion au service de la Mission. Notre choix de vivre les vœux de chasteté, pauvreté et obéissance dans le contexte de la vie religieuse chrétienne est l’expression de notre passion pour le projet de Dieu sur le monde. En répondant en toute liberté et dans la foi à l’appel de Dieu de suivre Jésus, nous nous engageons à vivre d’une manière particulière l’amour, la liberté et la justice, dans et à travers la communauté.
    Et les Constitutions que nous célébrons nous disent :
    Tout au long de notre vie, c’est la fidélité de Dieu qui soutient la nôtre ; c’est sur l’appel de Dieu sans cesse renouvelé que nous comptons pour soutenir notre réponse quotidienne…
    Que cet Avent nous permette de trouver et de partager la lumière et l’espoir en cette période sombre.
     
    Eithne Hughes
    Rome.
     
     

  • Sœur Sainte Flavie – un témoignage de Sœur Thérèse Segretain

    Vous vous souvenez sans doute de l’éditorial de nos dernières Interconnexions qui parlait de Sœur Flavie de Craon. Voici un témoignage de Sœur Thérèse, originaire de la ville de Craon, qui a eu la chance de connaître Sœur Flavie.
    C’est très intéressant ce qu’elle nous raconte sur cette Sœur spéciale.
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    Tu sais que je suis originaire de cette ville de CRAON   et que la sœur en question s’appelait non pas Flavia mais sœur Sainte Flavie !

    Ce sont de jeunes associées qui sont avec cette sœur qui est de profil. Cette sœur est Sœur Sainte Flavie. Une sœur de l’Espérance Les photos étaient rares et les sœurs n’avaient pas le droit de se faire photographier. Je pensais mettre cette photo dans le dernier journal de juin, dans l’article qui parle de la croix de Martillac, mais c’aurait été trop long ….
    Une des associées de cette photo est Maman/ elle devait avoir 16 ou 18 ans ….
    Elles se réunissaient le dimanche après-midi ….  Je reconnais plusieurs de ses amies ….
    Cette sœur est restée très longtemps à CRAON …et je l’ai connue. C’était une excellente infirmière à domicile.
    Elle était devenue sourde car un malade pris d’une crise de folie, alors qu’elle était jeune sœur à la clinique de NANTES l’avait frappée et lui avait percé les oreilles….
    Elle parlait très doucement: elle a eu beaucoup d’influence dans ma famille et dans la ville.
    Elle a rencontré aussi l’abbé Pierre, Fondateur d’Emmaüs qui visitait les villages vers les années 1956- 57 et grâce au maire du village et le curé, un lotissement “Abbé Pierre” a été construit grâce aux collectes faites par les chiffonniers d’Emmaüs. Ce lotissement existe toujours.
    Sœur Sainte Flavie a été très présente à ma famille lors du décès d’une de mes sœurs pendant la guerre en 1942. (Ma sœur avait 16 ans)
    Elle a aussi beaucoup soigné mon frère ainé qui est devenu prêtre et Papa;
    Lors de mes vœux perpétuels, (la sœur était décédée depuis 20   ans) mon frère l’a nommée dans le mémento de la messe car pour mon frère et mon village, elle est vraiment considérée comme une sainte.
    Je pourrais dire bien des choses qui ne sont pas des anecdotes car je ne voudrais pas que sa mémoire ne garde que ce côté anecdotique.
    Une sœur qui est à BUC a vécu avec elle en communauté, mais elle n’est plus capable de se souvenir de quoi que ce soit.
    Je sais aussi que cette sœur Sainte Flavie était Fille de Dieu Seul ….
    J’ai compris cela bien tardivement   …. En rapprochant comme un puzzle différents faits….
    Quand je suis partie pour entrer dans la Sainte Famille, elle était en maison de retraite à LAVAL.
    Elle a écrit une lettre magnifique à Maman, lettre que j’ai trouvée une fois, mais que je n’ai pas gardée car, alors je ne pouvais pas la prendre. Cette lettre était pliée dans le tiroir de la machine à coudre de Maman (qui était couturière) Et c’était pour elle quelque chose de très précieux.
    Cette sœur a fondée avec le maire et le curé   le premier “foyer de vieux retraités” dans les années 1950. 
    C’était vraiment une innovation:  les hommes surtout se retrouvaient là pour jouer aux cartes, à la belote quelques après-midi par semaine. Parler du “foyer des vieux” n’était en rien péjoratif.
    Pendant la guerre, juste avant la libération, Sœur Sainte Flavie a empêché que la ville ne soit détruite ;
    Un soldat allemand, prêtre, venait dire la messe en cachette chez les sœurs et un jour il a dévoilé que le pont que devait emprunter les Américains qui venaient libérer la ville, était miné ainsi que la chapelle des sœurs. La sœur a pris le risque et est allée les déminer …. Ce sont des choses que j’ai entendu dire …. Puisque je ne suis née qu’après la guerre ….
    Sache aussi que lorsque Maman était petite, c’est une “demoiselle qui habitait chez les sœurs “ qui lui a fait le catéchisme.
    Il s’avère que c’était en fait … une “Dame de la Sainte Famille”, une séculière qui faisait le catéchisme aux enfants de l’école publique …. Que j’ai connue aussi, mais pour moi cette dame était très âgée, évidemment   et je ne savais pas tout ça. 
    Sœur Thérèse Segretain – France
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    L’histoire de Flavia à partir de l’éditorial
    C’est une histoire vraie.  Il s’agit d’une « bonne âme », à la fois humble et courageuse, qui a vécu dans les années 1950. C’est un témoignage de notre dépendance totale à Dieu qui nous   appelle, par l’intermédiaire de notre Fondateur, à rendre notre Charisme vivant par une vie donnée pour les autres, en particulier les plus démunis et les pauvres.
    Sœur Flavia de la ville française de Craon, au début des années 70, était déjà  malentendante… Tout le monde la connaissait à Craon, elle était l’amie de tous : du maire, du curé, des jeunes et des vieux.
    Elle était considérée comme une sainte dans cette région, mais si on lui disait cela, ses yeux brilleraient de colère. Pourtant, le chauffeur de taxi  l’emmenait dans sa voiture pour trois « Je vous salue Marie » ; les mères l’appelaient lorsque leurs enfants étaient malades.  Bien qu’elle ait eu 72 ans, Sœur Flavia était encore jeune, fraîche et alerte. On la rencontrait   partout : à l’hôpital, dans les rues et le long des routes de campagne accidentées. Son  sourire radieux et son extrême gentillesse l’accompagnaient partout où elle allait.
    Pendant de nombreuses années, Sœur Flavia était sourde. Une grande épreuve… aussi une croix ? Oh non ! Pas pour elle ; elle considérait cela comme une bénédiction – « Je ne saurais remercier assez Dieu » vous dirait-elle, « pour toutes les grâces que j’ai reçues à travers ma surdité ». Des grâces intérieures de paix et de bonheur … voici son secret et sa surdité semblait faire des merveilles pour ses pauvres. 
    Elle racontait une fois ce qui lui était arrivé lorsqu’elle était sortie pour mendier en faveur de ses pauvres vieillards. Attendant sa requête, la dame de la maison avait dit toutes sortes de propos désagréables et lui avait montré la porte, du moins c’est ce que les autres témoins lui ont dit plus tard. Croyant que la dame la remerciait pour la visite, elle dit: « Quelle gentillesse de votre part Mme X… je savais que vous ne me    refuseriez pas. Je dirai un chapelet pour vos intentions et Dieu récompensera votre charité. » Et un témoin ajoute que la dame a finalement ouvert son sac à main en disant doucement « Elle est impossible ».
    Retrouvez-la dans une ferme.
    Un matin, nous la retrouvons à mendier pour les   pauvres à la porte de Mme Durand qui s’empresse de lui demander si elle souhaitait une aide en argent ou en nature. Sœur Flavia choisit de recevoir de l’argent, consciente du besoin de médicaments et de charbon à l’approche de l’hiver. Un billet de dix francs lui est rapidement remis, puis la sœur est ramenée à travers la cour jusqu’à la porte. Mais ce qui se passe sur le chemin est assez intéressant… typique de Sœur Flavia !
    Elles passent devant la grange.  Bien que sourde, Sr. Flavia avait un pouvoir d’observation inimaginable !  Elle était un génie pour obtenir ce qu’elle voulait – pas pour elle-même, mais pour les pauvres.  Ecoutez la conversation qui s’ensuit entre elles :
    « Je crois que vous avez eu une bonne récolte Mme Durand. Comme je suis ravie. Je suppose qu’il vous reste encore un sac de blé… »
    « Oh, Sœur Flavia, je vous ai demandé si vous  préfériez la nourriture ou l’argent et vous m’avez dit que vous préfériez l’argent. »
    « Oui, je sais, mais je suis tout à fait prête à prendre les deux…» et un sac de farine s’echappe de la grange, comme par magie.
    Un peu plus loin, elles arrivent au poulailler; la sœur s’extasie sur les canards, les lapins et les dindes.
    « Si je pouvais avoir une oie… une seule Mme Durand… vous n’en manqueriez jamais une, parmi toutes les autres. »
    « Oh Sœur Flavia, vous allez trop loin », grommèle la pauvre femme, qui en même temps s’empare    d’une oie et l’emprisonne dans un panier.
    « Merci beaucoup ! Maintenant, j’en ai six pour la tombola. » La compagne de Sœur Flavia admet qu’elle a honte, mais Sœur Flavia la rassure en disant : « Oh, ne vous inquiétez pas, ils sont très heureux de donner, et ils savent que je prie toujours pour eux ».
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  • LA VOCATION D’UN PRÊTRE ASSOCIE SAINTE-FAMILLE

    Il y a bien longtemps – j’avais 17 ans – au cours d’un camp d’été organisé par le mouvement eucharistique des jeunes, un camarade à qui j’avais confié mon désir d’être missionnaire en Afrique m’avait fait cette remarque : “personnaliser sa foi aujourd’hui, c’est le meilleur moyen d’y voir clair !”. Je ne suis pas devenu Père Blanc mais prêtre diocésain en Gironde. Mais je crois que ce bon conseil reçu m’a guidé tout au long de mon adolescence et de mon entrée dans la vie adulte jusqu’à ce jour où une soeur apostolique de la Sainte-Famille m’a parlé de l’existence des prêtres associés parmi les cinq vocations qui constituent la Famille de Pierre Bienvenu Noailles.
    Mes premiers souvenirs de vie chrétienne sont liés à mon enfance et ma jeunesse : l’initiation à la prière en famille, la messe dominicale à la paroisse et le souci des prêtres de nous faire participer à l’animation paroissiale.
    Puis pendant la formation au grand séminaire, trois grandes découvertes : la Parole de Dieu, l’enseignement du Concile de Vatican II, et la richesse des courants de spiritualité à travers les siècles. Je peux dire avec reconnaissance que ces trois axes ont façonné le prêtre que je suis et continuent de m’inspirer. Je crois aussi que cette manière de faire Eglise dans la diversité des vocations baptismales a préparé en moi le “oui” à l’appel à devenir prêtre associé. Tout au long des missions que j’ai reçues des évêques successifs, j’ai presque toujours eu la joie de pouvoir collaborer avec des jeunes, des adultes, des religieuses et des prêtres. Nous partagions la conviction profonde que l’Eglise, dans la vision renouvelée du Concile, ne pouvait être qu’un peuple, qu’une famille au sein de laquelle chacun apporte aux autres les trésors que l’Esprit Saint lui donne pour le bien de tous. Je reste émerveillé de tout ce qu’il m’a été donné de recevoir et de partager au cours de ma vie de prêtre.
    J’ai toujours aimé lire la Bible grâce à la bible de poche qui m’a été offerte pour ma profession de foi quand j’avais douze ans. J’aimais les partages d’Evangile que nous pratiquions dans les activités avec les jeunes et les adultes. Aujourd’hui la pratique de la lectio divina m’apporte beaucoup dans ma spirituelle. J’ai découvert aussi l’importance de la prédication dans le ministère du prêtre de paroisse, et je confesse avec humilité que j’ai peiné jusqu’à ces dernières années dans l’art de l’homélie ! Grâce à Dieu, l’Esprit Saint a fini par avoir pitié moi et me donne un peu plus de charisme dans ce domaine. J’ai découvert au cours de ma formation de prêtre associé la place essentielle que tenait la Parole de Dieu dans la vie de notre fondateur comme nourriture de sa vie spirituelle.
    Grâce à ma grand-mère et à une visite familiale à Lisieux quand j’avais dix ans, j’ai découvert la spiritualité du Carmel à travers la vie de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Durant ma formation au séminaire, j’ai pu approfondir l’apport des différentes familles spirituelles. Avant de connaître la Sainte-Famille, je me suis nourri avec bonheur de la spiritualité carmélitaine et aussi des ouvrages de saint François de Sales. J’y puisais à la fois l’importance de venir rencontrer le Seigneur avec tout ce que je suis dans mon humanité en lien avec le réalisme et la simplicité de l’Evangile.
    Quand la soeur qui est devenue ma formatrice m’a proposé de lire le compte-rendu de la rencontre des prêtres associés à Kandy, en 2004, au Sri Lanka, j’ai compris que cette vocation était un appel pour moi. La relecture de ma vie de chrétien et de prêtre jusqu’à ce jour devenait lumineuse de cette réalité : le Seigneur avait longuement préparé en moi le désir de vivre mon ministère de prêtre diocésain au sein d’une famille spirituelle. En lisant la vie de Pierre Bienvenu, j’ai trouvé la place de la Parole de Dieu, l’harmonie des différentes vocations et la nécessité de vivre la vie évangélique dans un esprit de famille. Quelle joie de voir confirmer ce que j’essayais de vivre dans le quotidien de ma vie pastorale : donner envie de faire Eglise comme une immense Famille rassemblée en Dieu comme la Sainte Famille de Nazareth.
     

    Au cours de ma formation, j’ai appris à découvrir d’autres aspects de la spiritualité Sainte-Famille : l’esprit de Dieu Seul, l’attention à lire les signes des temps – autre apport du Concile – pour répondre aux nécessités d’aujourd’hui et la dimension internationale de notre charisme qui me fait vivre une communion profonde et riche avec les cinq vocations. Comme prêtre diocésain, je suis, bien sûr, lié à mon évêque et aux prêtres de mon diocèse, mais je ressens très fortement le lien fraternel avec le groupe international des prêtres associés. J’en rends grâce à Dieu. J’ai eu la joie de prononcer mon engagement à Martillac en octobre 2007 lors de la rencontre des prêtres associés, en même temps que le Père Bernard, du Lesotho.
    En cette année du Bicentenaire de la fondation de notre Famille, je suis heureux de partager ce chemin de vie qui m’a conduit à cet engagement et à vivre avec bonheur ma vocation au sein de la Sainte-Famille de Bordeaux. Je voudrais remercier particulièrement les soeurs apostoliques qui sont la plupart du temps à l’origine de la vocation des prêtres associés à travers le monde. Il y a quelques années, un évêque français disait avec raison : “Appeler, c’est servir une liberté.” Que le Seigneur soit béni de nous appeler les uns les autres à faire partie de la belle famille des enfants de Dieu.
    P.Jean-Louis Despeaux, prêtre associé
     

  • Marie-Paule CHAUVIN

     
    Rome, le 25 novembre
    Chères sœurs,
    Je vous informe que notre chère sœur Marie-Paule CHAUVIN, est passée à la Vie en plénitude, hier à Pau (France).
    Beaucoup d’entre nous l’ont connue personnellement, mais pour celles qui ne l’ont pas connue, Sœur Thérèse Segretain (Provinciale de la France-Belgique) la présente en ces mots :
    “ Marie-Paule CHAUVIN a été une habituée de la Maison Générale ! Puisque dès ses premiers vœux elle a participé au secrétariat de l’Immaculée Conception à Talence jusqu’à ses vœux perpétuels.
    Un séjour de trois ans à « Regina Mundi » à ROME, où elle prépare sa thèse et la voilà à nouveau à Talence, cette-fois ci « Instructrice des approbanistes », « responsable du 3ième an » avant d’être nommée au Conseil général vicaire générale, juste au moment du Concile !
    Elue Supérieure générale à 1969, après la tourmente de mai 1968, elle quitte Talence, avec …. la maison générale pour arriver à ROME !
    Pendant ses deux mandats, elle a contribué à renouveler l’organisation de la Famille en approfondissement un des éléments fondamentaux du charisme : l’Association.
    C’est alors que se sont mis en place les Congrès qui réunissent tous les dix ans La Famille et qui fortifient notre appartenance.
    Dans le contexte du Concile, dans l’élan missionnaire, des fondations, communautés de présence proches des populations, se sont ouvertes à travers le monde. De la même manière un autre mode de présence s’est développé aussi en Europe et dans les provinces plus anciennes. Les communautés ont progressivement quitté les institutions : cliniques, collèges, pour s’insérer dans les banlieues ou dans des zones plus défavorisées.
    Et Marie-Paule, est revenue en France où elle a mis ses compétences au service du diocèse de Bordeaux, dont elle était originaire. Elle a été une cheville ouvrière du synode diocésain en assurant le secrétariat de la vie religieuse et en soutenant la paroisse étudiante.
    De nombreux liens se sont tissés et se sont entretenus par la suite avec quelques prêtres, puis quand la fatigue s’est faite plus grande, Marie Paule a demandé à rejoindre l’EHPAD de Pau proche de sa famille.
    Fidèle au Bon Père, elle a approfondi notre Charisme a la lumière de la Parole de Dieu que nous a laissé le Fondateur et nous la partagé à travers quelques livrets, le dernier a été : « Ta Parole, la lumière de nos pas, la lampe sur nos routes » (avril 2008).
    En ce temps de Christ-Roi, nous pouvons nous approprier ce passage du livret qu’elle a composé sur la Parole de Dieu :
    « Le Bon Père nous demande de chercher à établir en nous le royaume de Jésus-Christ en contemplant la Sainte Famille. C’est réaliser que ce royaume est « au milieu de nous » … un royaume à accueillir et à bâtir … »
    « Le Fils de Dieu est venu sur la terre pour y former la Sainte Famille » … l’Eglise est appelée à continuer la vie de la Sainte Famille pour que l’humanité devienne la famille de Dieu ».
    Après avoir donné sa vie à la Mission dans la Sainte-Famille, elle jouit maintenant sans voile de la Présence de son Seigneur. Elle a tellement aimé la Parole de Dieu ! Maintenant, elle se trouve face à face avec Jésus, le Verbe de Dieu.
    Unissons-nous au deuil et célébrons sa vie.
    Qu’elle repose en paix!
     
    Ana María Alcalde , Superior General
    25/11/2020
     
     
     

  • Programme d’alimentation mobile de la Sainte Famille – les Philippines

    « Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront satisfaits. »          
    « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
    Sr. Eucharista Cyril
    Communauté de Rizal
    Le programme d’alimentation et de santé de la Sainte Famille à Rizal dans le diocèse de Sorsogon est un projet humanitaire de longue date géré efficacement par les Sœurs de la Sainte Famille, à commencer par les pionnières, depuis 1984. Il a été parrainé par la Mission de la Sainte Famille pendant dix longues années, puis par l’organisation CARITAS-Espagne jusqu’à présent.
    Les sœurs ont servi les plus pauvres parmi les pauvres et leur service compatissant était principalement envers les enfants de la région qui souffraient de malnutrition au 2e, 3e et 4e degré, la plupart d’entre eux étant aussi tuberculeux. C’était un programme qui correspondait tout à fait aux besoins des pauvres et qui était très apprécié et bien accueilli par la population.
    Comme je venais d’être assignée à Rizal, j’ai eu l’occasion d’observer ce programme d’alimentation et de santé et de constater qu’il était bien planifié et mis en œuvre. J’étais touchée par l’amour et le soin avec lesquels 65 élèves des écoles primaires et secondaires de Rizal étaient nourris chaque semaine, du lundi au vendredi. Les bénéficiaires sont issus de familles indigentes qui vivent dans des quartiers souvent éloignés de 4-6 km. Les élèves parcourent cette distance à pied. Au fil du temps, j’ai appris que la plupart d’entre eux venaient à l’école sans petit-déjeuner et qu’ils attendaient jusqu’à l’heure du déjeuner pour prendre le premier repas de la journée. C’est alors que j’ai réalisé la nécessité de ce programme humanitaire et son urgence.
     

     
    J’ai observé que le programme d’alimentation se souciait également du côté spirituel des bénéficiaires car il comprenait la lecture de la Parole de Dieu pour la journée, la prière du Rosaire et le récit des histoires des Saints. Il comprenait également la formation des valeurs, permettant aux bénéficiaires de partager des responsabilités, de diriger les prières et d’organiser les célébrations. En ce qui concerne la santé, les enfants sont bénéficiaires des établissements de santé et leur croissance est contrôlée par une pesée mensuelle. Les enfants apprécient leurs repas car ils ont cinq menus différents pour la semaine. Leur visage souriant et le rot que nous entendons nous indiquent qu’ils sont satisfaits.
    Il s’agit d’un programme holistique auquel participent aussi les parents. Les parents se rencontrent tous les mois pour une formation continue aux valeurs chrétiennes. Ils constituent aussi le groupe central du programme de la Sainte Famille pour l’environnement et poursuivent leur formation ainsi que les différentes activités du programme pour l’environnement, telles que la restauration de la mangrove, le nettoyage et la gestion des déchets. Le programme de santé inclut aussi les malades et les personnes âgées de la région. Une mission médicale a lieu tous les trimestres pour les personnes âgées et pour ceux qui souhaitent bénéficier de l’aide pour obtenir les médicaments sur ordonnance.
    Les 35 ans de ce programme humanitaire sont considérés comme une bénédiction par les familles bénéficiaires qui sont très reconnaissantes de la présence des Sœurs de la Sainte Famille, de leur générosité et leur soutien continu. J’ai été touchée par le dévouement et le service désintéressé des Sœurs de la Sainte Famille qui faisaient partie de la Communauté de Rizal depuis 1984. Cela m’a également fait réfléchir : si ce programme est mis en œuvre depuis 35 longues années, à mon avis, il est devenu assez clair que le besoin et peut-être la situation économique ne se sont pas tant améliorés. Il est étonnant de constater que le programme accueille 65 à 70 enfants chaque année et qu’il y a toujours des noms sur la liste d’attente. J’ai conclu que la situation de la pauvreté n’a pas tellement changé et c’est vrai.
    Les temps ont changé avec l’arrivée du Covid-19. Depuis mi-mars de cette année, les écoles ont été fermées en raison des mesures strictes de verrouillage introduites par le gouvernement. En raison de cette situation de pandémie, le programme d’alimentation a été suspendu.
    Grâce à l’insistance de CARITAS, le programme a été repris et rebaptisé avec le nom CARITAS-HOLY FAMILY COVID-19 NUTRITION AND HEALTH PROJECT. Des activités liées à la pandémie ont été ajoutées et le programme d’alimentation et de santé a commencé à fonctionner comme COVID-19 REPAS SUR ROUES, depuis mai 2020. Les aliments cuits sont apportés chaque semaine dans les différents quartiers. Au cours des cinq derniers mois, le programme d’alimentation a accueilli 540 enfants. Il comprenait également des personnes âgées et des adultes malades qui se présentent les jours où les repas sont servis.
    Je suis heureuse que ce ministère humanitaire m’ait été confié depuis juillet 2020. Je suis reconnaissante de la confiance que m’ont accordée l’Unité et la Communauté en me confiant ce ministère que j’ai accepté dans l’obéissance. Ma gratitude va à notre responsable d’Unité, Sœur Vivian Fernando, pour ses encouragements, et à Sœur Ida Joseph, coordinatrice de longue date du projet Caritas, pour m’avoir initiée à cette responsabilité. Je travaille avec deux femmes courageuses – Ate Norma et Ate Divina – qui sont des partenaires dévouées et de longue date de notre mission. J’apprends d’elles la culture, la langue et les sommets culinaires philippins qu’elles partagent avec moi.
    Je ne suis qu’une apprenante, car ce n’est que maintenant que je réalise le travail qu’implique un projet, surtout lorsqu’il est parrainé par des organismes de financement ; le travail administratif, les rapports, les évaluations, le suivi, la correspondance, les transactions bancaires, la comptabilité et la supervision effective du projet. Je ne suis pas encore familiarisée avec tout cela. Mais j’ai accepté ce ministère dans la foi, confiant dans le Seigneur pour me guider. Je n’hésiterai pas à demander de l’aide pour des questions qui dépassent mes capacités jusqu’à ce que j’entre dans le système de ce ministère particulier lié à l’organisation Caritas. Je sais que je serai aidée à tout moment. C’est un beau ministère qui touche des vies et la situation de notre peuple.
    Jésus a dit : « Quand j’avais faim, tu m’as donné à manger ». Le même Jésus m’offre cette opportunité de nourrir les affamés – les enfants de Dieu à Rizal. Si je dois être jugée le dernier jour, je suis sûre que Jésus me reconnaîtra pour ce seul ministère que j’ai accompli avec beaucoup d’amour pour Lui : nourrir les affamés !