Auteur/autrice : AdminWp

  • FAMILLES SPIRITUELLES

    Les Familles Spirituelles : un nouveau visage d’Eglise ?
     

    Au cours de ces derniers mois,  deux événements ont retenu particulièrement  notre attention en France : La Session des Prêtres Associés de la Sainte Famille ,  à Martillac,  et  presque en même temps à Lourdes, la rencontre sur : Les Familles spirituelles : un nouveau visage d’Église?

        

    Or, il se trouve que juste avant cette rencontre importante pour l’Église universelle et en particulier pour  l’Église de France – Mgr Ricard est venu connaître les Prêtres Associés qui terminaient leur session. Il a ensuite fait allusion  à Lourdes à l’impact de cette visite , soulignant son étonnement devant le dynamisme du groupe. Faut-il prendre cela comme un  hasard?… ou  ne serait-ce pas plutôt une invitation à une prise de conscience plus profonde de la richesse et de l’actualité de notre charisme,  pour l’Eglise et le monde d’aujourd’hui ?

    Les 19, 20 et 21 octobre dernier Monique RATTIER, (associée laïque Sainte Famille)  et  Thérèse SEGRETAIN, (sœur apostolique Sainte Famille)  ont participé au Rassemblement Religieux / Laïcs organisé par les Supérieurs Religieux de France  à Lourdes. Nous vous donnons quelques extraits de l’article de Thérèse paru dans Interconnexion 22.

    Ce premier rassemblement, Religieux Laïcs Associés a regroupé 1500 personnes, soit environ 400 religieux et religieuses et 1100 laïcs en lien avec les congrégations.
    Ma première impression : Eblouie par la multiplicité de facettes que prend cet ensemble de familles religieuses. Des foulards de couleurs balisent bien les grands courants spirituels : Ignaciens, Dominicains, Bénédictins, Carmel, Ecole française, Augustiniens  ….  Mais dans chaque groupe, la palette est si diversifiée qu’il est difficile de s’y reconnaître !
    Cette diversité, éprouvée aussi lors des ateliers thématiques :23 thèmes différents, (regroupant  chacun de 120 à 160 participants) Nous nous sommes retrouvées Monique et moi dans l’atelier : « Relations avec l’Eglise locale » le samedi après-midi, alors que le matin nous étions, l’une dans l’atelier : « Et les jeunes ? » et l’autre : « Former à l’Esprit des Fondateurs » Ces ateliers étaient organisés autour de trois témoignages et d’un 6 x 6 pour se connaître, partager nos diverses expériences et tenter de dégager  une ligne force.
    Deux assemblées plénières ont marqué deux temps forts.
    Tout d’abord une  conférence «  Voici  je me tiens à la porte et je frappe »  donnée par Mme  Marie- Jo Thiel, théologienne de Strasbourg,  a ressaisi  les mutations de la société post-moderne, du monde sécularisé en prise aux paradoxes et les conséquences sur la vie ecclésiale. (conférence en français en acrobat)
    La seconde assemblée : « les enjeux théologiques et ecclésiaux »Table ronde animée par Michel Kubler, Assomptioniste, journaliste à la Croix, avec la participation de Mgr Jean Pierre Ricard,  Président de la Conférence des Evêques de France, Sr Marie Hélène Martin, membre de la CSM, supérieure générale des Ursulines de Jésus, M. Nicolas Joanne, membre de la communauté Vie Chrétienne et Directeur de l’Espace Bernadette à Nevers.
    Au cours de l’échange qui a suivi le Père Ricard a fait allusion à l’Assemblée des Prêtres Associés de la Sainte Famille de Bordeaux soulignant la richesse du charisme, vécu par les différentes branches, son étonnement devant le dynamisme venu d’Asie et d’Afrique et sa joie de voir un prêtre bordelais s’engager dans ce groupe de « frères ». Il a souligné alors  le lien étroit qui s’établissait entre l’Eglise hiérarchique et l’Eglise associative, puisque le Père Jean Louis Despeaux  prêtre associé Sainte Famille est curé de paroisse en Gironde.
    A différents moments, Monique et moi avons partagé nos sentiments. Je crois être sincère et dire que nous avons été fières et heureuses d’appartenir à  la Sainte Famille de Bordeaux, de ce qui est vécu, qui a été vécu jusqu’à ce jour.Nous avons mesuré une fois encore la force prophétique du Charisme, du génie du Fondateur, puisque par grâce, nous vivons, tant bien que mal, depuis tant de générations ce qui éclot aujourd’hui de toute part en France et ailleurs.

                               (pour en savoir plus…)

    Pourquoi sommes-nous concernées ?
    Le rêve de notre Fondateur  au XIX e siècle de fonder une famille  où tous les états de vie pourraient vivre et travailler ensemble à l’annonce de l’évangile était révolutionnaire pour l’époque.
    « Une FamilleBuvant au même puitsArrosant les mêmes champsS’épanouissant avec le même espritDonnant des fruits de foi, de justice, de charité et d’espérance »
    Animé par l’esprit de Dieu, P.B.Noailles a donné réalité à ce rêve en dépit de tous les obstacles, avec amour, nuance et persévérance. À sa mort la Famille comprenait : 2200 religieuses apostoliques et contemplatives en 223 communautés, 300 séculières consacrées, 17900 laïcs associé(e)s, 773 prêtres associés.Ce projet trop en avance, trop original a souffert les aléas de l’histoire. Certaines branches de l’arbre  sont restées un temps sans fruits.  Mais la vision initiale ne s’est jamais totalement perdue.Aujourd’hui, notre Famille est là bien vivante. « Aujourd’hui est le temps favorable »… Une rencontre comme celle qui vient d’avoir lieu nous invite à l’Espérance et à aller de l’avant!

     

  • Nous quittons le Grand Nord Canadien

    Nos sœurs de Schefferville, Matha Groffen et Lieve Bosmans quittent le Grand Nord du Canada. Quelques mois plus tard, elles évoquent leur expérience.
    Nos sœurs de Schefferville, Matha Groffen et Lieve Bosmans quittent le Grand Nord du Canada. Quelques mois plus tard, elles évoquent leur expérience. Dans les vallées protégées du  rude vent du nord, poussent des mélèzes et des bouleaux. En Octobre c’est comme si tout l’éclat du soleil était condensé dans ces  arbres à feuilles caduques et ils brillent de loin entre les verts sombres des noirs epiceas.  Click sur la photo.

  • NOTRE TERRE

    Au commencement Dieu créa le ciel et la terre…et Dieu vit que tout ce qu’il avait créé était très bon.(Genèse)

     
    QUE FAISONS-NOUS À NOTRE TERRE?
     

    Au commencement Dieu créa le ciel et la terre…et Dieu vit que tout ce qu’il avait créé était très bon.(Genèse)

    « La Genèse affirme que le monde a été créé par un Dieu personnel qui est bon et qui aime sa création. La demande de Dieu à l’humanité « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la » n’est pas une permission d’exploiter la création. Dans le livre des Psaumes, particulièrement le Psaume 104, et dans les écrits de Sagesse, spécialement dans le livre de Job, il est clair que la raison première d’être de la création n’est pas sa capacité de répondre aux besoins des humains. La Création a ses propres droits et raisons d’être, indépendamment de son rôle de maintenir la vie. (Cf. Job chapitres 38-41). La création a une valeur intrinsèque parce qu’elle a été créée par Dieu et soutenue par l’Esprit de Dieu. Genèse 2 et 3 nous invitent à être les régisseurs de la création de Dieu et à vivre en compagnonnage avec le reste de la Création. Le commandement de Dieu à Adam et Ève est de »cultiver et de garder » (Gen 2,15). » (Extrait d’un article écrit par Imelda Coyne).
    Nous les humains, qui avons reçu la charge d’administrer la terre, nous sommes ceux qui détruisons notre planète. -Qu’en est-il de nos forêts tropicales abattues parce que les promoteurs veulent de l’argent, de nos rivières polluée, qui privent les gens d’eau potable?…Ainsi la tragédie continue… Animaux et insectes cherchent leur place et nous continuons à dominer et à détruire…Avons-nous oublié que nous sommes co-créateurs avec Dieu et que notre rôle est de prendre soin, d’aimer et de respecter notre terre ?
    Nous avons fabriqué un monde de peu de gagnants et de très nombreux perdants qui sont les premières victimes de la dégradation de l’environnement. Notre nouvelle économie globale ne peut-elle pas agir davantage en entendant les lamentations de la terre et le cri des pauvres de notre planète? N’entendez-vous pas la Terre vous appeler, gémir pour enfanter quelque chose de beau, de juste et de sacré? » (extrait d’une réflexion de D. Toolan, s.j.)
    Zenit (une agence de presse internationale) rapporte les propos du Pape Benoît XVI aux jeunes: « la beauté de la Création est une des sources qui nous permet de toucher la beauté de Dieu , nous pouvons voir que le créateur existe et est bon, que ce que les Saintes Écritures disent dans le récit de la Création est vrai:  » Dieu vit tout ce qu’il avait fait: cela était très bon. (Gen 1). Considérons-nous comme sacrée cette beauté qui est le mirroir de Dieu?
    Quelle sorte de planète laisserons-nous aux générations futures? Sera-t-elle luxuriante et belle ou aurons-nous détruit ce don reçu de Dieu? Aurons nous failli à l’espérance dans notre administration.Il y a de nombreuses manières d’aimer et de vivre de façon harmonieuse avec notre Mère Terre. Notre comportement positif et négatif aura un impact,

    RESPECTE! RÉDUIS! RECYCLE! RÉ-UTILISE! RÉPARE! RESPECTE!

    BIBLIOGRAPHIE : The heart of the Cosmos de Brian Swimmes – Radical Amazement de Judy Cannato

    Envoyé par Bernadette & JOY (Afrique du Sud)

  • 10 ANS AU RWANDA

    27 Janvier 1997, trois ans après le terrible génocide qui a semé la mort, la désolation, la destruction  et obligé beaucoup d’habitants à fuir le pays, une communauté de 5 sœurs de la Sainte Famille s’implante au Rwanda, à Rushaki,  dans le diocèse de Byumba  . Elles se sentent soutenues par tout l’Institut qui, touché par la tragédie de ce peuple, a désiré venir apporter sa petite pierre dans la reconstruction du pays.
    Communauté plurielle, tant par la culture, l’expérience, les différentes générations : Agnès, une belge avec une grande expérience en Afrique du Sud, Franca, une italienne longtemps en République démocratique du Congo, Christine et Jacqueline, deux jeunes Congolaises qui initient leur mission ad gentes et María Jesús, espagnole longtemps missionnaire au Pérou.
    Comptant intérieurement sur “Dieu Seul” et l’appui spirituel de toute la Famille, elles se mettent à parcourir les collines, ouvrant maison et cœurs à tant de personnes diminuées par la guerre, angoissées, malades, exposées à de graves risques , très vulnérables. Conscientes de leurs limites mais avec foi et confiance, elles entreprennent la tâche de communiquer espérance et respect. Elles cherchent des moyens pour que ces personnes puissent occuper leur place dans la société rwandaise.
    Semblables à « la fleur du désert qui croît sur le bord des abîmes , au pied des ruines et des tombeaux », partageant avec ce peuple « toutes les fatigues, toutes les épreuves et tous les dangers du voyage », nos sœurs essaient de répondre à l’éventail de nécessités urgentes qui s’ouvrent devant elles en différents domaines.
    Une réponse immédiate est la SANTÉ : les sœurs commencent à travailler dans le CENTRE DE SANTÉ DIOCÉSAIN. Des épidémies de malaria et autres maladies se succèdent, si fortes qu’en un mois meurent plus de cent personnes. Les collines se convertissent en infirmeries.
    LE CENTRE DE NUTRITION  répond aux besoins de centaines d’enfants et mamans affaiblis par la destruction des récoltes, la fuite,  les longs séjours dans des camps de réfugiés, la pauvreté… Avec l’aide de beaucoup de personnes de bonne volonté et  diverse organisations, les sœurs essayent de répondre de manière créative à toutes les urgences qui se présentent : MALADES DE LA TUBERCULOSE ET DU SIDA, HANDICAPÉS  PHYSIQUES ET MALADES MENTAUX, ORPHELINS.
    LE CENTRE SOCIAL: NAZARET INZU Y’AMAHORO (NAZARET, CASA DE PAZ)  ouvre ses portes le 2 juin 1997 et répond à l’invitation de notre Engagement Collectif: « Comme femmes consacrées, toujours plus conscientes de notre dignité, nous affirmons et voulons promouvoir la dignité de la femme pour qu’ensemble, nous occupions notre place dans la société et dans l’Église et participions, selon la manière qui nous est propre, à la transformation du monde. » (E.C. revu en 2002) Les matières enseignées sont l’alphabétisation, l’éducation à la vie, la religion mais rapidement cuisine, couture, gymnastique, agriculture viennent élargir la formation proposée. Elèves et classes se multiplient. ACCIÓN PASTORAL Y EDUCACIÓN Au long de ces années la communauté a répondu selon ses possibilités aux appels du collège secondaire, acceptant lorsque c’était possible de donner les cours de religion. Elle a aussi participé à la formation des catéchistes.
    Les sœurs sont très présentes à la vie de la paroisse, soutenant les prêtres et les laïcs engagés. Les gens expriment leur foi chaque dimanche en accourant à la paroisse. Ils viennent de loin, montant et descendant les collines. Les tam-tam, les battements de mains, les chants, les danses et la grande diversité des couleurs des vêtements donnent un air de fête. On est heureux de se rencontrer, de communiquer.
    À cela s’ajoutent les sorties dans les villages où l’on rencontre les gens sur le chemin.  Entrer dans les maisons pour partager un même repas, et boire à la même calebasse la bière de mil vient prolonger l’ action de grâce de l’Eucharistie. QUELQUES ÉVÉNEMENTS MARQUANTS DE LA VIE DE LA COMMUNAUTÉ
    –        Au long des années la communauté s’est modifiée, des sœurs sont venues la renforcer. Certaines sont reparties dans leur pays soit définitivement , soit pour étudier.
    Joaquina, María, María Jesús, Franca, Christine(étudiante au Burundi), Scholastique, Weronika et Vicentia (étudiante à Butaré) forment la communauté actuelle. Jacqueline termine ses études d’infirmière au Congo et Clementine étudie en Afrique du Sud.
    –        En 1998 la fondation d’une communauté en Ouganda, à environ 50 km  de Rushaki a été vécue comme une grâce par les sœurs. Les deux communautés cultivent étroitement les liens de famille sans que la diversité des langues soit un obstacle majeur.
    –        De jeunes Rwandaises rejoignent la communauté avec le désir de s’engager dans la vie religieuse sainte Famille. En 200 Scholastique, la première sœur rwandaise fait la profession perpétuelle.
    Il y a actuellement une sœur professe temporaire , deux prénovices, et une jeune en discernement pour la vie contemplative.
     AUJOURD’HUI 10 ANS ONT PASSÉ… et des changements ont eu lieu.
    Beaucoup touchent la santé , la vie politique et sociale, l’éducation. Certains secteurs sont maintenant davantage pris en charge par l’état ou d’autres organisations : meilleure qualification du personnel de santé – mutuelles – dépistage du sida – rétrovirus –handicapés mieux soignés – scolarisation obligatoire…
    Les sœurs sont placées devant de nouveaux défis et doivent modifier leurs façons de faire pour répondre à de nouveaux ministères.
    La célébration de ces 10 ans est une occasion de prendre du recul, d’évaluer et de rêver le futur avec un dynamisme renouvelé sans  avoir peur de laisser tomber des activités et en discernant  avec courage les nouvelles priorités. C’est une façon de continuer à CHOISIR LA VIE EN FIDÉLITÉ À NOTRE MISSION SAINTE – FAMILLE.

  • UNE FRATERNITÉ, UNE AUMÔNERIE ŒCUMÉNIQUE

    En 2004 la prieure  des  sœurs protestantes Diaconesses de Reuilly, sœur Évangeline, avait émis ce souhait aux Supérieures Majeures de France : « N’y aurait-il pas un signe de plus à poser si quelque religieuse catholique se joignait à nous pour vivre une expérience œcuménique ? »
    Donner un témoignage commun serait un très beau signe d’espérance dans notre grande ville de Paris! Le Conseil provincial a entendu cet appel.  Il a cherché qui pourrait y  répondre et a pensé à moi. Après un temps de discernement, de prière, j’ai accueilli ce nouveau service, car j’ai toujours été sensible à cette ouverture œcuménique, à ce désir d’unité.
    Comment je me situe dans la communauté de Reuilly ?
    Deux à trois jours par semaine, je suis présente à la Fraternité, partageant leur liturgie (celle de Taizé).A cause de ma présence, il y a une fois par mois  une Eucharistie dans leur chapelle et une fois par mois la Sainte Cène. Nous avons vécu ces temps forts dans l’obéissance à nos Églises respectives, en nous abstenant de communier. Dans ces moments nous avons éprouvé douloureusement la souffrance de nos divisions, alors que communautairement nous vivions en communion fraternelle!
    Qu’est-ce qu’une équipe d’Aumônerie œcuménique et son fonctionnement ?
    Cette aumônerie se tient à l’Hôpital des Diaconesses de Reuilly, qui comprend 400 salariés et compte 40.000 malades soignés chaque année! Nous sommes trois dans l’équipe, une sœur protestante qui est responsable de l’aumônerie et deux catholiques, une laïque et moi- même. Nous travaillons avec le personnel, l’assistante sociale et la psychologue. J’ai  vécu beaucoup de situations avec différents malades. Je vous partage deux de ces rencontres :
    Un jour, l’assistante sociale vient me trouver pour me parler d’un malade en situation difficile, un sans domicile fixe. Il est prostré, triste, sans parole. Après plusieurs approches on a pu instaurer un dialogue. Cet homme est seul au monde.  En voulant retourner au pays avec sa femme et ses deux enfants, il a un grave accident de voiture et les perd tous les trois! Toute bascule dans sa vie.  Je reste en lien avec l’assistante sociale qui fait tout pour le resituer dans la vie et quelque chose de positif a pu se faire pour lui !
    Dans le service des soins intensifs je rencontre une personne qui a subi une grave intervention. Je devine son désarroi, elle ne peut s’exprimer. Pour rentrer en contact avec elle, je lui prends la main, je la regarde, je reste à son chevet ; temps long, dense. Après avait quitté l’hôpital elle m’envoie un mot : «  Votre regard et vos mains, au lendemain de mon opération à l’Hôpital des diaconesses sont toujours dans ma tête et me donnent le courage de lutter. »
    Au moment des décès, l’équipe d’aumônerie est sollicitée pour la mise en bière. Un jour j’étais seule pour répondre à cette demande; il s’agissait d’une jeune femme, maman de plusieurs enfants : Ne connaissant pas sa religion et face à une assistance nombreuse il fallait improviser. Que faire ? Une personne alors s’approche de la défunte et lui fait un signe de croix sur le front, j’ai compris alors que cette famille était catholique et j’ai fait une célébration dans le rite catholique.
    L’aumônerie propose aussi régulièrement « l’Office du souvenir ». C’est un Office œcuménique qui rassemble les familles des défunts de toutes religions :juifs, musulmans, orthodoxes, protestants et catholiques. Après cet Office, les médecins, le personnel de service, les sœurs, les bénévoles et l’aumônerie  se retrouvent autour d’un repas  pour un temps de partage et de retrouvailles.
    Nos rencontres d’aumônerie sont nombreuses et variées, toujours dans l’esprit d’une connaissance réciproque et pour  accueillir nos différences .Tous les deux ans nous avons une rencontre de formation pendant une semaine. Cette année la rencontre était à Strasbourg sur le thème : « Pratiques d’Aumônerie en Europe ». Une centaine de Pasteurs, hommes et femmes, y ont participé; nous étions deux ou trois de religion catholique.
    Quels moyens, la communauté de Reuilly, avec qui je partage la vie, se donne-t-elle pour vivre paisiblement les difficultés quotidiennes rencontrées avec les malades ?
    A l’approche du Carême,  nous sommes parties quatre jours à Vézelay. Nous avons vécu les célébrations du mercredi des Cendres chez les Franciscains qui vivent en ermitage et le soir  avec les moniales de Jérusalem. Dans la journée marche à travers la campagne, le soir détente récréative.
    Cette année trois sœurs diaconesses sont venues à la célébration de la Messe Chrismale, au palais des Sports à Créteil (Paris). L’une d’elle a dit : «  Cela a été un temps de découvertes, d’émerveillement, d’action de grâces pour toutes ces merveilles! » Cette fête s’est terminée autour d’in self à  la communauté de la Maison provinciale  de Saint-Mandé.
    Qu’est-ce que cette vie dans cette communauté protestante me fait découvrir?
    L’importance de  la proximité, de l’ouverture et la découverte  de la communion fraternelle avec d’autres Églises; l’enrichissement qui en découle. Et comme me le dit souvent une sœur de cette communauté : « Il n’est vraiment pas impossible de vivre ensemble! » Et une autre s’exprimait ainsi à la communauté : « Ainsi par la présence de sœur Marie-Lucie, religieuse catholique de la Sainte-Famille de Bordeaux, la fraternité prend une couleur œcuménique qui nous tient à cœur : rien ne peut remplacer l’expérience des vies mêlées  pour l’avancement du chemin laborieux de l’unité. »
    Merci de m’avoir permis de partager avec vous ce que je vis avec cette communauté œcuménique qui rejoint notre « mission commune de communion Sainte-Famille.

    Marie Lucie Hamann
    Communauté de Saint Mandé

                          

  • EN SOUVENIR D’ANACLET

    Il y aura deux mois le 9 avril que notre sœur Anaclet A’Kattar a répondu à l’appel du Père. Le temps a affermi  sa présence parmi nous. C’est une autre forme de présence mais peut-être plus forte que la présence physique. C’est ce que prouvent quelques témoignages de personnes qui ont vécu près d’elle : sœurs de la communauté, parents, sœurs dela Sainte-Famille qui ont expérimenté son accueil cordial, sa délicatesse, son affection fraternelle. Laissons parler leur cœur :
    Anaclet ,« Sans te séparer de la loi commune » , tu nous a accompagnées sur une partie de notre chemin. Tu as été choisie, aimée, et , sans éclat, tu as éclairé notre route par ta foi.
    Merci, Anaclet, parce que tu as cru en l’Amour, parce que ta foi a rayonné, même quand la lumière faisait défaut dans les fentes et les fractures de l’existence humaine. En toi la foi que tu as reçue comme un don , a toujours triomphé.C’est difficile de croire quand le chemin est obscur, mais nous t’avons vu croire dans l’obscurité.
    Merci, parce que le « vide » que tu nous laisses , fait surgir le meilleur de nous-mêmes et nous voulons vivre l’évangile avec plus de générosité. Tu nous as donné l’exemple. De la mort surgit la vie. Nous continuons à marcher sur la voie étroite de la foi « et rien ne peut arrêter notre course »… 
    Merci, parce qu’en voyant la foi se refroidir sur la terre, nous sentons que grandit en nous le désir de partager un grand feu…un don qui brûle dans notre cœur.
    Merci, parce que cette maison ici, à Rome, continue à réunir la grande Famille qui s’étend dans le monde entier… et nous, «  comme communauté en mission », nous continuerons à créer une ambiance qui aide à transmettre la flamme de la foi, pour la placer sur les montagnes de la terre afin qu’elle éclaire ceux qui cheminent dans les ténèbres et l’ombre de la mort . Ainsi, avec nos petites flammes,  vacillantes parfois,mais unies au feu d’une nuit sainte sans fin, nous pourrons célébrer la liturgie deLA PAQUE UNIVERSELLE . Christ est ressuscité avec tous ceux qui croient en Lui. Ceux qui CHOISISSENTLA VIE ne meurent jamais !… Merci , Anaclet.      Maria Carmen Leach  (Communauté de la maison générale) « … Nous l’avons eue comme responsable de la communauté à Rome. C’est une chance. C’était une femme de contact, elle cherchait toujours à rencontrer l’autre avec délicatesse et toujours pour encourager. Elle désirait que chacune vive pleinement sa vocation… Elle était attentive aux besoins de chacune  discrètement, affectueusement, toujours disposée à pardonner.
    Nous croyons que maintenant Anaclet jouit de l’amour de Dieu contemplé face à face. Nous savons qu’elle reste proche de chacune de nous, de sa famille, des sœurs dela Sainte-Famille et de tous ceux et celles avec qui elle a été en contact à travers le monde. Son départ nous attriste mais nous reconnaissons que nous avons beaucoup appris de sa vie. Nous remercions Dieu que nos vies aient croisé la sienne. Son souvenir et son exemple demeurent vivants pour nous ».      Margaret Muldoon (Supérieure générale)
    Le frère d’Anaclet, Justin, dans une lettre  qu’il a  adressée à sa sœur après le décès et  publiée dans la page web de la famille , rappelle quelques  faits de la vie d’Anaclet qui ont été un témoignage et un enseignement pour les proches : … « quand tu attendais l’heure de la messe, tu te retirais pour prier avec les textes liturgiques du jour et, par ce geste, tu nous signifiais que nous avions besoin de nous  préparer pour y aller. Après la messe tu saluais toujours la famille et les personnes connues. Ton sourire était si contagieux qu’il reste gravé dans nos esprits et que nous n’oublierons jamais ces moments.
    Tout ce que tu faisais était motif de prière. Un mois de mai tu avais été cueillir des fleurs   en disant : « au mois de mai le Seigneur nous donne ces belles fleurs pour Notre Dame ».et au retour, ta cueillette en mains, tu priais pour remercier le Seigneur et le louer pour sa beauté… Durant notre séjour à Rome , nous t’avons sentie heureuse en notre compagnie et faire tout ce que nous te demandions te remplissait de joie.  Quand nous nous sommes quittés, tu as placé nos valises dans la voiture. Nous étions préoccupés car nous savions que tu ne pouvais pas porter de poids. Pour toute réponse tu nous as dit : « ne vous préoccupez pas ; le Seigneur a pris soin de moi durant  toutes ces années et il continuera à le faire. » Tu nous as enseigné à mettre notre foi et notre confiance dans le Seigneur et à nous abandonner entre  ses mains…
    Tu avais un grand cœur reconnaissant envers tous et un enthousiasme sans mesure pour aider toute personne qui en avait besoin. Comment suivre Jésus et entraîner les autres vers Lui ? Ta vie nous en a donné un exemple… Nous regrettons que tu aies quitté ce monde le 30 janvier et que, dans le coma, tu n’aies pas pu nous préparer à ton absence lors de nos visites… Anaclet, nous croyons que tu continues à vivre en nous et quand je me souviens de toi , je peux répéter les paroles de Saint Paul : « je rends grâces à Dieu chaque fois que je pense à toi, et quand je prie pour toi, c’est avec joie que je prie »…
         Justin A’Kattar J’ai vécu deux années de bonheur avec elle. Je me sentais libre pour agir, sachant qu’elle approuvait mes initiatives .Elle admirait facilement ce que quelqu’un lui proposait. Tout l’intéressait… Maintenant je comprends mieux son désir de vivre ; peut-être avait-elle le sentiment que la vie lui échappait… C’était une personne humble ; elle demandait souvent conseil aux autres. Elle était toujours d’accord pour inviter parents et amis… Quand je pense à Anaclet je revois son regard inquiet qui ne jugeait pas, son accueil et son silence…Elle préparait avec beaucoup de soin la prière communautaire, elle donnait une note spirituelle à toutes nos rencontres. J’ai compris que la grande occupation d’Anaclet c’était la prière… Le soir, elle restait de longs moments à la chapelle.Quand je pense à elle, les paroles qui me viennent spontanément à l’esprit  sont : compassion, service, sérénité, prière…C’était une sœur dela Sainte-Famille selon le cœur de Pierre Bienvenu  Noailles. C’était facile et agréable de vivre avec elle et nous sentirons beaucoup son absence      M.Madeleine Fedrigo – Communauté de la maison générale
    Sr Ancilla James partage son témoignage au nom de la Province de Jaffna, la Province d’origine d’Anaclet. J’aimerais parler de quelques-uns des aspects de sa vie qui ont touché la vie de nos sœurs, laissant en elles une marque indélébile.
    Anaclet,  une personne unique, femme de foi, enracinée dans l’amour de Dieu avec la conviction que Lui n’abandonne jamais personne Anaclet,  femme de prière, dédiait beaucoup de temps à la prière et à la contemplation, trouvait son inspiration et sa force dans la Parole de Dieu. Elle s’était donnée totalement à Dieu dans la foi, se laissant conduire par l’Esprit Saint, prête à vivre son «  oui » en tout moment.
    Anaclet,  une bonne communicatrice,  qui construisait des ponts. Sa vie fut un témoignage vivant de comunión. Elle était ouverte à la famille entière et était capable de vivre l’internationalité de manière radicale et concrète. Vis à vis des pauvres et des abandonnés, elle débordait de délicatesse, simplicité et humilité.. Le respect pour les autres, l’affection et le sens de l’humour étaient quelques-unes des qualités qu’elle mettait au service de Dieu et des personnes avec qui elle était en contact. Elle vivait l’esprit de Dieu Seul comme Jésus, Marie et Joseph qui étaient ses modèles et sa source d’inspiration Elle remerciait Dieu des bénédictions qu’il lui avait accordées à elle, à sa famille, à la Province et à l’Institut. Elle était reconnaissante vis à vis des autres et surtout vis à vis de Dieu.
    Sa présence physique nous manque, son sourire joyeux, ses paroles d’encouragement, son sens de l’humour, son amitié et sa solidarité. Merci  Anaclet  pour ta vie et ton affection pour nous toutes dans la Province de Jaffna. Que tu jouisses du bonheur éternel  eterna por lequel tu as vécu tant d’années.
         Sr. Ancilla James (Provinciale de Jaffna) »Où est notre chère Anaclet?  
    Qu’elle soit ici sur la terre ou dans le ciel
    Sa présence qui  nous guide est parmi nous.  
    Ceux qui fleurissent dans les coeurs des autres jamais ne se fanent!
    (Adaptadé d’une chanson tamoul ) J’ai connu Anaclet en 1989, elle était mon accompagnatrice pour la préparation à la Profession perpétuelle en Inde. Ce qui a retenu mon attention, c’est sa profonde spiritualité, son zèle et son enthousiasme, son amour pour l’Institut, sa préoccupation et son affection pour chacune, sa disponibilité et beaucoup d’autres qualités. Nous avons continué à partager la foi par correspondance. Elle a eu un grand rôle dans mon développement spirituel.
    Quand elle était à Ilavalai,  comme maîtresse des novices de 1990 à 1992  malgré un horaire chargé, elle prenait le temps de visiter ma mère et ma soeur de façon régulière parce que les autres membres de la famille étaient loin et aucun ne pouvait les visiter à cause de la guerre. C’est dire combien nous lui devons pour le soutien apporté à notre famille par cet acte de charité Anaclet a toujours trouvé la manière d’aider chaque personne dans le besoin, et à travers cela elle a gagné beaucoup de cœurs pour la gloire de Dieu. Je suis sûre que beaucoup de soeurs de la province seront d’accord avec moi si je dis qu’Anaclet a touché la vie de toutes et de chacune, d’une manière ou d’une autre et que nous ne pourrons jamais l’oublier. Les novices ont des histoires pour écrire un livre.
    Avant d’arriver à Rome en Novembre 2004 ses principales préoccupations étaient : la Province, les gens qui souffraient et la Paix au Sri Lanka… Rapidement elle a converti son cœur, son esprit et son corps à l’internationalité. Et elle a utilisé ses forces et son énergie pour répondre à tout ce qui se passait à la maison générale. Je peux dire que la vie à Rome n’a pas été un lit de roses pour elle-même s’il était merveilleux de la voir toujours disposée à servir avec un sourire sur les lèvres.
    Si quelqu’une exprimait le désir de manger quelque chose de spécial, elle se mettait à cuisiner. Si quelqu’une  se sentait seule ou triste elle était disposée à l’écouter. Si quelqu’une voulait se détendre un peu, elle laissait son travail pour l’accompagner. Si quelqu’une racontait une blague, elle savait rire avec les autres. Si quelqu’une avait eu un différend avec elle, elle était toujours prête à pardonner. Si quelqu’une était malade, elle était là pour la soigner. Elle savait se faire toute à tous.
    Pour être honnête je ne pouvais vivre à son rythme, je sentais parfois que c’était trop pour elle même et pour les autres.
    Chère Anaclet, tu vivras toujours en nos coeurs. Tu nous as enseigné la joie de nous donner aux autres. Merci ! Jouis de la récompense au ciel!
    Puwana Thuraisami (Communauté de la Maison générale)
             

  • FÊTE DU PONGAL

    CÉLÉBRATION D’ACTION DE GRÂCES POUR UNE BONNE RÉCOLTE.
    L’Inde est une terre de nombreuses religions et d’innombrables langues. Mais il convient davantage de décrire l’Inde comme une terre de beaucoup de fêtes, signe d’un riche héritage culturel.
     Pongal est une de ces fêtes célébrées avec beaucoup de déploiement et de solennité.
    Pongal est unique  car elle n’est pas seulement en lien avec le domaine  religieux comme la plupart des autres fêtes en Inde mais elle est signe des liens sacrés que les fermiers ont avec leur terre et leur bétail.
    Cette fête de la moisson est célébrée durant le mois tamoul de Thai.. Le premier jour est Bhogi (purification) suivi par Thai Pongal ou Surya Pongal (le soleil). Mattu Pongal (le taureau), Kaanum Pongal (visite aux parents). Le second jour Thai Pongal  (15 janvier) a un sens  plus fort et est dédié au Dieu soleil qui donne lumière, vie et pluie. Ce jour-là  on fait cuire le riz récemment moissonné dans des marmites neuves.
    La célébration est plus haute en couleurs dans le milieu rural car on porte des  kolams et un  foyer neuf est placé dehors.C’est un moment de joie où enfants et adultes crient « Pongal , ô Pongal ».La première offrande est faite au soleil. Thai Pongal est l’occasion de réunions familiales et de rencontres. Les vieilles inimitiés, les animosités personnelles et les rivalités sont oubliées. On croit que lorsque pointe le mois de Thai  un chemin d’amour, d’harmonie, de prospérité et de joie  va s ‘ouvrir dans la vie de chacun
    Dans la communauté dela Sainte-Famille à Pavunjur, cette fête de la moisson a été célébrée le 15 janvier. Les sœurs, les novices , les sœurs qui préparent leur profession perpétuelle se sont réunies toutes ensemble  sur le terrain. Les conseillères générales , Hyacintha et Geneviève rejoignirent  le groupe à la grande joie de toutes.  Des kolams  étaient portés tout autour, et une marmite neuve placée sur le foyer ; il y avait aussi des branches de sucre candy. Neuf sortes de grains, des bananes et une noix de coco ouverte  étaient réparties autour du foyer comme symboles d’abondance et de plénitude. 
    En invitant tout l’univers à louer Dieu, toutes les sœurs chantèrent un  chant  qu’elles avaient composé elles-mêmes . Puis on lut un passage de la 2ème lettre de St Paul aux Corinthiens  9, 6-11  évoquant fort à propos , les dons que nous recevons dela Providence et  en retour  notre généreuse offrande à Dieu et aux autres  avec un cœur rempli de reconnaissance.Pendant que le riz et le lait étaient en train de bouillir sur le foyer, on chantait  et récitait des psaumes et des cantiques.
    Le pongal (mélange de lait et de riz) monta et déborda, signe  que Dieu acceptait notre don  et qu’il promettait abondance et plénitude à son peuple.
    L’assemblée chanta de tout son cœur « Pongal ô Pongal » en tapant des mains , en agitant les symboles et les novices exécutèrent une danse populaire (kummi) autour  du foyer. Sr Geneviève a tout filmé.
    Des prières d’intercession étaient adressées à Dieu  pour le remercier et on pria pour les fermiers, pour les propriétaires, pour les gens sans terre, pour les chefs politiques, pour les pauvres et pour les gens qui souffrent de la faim à travers le monde, pour les malades, etc…
    Quand le pongal fut  prêt , une portion fut apportée à l’église et  présentée à l’offertoire. Une Messe spéciale est célébrée pour cette occasion avec des lectures propres : Deut.8,7-18 ou Joël 2,21-24 ;26-27 ; Ps 67 ; 1 Cor 3,6-10 ou 1 Tim 6,6-11 ;17-19 ; Lc 12,15-21 ou Lc 17,11-19.
    Après la messe, toute la communauté des sœurs et des novices , les employés et le jardinier s’assirent en cercle par terre et mangèrent avec plaisir le pongal, des bananes et du sucre de cane. Ce fut une joyeuse expérience  de reconnaissance envers Dieu qui donne à son peuple le pain quotidien.
    Le lendemain était Mattu Pongal (le bétail) . Dans la soirée les gens amenèrent leurs taureaux et leurs vaches qui leur servent pour tout le travail des champs .  Toutes les bêtes  étaient décorées de guirlandes , de pottu  et leurs cornes étaient colorées. A leur arrivée dans la cour de l’église , on les plaça tout autour du bâtiment et on les bénit. Le bétail du couvent était là pour la bénédiction assurée par le curé et son vicaire. Ce fut une grande fête pour tous mais surtout pour les enfants grimpés sur les charrettes  qui , excités, poussaient de grands cris de joie.
    Toutes  nous nous rappelions  avec un cœur reconnaissant et plein d’amour :
    « JE SUIS VOTRE DIEU ET VOUS ETES MON PEUPLE »