« Tout nouveau départ apporte avec lui la grâce particulière que Dieu accorde à ceux/celles qui l’accueillent avec un cœur, un esprit et une volonté ouverts. » (Circulaire post-capitulaire, 321)
Le 12 mai 2026, le Bureau général de la Procure missionnaire a été officiellement inauguré par Sœur Ana Maria Alcalde, Supérieure générale, au Généralat à Rome. Sœur Subhashini Raja Raj a été nommée par le Conseil général comme responsable de la Procure missionnaire au niveau de l’Institut. Cette initiative est née de l’appel lancé par le Chapitre général de 2021 et la Session des économes de 2024, afin d’assurer la viabilité financière de la mission de l’Institut.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Conseil général, des membres de la communauté locale et des sœurs contemplatives. Nous remercions Sœur Subha pour son « OUI » courageux à cette nouvelle mission. Que Dieu continue de la bénir et de lui accorder sagesse et connaissance, afin de mener à bien cette mission pour le bien commun de la GRANDE FAMILLE de PBN.
Auteur/autrice : AdminWp
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Inauguration du Bureau général de la Procure missionnaire…
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Nés du tombeau ouvert, la fleur des ruines et des tombeaux
Dans la foi chrétienne, le tombeau vide n’est jamais un simple constat d’absence. Il ne signifie pas que Dieu s’est retiré, mais qu’une autre manière d’être présent s’est ouverte ou donnée. Dès les premiers siècles, les Pères de l’Église ont perçu que la Résurrection échappe aux preuves immédiates pour se donner comme expérience à accueillir. Grégoire de Nysse ose cette image saisissante : « Ce tombeau, qui a reçu la mort, est devenu le sein de la vie ; il a enfanté celui qui est la Vie » (Discours sur la Résurrection du Christ). Ce qui semblait clos devient passage, ce qui paraissait stérile devient fécond.
Cette intuition a trouvé un écho contemporain chez François Nault, lorsqu’il parle non seulement d’un tombeau vide, mais d’un tombeau ouvert. Dans L’ouvert de la révélation (2004), il souligne que le vide pascal n’est pas le néant, mais « la présence d’un vide qui rend quelque chose possible ». Le tombeau est une brèche, un entre‑deux, un espace où Dieu ne s’impose plus, mais appelle à consentir. La Résurrection ne comble pas immédiatement, elle ouvre, elle déplace, elle met en marche.
Assumer ce vide suppose un dépouillement intérieur librement consenti. Saint Augustin l’avait compris : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi » (Confessions, I,1). Pierre Bienvenu Noailles (PBN) a vécu cette dynamique pascale dans sa conversion et sa formation. Dans la prière, il demandait à Dieu de lui « faire comprendre tout son néant », afin de ne compter « que sur Celui qui doit être sa lumière et sa force » (Prière en se levant). Le charisme de la Sainte Famille, « chercher Dieu seul en toutes choses », prend ici tout son sens : faire place, accepter le vide, renoncer aux fausses sécurités pour laisser Dieu agir. Aujourd’hui encore, la communauté est encouragée à vivre cette pauvreté intérieure : fidélité à la prière, silence, discernement, humilité dans les relations et les responsabilités.
Mais le vide pascal n’est jamais immobilité. La pierre roulée au matin de Pâques n’est pas là pour libérer le Ressuscité, mais pour permettre aux disciples d’entrer et de voir autrement. La Résurrection est une force en mouvement qui transforme la peur en audace. À Issy, dans la fragilité des moyens et l’incertitude, Noailles ose une œuvre sans garantie humaine. La mission naît là, dans la confiance en la Providence plus que dans la maîtrise des projets. Aujourd’hui, le charisme soutient cette même audace : avancer même quand les moyens sont limités, croire que Dieu agit dans ce qui semble petit ou fragile.
Enfin, du tombeau vide jaillit le témoignage. À Sainte‑Eulalie, auprès des pauvres, la Résurrection devient présence, relèvement, dignité restaurée. Saint Irénée de Lyon le rappelle : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant » (Contre les hérésies, IV,20,7). Noailles parlera de la Sainte Famille comme de « la fleur des ruines et des tombeaux » (Règles générales, 1844). Aujourd’hui encore, la communauté est appelée à être ce signe pascal : là où la vie est blessée, croire que le vide n’est jamais la fin, mais l’espace où Dieu fait naître du neuf.
Joyeuses Pâques à tous !!!
Ab. Pascal Djeumegued,
Prêtre associé
Diocèse de Rimouski (Canada)
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Un nouveau chapitre pour la Sainte – Famille au Kenya
Les paroles du Chapitre général 2021 résonnent dans chacun de nos cœurs : « Passons sur l’autre rive ». Ces échos nous ont amenés à concrétiser cet appel en implantant la Sainte-Famille dans un autre pays. Un nouveau chapitre de la Sainte-Famille a vu le jour au Kenya grâce au rêve et à la vision de nos leaders de la Sainte-famille du continent africain, avec l’approbation de l’équipe du leadership général, dont le soutien constant, la collaboration et l’enthousiasme ont permis de diffuser le charisme du PBN sur le sol de Nandi Hills. Sœurs Micheline Kenda, responsable de l’Unité du Rwanda et Ouganda, Matilda Lazarus du Malawi et Jesmin Fernando, conseillère générale, ont visité la région à différents moments pour en étudier les possibilités. Lors du Conseil général élargi de 2024, la proposition a été approuvée, ouvrant un nouvel horizon pour une nouvelle communauté.
Une graine de la Sainte-Famille a été semée dans le sol de Nandi Hills, le 1er septembre 2025 avec quatre sœurs : Selvathy Malachias de Jaffna – Sri Lanka, Saira Anjum du Pakistan, Angela Molapo du Lesotho et Agnès Ongwisa du Congo. Notre présence est une « Genèse », une nouvelle création de solidarité internationale. Ensemble, nous entrons dans la lumière de cette mission, désireuses de servir la communauté locale tout en incarnant la beauté de la fraternité mondiale.
Avant que l’aube ne se lève au Kenya, nous avons connu de longues nuits éprouvantes. Notre communauté n’est pas simplement une arrivée; nous avons émergé d’un pèlerinage exténuant à travers le Rwanda et l’Ouganda. Chaque épreuve de la vie de pionnier et chaque manque d’équipement sont devenus une préparation, façonnant un cœur résilient et multiculturel. Guidés par la Providence, nous avons finalement pris racine à Nandi Hills, où le soleil se lève désormais sur un nouveau chapitre du service de la Sainte-Famille.
Notre mission a trouvé sa place dans le diocèse de Kapsabet, dans la paroisse Notre-Dame-de-la-Paix, sous la direction du père Michael Langat. Nichée dans l’étreinte émeraude des collines de Nandi, cette terre est à la fois une destination géographique et un sanctuaire spirituel. Ici, la paix de notre patronne rencontre l’énergie vibrante du peuple Nandi. Après notre longue migration, nous avons réalisé que nous avions été placées exactement là où la Sainte-Famille était nécessaire.
Les débuts de notre mission ont été marqués par les défis liés au travail de pionnier, mais ceux-ci se sont dissipés lorsque nous avons trouvé un foyer. L’hospitalité de l’Église locale et des habitants des collines de Nandi nous a donné le sentiment d’avoir atteint la terre promise. Nos premiers jours ont été facilités par la présence infatigable de sœur Jesmin, qui a travaillé sans relâche pendant un mois pour trouver et équiper notre résidence. Grâce à ses encouragements et au soutien de la paroisse, notre installation est devenue un sacré enracinement. Aujourd’hui, avec le père Michael Langat, nous commençons avec joie notre travail pastoral, transformant les difficultés des pionniers en un ministère de présence et de paix.
Pour pénétrer au cœur des collines de Nandi, nous avons d’abord appris la langue locale, en nous consacrant à l’étude du swahili. Notre ministère est un ministère de présence : nous sommes membres de la chorale, catéchistes et accompagnateurs des jeunes au sein du MPE (Mouvements missionnaires pontificaux des enfants) et du MMJ (Mouvements missionnaires des jeunes). Nous partageons la vie à travers les petites communautés chrétiennes, les funérailles et les activités paroissiales. Nous nous concentrons désormais sur l’église domestique. Dans le village de Kisowyo, nous rendons visite aux familles, en particulier celles qui sont séparées et fracturées, où il existe un profond désir de réconciliation et où le charisme de la Sainte Famille s’épanouit véritablement.
Après quatre mois de préparation et de prière, notre mission est en plein essor. Nous enseignons l’anglais, la religion et le catéchisme, et guidons les élèves vers le cœur de la journée scolaire : la Sainte Messe.
Alors que nous franchissons le seuil de l’année 2026, nous avançons avec la confiance tranquille que la Sainte Famille marche à nos côtés. Nous nous appuyons fortement sur l’intercession de notre fondateur, demandant la sagesse pour discerner et la connaissance pour inspirer. Même si le chemin qui nous attend peut comporter des épreuves, nous sommes déterminées à relever tous les défis avec courage, en veillant à ce que notre charisme ne soit pas seulement un concept, mais une réalité vivante et inspirante dans chaque âme que nous rencontrons. Dans ce paysage sacré, notre voyage ne fait que commencer ; comme le soleil levant sur les collines, nous portons une lumière qu’aucune ombre ne peut atténuer, engagées à servir partout où l’Esprit nous conduit.
Soeur Selvathy Malachias
La communauté de Nandi Hills, Kenya -
MESSAGE DU SAINT-PÈRE LÉON XIV POUR LE CARÊME 2026
Écouter et jeûner. Le Carême comme temps de conversion
Chers frères et sœurs !
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.
Écouter
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.
Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ».
Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.
Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu». En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ».
Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.
Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.
Du Vatican, le 5 février 2026, mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.
LÉON PP. XIV
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« Dieu seul est Notre Esperance »
Alors que nous célébrons le 204e anniversaire de la bénédiction miraculeuse, nous sommes invités à contempler le mystère de la présence de Dieu parmi nous. Cette commémoration n’est pas seulement le souvenir d’un événement passé qui s’est produit il y a 204 ans à Bordeaux, mais un témoignage vivant que Dieu continue d’agir parmi nous, nous guidant avec sa providence et son amour.
Le thème « Dieu seul est notre espérance » résonne profondément en nous, membres de la famille Pierre Bienvenu Noailles. L’espérance, au sens théologique, n’est pas un optimisme fragile ni un déni de la souffrance. C’est une attente confiante enracinée dans la fidélité de Dieu. Milady Peychaud a témoigné après la bénédiction miraculeuse de 1822 qu’elle n’avait rien vu, mais qu’elle avait entendu quelqu’un lui dire « Je suis celui qui suis ». Tout comme Dieu s’est révélé à Moïse dans le buisson ardent : « Je suis celui qui suis » (Exode 3, 14). Ce même Dieu chemine avec nous comme notre espérance, alors que nous proclamons au monde que « la communion est possible ». Nous marchons par la foi et entendons sans cesse les mêmes paroles, Dieu disant à chacun de nous : « Je suis celui qui suis, espère en moi et tu vivras ».
L’Église vient de conclure l’Année jubilaire de l’Espérance. Le pape Léon XIV, lors de son homélie à l’occasion de la fête de l’Épiphanie 2026, a déclaré que l’Année jubilaire était terminée, mais que la recherche spirituelle se poursuivait. Dans un monde souvent secoué par l’incertitude, les conflits et le désespoir, le 204e anniversaire de la bénédiction miraculeuse nous invite à ancrer à nouveau notre vie en Celui qui ne faillit jamais. La bénédiction miraculeuse est le signe que la grâce de Dieu suffit. Même lorsque les forces humaines faiblissent, « Dieu seul reste notre espérance ». En 1822, la foi de nos membres fondateurs a été réaffirmée par Dieu, le « Je suis », et ils ont affronté les défis de leur époque avec une espérance renouvelée. Nous aussi, nous sommes mis au défi de vivre avec une confiance et une espérance radicales, en abandonnant nos peurs et nos aspirations au Seigneur qui Seul assure notre avenir.
Sœur Macrina Wiederkehr, dans son livre « Contemplez votre vie : un pèlerinage à travers vos souvenirs », nous met au défi de considérer notre vie comme un terrain sacré, où chaque souvenir est un tremplin vers une communion plus profonde avec Dieu. La sœur souligne que nous sommes des pèlerins en chemin avec Dieu et pour Dieu. Elle dit : « Un pèlerinage est un voyage rituel avec un but sacré. Chaque pas sur le chemin a un sens… ». En contemplant les bénédictions que nous avons reçues le 3 février 1822, nous sommes assurés que nous sommes des pèlerins dont la foi est profondément enracinée dans la promesse que Dieu seul suffit.
Nous lisons dans les Constitutions des Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux (Art. 42) que nous sommes guidées par Dieu à travers le Saint-Esprit « vers la plénitude de notre vocation… Dieu nous aide à découvrir sa volonté et à l’accepter de tout cœur ». Il se révèle à nous chaque jour et nous lui en sommes éternellement reconnaissantes, « Dieu Seul reste notre espérance ». Que ce 204e anniversaire renouvelle notre courage de marcher dans la foi, de servir avec amour et de proclamer par notre vie que Dieu Seul est notre espérance. Puissions-nous être des phares d’espérance pour ceux que nous servons et des porteurs de la Bonne Nouvelle pour le monde.
Joyeux 204e anniversaire à nous toutes et à tous !!!
Soeur Clementine MAMPHETELI SEKANTSI
Afrique du Sud -
« Une nouvelle année avec Marie, Mère de Dieu »
Le 1er janvier 2026 marque le début de l’année civile ou calendrier grégorien ; notre Église catholique nous propose de célébrer la solennité de SAINTE MARIE, MÈRE DE DIEU.
Il est réconfortant pour les croyants que la nouvelle année que Dieu nous offre commence par cette fête si chère, celle de Marie, notre Mère, notre protectrice, une manière sûre de poursuivre la vie.
Voici un bref résumé du sujet :
Dans Lc. 16-23, l’évangéliste nous rappelle l’attitude de « Marie qui gardait toutes ces choses dans son cœur… » comme une bonne mère malgré son âge.
Jésus-Christ nous a donné sa Mère depuis la Croix : « Fils, voici ta mère ; mère, voici ton fils » (Jean 19, 26-27), établissant ainsi cette relation filiale avec Marie, qui s’étend jusqu’à nos jours.
Lors du concile d’Éphèse (en 431 après J.-C.), l’Église a reconnu Marie comme THEOTOKOS (Mère de Dieu).
« Ne t’afflige pas… Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère ? », a dit la Vierge de Guadalupe à Juan Diego, affligé, le 12 décembre 1531.
Au sein de notre famille, notre cher fondateur PBN nous recommandait de nous approcher de Marie avec une confiance maternelle, « comme notre Dame de toutes les grâces ». Parmi les autres raisons de considérer Marie comme la Mère de Dieu et notre mère, nous avons la sagesse de reconnaître avec les yeux de la foi que Marie, notre Mère, marche avec et parmi son peuple.
Le premier jour de l’année, nous commençons avec beaucoup d’attentes, de projets, de rêves à réaliser… surtout avec la foi et l’espoir de le recevoir et d’y entrer. En espérant que Sainte Marie, Mère de Dieu, elle qui se trouve au seuil de cette « porte temporelle », nous accueille pour les jours à venir. Qu’elle nous incite également à nous engager, comme elle, à prendre soin et à protéger la vie sous toutes ses formes et en tous lieux, en prenant soin de notre planète Terre là où elle est le plus en danger. Dans une société où la vie ne vaut rien, sauf si elle consomme ou excelle à « produire comme des machines ».
La Mère de Dieu reste pour nous aujourd’hui cette femme qui nous aime inconditionnellement, qui prend soin de nous, nous protège, nous aide à grandir, à donner notre vie pour le Royaume de Dieu comme elle l’a fait elle-même, enseignant ainsi à son fils bien-aimé Jésus-Christ ; elle se dévoue également pour les membres de la famille chrétienne.
Jésus nous appelle également à faire en sorte que le monde devienne une grande famille de Dieu, où nous nous traitons comme des frères et sœurs, où règnent la justice, l’amour, le pardon et la paix entre nous. changeons nos cœurs, accompagnés par Marie, Mère de Dieu, nous pouvons rendre notre monde plus humain et plus fraternel pour cette nouvelle année. Vivons dans la gratitude pour ce temps nouveau qui nous est offert. Laissons-nous transformer par la venue de notre Sauveur, Jésus-Christ.
De même, en ce jour, le pape Léon convoque la Journée mondiale de la paix (XXIX), car au début de l’année, cette journée pour la paix est toujours célébrée, dont le message ne peut être ignoré par les croyants chrétiens qui doivent travailler sans relâche pour la paix menacée dans les familles, sur notre planète.
À vous qui lisez ce message : « Que le Seigneur vous bénisse et vous garde, qu’il fasse rayonner son visage sur vous et vous soit favorable, que le Seigneur vous montre son visage et vous accorde la paix » (Nombres 6, 22-27).
BONNE ANNÉE 2026, avec Marie, Mère de Dieu !
Soeur Rubeni PEJERREY
Pérou -
Va à Nazareth et contemple…
À la fin de l’année civile, en cette période de Noël, l’Église nous propose de contempler la Sainte Famille comme modèle et source d’inspiration pour tous les chrétiens du monde, et pour nous, membres de la Famille de Pierre Bienvenu Noailles, c’est encore un moment plus significatif.
Notre fondateur nous a invités chacun à « aller à Nazareth pour contempler… », cet appel doit continuer à résonner chaque jour dans nos cœurs, et il ne s’agit pas seulement de nous émouvoir devant les images que nous pouvons contempler en cette période dans les crèches qui envahissent nos maisons, ou de nous laisser éblouir par les lumières qui inondent les rues de nos villes. Notre charisme nous invite à aller plus loin, à tourner notre cœur vers Nazareth et à découvrir et nous inspirer de la vie ordinaire de la famille de Jésus, une famille où l’on respirait « Dieu seul » en toutes choses comme expérience de vie.
Dans cet esprit, en cette période de Noël, en cette période familiale, c’est peut-être le bon moment pour nous arrêter, regarder en arrière, voir comment s’est déroulée notre vie au cours de cette année qui touche à sa fin, découvrir ce que nous avons vécu, les événements qui ont marqué notre chemin, ceux qui nous ont inspirés à sortir de nous-mêmes et comment Dieu a été présent à chaque instant, dans la joie ou dans la douleur. Et dans ce regard, être également conscients de la manière dont les valeurs, les attitudes de la famille de Nazareth nous ont inspirés dans notre cheminement et sont les moteurs qui nous poussent à rechercher dans nos relations, dans nos façons d’agir, cet esprit de « Dieu seul » en toutes choses, à l’image de Jésus, Marie et Joseph.
Continuons donc d’avancer, avec un courage renouvelé, en marchant aux côtés de Jésus, Marie et Joseph, en découvrant l’authenticité de leur vie, en nous inspirant des attitudes et des valeurs de la famille de Nazareth pour continuer à être des témoins de Dieu dans notre monde.
Luis Jesús García-Lomas
Associé-Laïc, Espagne
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Message de Noël – Soeur Ana María Alcalde, Supérieure générale
Que ce Noël, avec le Jubilé comme cadre de fond, soit un temps de renouveau, de grâce et de pèlerinage joyeux vers Celui qui est Emmanuel : Dieu avec nous.
Noël est une invitation à regarder « avec les yeux de Dieu » pour découvrir et redécouvrir « qu’Il a choisi la voie de la petitesse pour descendre parmi nous ». (Le Pape Leon aux chrétiens d’Istanbul – novembre 2025).
Cet enfant emmailloté et couché dans une crèche est le fondement de notre espérance, car en Lui, toutes les promesses de Dieu s’accomplissent. Il est le oui de Dieu à l’humanité. En lui, Dieu nous redit qu’il marche toujours avec nous, que notre réalité mondiale ne lui est pas indifférente et que nous pouvons compter sur Lui pour continuer à faire des pas vers la transformation, en donnant naissance par les douleurs de l’enfantement à une humanité nouvelle, réconciliée avec elle-même et avec toute la création.
Il nous invite à être des acteurs, et non des spectateurs, et à « prendre en main la réalité » avec tous les défis et toutes les opportunités qu’elle nous offre, là où nous sommes dans notre vie quotidienne.
Même si nous commercialisons de plus en plus Noël, toutes les lumières, les messages, les rencontres… ne sont-ils pas des signes que cet Enfant de la crèche apporte un message de « paix à l’humanité que Dieu aime ?» Noël nous rappelle le Projet que Dieu a pour nous : un projet de filiation et de fraternité (de famille), de concorde et de paix, surtout pour prendre soin des exclus et les intégrer.
Cette ambiance de Noël dépend de chacun et de nous tous pour qu’elle persiste chaque jour de la nouvelle année que nous allons commencer.
Joyeux Noël ! Heureuse fête de la Sainte Famille ! -
Traverser vers l’autre rive : l’espérance au-delà du réconfort…
Cette année, nos cœurs sont touchés par un seul mot qui résonne dans toute l’Église : l’ESPERANCE. Alors que nous traversons l’année jubilaire, nous sommes appelés à vivre comme des pèlerins de l’espérance, redécouvrant cette vertu qui donne sens à notre foi et du courage à notre mission.
Mais quelle est cette espérance que l’Église célèbre si profondément ? Elle est plus que de l’optimisme ou des vœux pieux. L’espérance est une attente confiante et spirituelle de l’accomplissement des promesses de Dieu, enracinée dans la foi en Christ et en sa résurrection. Il nous donne de la force dans les épreuves, nous soutient dans la souffrance et nous maintient ancrés dans la conviction que l’amour et la vie triompheront du péché et de la mort. L’espérance est un état du cœur, fondé non pas sur les circonstances, mais sur la foi. Comme nous le rappelle saint Paul, « l’espérance ne déçoit pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs ».
Ouvrir nos cœurs à l’espérance
Dans notre communauté du Généralat, ces mots ont pris vie dans notre quotidien. Nous avons vu les promesses de Dieu se réaliser lorsque nous avons ouvert nos cœurs à Lui, et les uns aux autres. Cette année, notre expérience de l’espérance a trouvé sa plus belle expression lorsque nous avons accueilli la ‘’Jeune Église’’ dans notre maison pendant le Jubilé des jeunes (du 25 juillet au 9 août). Ce fut un moment plein de joie, de prière et de renouveau, une rencontre vivante avec une nouvelle génération de croyants, pleine de vie et de foi. Ils sont venus d’Espagne, du Pérou, du Lesotho et de Pologne, apportant avec eux des chants, des danses, des rires et des prières. Ils ont apporté de la lumière, de l’énergie et de l’espoir, nous rappelant que la foi que nous chérissons continuera à s’épanouir longtemps après nous.
Cette expérience était une réponse concrète à l’appel du Chapitre général 2021: « sortir de nos zones de confort et traverser vers l’autre rive », et celui du pape François – « Levez-vous de votre canapé ! » – messages qui nous ont beaucoup interpellées. Et c’est ce que nous avons fait. Nous avons mis de côté nos vacances et ouvert nos portes pour accueillir les pèlerins et pèlerines de l’espérance. Certains jours, nous avons accueilli jusqu’à trente personnes sous notre toit. Nous leur avons offert notre temps, notre écoute et notre amour. Nous avons partagé leurs joies, leurs réflexions et même leur fatigue après de longues journées de célébrations et de prières. En leur compagnie, nous avons redécouvert que la véritable espérance ne naît pas de la facilité, mais de la rencontre.
Nous avons été particulièrement touchées par la persévérance des participants plus âgés qui, malgré la maladie ou la fragilité, ils parcouraient avec joie les rues bondées de Rome, même avec des béquilles. Leur courage était un témoignage vivant que tout est possible avec Dieu. Ouvrir notre maison n’était pas simplement un acte d’hospitalité, c’était un pèlerinage du cœur. Nous aurions facilement pu choisir le confort, mais dire oui nous a transformées. Notre maison est devenue un lieu de prières, de rires et de partage de la foi. Nous n’avions pas seulement parlé d’espérance, mais nous l’avons vécu.
Le Jubilé de la vie consacrée
Notre cheminement d’espérance s’est poursuivi pendant le Jubilé de la vie consacrée, qui s’est tenu du 8 au 12 octobre 2025. Nous avons accueilli dans notre maison générale des sœurs venues de Pologne, de France et de Madagascar.
Plus de 16000 personnes consacrées provenant de près de 100 pays se sont réunies à Rome, formant une mosaïque vivante de foi et de dévouement. Parmi elles se trouvaient des frères et sœurs religieux, des moines et des contemplatifs, des membres d’instituts séculiers, des membres de l’Ordo virginum, des ermites et des représentants de nouvelles formes de vie consacrée. Nous avons tous participé à cet événement magnifique, profond et historique, au mieux de nos capacités.
Ce jubilé, organisé par le Dicastère pour l’évangélisation et le Dicastère pour les instituts de vie consacrée, s’est ouvert par un pèlerinage à travers la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, symbole puissant de grâce et de renouveau. La journée a été remplie de prières, d’hymnes et de réconciliation, donnant le ton pour une semaine de réflexions et de rencontres.
La veillée de prière d’ouverture, présidée par le cardinal Angel Fernández Artime SDB, était axée sur l’espérance dans la souffrance, la patience dans la vie quotidienne et la mission comme mode d’existence. Dans son homélie, il a confié la vie consacrée à Marie, image vivante de la foi, de l’espérance et de la paix.
Le lendemain, le pape Léon XIV a célébré l’Eucharistie sur la place Saint-Pierre, invitant toutes les personnes consacrées à vivre les Béatitudes et l’appel de l’Évangile à demander, chercher et frapper – demander avec humilité, chercher la sainteté et frapper dans un service aimant.
Tout au long de la semaine, la ville de Rome elle-même est devenue un témoin vivant d’espérance. Les communautés se sont réunies pour prier, dialoguer et se rencontrer autour des thèmes de la fraternité, de l’écoute et du soin de la création. Le cardinal George Jacob Koovakad a présidé l’Eucharistie dans la salle Paul VI, où Sœur Simona Brambilla MC a proposé une belle image : la vie consacrée comme le yobel, une corne dont les multiples sonorités créent une symphonie d’espérance. Des performances artistiques et des témoignages ont animés la joie de la mission et de l’unité. Le père Giacomo Costa SJ a invité chacun à passer « du je au nous », soulignant l’importance de la communion par rapport à l’individualisme. Plus tard, le pape Léon XIV nous a rappelés que la synodalité – marcher ensemble et partager sa vocation – est l’expression vivante de l’espérance de l’Église.
La dernière journée a été consacrée à la paix. Le cardinal Angel Fernández Artime a appelé chacun à être « prophète d’espérance et porteur d’eau vive ». Sœur Teresa Maya CCVI a encouragé la promotion de communautés compatissantes et non violentes au service des marginalisés. Des ateliers sur la médiation et le dialogue comme moyens concrets de vivre la paix au quotidien.
Pour conclure le jubilé des consacrés, les participants se sont réunis dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où environ 4000 d’entre eux ont renouvelé leurs vœux, s’enga-geant à marcher comme « pèlerins de l’espérance sur le chemin de la paix ».
Sœur Brambilla a conclu par ces paroles émouvantes : « Partons, pèlerins de l’espérance, sur le chemin de la paix, en emportant avec nous l’expérience que nous avons vécue et en la partageant avec tous ceux et toutes celles que nous rencontrerons. »
L’espérance transforme
Ce jubilé a révélé que la vie consacrée – enracinée dans l’espérance et engagée pour la paix a le pouvoir de renouveler les communautés et d’inspirer le monde. L’espérance n’est pas une attente passive, mais une confiance active. Elle nous pousse à sortir de nos zones de confort pour aller à la rencontre des autres, à dépasser nos limites pour aller vers les autres. C’est le courage de traverser vers l’autre rive, où Dieu nous attend avec des nouvelles possibilités. En tant que pèlerin(es) de l’espérance, nous continuons à marcher ensemble, le cœur ouvert et les mains prêtes à servir.
Que le Dieu trinitaire nous guide sur les chemins de l’espérance et de la paix, afin que les grâces que nous avons reçue puissent renouveler l’Église et le monde.
Sœur Barbara SYGITOWICZ
Communauté locale du Généralat, Rome
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Un homme d’espérance
C’est avec joie que nous commémorons le 232e anniversaire de la naissance d’un homme d’espérance : notre cher fondateur, Pierre Bienvenu Noailles. Né à Bordeaux, en France, le 27 octobre 1793, il est issu d’une famille de commerçants très aimante, celle de M. Pierre Noailles et de Mme Madeleine Richard, un foyer plein de tendresse, de foi et d’unité, qui attendait avec impatience son huitième enfant sur dix.
C’était une période difficile pour la France, qui se remettait encore de la Révolution française de 1789. Comme le raconte l’historien Peyrous B. (2005) : « Toutes les classes sociales ont énormément souffert des perturbations causées par les doctrines révolutionnaires. Alors que le clergé était proscrit et persécuté, la noblesse était confrontée à la guillotine et le commerce était détruit, plongé dans la ruine financière et le chaos ».
Au milieu de cette agitation, la naissance de Pierre Bienvenu Noailles s’est déroulée discrètement, mais avec un dessein divin. Dieu avait un plan pour lui et, grâce aux forces formatrices de la famille et du temps, il est devenu un véritable « homme d’espérance » : pour son époque, pour la famille spirituelle qu’il fondera plus tard et pour d’innombrables personnes aujourd’hui. Ses écrits et son dévouement inlassable à la fondation de la Sainte-Famille témoignent de cette espérance.
Considérons ses propres paroles, pleines de compassion et d’inspiration :
« Vous venez auprès de notre Père. Que voulez-vous ? Que cherchez-vous ? Ceux qui sont dans les ténèbres cherchent la lumière, ceux qui sont troublés demandent la paix. Tous veulent être fidèles à leur vocation, connaître leurs devoirs, nourrir leurs espoirs… » (Guide spirituel n° 149).
Et ses réflexions sur la vie simple et intime de la Sainte Famille :
« Sainte Famille, que j’aime contempler lorsque, une fois les tâches de la journée terminées, vous vous réunissiez pour prier, pour travailler… dans la maison simple de Nazareth. À ce moment-là, un regard, un mot, une caresse de l’Enfant Jésus soulageaient Marie de ses fatigues domestiques et saint Joseph de sa pénible tâche. Je veux remettre entre vos mains, comme une offrande agréable, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les paroles et toutes les actions de cette journée. Je veux toujours me comporter comme un fils, vous imiter en tout et vivre toujours votre même vie » (Guide spirituel n° 172).
L’espérance de Pierre Bienvenu Noailles s’est également manifestée dans ses premières actions en tant que prêtre. Le 8 janvier 1820, trois jeunes filles ont exprimé leur désir de consacrer leur vie à Dieu. Le 28 mai de la même année, il avait fondé avec elles la première communauté de la Sainte-Famille (A Good Man Passé Through Here, 1984). Ces débuts modestes ont jeté les bases de la famille spirituelle que nous connaissons aujourd’hui, qui accueille diverses vocations sous sa direction.
En célébrant sa vie, nous rendons grâce à Dieu d’avoir béni l’Église d’un homme aux vertus, aux dons et aux valeurs exceptionnelles. Son héritage nous interpelle en tant que membres de la Famille PBN : vivons-nous comme des personnes d’espérance, diffusant activement la spiritualité de la communion dans notre monde ?
En cette Année jubilaire de l’Église universelle, nous réfléchissons à la vision et à la mission de notre Fondateur, qui continue de nous guider en tant que peuple pèlerin, marchant ensemble d’une seule voix et d’un seul cœur. Nous nous demandons : quelle invitation nous offre sa vie pour avancer en tant que famille charismatique et vibrante d’espérance ?
Soeur Rubeni PEJERREY
Peru