« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l’ombre de la mort, une lumière a resplendi. (Is 9:2)
« N’ayez pas peur, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera celle de tout le peuple : il vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur… Ce sera pour vous un signe : vous trouverez un enfant emmailloté, couché dans une crèche » (Lc. 2, 10-12).
» Frères, rapprochez-vous de l’Enfant dans la crèche, vous y trouverez votre modèle… Le Sauveur a une prédilection particulière pour les pauvres. C’est l’héritage qu’il a donné à Marie et Joseph et il l’a choisi pour lui-même… C’est là que se trouve la voie du salut ». (Sermon du jour de Noël. Père B. Noailles)
Noël est le Mystère de la proximité de Dieu qui nous invite à accueillir la lumière et à aller à sa rencontre dans un climat de joie et de confiance.
À Noël, nous proclamons avec joie que le Verbe s’est fait chair, et Il est venu habiter parmi nous. Nous croyons que Dieu habite dans chaque être humain et dans l’univers entier. Il est l’Emmanuel, Dieu-avec-nous pour toujours.
Aujourd’hui, le monde est enveloppé et marche dans les ténèbres à cause des nombreux conflits et souffrances causés par nos contradictions. Au milieu des incertitudes, brille une LUMIÈRE qui ne s’éteindra jamais. Cette Lumière, c’est Jésus qui marche avec nous et embrasse toute la réalité humaine et cosmique.
Il existe des alternatives pour construire un avenir différent, même si les transformations sont lentes et semblent parfois presque impossibles. Accrochons-nous à l’espérance chrétienne et restons éveillées et engagées dans le projet de Dieu pour l’humanité : faire de nous tous une seule famille.
Allons à Bethléem et contemplons avec Marie, Joseph et les bergers l’Emmanuel. Ils ont cru aux promesses, même s’ils n’ont vu qu’un nouveau-né emmailloté dans des langes.
Que la Lumière de l’Emmanuel guide nos pas sur des chemins de paix et de réconciliation en 2023.
À toutes, un joyeux Noël et une bonne fête de la Sainte Famille.
Ana Maria Alcalde
Auteur/autrice : AdminWp
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Message de Noël – Soeur Ana Maria Alcalde, Supérieure Générale
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100 ans et encore « bon pied, bon œil »
La communauté du Sablonat est en fête…
Pour célébrer la vie, et quelle vie !
Jusqu’au bout …
Merci Lucienne parce qu’en ce jour, tu nous as permis de chanter la vie, de chanter l’amour.
Cet amour, il s’imprimait sur ton visage alors que tu passais de table en table pour dire MERCI
Cet amour il transparaissait dans ta joie d’accueillir tes amies qui avaient traversé la France pour être présentes.
Cet amour, il disait sa Source et puisait dans nos racines Sainte-Famille. Il portait des noms divers : communion, joie, fraternité, reconnaissance… Cet amour il nommait cette Présence en toi au-delà des limites et des fragilités.
Ecoute Lucienne les témoignages qui vont suivre, et garde en toi le trésor partagé qui nous invite à l’action de grâce pour la beauté vécue tout au long de ta vie et par delà, de toute vie.
Tu nous a permis de faire revivre une des belles œuvres de la Sainte-Famille : La Maison Familiale St Germain Village de Pont-Audemer. Fondée par le curé de la paroisse en 1858, c’est un orphelinat.
« Lucienne, tu m’as connue à Angers alors que j’avais 4 ans […] Je tenais à être présente pour te remercier de m’avoir aidée pendant ma jeunesse, ce qui m’a permis de devenir celle que je suis maintenant. »Marie Thérèse
« Ma fratrie a été accueillie le 18 avril 1959. Notre père était présent. Il avait amené les 2 petits lits (rose et bleu) car mes sœurs avaient : Chantal 2ans et 3 mois, Annick 3ans 8 mois et moi Jacqueline 5 ans ½. Normalement l’admission se faisait à partir de 6 ans. Sr Imelda a dit oui tout de suite pour nous recevoir. Il fallait organiser la prise en charge des petites. Nous étions les premières dans ce cas. […] Nous avons quitté la maison familiale en mars 1960 pour vivre avec notre papa, mais suite au décès de celui-ci, nous sommes retournées à la maison familiale le 20 octobre 1960. Et notre chance a été de ne pas nous avoir séparées dans la famille. Nous étions très soudées.
Dès l’âge de 11 ans, je suis montée dans le dortoir des grandes filles avec Sœur Marie de Salles (Lucienne).
Très vite, Lucienne m’a prise sous sa protection. Elle m’a bien aidée à grandir. Je pense (et j’en suis certaine) qu’elle m’aimmait bien ; c’était réciproque. Je ne le montrai pas vis-à-vis de mmes camarades mais au fond de moi, elle était la personne ressource dont j’avais besoin. Elle a toujours été présente el m’a accompagnée dans toutes les étapes de ma vie à la Maison Familiale.[…]
En 1971, elle m’a accompagnée à Orléans pour entreprendre une école de puériculture. C’est à ce moment là que j’ai enfin coupé « le cordon » avec la maison familiale. J’avais le cœur gros de la quitter…je partais un peu à l’aventure…je perdais mon repère, ma boussole et aussi mes petites sœurs.[…]
Après quelques années, j’ai repris des études pour devenir éducatrice spécialisée. Lucienne m’a donné sûrement toutes les clés pour qu’à mon tour je puisse avoir l’envie de m’occuper d’enfants, d’adolescents et d’adultes en grande difficulté sociale.
Ce que je suis devenue, c’est grâce à Lucienne. C’est cette éducation que nous avons reçue qui nous a permis d’être bien armée pour affronter les difficultés de la vie sans jamais faiblir.
Lucienne était présente à la cérémonie religieuse de mon mariage avec Claude . Elle est venue lorsque nous avons eu nos deux filles Caroline et Stéphanie.
Quel beau parcours de vie ! -Jacqueline
Encore merci Lucienne de raviver en nous l’espérance à l’approche de Noël et de mettre en lumière la beauté d’une vie. Puissions nous capter cette beauté en chacune de nos sœurs.
Réseau France Belgique -
La synodalité dans la vie et la mission de l’Église Participation des Sœurs de la Sainte – Famille en Inde
La croissance rapide de la science et de la technologie affecte la pensée des gens, leur moralité et surtout leur spiritualité. D’où la nécessité de changer les stratégies d’évangélisation en fonction des besoins de l’époque. Le Synode est l’une de ces stratégies. En 2015, le pape François a parlé d’une Église synodale comme d’une Église qui écoute, plus que simplement entendre, une écoute mutuelle dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre. Marcher ensemble peut apporter plus de connexion avec le peuple de Dieu.
Nous comprenons que la synodalité signifie une voie, un chemin ou un style spécifique et particulier, ou encore une méthode d’être église en tant que peuple de Dieu. C’est un appel pour nous tous à cheminer ensemble, à écouter ensemble, à communiquer ensemble et à accomplir notre mission ensemble en tant que famille du peuple de Dieu dans l’Église.
Le Synode sur la Synodalité a été une bénédiction pour l’Eglise en Inde, car il a été le plus grand évènement national – le premier de ce genre : 129 des 132 diocèses catholiques romaines à travers les zones rurales, urbaines et même éloignées du pays y ont participé. Les célébrations eucharistiques inaugurales dans les diocèses se sont déroulées de manière solennelle et édifiante, certains diocèses les faisaient avec des responsables d’autres confessions et traditions. La préparation des consultations a inclu la traduction des documents dans 49 langues locales. Le logo et la bannière du synode ont été bien affichés dans les paroisses et les institutions, et la prière du synode a été récitée dans les familles et les paroisses.
Le scepticisme et la résistance initiaux ont fait que le processus synodal ait démarré lentement dans certains diocèses. Le manque de temps et la situation de la pandémie en cours ont limité la formation des coordinateurs et l’extension aux régions éloignées. Alors que les efforts ont été dirigés vers les fidèles les plus facilement disponibles, beaucoup de ceux qui étaient éloignés de l’Église n’ont pas pu être inclus. L’organisation et la facilitation des consultations ont été menées par le clergé/les religieux dans de nombreux diocèses où l’engagement des laïcs n’est pas encore effectif.
Avant tout, cette synodalité nous invite à avoir une relation juste avec la famille cosmique. Nous essayons de réexaminer notre relation avec la création entière, avec la nature. Les changements climatiques affectent la vie sur la terre de nombreuses manières. Ces changements ont des répercussions diverses sur l’écosystème et l’écologie, car le monde se réchauffe aujourd’hui plus rapidement qu’à tout autre moment de l’histoire. En réponse à cette situation, nous avons, en tant que communauté, planté des arbres pour toutes les célébrations, ou tous les rassemblements dans l’église et dans la communauté. Bien que notre région soit connue comme une exposée perpétuellement à la sécheresse et dépendante de la mousson, nous avons relevé le défi en prenant soin de ces plantes et sensibilisant les enfants, les jeunes et les personnes qui nous entourent à faire de même. Aujourd’hui, nous sommes heureux de voir les jeunes qui fournissent toujours des jeunes arbres aux gens pour les planter dans leur environnement. Cela apportera un avenir brillant et des changements dans notre district de Sivagangai.
Deuxièmement, c’est un renouveau pour nous de réexaminer nos relations entre nous, dans nos communautés et dans notre église locale. Après avoir entendu parler de cette synodalité, l’église a fait l’effort d’inviter les laïcs, les religieux consacrés et les membres séculiers, et a expliqué le sens des concepts : la communion, la participation et la mission dans l’église. Un temps a été accordé à l’ensemble du groupe pour partager leurs points de vue et opinions sur notre participation et notre rôle dans l’église. Nous avons été étonnées du partage ouvert de chacun, nous avons fait l’expérience de l’écoute générative et de la participation créative qui nous donne l’espoir de revitaliser notre église en tant que peuple de Dieu. Nous sommes conscientes que pour promouvoir une prise de décision plus consensuelle dans nos communautés, dans nos zones de mission, nous sommes mis au défi de passer du modèle de « contrôle de commandement » au modèle de consensus.
Troisièmement, nous avons été inspirées à développer de plus en plus la transparence dans notre prise de décision, dans la gestion financière et dans notre champ de mission. C’est un rappel pour nous de vivre notre charisme de communion dans et autour de la communauté, et de prendre des mesures pour une action transformatrice de notre vie et de notre mission. Cette synodalité nous a poussées à sortir de l’attitude d’individualisme pour passer à la communion.
Aujourd’hui, dans notre monde, il existe une conscience accrue de la liberté, de l’autonomie, de la dignité, des droits de l’homme, etc. Comme le dit saint Paul, l’Église est un corps dont tous les membres sont liés par une relation d’interdépendance et d’égale dignité, mais bien sûr avec des dons et des charismes différents. Ce cheminement ensemble nous invitera à renouveler nos mentalités et nos structures ecclésiales afin de vivre l’appel de Dieu pour l’Église au milieu des signes des temps actuels. L’écoute de tout le peuple de Dieu nous conduit à respecter la dignité humaine et à privilégier les sans-voix et les abandonnés.
Notre Fondateur Pierre Bienvenu a cultivé l’appel à renouveler l’Eglise de son temps, a présenté au monde un Dieu proche et une Eglise à « visage familial », dont les premières communautés chrétiennes nous ont donné le goût. Inspiré par Dieu, il conçut le projet d’une vaste Société, très nouvelle pour son temps. Elle accueillerait en son sein des femmes et des hommes de toutes conditions et de toutes vocations.
Tous, nous sommes appelés à vivre une seule vocation, celle de la sainteté, celle des chrétiens baptisés. Ainsi, le discours sur la synodalité va changer la façon dont nous participons tous à la construction de l’église, et c’est le rêve et la vision du désir de notre fondateur – « N’ayez qu’un seul cœur, un seul esprit, une seule volonté – pour faire aimer Notre Seigneur et gagner tous les cœurs à lui, alors, ce bon Maître habitera au milieu de vous, et l’Association de la Sainte-Famille, fidèle à sa mission, continuera à faire le bien sur la terre ».
Unité Inde
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LA LUTTE CONTRE LE CANCER DE LA PEAU, NOTRE CHEVAL DE BATAILLE
Nous, communauté du noviciat Sainte-Famille à Idiofa, avons entrepris la fabrication manuelle du savon de toilette à base des plantes d’Hysope et d’Aloe Vera. Cette initiative est le fruit de notre écoute et de notre proximité à notre peuple, une réponse que nous voulons donner à leurs cris et à leurs préoccupations.
En effet, l’idée prend naissance du constat et de la réalité selon laquelle, plusieurs personnes, suite à l’utilisation des produits cosmétiques éclaircissants, ont détruit les substances mélanines de leur peau, et sont exposées au cancer de la peau. Cette situation ne nous laisse indifférentes.
Nous nous sommes senties invitées à examiner, et à adopter des stratégies pouvant aider nos frères et sœurs concernés ou exposés à ce risque, à bien entretenir leurs peaux à moindre coût, en vue de protéger leurs substances mélanines, garantir l’entretien de la peau de la population d’Idiofa en particulier, et que nous souhaitons étendre à d’autres cités.
Cet ainsi, avec nos recherches, dans un milieu rural, Idiofa, nous avons expérimenté que le savon à base des plantes : Hysope et Aloe Vera est une réponse à cette préoccupation.
Et que la fabrication de ce savon, offert à moindre coût, serait pour nous une contribution dans la lutte contre l’un des problèmes majeurs qui rongent la société congolaise en général, et celle d’Idiofa en particulier.
Selon nos recherches, nous avons découvert que l’hysope est une plante de purification sacrée, décrite dans le psaume 51. La Bible la définit comme l’herbe du pardon. Le savon à base de la plante hysope purifie et dégage la peau de tous mauvais sorts. L’Aloe Vera quant à lui, connu pour ses multiples propriétés, hydrate, cicatrise et adoucit la peau. Son gel soulage également les lésions cutanées.
Le bon usage de certains produits naturels nous permet de partager cette expérience de la fabrication de savon à base de l’hysope et aloe vera, afin que tous ensemble, nous puissions agir pour la protection de notre peau à base des plantes que notre environnement nous offre gratuitement, en vue de réduire au maximum le risque du cancer de la peau.
Chers frères et sœurs, votre contribution à la continuité de cette initiative, cette mission nous sera la bienvenue. Cependant, nous restons ouvertes à vos suggestions. Toutes ensemble, prenons conscience et agissons pour la promotion de notre peau à base des plantes à moindre coût et facile à gérer qui est désormais notre cheval de bataille.
Soeur. Solange BOMA
R.D.Congo/Burkina Faso -
L’installation de l’animateur de la communauté du Généralat
Le « nouveau départ » fait partie de l’évolution de l’histoire de notre Sainte-Famille, de l’histoire évolutive de l’Univers, où, comme nous le savons, chaque fin est en même temps un nouveau commencement… Le 1 novembre 2022, la communauté de la Maison générale s’est réjouie de la double célébration : la Toussaint et l’installation de la coordinatrice de la communauté locale, Sr Barbara Sygitowicz. Le Conseil Général et la communauté locale se sont réunis pour une prière spéciale de son installation. Nous la remercions d’avoir dit « oui » à la mission commune. Nous exprimons également notre gratitude à Sœur Maria de Lourdes de la Fuente, qui a coordonné la communauté au cours des dernières années. Marchons ensemble, car nous sommes compagnons de route pour traverser la mer, et vivre notre raison d’être en ce troisième siècle.
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Assemblée Séculière
La clôture de l’Assemblée de l’Institut séculier 2022, a eu lieu ce 26 juillet 2022. De nombreux membres de la Famille de PBN se sont joints à la célébration de clôture. Maria Dolores Pérez Plé, responsable générale sortante, a présenté la nouvelle responsable, les conseillères et les suppléantes aux participants. Elle a remis à Maria Pilar Serrano, son successeur, la Croix qui l’avait accompagnée pendant ses 12 années de mandat – l’une des Croix traditionnellement transmises d’une Supérieure majeure à l’autre depuis l’époque du Fondateur. Nous remercions Maria Dolores pour son service à l’Institut Séculier, et nous félicitons Maria Pilar, son Conseil et ses suppléantes, et nous leur disons toutes MERCI pour leur disponibilité et leur engagement à poursuivre la mission dans, et par leur vocation séculière consacrée.
La responsable de l’Institut Séculier, les conseillères et les suppléantes ont été officiellement annoncés :
Pilar SERRANO
Leader (Espagne)
Susana APAZA
Conseillère (Pérou)
Gloria MARTINEZ
Conseillère (Argentine)
Mariet Sriyanthi PERERA
Conseillère (Sri Lanka)
Helen KENNY
Conseillère (Irlande)
Sara NIOKA
Suppléante (Congo)
Felicita CHOQUE
Suppléante (Pérou)
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HISTOIRE DU PÈLERINAGE DE LA SAINTE FAMILLE
Parler et écrire sur le pèlerinage de la Sainte Famille, c’est revenir presque trente ans en arrière. C’est redécouvrir le but, le témoignage et les personnes qui l’ont mis en œuvre. C’est se souvenir de ceux et celles qui sont partis pour un monde meilleur, et qui avaient une grande foi et une grande dévotion pour la Sainte Famille.
Deux événements importants ont marqué l’année 1991 dans notre paroisse : la célébration du tricentenaire et l’arrivée d’une communauté de Religieuses Apostoliques de la Sainte-Famille de Bordeaux. Ce fut une année très festive, remplie de souvenirs, de joie et de célébrations. Mais reste-t-il quelque chose de ces événements pour notre paroisse et pour nous, Associés, qui étaient peu nombreux à l’époque ?
Nous ne pouvons pas ignorer le zèle apostolique de Monique Chalifour, et la vision qu’elle avait dans son cœur. Une des premières personnes qu’elle a recrutée était Judith Bouchard. Puis elles ont rassemblé des personnes de la région, dans un projet visant à encourager la dévotion à la Sainte Famille, et à constituer un groupe de Laïcs Associés rattachés à la Sainte-Famille de Bordeaux.
Ensemble, nous avons pensé à faire circuler une statuette de la Sainte Famille qui visiterait les foyers. La société moderne, malgré tous ses attraits, rejette de nombreuses valeurs acquises au fil des générations. Il en est ainsi des valeurs familiales. Jésus, Marie et Joseph, la famille de Nazareth, se proposent comme modèle de famille en ces temps agités. Le projet présenté aux paroissiens, le pèlerinage, était une initiative pour mieux intégrer les valeurs partagées et vécues par la Sainte Famille, à travers la prière, le silence, le respect et l’amour.
Nous avons préparé un dépliant pour aider les familles à mieux prier, à faire silence, à écouter la famille de Jésus, Marie et Joseph qui a vécu pleinement cette réalité familiale. D’une semaine à l’autre, ce projet s’adressait aux familles de toutes sortes : traditionnelles, monoparentales, recomposées, grands-parents ou autres ménages.
La première page, écrite par notre curé Jean-Louis Nolin, nous interpelle et nous rappelle que la dévotion à la Sainte Famille est un trésor inépuisable. Même le thème du tricentenaire y correspond : UN HÉRITAGE À CULTIVER. « Notre passé nous est apparu riche en coutumes et traditions, en forces et richesses de nos familles », écrit le père Nolin. « Parmi celles-ci, il y avait la dévotion à la Sainte Famille. Cette dévotion remonte à 1675, à l’époque de l’évêque François de Laval. Dans chaque maison, il y avait une image de la Sainte Famille. Le jour de leur mariage, les couples recevaient en cadeau une image de la Sainte Famille. »
Avec ce soutien, le terreau était riche pour notre projet. Une personne de la paroisse nous a même offert la statuette. Maintenant tout était prêt.
Ainsi, le 8 décembre 1991, lors de la célébration de la fête de l’Immaculée Conception, nous avons confié notre projet à Marie, et les visites des maisons ont commencé, interrompues de saison en saison, sous la direction de Lise Beaulieu et Suzette Fortin.
En 2006, nous avons fait une pause dans les visites afin d’affiner le projet. Il fallait mettre à jour le livret de prière, se procurer un étui pour transporter la statuette de la Sainte Famille et un cahier pour recueillir les commentaires des différents hôtes. Les Associés, avec l’aide de leurs conjoints, ont pris en charge toutes ces nouveautés. Noël Leclerc et Monique Fournier ont réalisé une magnifique mallette, Catherine Tremblay et Simon Rainville ont préparé un riche livret à joindre à la visite hebdomadaire. Des thèmes ont été préparés pour chaque jour à méditer avec Jésus, Marie et Joseph. Le nouveau curé, Michel Poitras, a lancé le défi aux paroissiens de poursuivre le pèlerinage. Il lui a donné le thème suivant : OUVREZ LES PORTES À LA SAINTE FAMILLE. « Accueillir chez vous la famille de Nazareth, c’est lui donner une place dans votre vie quotidienne, dans l’intimité de votre foyer, dans votre vie personnelle et familiale. »La présence de la Sainte Famille devait se révéler simple, discrète et remplie d’amour et de bonté. Que de grâces elle a apporté à la vie paroissiale. Les témoignages recueillis dans le livret sont de riches exemples de cette fidélité. Les visites apportent une présence apaisante, douce, rassurante. La famille se retrouve pour prier ensemble. Des familles reçoivent de bonnes nouvelles dans la semaine, d’autres trouvent un travail ou parviennent à se reconcilier. Les témoignages des petits enfants sont particulièrement charmants. Certains voulaient bercer la Sainte Famille. Un autre enfant s’est approché de la statue et les a nommés Jésus, le père et la mère. Certains ont dessiné des cœurs. Enfin, plusieurs ont écrit à la fin : « A bientôt, je t’aime. Merci d’être là ».
Puis la pandémie est arrivée. Pendant près de deux ans, les visites de la Sainte Famille dans les foyers ont été interrompues. Mais elles ont finalement pu reprendre, avec Monique Fournier comme responsable. Et elles ont reçu un soutien inattendu. Lors de la fête de la Sainte Famille en 2021, le pape François a écrit ce qui suit : « Chers parents, sachez que vos enfants – surtout les plus jeunes – vous regardent attentivement et cherchent en vous le témoignage d’un amour fort et vrai. Les enfants sont toujours un don. Ils changent l’histoire de la famille. »
Tout comme l’enfant Jésus a changé toute l’histoire de la famille de Nazareth ! Marie et Joseph étaient un couple, et avec l’Annonciation de l’ange Gabriel, ils sont devenus une famille. En accueillant la Sainte Famille dans votre foyer, vous pourriez aussi vivre ce qui semble IMPOSSIBLE. « Et n’oubliez pas les grands-parents, ils sont la mémoire vivante de l’humanité, cette mémoire peut aider à construire un monde plus fraternel et accueillant. »
Que Dieu vous accompagne.
Collaboratrices du projet : Judith Bouchard, Norma Beaumont, Claire Groulx, Associés de la Sainte Famille, paroisse de St-Augustin-de-Desmaures, Canada
Associés de la Sainte-Famille, Canada -
Chapitre Vicarial des Contemplatives
Du 1er au 10 Juillet 2022 a lieu le 7e Chapitre Vicarial des Contemplatives de la Sainte Famille.
La Sœur Ana Maria Alcalde, Supérieure Générale, qui y a participe donné le discours d’ouverture de ce chapitre. Ce dernier est animé par le Père Johannes GORANTLA, Ordre des Carmes Déchaux (OCD). Pendant le chapitre, les élections officielles pour l’équipe de leadership du Vicariat ont été effectuées en présence de Sœur Ana Maria Alcalde et Malini Joseph, la Vicaire Générale. Nous remercions les sœurs qui ont dit ‘Oui’ pour faire partie de la nouvelle équipe de leadership, et travailler avec Sœur Malini. Il s’agit de :
Rishmala MICHAEL – Conseillère
Ma Dolores SANZBERRO – Conseillère
Annette SUWARIS – Conseillère
Que la Sainte Famille guide tout notre Institut, alors que nous nous efforçons ensemble de vivre notre raison d’être dans notre troisième siècle.
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‘Toutes les ténèbres du monde ne pourront jamais éteindre la lumière d’une seule bougie’
« Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes et femmes de ce temps, surtout de ceux qui sont pauvres ou affligés, ce sont les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ. » (GS 1). Et nous, en tant que Sainte-Famille de la province d’Espagne, nous nous sommes senties appelées à aider nos frères et sœurs qui fuient leurs maisons à cause de la terrible guerre.
Ainsi, différentes initiatives sont nées dans le monde entier, et aussi en Espagne : l’accueil, le soutien, l’aide et la mobilisation collective auxquelles nous collaborons, en tant que membres de la Sainte-Famille de Bordeaux. Nous voudrions en partager avec vous quelques-unes à titre d’exemple :
La Communauté Apostolique de Saint Sébastien vit dans le Séminaire où, en ce moment, il y a un bon nombre de chambres libres. Nos Sœurs ont reçu un appel du diocèse de Tarazona, leur demandant d’accueillir pour une nuit un groupe de réfugiés ukrainiens en voyage. Elles nous en parlent elles-mêmes :
Quelle expérience ! Ce n’est pas la même chose de voir à la télévision ou d’écouter les nouvelles d’Ukraine à la radio, que d’accueillir parmi nous les gens de ce pays, et de les embrasser en pleurant. Personne ne s’est souvenu de la Covid, car nous avions été affectées par leur douleur et leur souffrance, qui étaient plus grandes que n’importe quel virus. Quelle opportunité joyeuse de les rencontrer et de partager avec eux, et quelle douleur aussi de voir nos frères et sœurs pleurer et souffrir des conséquences de cette guerre cruelle ?
Alors, qu’avons-nous vécu ? le 12 mars, on nous a demandé d’accueillir un groupe d’Ukrainiens qui se rendaient à Tarazona, et qui devraient passer la nuit quelque part. On nous a d’abord dit qu’ils arriveraient pour dîner, dormir et prendre le petit-déjeuner. Plus tard, ils nous ont dit qu’ils avaient dû s’arrêter plusieurs fois pendant le voyage, et qu’ils étaient très en retard, donc, qu’ils dîneraient en chemin sur le sol français.
Les séminaristes et certaines d’entre nous ont proposé de les attendre. Minuit, une heure, trois heures… ; à quatre heures du matin, le téléphone a sonné pour nous dire qu’ils étaient déjà proches.
Les chauffeurs et cinq familles (les mères avec leurs jeunes enfants et quelques adolescents ; les maris et les enfants plus âgés étant restés en Ukraine…) ont été logés ici. Les autres, jusqu’à 80 personnes, ont été transférés dans un abri près d’ici. Ce dimanche, matin, ils ont tous pris le petit déjeuner ici ensemble. Quelles accolades et quels gestes de gratitude ! Nous sommes reconnaissantes de cette opportunité, qui nous a permises de « toucher » de près la terrible souffrance que vivent nos frères et sœurs, et de voir la situation selon leur point de vue. Après le petit-déjeuner, ils ont passé un peu de temps ensemble dans le séminaire ; beaucoup étaient également étonnés de voir la mer pour la première fois. Lorsqu’ils sont arrivés, il pleuvait à torrents, mais le soleil s’est ensuite levé, et ils ont pu profiter du paysage. Les photos que nous avons envoyées sont de ce moment-là.
Tout cela était une initiative d’un groupe du diocèse de Tarazona. L’un d’entre eux, qui se demandait sur ce qu’ils pouvaient faire pour offrir une aide humanitaire dans cette situation, il en a parlé avec d’autres, et c’est ainsi que 18 chauffeurs se sont réunis avec leurs camionnettes pour aller à Varsovie (2 800 kilomètres aller et autant de kilomètres retour). Ils ont préparé 9 camionnettes avec les permis et autorisations nécessaires, avec deux chauffeurs pour chacune d’elles. C’était impressionnant de voir le dévouement et l’intérêt de ces hommes. Ils nous ont également raconté que, lorsqu’ils ont fini de remplir les neuf camionnettes, une mère est apparue avec trois filles et quelques autres personnes qui avaient hâte de monter. Ils ont dû louer une autre camionnette là-bas, et ils ont pu les faire venir également – Comme ces hommes ont été formidables !
Ils ne savaient pas comment nous remercier, et nous avons répété que c’était nous qui étions reconnaissants de pouvoir offrir ce petit service. Après un arrêt à Donostia, vers onze heures, ils sont partis pour Tarazona où ils devaient recevoir un accueil officiel. Ils ont été logés au Séminaire diocésain.
Une autre expérience que nous aimerions partager avec vous est celle du groupe d’Associés Laïcs de Malaga :
Dès que la première liste d’articles demandés par MAYDAN, une association d’Ukrainiens opérant à Malaga, nous est parvenue, nous avons senti le désir de collaborer avec eux. Nous avons commencé par proposer de prendre une partie de l’argent du Fonds social des Associés Laïcs de l’Espagne. De cette somme, une partie envoyée à nos sœurs apostoliques de Pologne qui accueillent tant de réfugiés, et une autre partie serait utilisée pour aider les communautés oblates qui continuent à travailler en Ukraine.
Cependant, nous nous sommes vite rendu compte qu’en plus, cette collaboration économique était beaucoup plus nécessaire, et nous avons commencé à agir et à contribuer individuellement, encourageant nos proches à faire de même.
Voulant tirer profit de chaque centime que nous avions collecté, nous avons décidé en ce qui concerne les médicaments, de nous adresser à une pharmacienne bien connue, afin qu’elle puisse nous les vendre à un meilleur prix. À notre grande surprise, non seulement elle a décidé d’aider, mais elle nous a donné le double du montant que nous lui avions payé.
Lorsque tout fut acheté et emballé, nous avons transporté les cartons dans les locaux mis à la disposition de l’Association : quelques places dans un parking pour camping-cars. Et quelle gratitude, affection et serviabilité il y avait dans ce lieu ! Des dizaines de personnes travaillaient à la chaîne, triant des vêtements ou emballant de la nourriture, mais sur tous leurs visages on pouvait voir un sourire sous le masque, semblable au nôtre lorsque plusieurs hommes se sont approchés de notre voiture pour décharger les cartons et les sacs contenant de la nourriture, des médicaments, des couvertures et quelques peluches pour les petits. Lorsque nous leur avions demandé s’ils avaient besoin de plus ou d’autres choses, ils ont répondu avec une infinie gratitude, et ils ont raconté les histoires qu’ils avaient entendues de leurs proches en Ukraine, alors nos cœurs étaient bien sûr émus, et nous sommes reparties à la recherche de plus de cartons, de plus d’aide.
Depuis de nombreux mois, nous aidons les familles du quartier qui ont peu de ressources, et nous collaborons avec les Frères de Saint-Jean-de-Dieu. Maintenant, nous sommes entrain d’expérimenter une autre façon de collaborer avec les réfugiés qui arrivent dans notre pays.
Dans cette situation, nous mettons plus que jamais notre foi et notre espérance dans le Christ Ressuscité, en lui demandant de libérer l’humanité et l’univers, afin que renaisse la paix, qu’elle s’établisse dans nos cœurs et dans le cœur de toute l’humanité, créée par Dieu à son image et à sa ressemblance.
Pour cette raison, toute la Famille de Pierre Bienvenu Noailles en Espagne, avec ses cinq vocations, s’est réunie le deuxième dimanche de Pâques dans une prière en ligne pour la paix, comme une Famille unie, ayant un seul cœur et une seule âme. Jésus nous envoie toujours, mais surtout en ce Bicentenaire de la Bénédiction Miraculeuse, et au cour de cette prière commune, nous avons prié ensemble pour la paix et la réconciliation. La paix pour notre monde, la paix dans le cœur de chaque homme et de chaque femme, la paix pour notre maison commune.
En tant que Sainte-Famille en Espagne, nous voulons continuer à vivre ce que Ana María Alcalde nous a demandé de faire : « nous approcher le plus possible du monde de la douleur, de la pauvreté, de la marginalisation… dans la vie réelle, et laisser ses situations nous affecter » (Circulaire 319).
L’équipe d’information interprofessionnelle – ESPAGNE -
Une prière spéciale d’action de grâce et d’accueil
« Quand quelque chose de nouveau arrive, il y a de l’agitation, du trouble, de l’inquiétude et de la joie. Le 1er mai, en la fête de Saint Joseph le travailleur, il y a eu une prière spéciale d’action de grâce et d’accueil à la Maison Générale de Sr Veronica Rapitso, la nouvelle économe générale de notre Institut. Nous nous sommes rassemblées devant le portrait de notre fondateur à l’entrée de la chapelle pour commencer notre prière, puis, chantant et dansant, nous nous sommes dirigées vers la salle communautaire, où toutes avons participé à un mouvement de danse, qui a marqué notre union les unes aux autres, et à l’ensemble de la création. La réflexion introductive sur la transformation s’est inspirée de l’expérience du 20e Chapitre général. Les sœurs Lourdes de la Fuente, Eithne Hughes et Malinie Jayamanne ont partagé leurs expériences du service à l’économat général. Elles ont chacune apprécié et remercié l’engagement des différentes économes générales de notre Institut et leurs assistantes qui ont servi notre Grande Famille jusqu’aujourd’hui. Nous avons remercié Veronica pour son oui à continuer la même mission. Sœur Ana Maria Alcalde lui a ensuite remis l’une des croix données par notre Fondateur à nos premières mères, et transmises par divers membres du Conseil général. Enfin, les sœurs Maline Jeyamanne, Geni Dos Santos, Jasmine Fernando, Georgine Mufogoto et Christa Mariathas, représentant l’Institut, ont béni et accueilli Veronica dans son nouveau ministère, et dans sa nouvelle communauté.
Nous remercions sincèrement Sr. Malinie Jayamanne pour son dévouement et son service à l’Institut et à la Grande Famille de PBN, et nous prions pour que Dieu la bénisse abondamment pour la suite de son cheminement.