Auteur/autrice : AdminWp

  • Nouvelles de famille en bref – Canada

    La fête  continue…
    La communauté d’Aylmer : Iresha, Francina, Marceline célébraient le bicentenaire à la  paroisse francophone St-Paul d’Aylmer, le 2 février 2020, et à la paroisse anglophone St-Marc d’Aylmer, le 16 février 2020
    Saint-Paul
    Ce 2 février 2020, la communauté d’Aylmer fêtait le bicentenaire de notre fondation Sainte-Famille à la paroisse francophone d’Aylmer. Ce 2 février, c’était aussi la journée de la vie consacrée. Les consacrées du diocèse de Gatineau-Hull ont profité de notre bicentenaire pour souligner ce grand évènement en Église. Le tout se passait à la messe dominicale du dimanche, présidée par l’évêque du diocèse, Mgr. Paul-André Durocher. La communauté de Charlemagne s’est jointe à la fête.
     
    Le 16 février, c’était le tour de la paroisse anglophone, St-Marc d’Aylmer, de faire sienne cette célébration présidée cette fois par le curé de la paroisse le Père John. Les paroissiens de ces deux paroisses ont fait en sorte que ces fêtes soient un grand moment de communion en Église et ce fut un moment pour sentir combien précieuse est la diversité des vocations au sein de notre Église. La vidéo sur le fondateur et son œuvre, réalisée pour le bicentenaire est venue dire, élargir et entrer en profondeur dans la réalité de qui nous sommes : Une Famille spirituelle envoyée au monde pour une mission de communion.
    Saint-Marc
    Vivons  la Communion Célébrons la  Famille    
     
     
     

     

  • Témoignage du travail à la Solitude

    Dans l’amour du Père et le service des frères et sœurs, Jesus, Marie et Joseph, vivent du travail de leurs mains ; ils offrent l’image d’une famille humble et laborieuse. A Nazareth le travail trouve sa dignité. (Art. 203)

    Notre vie contemplative est rythmée par la prière et le travail. Chaque sœur a un service qu’elle rend à la communauté pour le bien commun et pour une vie équilibré. Quand je suis entré au Noviciat  j’ai reçu le service de travailler au jardin. A l’époque c’était surtout désherber autours de la maison. En attendant  que les herbes  poussent  Sœur Griet m’initiait à la couture et Sœur Teresa à la Sacristie. Un jour nous sommes allées au marché acheter les fleurs pour la Chapelle j’ai vu qu’elles étaient très belles et très chères. J’ai commencé à cultiver des fleurs  tout près  de la maison. Ils ont bien poussé mais ce n’était pas assez pout toute l’année. J’ai demandé une bande de terre au jardin pour avoir des fleurs  toute l’année.  Au milieu des fleurs  sont poussée des légumes qui se mangent en Afrique. Nous les avons mangés : ils étaient délicieux. L’année suivante j’ai mis quelques légumes pour la communauté. Les gens qui passaient admiraient et je leur en donnais un peu pour goûter.
    En 2018, j’ai mis un peu plus de légumes différents : ceux qui visitaient le jardin m’ont proposé de leurs en vendre. Comme je n’avais pas l’intention de vendre, je leur donnais  ce qu’ils aimaient et ils payaient ce qu’ils voulaient. Ils ont parlés de cela à leurs amis. Ils ont consulté la loi Française pour voir si nous étions dans l’obligation de déclarer le jardin ou de payer les impôts : et nous avons vu que nous ne sommes pas imposable pas nécessaire de le déclarer
     En 2019, tous ceux qui voulaient les légumes des contemplatives (c’est comme ça qu’ils les appellent) m’ont suggéré de les déposer à l’entrée de la Chapelle et de mettre les prix. J’ai fixé 2Euro par Kilo pour n’importe quel légume. Après avoir mangé ils payaient entre 2 et 50 Euro  me disant qu’ils n’avaient jamais mangé le vrai BIO, ainsi nous avons gagné 1300€. Cette année 2020, ils ont fait les commandes de ce qu’ils désirent à savoir : tomate, aubergine, salade, poivron, courgette, Maïs, haricot vert, pomme de terre, patate douce, petit pois, haricot à grain, Radis, concombre et la liste va s’allonger en fonction de ceux qui viendront visiter le jardin.
     

    Je travaille 2h l’avant midi selon la météo : en hiver, comme la terre se repose, je ramasse le fumier. En été quand il y a la canicule, j’arrose le soir parce que les jours sont plus longs. De temps en temps, les  jeunes Sœurs m’aident selon leurs possibilités. Dans le silence et la solitude, je travaille en priant et je prie en travaillant. Ainsi la prière continuelle prend son sens, ce qui m’aide à être solidaire avec ceux et celles qui travaillent ou qui n’ont pas de travail et à lutter contre l’oubli de Dieu, comme nous y invitent nos constitutions.
    Aussi simple qu’elle soit, toute tache nous associe à l’œuvre créatrice et rédemptrice (Art. 204)
     
    La prière de la jardinière de la Solitude
    Seigneur, je te rends grâce car tu as tout créé t avec sagesse et par amour. Merci pour la terre qui produit  des multiples fruits, fleurs et légumes qui nourrissent les personnes et les bêtes. Je te rends grâce pour Pierre Bienvenu Noailles notre cher Bon Père à qui tu as inspiré de choisir la terre de la Solitude pour ses filles à venir. Merci pour toutes nos Mères qui ont su prendre soins et protéger ce trésor. Merci de m’avoir appelée à vivre sur cette terre sainte comme sœur contemplative de la Sainte Famille de Bordeaux et de m’avoir donné l’amour de travailler la terre.
    Tu le sais, Seigneur, la terre ne peut pas porter du fruit si elle n’est pas bien nourrie. Je te demande de bénir Stéphane et sa famille : cet  ouvrier du Domaine de la Solitude qui a mis l’âne et les chevaux au fond de la vigne. Bénis ces animaux qui me donnent généreusement le bon fumier en abondance pour nourrir le jardin : ainsi je suis sûre d’avoir une bonne récolte cette année !
    Béni sois-tu, Seigneur, pour les graines de toutes sorte, mais surtout de tout ce que je vais semer et planter dans ce jardin que tu as béni. Je te rends grâce pour le sens du partage, de savoir-faire que tu as donné à toutes ces personnes qui préparent les semences pour les jardiniers. Sans oublier ceux et celles qui partagent leurs expériences et les conseils pour mieux réussir et avoir une récolte abondante !
    Béni soi-tu, Seigneur, pour l’eau qui nous vient en aide pendant la canicule. Béni, Seigneur toutes les personne qui admirent et qui viendrons admirer et encourager les plantes. Tu sais bien que les plantes sont comme nous les personnes : elles ont besoins d’affection. Enfin, Béni, Seigneur tous ceux et celles qui magneront les fruits de ce jardin. Tout pour ta plus grande gloire. Amen.
     
    Sr.  Odette UWIMANA –  contemplative
                      Martillac La Solitude.

  • La Sainte Famille à… PINTO

    La Sainte Famille cherche continuellement à s’adapter au vieillissement inexorable et progressif des Sœurs. Elle veut s’assurer que celles qui ont consacré toute leur vie au service des autres puissent affronter la dernière étape de leur vie en continuant à vivre l’essentiel de cet appel.
    Nous reconnaissons que nous vieillissons, mais nous sommes encore loin de prendre la décision de commencer à négocier les changements que l’avancement de l’âge comporte. Qu’on le veuille ou non, nous entrons dans une étape différente des précédentes. Avec des pertes évidentes, de nouvelles opportunités se présentent à nous. Il faut que, doucement, nous nous rendions compte qu’il est temps d’entrer dans une « troisième étape ». Dans ces moments, « la Maison des Anciens » apparaît à l’horizon.
    Pour nous, une maison dédiée aux soins des personnes âgées est d’abord et avant tout une communauté, un espace où il est possible de regarder la vieillesse face à face, d’unir les mots «vieillesse» et «vie», en acceptant que la vie est un tout et si la première partie a été très bonne, pourquoi allons-nous douter même un instant que la seconde moitié ne le sera pas?
    Aujourd’hui, nous approchons de l’une de ces maisons de retraite (il y en a quatre dans la Province) à Pinto.

    Pinto est une petite ville ouverte et joyeuse, avec de nombreux espaces verts, des maisons basses, une ville idéale pour ses 60 000 habitants. Pourquoi cette communauté des anciennes vit ici ? On pourrait dire que les circonstances l’ont favorisé. Pinto est la terre des racines de l’Œuvre de P.B. Noailles en Espagne. Mère Bonnat, désignée par le Fondateur pour établir la Sainte Famille dans ce pays, a trouvé cet endroit près de Madrid pour abriter un groupe d’orphelines ; un petit groupe qu’elle avait rassemblé dès son arrivée dans la capitale, guidée par sa prédilection pour les filles abandonnées.
    Ainsi, une œuvre de la Sainte Famille dédiée aux orphelines commence en 1856 à Pinto, avec de nombreuses difficultés et de faibles ressources économiques. Pendant un siècle, cette œuvre subira des transformations successives. Sans compter les trois années de la guerre civile dans lesquelles la maison des orphelines était destinée à l’hôpital militaire, l’endroit a servi comme Collège des Orphelines pendant 30 ans, avec une école  secondaire et un programme de formation des enseignantes et des secrétaires.  Ensuite, le Collège a été ouvert au public et est devenu mixte. Lorsque, au cours des dernières années (1994), l’enseignement secondaire est devenu obligatoire, l’Institut a continué à fonctionner à cent pour cent sous la direction de la Sainte Famille et ensuite, comme les autres centres de la Sainte Famille en Espagne, il est passé à la Fondation pour l’Education Saint-Dominique.
    Comme nous l’avons noté, le Collège a traversé différentes étapes et les bâtiments où il a été installé ont également connu des transformations successives. La partie la plus ancienne construite au XIXe siècle a été cédée à l’administration de Pinto dans les années 60 et est aujourd’hui la Maison de la Culture de la municipalité. La chapelle a été donnée à l’évêché de Getafe devenant la paroisse florissante de San José. Une fois architecturalement rénovée, elle continue d’offrir ses services aux paroissiens.
    Quant au Collège, il dispose actuellement de terrains de sport spacieux et bien installés, avec deux pavillons de construction récente. Nous trouvons dans les terres adjacentes un beau verger avec des arbres fruitiers et un jardin. C’est là que se trouve le bâtiment moderne et adapté qui abrite la Maison des Anciennes. Les trois étages accueillent 46 chambres individuelles avec salle de bain. Il y a aussi deux salles à manger, deux chapelles et plusieurs chambres additionnelles, avec les installations avancées pour faciliter le développement des activités d’une résidence de ce type.
    Le vieillissement du personnel soignant religieux a contraint la Province à rechercher la collaboration d’une entreprise, AUSOLAN, avec du personnel spécialisé dans les soins aux personnes âgées, ainsi que dans diverses activités complémentaires (cuisine, blanchisserie, nettoyage). Les employées de cette entreprise font désormais partie de l’ensemble de l’Œuvre, comme s’il s’agissait d’une grande famille. Grâce à leur dévouement et leur service professionnel et délicat, très apprécié par la communauté, il est à noter que les Sœurs sont très bien soignées dans tous leurs besoins et surtout continuent de sourire dans leur vieillesse.
    Dans le même temps, la Communauté a ses espaces privés pour des rencontres communautaires de prière personnelle et partagée, pour la préparation de la liturgie et pour d’autres moments de rencontres et d’activités récréatives. À cette époque de l’année, on se prépare aux fêtes de Noël et à l’Epiphanie où l’imagination et la créativité de chacune sont mises à l’épreuve. Normalement, un groupe de sœurs passe du temps chaque matin à fabriquer des couvertures en tricot pour les personnes besogneuses. Il y a aussi un temps quotidien réservé à la gymnastique, à la lecture et à la visualisation de programmes télévisés choisis. Chacune peut choisir ce qu’elle aime le plus ou ce qui correspond le mieux à ses capacités et possibilités actuelles.
    Grâce au Collège qui a maintenu l’Esprit de la Sainte Famille pendant près de deux siècles et à la graine plantée non seulement parmi les étudiants, leurs familles et le personnel éducatif, mais dans toute la ville de Pinto, des liens d’affection et de collaboration se sont entrelacés et sont toujours vivants. Il y a une réelle interrelation entre le peuple et la Communauté, qui se traduit par une participation commune aux activités religieuses, familiales ou de vacances. Un groupe de femmes dispose d’une des salles de la maison pour leur prière et réflexion hebdomadaire et participe à l’Eucharistie quotidienne de la Communauté et à de nombreuses rencontres informelles où elles partagent des joies et des peines avec les Sœurs. De leur côté, les religieuses offrent leurs services à la paroisse, soit au conseil de paroisse, soit au réseau Caritas ou au bureau de la paroisse. Une sœur se rend aussi chaque semaine au Pont de l’Espoir à Madrid; elle coopère avec d’autres religieuses de 13 congrégations à l’accueil des émigrants et partage avec toute la Communauté son intérêt pour les personnes servies par ce centre d’accueil.
    Au fil des jours, les Sœurs de la Communauté entament également de nouvelles dynamiques relationnelles et d’accueil entre elles, engagées à créer des liens fraternels qui les soutiennent et les stimulent. Souvenons-nous avec gratitude des paroles du Fondateur: « Chères filles, vivez et mourez dans le sein de la Sainte Famille en prodiguant mutuellement les soins affectueux qui sont dus aux sœurs qui s’aiment » (Préface de P.B.N.).
    La communauté de Pinto

  • Célébration du bicentenaire à La Carolina

    Texte écrit par un ami de la Famille pour la revue Iglesia en Jaén

    Dans la paroisse de S. Juan de la Cruz de La Carolina a eu lieu la célébration de l’Eucharistie du début du Bicentenaire de la Fondation de la première communauté de la Sainte Famille de Bordeaux par le vénérable Pierre Bienvenu Noailles, en 1820.
    La communauté paroissiale a accueilli avec une grande joie et affection les sœurs présentes, venues d’autres communautés, en particulier celles qui avaient appartenu à la communauté de la Carolina, fermée depuis deux ans.
    L’Eucharistie a été présidée par R.P. Carmelo Lara Mercado, curé de S. Juan de la Cruz et aumônier des Sœurs, et concélébrée par R.P. José Luis Martínez Poyatos, curé de S. Carlos Borromeo. Les Sœurs et les Laïcs Associés de la Congrégation ont participé à la célébration en proclamant la Parole de Dieu.
    R. P. Carmelo dans son homélie, en se basant sur les textes du dimanche, a souligné que le Dieu trinitaire était présent dans la vie de Pierre Bienvenue Noailles pour louer et bénir le Créateur, pour donner «Gloire à Dieu Seul ». Il a également souligné comment le rêve du Fondateur devant l’image de N. D. de Loreto, est le rêve missionnaire de toute l’Église, qui veut faire connaître le Christ à tous les frères, souhaitant que le monde soit une grande famille selon l’image de la Trinité, vivant les valeurs de la Famille de Nazareth, avec un seul cœur et une seule âme, comme l’Église primitive.
    Il a parlé du début de la première communauté dans la solennité du mystère de la Sainte Trinité, qui a répondu aux besoins fondamentaux des frères de son temps et comment ce charisme s’est répandu dans le monde jusqu’à aujourd’hui. Il a demandé au Seigneur que toutes les vocations – les sœurs contemplatives et apostoliques, les prêtres associés, l’institut séculier et les laïcs associés- puissent avoir la force nécessaire pour donner l’espoir et la consolation à tous, selon le rêve missionnaire du Bon Père. Il a conclu en demandant à Dieu le Père de nous donner son Esprit pour vivre la communion en célébrant la Famille, à rendre « gloire à Dieu Seul et tout par Marie. »
    À la fin de l’Eucharistie, les célébrants, les membres de la Sainte Famille et la communauté ont participé à la campagne de Manos Unidas « ALLUMEZ LA FLAMME POUR 24 HEURES »; La lecture du manifeste a été accompagnée par la prière suivante : « Que cette lumière que nous allumons soit la vérité et la vie, et que, ensemble, avec l’aide de Dieu et de son message, nous renouvelions notre engagement à illuminer le monde. »
    En après-midi, la communauté paroissiale a remercié Dieu pour tout le bien que les Sœurs ont fait en travaillant de manière exemplaire dans les différentes paroisses de la ville. Avec une grande affection, on a rappelé leur généreux dévouement, leur proximité avec tous, en particulier avec les plus démunis, leurs efforts incessants de «faire du monde une seule famille».
    Pedro F.º Criado Menor, Paroisse San Juan de la Cruz de La Carolina

  • Noël à Pinto

    Texte rédigé par les collaboratrices du centre.
    Etre e faire famille dans les circonstances dans lesquelles nous vivons!
    Une année de plus, à la maison de Pinto, ça sent le Noël … Nous dépoussiérons les ornements, cherchons le bois de chauffage, le bœuf et la mule pour accompagner l’Enfant, nous enlevons les toiles d’araignées et aussi les rancunes qui nous empêchent d’avancer et nous nous réunissons tous, sœurs et personnel, pour fêter Noël. Nos enfants et nos familles sont venus célébrer avec nos Sœurs le début des Fêtes. Le visage joyeux de Mari Luz, le sourire éternel de Juana … chacune d’entre elle est spéciale. Nous demandons, en cette après-midi, que l’Enfant Jésus nous remplisse de paix, de sérénité, ne tardant pas à venir remplir nos cœurs de joie, une joie qui nous permet de continuer à marcher avec elles.
    Le chocolat chaud servi avec des churros nous a fait sentir bien! Nous sommes très fières de pouvoir continuer à travailler dans cette maison où nous nous sentons chez nous, avec les sœurs, qui sont notre famille. JOYEUX NOËL.

  • Les demandeurs d’asile à Grange-over-Sands

    A Un groupe de demandeurs d’asile du centre JRS à Londres a été ravi de se voir proposer gratuitement un séjour chez les Chanoinesses de Saint-Augustin à Boarbank Hall, Grange-over-Sands. Il a été décidé que les participantes les plus régulières du groupe de prière des femmes que je dirige tous les mardis, ainsi que du groupe des hommes dirigé par le père Harry SJ, aient la possibilité de participer. Quatre femmes et trois hommes ont accepté l’offre, ainsi que 4 membres du personnel / bénévoles, dont moi-même, qui les ont accompagnés.
    Nos amis ont vraiment été touchés par cette expérience. Je les laisserai parler pour eux-mêmes (aidés par des entretiens avec le père Harry et par un traducteur où nécessaire). J’ai changé les noms.
    John (Afrique de l’Ouest): Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je ressentais le besoin d’une pause. L’accueil que j’ai reçu et l’environnement calme m’ont immédiatement relaxé. Je pouvais méditer facilement et réfléchir à ma vie. J’ai mieux dormi, j’ai apprécié la compagnie des autres ici. L’attention portée à mon bien-être m’a touchée. La vue des collines a été une expérience nouvelle pour moi car j’étais habitué à une terre plate. C’était la première fois que je visitais un village anglais et j’ai été vraiment impressionné. Ma visite à la maison de retraite m’a inspiré. J’ai parlé avec une femme aveugle, une infirmière, qui a été forcée d’entrer dans un camp de prisonniers de guerre. À mon retour, je veux faire tout ce que je peux pour aider les autres. Avant de partir, j’ai présenté une nouvelle demande d’asile mais je n’ai pas eu de nouvelles. Maintenant je me sens prêt à accepter tout ce qui vient. À mon retour, je veux consacrer du temps à la prière chaque jour.
    Destiny (Côte d’Ivoire): En priant devant le Saint Sacrement lors de l’Exposition, j’ai eu l’impression de tenir un bébé dans mes bras, et de sentir une voix que j’ai prise pour celle de mon petit-fils, m’appelant: «Grand-mère, grand-mère». J’ai ressenti intensément la douleur de la séparation de mon petit-fils et j’ai décidé de faire une autre tentative pour le voir. Ensuite, j’ai ressenti de la joie dans mon cœur et la douleur s’est atténuée. J’ai partagé cette expérience avec les autres membres du groupe ce qui m’a permis de la mieux comprendre.  
    Peter (Géorgie): En général, je ne dors pas bien, pas plus de trois ou quatre heures par nuit. Ici, j’ai passé une nuit de sommeil ininterrompue. Je me sentais plus détendu mentalement et physiquement. Pendant les promenades, j’ai beaucoup apprécié la conversation et l’air frais. À mon retour, je décide d’intensifier mes efforts pour apprendre l’anglais, de faire plus d’exercice et de consacrer plus de temps à la méditation.
    Ken (Chine): Je suis très reconnaissant envers Dieu pour la beauté de ces derniers jours. C’est comme un aperçu du ciel et cela a focalisé mon esprit sur les choses qui sont importantes dans la vie. Lors de nos excursions, j’étais ravi d’être si près des lacs et de la mer. Je suis reconnaissant pour la générosité de cette communauté de sœurs. Pour moi, leur résolution d’inviter un étranger comme moi est un signe de la résurrection. J’ai adoré partager leur joie d’être dans la vie religieuse et leur forte foi en Dieu.
    Sherine (Congo): J’ai beaucoup apprécié ce séjour loin de Londres. Ayant mal à la jambe, je suis coincée chez moi sans aucune certitude de rester dans ce pays et je ne peux pas fixer de date pour l’opération que le médecin juge nécessaire. Au cours de ma prière ici, j’ai trouvé de l’espoir et la volonté d’attendre avec patience. J’ai vraiment apprécié ma propre chambre ici. Normalement, je dois nettoyer la maison dans laquelle on me donne une chambre. Ici, j’ai eu la paix et la tranquillité que j’aime. Je peux rentrer avec courage et confiance.
    Kathleen Diamond: Pour ma part, j’ai eu le privilège d’accompagner ces femmes et hommes du centre JRS et d’avoir un échange personnel avec eux. Leur joie face à ce que je prends souvent pour acquis – les collines, les moutons paissant dans les champs, le fait de disposer d’une chambre et d’un espace, le calme et la tranquillité – était pour eux un cadeau précieux. Ils ont été émerveillés et émus que certaines des sœurs qui les connaissaient depuis si peu de temps les appelaient par leur nom. Quel hommage important pour eux, alors que dans leur vie de demandeurs d’asile, chacun a le sentiment d’être un numéro.
    Kathleen Diamond

         

  • Campagne « Semer l’espoir pour la planète »  

    Nous savons tous qu’en 2015, le Pape François a écrit la lettre encyclique  « Laudato Sí’ »  sur la sauvegarde de la maison commune. Ce thème est de plus en plus d’actualité. L’Union Internationale des Supérieures Générales (UISG) reste très ouverte aux appels de l’Eglise et du monde. C’est pourquoi, en juin 2018, le conseil d’administration de l’UISG, grâce au Secrétariat de « Justice, Paix et Intégrité de la Création » (JPIC) et du « Mouvement Catholique Mondial pour le Climat », a lancé la campagne : « Semer l’espoir pour la planète ». Cette campagne a pour but de mettre en commun les efforts déployés par les religieuses dans la mise en pratique de Laudato Sí. Elle est liée à l’urgence d’une prise de conscience de plus en plus grande de se préoccuper du changement climatique et de son impact sur l’environnement et la société.
    L’UISG organise des rencontres et sessions à ce sujet. Elle a créé des personnes des contacts avec les Congrégations membres. Etant donné que le siège est ici à Rome, le Conseil général m’a demandé d’être cette personne pour la Sainte-Famille. Que dois-je faire ? Rien d’extraordinaire, sauf vous donner des nouvelles que vous recevez déjà à travers notre Site Web et vous conscientiser à vivre notre interconnexion avec toute l’humanité et toute la création ; à respecter et protéger notre maison commune. Comme Famille de P.B.Noailles, nous sommes en train de vivre un processus dans ce sens. C’est une confirmation que la vision cosmique est à intégrer dans tous les aspects de notre vie. Nous avons chacun(e), là où nous sommes, à donner notre contribution personnelle et communautaire aux cris de la planète. Les  réflexions organisées par l’UISG éveillent notre conscience en ce domaine.
    Le synode sur l’Amazonie tenu à Rome du 6 au 27 octobre 2019 est une des réponses au souci du monde, car il ouvre de nouveaux chemins pour une Écologie Intégrale. Il y a eu des rencontres organisées en dehors du Synode, ouvertes à tous. J’ai pu participer à certaines prières et réflexions. Cela a ouvert mon esprit et m’a aidée à prendre encore plus conscience de ma place dans l’univers. Etant tous interconnectés, ce que je vis affecte les autres et tout l’ensemble. J’ai apprécié les témoignages des missionnaires de l’Amazonie et des peuples autochtones.
    En parlant de l’Amazonie, un parallélisme a été fait aussi avec le bassin du Congo. J’ai été très touchée par les partages de plusieurs religieux et religieuses qui vivent dans la forêt d’Amazonie et dans le bassin du Congo. L’évangile n’a pas encore atteint la majorité des indigènes de l’Amazonie comme les pygmées de la forêt équatoriale du bassin du Congo. Ces peuples qui vivent principalement en lien étroit avec la nature, nous apprennent le sens du sacré et la sauvegarde de la terre. «Souvent, en détruisant la forêt pour des raisons purement économiques, nous utilisons la même violence contre les peuples ; et  en détruisant l’Amazonie, c’est l’avenir de notre humanité qui est en jeu », a déclaré un père synodal.
    Il y a là un appel au prophétisme et à la conversion pour nous tous habitants de la ‘maison commune’. L’engagement pris au Conseil de la Famille concernant  la planète est une opportunité pour nous membres de la Sainte-Famille de poser des actions concrètes pour une écologie intégrale.
    Marie-Pierre

  • L’histoire d’un hôtel méconnu

    David Victoria, négociant bordelais, naît et décède à Bordeaux (1730/1823). Propriétaire d’une indigoterie sur l’île de Saint-Domingue, la plus riche et la plus peuplée des îles françaises d’Amérique, en 1787, à son retour des Amériques, il fait à Bordeaux l’acquisition de deux vieilles maisons et de leurs jardins rue Sainte-Eulalie, aujourd’hui rue Paul-Louis-Lande. Sa fortune lui permit de se faire construire entre 1787 et 1791 un bel hôtel particulier classiquement entre cour et jardin. A sa mort, l’immeuble passe entre les mains de son épouse, qui était également sa nièce Rachel Victoria, et son fils André-Casimir. La veuve Victoria continuait d’habiter l’hôtel du même nom au 33, rue Paul-Louis-Lande à Bordeaux.
    La succession compliquée entraîna la mise en vente de l’hôtel le 8 mai 1855 sur licitation à la barre du tribunal d’instance de Bordeaux. Ce fut en fin de compte l’œuvre de la Sainte Famille fondée par l’abbé Noailles qui l’emporta.
    L’actuel propriétaire, l’association Le Levain, a acquis le bien en 1981 grâce à un prêt à taux zéro proposé par Mme Simone Noailles, alors adjointe du maire Jacques-Chaban-Delmas et présidente de l’association du Levain qui propose des logements temporaires à de jeunes travailleurs.
    En réunissant les numéros 29, 31 et 33 de la rue Paul-Louis-Lande, tout un ensemble en pierres de tailles fut constitué ; il est accessible par un passage d’entrée décoré d’une voûte à caisson, qui donne sur une cour intérieure. L’élévation principale du corps de logis ne manque de charme, avec ses consoles à trois rangs d’acanthe, ses ferronneries élégantes et son fronton unique.
    Le 19 septembre dernier, pour inaugurer la rénovation de l’Hôtel Victoria, au 33, rue Paul-Louis-Lande à Bordeaux, ils étaient tous là. Les présidents de la Région, du Département, de Bordeaux Métropole et le maire de Bordeaux ont salué le travail mené par le foyer de jeunes travailleurs Le Levain et ont promis d’investir plus d’argent pour répondre à la pénurie de logements pour les jeunes à Bordeaux.
    Source : Journal « Sud-Ouest »

  • Journée Vocationnelle au Burkina Faso

    Le 12 Mai 2019 nous, Soeurs Sylvie FINGILA et Marie-Josée MFULAYINGA, avions participé à la journée vocationnelle des jeunes à Koupela.
    Cette rencontre a réunie 100 jeunes autour de quatre Congrégations :

    – Les Soeurs de Notre Dame de la trinité (fondée en 1985) 
    – Les Soeurs de Jésus au temple (1962) 
    – Les Soeurs de l’Immaculé Conception d’Ouagadougou (1924)
    – Les Doeurs de Sainte-Famille de Bordeaux (1820)

    En effet, cette rencontre avait pour but d’aider la jeunesse de Koupèla, surtout ceux qui désirent servir le Seigneur, de connaître les Congrégations oeuvrant dans l’Archidiocèse en vue d’un choix effectif selon leur vocation.
    Chaque Congrégation avait expliqué en bref leur charisme et leur spiritualité. Nous, soeurs de la Sainte – Famille, étions contentes de partager notre vie Sainte – Famille : charisme, spiritualité, oeuvres, présence au monde ainsi que les cinq vocations Sainte – Famille.
    Nous leur avons aussi parlé de l’Exhortation Apostolique post synodale CHRISTUS VIVIT du pape François adressé aux jeunes.
    Etant nouvellement arrivées au Burkina Faso, cette expérience a soutenu notre élan missionnaire. Nous nous sommes appuyées sur le no 167 de l’exhortation du Pape François qui stipule : « Dieu aime la joie des jeunes et Il les invite spécialement à cette joie qui se vit en communion fraternelle, à cette allégresse supérieure de celui qui sait partager, parce qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir, et Dieu aime celui qui donne avec joie »
    Nous finissons avec cette recommandation : ne soyons pas sourdes aux cris des jeunes.
    Soeur Marie Josée MFULAYINGA
    Communauté de Baskouré/Burkina Faso

  • 18ème Forum National Catholique des Jeunes dans le diocèse de Gikongoro

     Le Forum était une assemblée des jeunes venant de neuf Diocèses du Rwanda et des pays voisins pour approfondir la foi chrétienne et étudier le thème proposé par les évêques : «  Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole. » Il s’est déroulé pendant 3 jours, du 25 au 28 Juillet 2019 dans le diocèse de Gikongoro, ville de Nyamagabe où nous sommes.
    Dans l’après-midi  du 24 Juillet, il y avait une ambiance d’accueil et  d’attente dans la ville de Nyamagabe. Les familles se sont rassemblées pour accueillir les jeunes qui devaient loger dans leurs maisons. Dans notre maison nous avons accueilli un bon groupe, parmi ces personnes il y avait des sœurs et un groupe d’Aspirantes Sainte Famille. Le nombre de participants était plus de 4000 jeunes et 250 prêtres, religieux et religieuses.  En étant sur place, notre communauté était chargée de différents services comme : liturgie, protocole, service à table. Grâces à nos jeunes (novices, pré-novices et aspirantes) nous avons pu répondre à tous ces besoins.
    L’inauguration du forum a été  faite par Mgr NZAKAMWITA Servilien, l’évêque de Byumba, chargée des jeunes dans la Commission Episcopale du Rwanda. Ils étaient présents, l’Archevêque de Kigali, le Nonce Apostolique, Mgr Célestin qui a présidé l’eucharistie  d’ouverture. Il y a eu la remise de la Croix portée  triomphalement avec les palmes et des fleurs par les Jeunes de diocèse de Cyangugu  au diocèse de Gikongoro. Cette Croix restera toute une année parmi nous, elle passera dans chaque paroisse du diocèse de Gikongoro.
    Parmi les initiatives il y a eu un concert d’un jeune chanteur, grand star du pays, différents forums, Chemin de Croix, rencontres intéressantes, un match de football entre les jeunes et les religieux et d’autres activités.
    Le prochain forum en 2020 sera célébré dans le diocèse de Kabgayi. Nous toutes dans la communauté, nous rendons grâce à Dieu pour cet événement ecclésial, qui nous a permis de vivre dans l’esprit de « L’Eglise, Famille de Dieu en Afrique » et  profiter de la formation qui répond aux besoins et la réalité de notre contexte.
    La communauté de Gikongoro