Auteur/autrice : AdminWp

  • A DIEU « DON EDUARDO »!

    Comme associé, il fut un homme cohérent qui partageait son amour de Dieu et de la Sainte Famille.C’était un charpentier, comme Saint Joseph : un homme juste…

    A DIEU « DON EDUARDO »,
    NOTRE GRAND AMI!

    “Une Famille qui s’aime, comme on s’aimait à Nazareth”… c’est de cette manière que commence l’hymne de notre Association dans les pays de langue espagnole.
    En me rappelant cette strophe, me vient au cœur une autre famille, celle d’un Associé laïc Sainte Famille du Paraguay, qui vient de nous quitter pour rejoindre le Père et « préparer un lieu » pour chaque membre de cette Sainte Famille de Bordeaux qu’il a tant aimé.
    Don Eduardo Mareco était charpentier et une sœur apostolique aimait l’appeler « notre Saint Joseph ».
    C’était un homme simple, de caractère joyeux et sympathique. Il fut l’un des premiers associés au Paraguay. Avec lui on ne pouvait être triste, toujours, il avait au bord des lèvres une blague, une plaisanterie à raconter.
    Il y a 14 ans il a fait un accident cérébro-vasculaire qui l’a cloué dans son lit jusqu’à ses derniers jours. Il n’avait plus aucune autonomie  et il fallait tout lui faire.
    Malgré tout ce que supposait cette maladie et ses conséquences, il ne perdit pas sa malice, son humour et il avait toujours un sourire à offrir à ceux qui venaient lui rendre visite.
    Lui seul appartenait au groupe des Associés, son épouse et ses enfants ne voulurent jamais en faire partie. Mais pendant toute la durée de sa longue maladie on pouvait noter l’influence qu’avait sur eux la vie spirituelle que cet homme si bon rayonnait.
    Ils ont donné le témoignage d’une famille qui s’aime, dans le moindre détail, dans chaque caresse, dans chaque bouchée de nourriture qu’ils portaient à sa bouche, dans les soins qu’ils apportaient à son corps pour qu’il souffre le moins possible les conséquences d’être alité tant d’années. Une de ses filles, le jour de sa mort m’a dit : « nous avons perdu notre  bébé », réellement ils le soignaient avec la même attention. Et cela, sans jamais manifester un geste de fatigue, au contraire on palpait un climat d’affection qui était contagieux et faisait qu’on respirait l’amour.
    Lorsque nous le visitions, nous notions sa joie de notre présence. Souvent il priait avec nous, sauf s’il n’était pas bien. Toujours il posait des questions sur les sœurs avec qui il avait été en contact et en qui il avait confiance, d’une manière spéciale Gloria et Geneviève et ses yeux s’illuminaient quand nous lui commentions qu’elles viendraient en visite au Paraguay ou qu’elles lui envoyaient le bonjour.
    Face à son lit, il avait une image du Bon Père. Et sa femme me raconta qu’un jour en faisant des rangements, elle oublia de la remettre à sa place. Quand il s’en rendit compte, il lui demanda où elle l’avait mise. Cela nous montre que Pierre-Bienvenu Noailles l’accompagnait en permanence et que Don Mareco se recommandait à son intercession. Dans la foi, nous savons qu’ils se sont déjà rencontrés et qu’ils continueront d’intercéder de manière spéciale pour l’Association de la Sainte Famille de Bordeaux
     Mirtha Fleitas (Paraguay)
    Nous voulons vous parler de notre frère Edouard Mareco: il fut un ami, un époux et un père exemplaire.
    Comme associé, il fut un homme cohérent qui partageait son amour de Dieu et de la Sainte Famille.
    C’était un charpentier, comme Saint Joseph : un homme juste qui répondait à sa vocation d’Associé en participant aux retraites, journées et à toutes les activités qui étaient organisées. Il vivait sa foi dans les actes, un homme extraordinaire, joyeux, attentif.
    Il était plein d’enthousiasme à l’idée de célébrer ses 70 ans et de faire la fête avec ses amis et sa famille quand survint la maladie.
    Dieu le bénit avec une épouse merveilleuse qui accomplit sa promesse matrimoniale : «  Dans les joies comme dans les tristesses, dans la santé comme dans la maladie, jusqu’à ce que la mort vous sépare ». Sûrement fut-elle inspirée par Jésus, Marie et Joseph.
    Quand nous le visitions, il nous reconnaissait et priait avec nous le chapelet.
    Nous sommes sûres que le Seigneur l’a pris dans sa Gloire et qu’il partage maintenant la Jérusalem céleste avec notre très vénéré Bon Père.
    Silvia de Ortiz y Reina de Ramírez (Grupo de Campo Grande- Paraguay)

  • ESCAPADE A MARTILLAC

    Ce matin-là, la Mère Trinité appelle ses compagnes.
    – Nous nous étions promis de faire une nouvelle escapade, mais cette fois, ce ne sera pas une sortie nocturne comme à Lorette, nous allons aller à Martillac.

    ESCAPADE A MARTILLAC

    Ce matin-là, la Mère Trinité appelle ses compagnes.
    – Nous nous étions promis de  faire une nouvelle escapade, mais cette fois, ce ne sera pas une sortie nocturne comme à Lorette, nous allons aller à Martillac. Il semble qu’il s’y passe des choses très intéressantes. La Mère Bonnat va nous accompagner, elle rêve de revoir ces lieux qui lui sont si chers ainsi que la Mère Nativité Trimoulet qui fut la première supérieure de cette maison. Mais je vous ai préparé une surprise…

    Les sœurs sont très  étonnées de ce qu’elles découvrent…des casques rouges sont alignés sur une table dans la pièce voisine…
    – Est-ce qu’il y a la guerre à Martillac ? –  s’étonne l’une d’entre elles –  Dans ce cas c’est dangereux… et je préfère rester.
    – Mais non, vous ne craignez rien ! Martillac est en travaux et on ne peut pénétrer sur le chantier que protégé. Ce sont les règles de sécurité.
    – Les règles de sécurité, nous n’avions pas cela dans notre coutumier… De notre temps, on ne faisait pas tant d’histoires. Vous vous souvenez les travaux de l’île qui ont duré plus de deux ans. Quel ouvrage ! Seul quelqu’un d’entreprenant comme notre Bon Père pouvait mener à bien ces travaux. J’espère que nos sœurs aujourd’hui sont bien conseillées…

    – Assez de discours, dépêchons-nous…. Nous allons essayer les nouveaux moyens de transport en commun. J’ai entendu Sœur Marie Paule dire que rien n’est mieux que le tram. Et ensuite nous prendrons le bus jusqu’à la Cave puis nous continuerons à pied.
    – Jusqu’à la cave ? s’étonne l’une des sœurs… Mais de quelle cave parlez-vous ? Tout cela me paraît bien étrange, avant nous nous arrêtions au relais du Bouscaut pour reposer les chevaux…
    – Il faut vous moderniser. La Cave est le nom qu’ils ont donné à l’arrêt de bus. Un drôle de nom, j’en conviens,  mais ils disent que cela fait couleur locale en ce lieu de  vignobles…  
    Les sœurs ont coiffé le casque sur leur voile, et hardiment, elles se mettent en route…
    Quelques heures plus tard…Nous les retrouvons assises sous le grand cèdre. Elles sont un peu fatiguées d’avoir monté et descendu, parcouru tous les étages mais toute émoustillées par leurs découvertes.

    – Vous avez vu ce nouveau bâtiment entre les deux maisons complètement reconstruit… J’ai entendu un ouvrier dire qu’ils allaient mettre des panneaux solaires. Vous savez ce que c’est ?
    – Je crois que l’on capte l’énergie du soleil mais je ne sais pas bien comment ça marche, il faut que nous continuions de suivre les cours au lycée sainte Famille sur le développement durable et les nouvelles énergies, c’est tellement passionnant ! dit la Mère Bonnat.
    – Ils vont aussi relier la maison à la chapelle ainsi on évitera les ventouses et les cataplasmes en hiver…

    – ça alors, quel changement ! Quand je pense à notre installation  – dit la mère Nativité Trimoulet – C’était le 14 novembre 1831, parties le matin, nous sommes arrivées à 5h de l’après-midi. Il faisait déjà nuit et lorsque nous avons allumé la chandelle nous n’avons découvert que des toiles d’araignées. La maison était très délabrée et pour supporter les rigueurs de l’hiver nous employions notre récréation à ramasser des pommes de pin et à faire des fagots pour nous chauffer. Nous avons aussitôt planté des haricots et des pommes de terre… Maintenant toujours plus de confort est nécessaire. Ils disent qu’il faut «  se mettre aux normes »
    – Mais, l’interrompt la Mère Saint Bernard, la propriété y gagne et elle n’a cessé d’embellir, et je vois qu’aujourd’hui encore les sœurs  n’ont pas oublié ce souhait de notre Bon Père : «  Courage, enfants, disait-il, plantez, alignez, décorez cette chère Solitude pour mes filles à venir, vous ferez plaisir à votre Bon Père. »
    – Elles n’ont pas oublié non plus le projet de cette maison qui a toujours été un lieu de ressourcement. Moi j’aime bien leur manière de le formuler pour aujourd’hui et je crois que notre Bon Père doit se retrouver en ses filles :
    « Offrir à toutes et à tous un « chez nous » dont la porte s’ouvre sur un grand jardin sacré d’où jaillit une source, celle de l’esprit de Dieu seul.
    Chacun pourra s’y désaltérer, y puiser une énergie nouvelle et la rayonner. »

    – Regardez le potager revit, vous avez vu ces salades et ces radis, ces concombres, haricots, tomates…la terre donne en abondance… Mais où est la Mère Bonnat, c’est bientôt l’heure de partir. Il paraît que les bus sont à l’heure, ce n’est pas comme de notre temps …
    Les Sœurs partent à la recherche de la Mère Bonnat et elles la découvrent à l’Ermitage. A l’étage, elle a rouvert son herbier et est en train de le compléter avec les fleurs de la jachère qui étalent leurs couleurs tout près du potager.

    – Le temps a été trop court mais nous reviendrons. J’ai entendu dire que nous ne sommes pas au bout de nos surprises…on m’a parlé d’un cep de vigne mais chut … je n’en dis pas plus…

  • HAITI : « Un peuple qui souffre, où l’espérance continue à vouloir germer… »

    Je commence ce partage avec les paroles d’un jeune haïtien, étudiant de seconde année de théologie, qui a perdu dix compagnons lors du tremblement de terre du 12 janvier. Il a été quinze heures sous les décombres, a été amputé d’une jambe et n’a parlé pour la première fois de son expérience qu’après trois mois.

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    HAITI : « Un peuple qui souffre, où l’espérance continue
    à vouloir germer… »

    Je commence
    ce partage avec les paroles d’un jeune haïtien, étudiant de seconde
    année de théologie, qui a perdu dix compagnons lors du tremblement
    de terre du 12 janvier. Il a été quinze heures sous les décombres,
    a été amputé d’une jambe et n’a parlé pour la première fois
    de son expérience qu’après trois mois. Il dit : «  quand quelqu’un
    me parle de douleur et de souffrance, je peux comprendre, je sais ce
    qu’est souffrir ». 
    Les paroles
    et l’expérience de ce jeune me rappellent le texte de l’évangile
    de Marc où Jésus voit une grande multitude et a compassion parce qu’ils
    étaient comme des brebis sans pasteur. (Mc 6,34) C’est ainsi que
    l’équipe envoyée par le Conseil Missionnaire National (Comina) et
    formée par  Sr Geni de Santos Camargo, sfb, présidente de 
    la commission régionale des religieux de San Paolo, (CRB) , du Père
    José Altevir, secrétaire de la COMINA-CRB et par moi-même, nous avons
    regardé les personnes que nous avons visitées dans les villes de Haïti. 

    Notre visite
    a duré douze jours avec comme objectif de voir la possibilité 
    d’envoyer une communauté intercongrégationnelle  en conformité
    avec le projet missionnaire de solidarité de l’Eglise du Brésil
    qui, dans cette situation difficile du peuple haïtien désire être
    une présence fraternelle, solidaire, accueillante et évangélique.
    Je puis vous assurer qu’il est impossible de toucher cette terre sans
    partager la douleur et la souffrance de ce peuple. 

    Historiquement,
    nous connaissons la résistance, la lutte, la situation d’abandon
    dans laquelle ils vivent. Les quelques secousses secondaires du terrible
    tremblement de terre furent suffisantes pour ajouter douleur et
    souffrance
    à la vie de ces personnes. La situation dans laquelle vit actuellement
    le peuple de Haïti est scandaleuse et crie vers le ciel. 

    Toute la ville
    de Puerto Principe et Leogne et Jacmel que nous avons visitées sont
    pratiquement encore dans l’état où les a laissées le tremblement
    de terre. Une scène difficile à décrire et à oublier. Les Haïtiens
    qui ont survécu, en plus des pertes , totales pour quelques-uns
    (famille,
    maison, papiers et autres) sont encore obligés de vivre en disputant
    le territoire avec plus de trois mille ONG et  cela au milieu des
    décombres, de la poussière, des  ordures. Dans une situation
    d’indigence c’est le manque d’attention et la paralysie de toute
    action sociale et politique. 
    Après tout
    ce que j’ai vu et entendu en Haïti , j’affirme que comme chrétiens, 
    les RELIGIEUX, nous ne pouvons laisser tomber dans l’oubli cet événement
    et nous habituer à cette situation… 
    En faisant
    l’expérience de célébrer la Semaine Sainte avec ce 
    peuple, j’ose dire que « nous avons traversé la nuit obscure de
    l’injustice ».
    La situation d’extrême pauvreté du peuple haïtien est trop amère !
    La fatigue, la peur et aussi la mort de nombreux leaders, la voracité
    des loups, l’absence du sens de la vie, le sous-développement, la
    répression, la vie menacée sous toutes ses formes , la Vie qui ne
    peut vivre,, tout crie vers celui qui est la VIE. 

    C’est une
    croix douloureuse et persistante qui pèse sur ce peuple. Nous constatons
    une fois de plus que pour les pauvres, la mort est précoce, injuste
    et compagne de tous les jours pour de nombreuses familles. 

    Je termine
    en disant que je crois au pouvoir transformateur et libérateur de
    l’Evangile.
    Le peuple haïtien face à cette situation , cultive encore la joie
    au milieu de tant de tristesse et de déception. Prochainement nous
    partirons pour Haïti  comme Eglise du Brésil. Nous comptons sur
    la prière, le soutien et la solidarité pour la nouvelle communauté
    intercongrégationelle que nous y formerons.
    Sr Antonia
    Mendès Gomes,ndc
    Secrétaire
    nationale – Projet Mission
    (Revue
    CONVERGENCIA,
    Juin 2010, n°432)

  • PRÉPARATION DU CONSEIL DE FAMILLE

    Il a été créé afin de maintenir et d’approfondir notre esprit commun, de promouvoir la communion entre les différentes vocations et assurer leur vitalité. C’est l’unique organe de décision en ce qui concerne les questions qui touchent l’ensemble de notre Famille.
    PRÉPARATION DU CONSEIL DE FAMILLE A Rome se sont réunis les leaders des diverses vocations de notre grande Famille : Maria Dolores Pérez-Plé : Responsable Générale de l’Institut SéculierBernadette Taurinya : Vicaire Générale des Sœurs ContemplativesAntonio Garrido : Représentant du Comité Intercontinental des Associés laïques.Maria Carmen Vilardell : Conseillère Générale Apostolique, représentant Margaret Muldoon (Supérieure Générale de l’Institut Religieux) LE CONSEIL DE FAMILLE : CE QU’IL EST et SON BUT  Il a été créé afin de maintenir et d’approfondir notre esprit commun, de promouvoir la communion entre les différentes vocations et assurer leur vitalité. C’est l’unique organe de décision en ce qui concerne les questions qui touchent l’ensemble de notre Famille.Depuis 1970, date où ont commencé à se réunir les trois groupes de vie consacrée jusqu’à aujourd’hui, notre Famille a parcouru un long processus, notre histoire continue à se développer et nous constatons avec joie que nous marchons ENSEMBLE comme Famille. Le Conseil de Famille se réunit tous les 4 ans et est formé des Conseils Généraux de la vie consacrée (Séculières, Contemplatives et Apostoliques), du Comité Intercontinental des Associés laïques et de la présence de Prêtres invités étant donné qu’ils n’ont pas encore une structure officielle qui les représente.(Cf. Lettre du Conseil de Famille à tous les membres dans « Point de Rencontre » n°3-2005- p.105) Aujourd’hui, cette équipe à la tâche de préparer le prochain Conseil de Famille qui aura lieu ici, à Rome, du 13 au 18 janvier 2011. Une bonne préparation est la clé d’une bonne réunion.Nous demandons vos prières pour que le prochain Conseil de Famille soit : « une expérience dans la recherche d’un chemin que nous parcourons ensemble, à l’écoute de la voix de l’Esprit active dans notre marche comme « Famille en Mission », dans la réalité de notre Église et du monde d’aujourd’hui. »  (Sr Margaret Muldoon, lettre à l’Équipe de préparation du Conseil de Famille – juin 2010)            

  • ESCAPADE NOCTURNE AU LYCEE SAINTE-FAMILLE DE BORDEAUX….

    Par une chaude soirée de juin …Les premières sœurs de Lorette s’interrogent : « Vous avez dit noctiluque ?
    ESCAPADE NOCTURNE AU LYCEE  SAINTE-FAMILLE DE BORDEAUX….
    Par une chaude soirée de juin …Les premières sœurs de Lorette s’interrogent :
     « Vous avez dit noctiluque ?  un mot bien étrange pour qualifier un jardin… Je ne l’avais jamais entendu … Il faut dire qu’aujourd’hui le vocabulaire a tellement changé…
    – Il faudra que nous interrogions la Mère Bonnat… A moins que l’idée ne soit de notre Bon Père…Il aime tant rêver, se projeter dans le futur qu’il a peut-être inventé  ce mot…que les jeunes ont repris ce soir…Il en est bien capable.
    – Mais non, regardez, j’ai trouvé ce mot dans le dictionnaire :
    Noctiluque : Petit animal marin rendant la mer phosphorescente la nuit. Sorte de ver luisant, il émet dans l’obscurité une lueur scintillante… Cela doit être bien joli !
    – moi je n’en ai jamais vu… Mais qu’est-ce que cela a à voir avec notre jardin ?
    – Attendez, j’ai aussi trouvé : une fleur ou un animal sont dits « noctiluques » lorsqu’ils répandent de la lumière dans l’obscurité …
    – Oui, mais  cela ne me dit toujours pas ce qu’est un jardin noctiluque…
    –  J’ai écouté la conversation d’un petit groupe de lycéens et je pense que cela a quelque chose à voir avec la mise en lumière, la mise en valeur du jardin. J’ai entendu dire qu’il y a tout un projet.
    – Vous voulez dire que ces jeunes ont décidé de réhabiliter notre parc. Oh, j’imagine que notre Bon Père ne manquera pas le spectacle de ce soir, lui qui aime tant la nature et particulièrement les arbres…
    – Vous avez vu, il y a déjà du monde, vite prenons place pour regarder le spectacle…
    – Mais non, laissez vos chaises, le spectacle se déplace dans tous les coins du jardin… On m’a dit qu’il y avait des acrobates… Je sens déjà monter mon adrénaline…
    – votre quoi… ?
    – Moi cela ne m’inquiète pas trop  puisque c’est avec la compagnie des enfants du paradis…je me sens en sécurité…
    – Vous ne voulez pas vous promener un peu en attendant que la nuit soit complètement tombée.
    Les sœurs se promènent dans les allées…
    – Vous vous souvenez, lorsque nous sommes arrivées ici…c’était en 1822 quelques mois après le Miracle eucharistique de la rue Mazarin. La maison nous semblait un palace. Nous avions été si à l’étroit jusque-là.
    – C’est à ce moment-là que nous avons décidé de nous mettre sous le patronage de « Notre Dame de Lorette »
    – Ces arbres étaient déjà là : ce cèdre monumental, ces magnolias, ces chênes, ces tilleuls…Quelle merveille de voir qu’ils existent encore malgré tout le désastre provoqué par ce qu’ils appellent aujourd’hui d’un mot désagréable que nous ne connaissions pas: la pollution… Il paraît qu’il y en a de plus en plus. Où est le bon air d’antan ? Notre Bon Père aimait se promener dans le parc qui avait un caractère tout à fait romantique…je le revois parcourant ces allées.
    Soudain Noémie Gautier s’arrête…
    –  Vous entendez la musique, il semble que le spectacle commence, cette fois…Mais qu’est-ce que j’aperçois… ? Quelqu’un cherche à entrer dans ma chambre en passant par la fenêtre…oh ça alors…De notre temps on avait plus de respect…Allons prévenir le directeur…
    – Attendez…mais est-ce que je rêve ?  Ils sont plusieurs à faire des acrobaties sur le mur, ils n’ont vraiment pas peur…
    – Cela doit faire partie du spectacle. Sur le programme ils parlaient de « théâtre vertical ».Moi j’aurais aimé en faire autant, on doit éprouver de telles émotions à se lâcher ainsi dans le vide
    – Et regardez : sur les plus hautes branches des arbres, il ya des élèves…De notre temps, c’était interdit de grimper…mais maintenant tout est permis…oh mais c’est beau, ce qu’ils font …j’espère qu’ils ne vont pas tomber…Je n’en reviens pas…ils se promènent d’arbre en arbre, venez, suivons-les…
    – Chut, écoutez, c’est notre histoire qu’on raconte, ils ne nous ont donc pas oubliées…
    – Approchons-nous, c’est tellement beau ce qu’ils disent de la terre qui porte en son sein le processus du vivant…sur l’humus et l’humain qui ont une racine commune…la Mère Bonnat se réjouirait du talent poétique de ces jeunes si elle était là. Admirez cette créativité, cette capacité de nous faire vivre simplement avec du papier kraft, un texte, de la lumière, des instruments de musique, une voix, les métamorphoses de la vie déstabilisée par les humains.
    – Ils ont dû beaucoup travailler pour monter un tel spectacle. Mais vous comprenez, vous, ce qu’ils font dans ce lycée ? J’ai lu la brochure et je n’y comprends pas grand-chose à toutes ces sciences modernes qu’on leur enseigne, vous savez, vous, ce que c’est la domotique ?
    – Non, mais il faut bien qu’ils évoluent  avec leur temps…En tout cas ils sont 650 élèves et moi ce qui me plaît c’est leur projet de réhabiliter le parc. Ils ont planté de nouveaux arbres, terminé le ratissage et planté une haie pour attirer les oiseaux et les insectes. Ils vont rafraîchir les bosquets et clôturer une friche avec des bois flottés où la végétation retrouvera ses droits, ça s’appelle « un climax »…
    – Vous en savez des choses…
    – oui, j’ai lu cela dans Sud-ouest et un professeur m’a expliqué.
    – Ils veulent aussi créer une prairie de fleurs vivaces comme à la Solitude. Cela va mettre de la couleur et de la beauté.
    – Mais où prendront-ils l’eau ? il n’y a plus le puits de jadis…
    – Il parait que les jeunes vont installer un système d’irrigation, vous savez comment ça marche ?
    – Non, il va falloir que nous suivions leurs cours pour en apprendre un peu plus.
    – Moi j’irai avec mon dictionnaire parce qu’avec tous ces nouveaux mots : écologie, vision cosmique, biodiversité, développement durable, je m’y perds un peu. Mais tout cela me semble passionnant… Voir ces jeunes qui pensent au futur, qui préservent le patrimoine que nous leur avons laissé, c’est plein d’espérance.
    – Allez, venez, il se fait tard…nous reprendrons cette conversation demain et nous verrons quelle nouvelle petite escapade nous pouvons organiser pour nous tenir à la page, comme on dit maintenant.

    Le 5 juin, journée de l’environnement, dans le cadre des Rendez-vous au jardin les élèves du Lycée Sainte –Famille anciennement Notre Dame de Lorette, ont présenté un spectacle son et lumière qui a choisi pour thématique : » théâtre vertical et jardin noctiluque ». La communauté  de Martillac et plusieurs autres sœurs de la Sainte-Famille avons répondu à l’invitation et avons été émerveillées par la qualité de cette manifestation.

     

  • l’occasion de 190 ans de notre Fondation

    A l’occasion de 190 ans de notre Fondation, nous venons rendre grâce à Dieu pour la force prophétique de notre charisme dans notre monde aujourd’hui : la Communion …
    190 ans de notre Fondation au Congo Bien chères sœurs, A l’occasion de 190 ans de notre Fondation, nous venons rendre grâce à Dieu pour la force prophétique de notre charisme  dans  notre monde aujourd’hui : la Communion … « Être et faire Famille », c’est pourquoi nous faisons de nos communautés les lieux où toute personne est accueillie. Aussi nous disons merci à Notre Dame de toutes Grâces qui a guidé notre Fondateur dans l’accomplissement de cette œuvre pour la gloire de Dieu Seul. Oui ! C’est un grand jour pour nous au Congo, qui se passera dans le recueillement et l’action de grâce. Le recueillement pour revoir et intérioriser notre histoire Sainte-Famille en général et en particulier au Congo. Nous rendons grâce à Dieu pour la personne de Pierre Bienvenu Noailles, pour les grâces qu’il a reçues. Son œuvre « est charité, amour et bonté ». Nous retrouvons dans son charisme notre propre sanctification et celle de nos proches. C’est dans le recueillement que nous rappelons l’action de Pierre Bienvenu Noailles dans notre Délégation. Et nous prions pour l’avancement de son procès de béatification.  Que notre Dame de Toutes Grâces continue à nous inspirer et à nous montrer la route à suivre, en fidélité avec notre charisme. Nous sommes unies à tous les membres de notre grande Famille. Sœurs de la Délégation du Congo  

  • ENGAGEMENT DE LA COMMUNAUTÉ DE BRADFORD

    Bradford, situé à l’ouest du Yorkshire est un District Métropolitain du Royaume Uni. Il compte une population de 467.665 habitants selon le recensement de 2001. Le groupe ethnique le plus nombreux se compose des blancs 78% suivi des Pakistanais 15% , des ressortissants de l’Inde 3% , du Bangladesh 1% , de l’Afrique et Caraïbes 1% et de1,5% de population mixte.
    ENGAGEMENT DE LA COMMUNAUTÉ DE BRADFORD DANS UNE ZONE MULTICULTURELLEBradford, situé à l’ouest du Yorkshire est un District Métropolitain du Royaume Uni. Il compte une population de 467.665 habitants selon le recensement de 2001. Le groupe ethnique le plus nombreux se compose des blancs 78% suivi  des Pakistanais 15% , des ressortissants de l’Inde 3% , du Bangladesh 1% , de l’Afrique et Caraïbes 1% et de1,5% de population mixte. Les chrétiens représentent les 60,1 %, les musulmans 16,1 %, les hindous 1,5%, les sikhs 1%, les bouddhistes 0,1%, les Juifs 0,1%, 13,3 % se déclarent athées et 8,1% ne se prononcent pas.LES REFUGIESDans la ville cohabitent 60 nationalités différentes ; certains demandent l’asile politique, d’autres sont des réfugiés venus de zones de guerre, en particulier  de l’Afrique, de l’Irak, de l’Afghanistan et des diverses parties de l’Asie dont le Pakistan et le Sri-Lanka.Notre mission comme sœurs de la Sainte-Famille est accueillir, appuyer, aider ceux qui demandent l’asile et les réfugiés. Aussi, nous travaillons comme bénévoles dans les divers Centres de la ville, nous y écoutons des histoires tragiques et nous essayons d’y apporter une réponse. Chaque jeudi matin, Céline travaille dans un Centre d’accueil et d’informations où elle rencontre de nombreux demandeurs d’asile à peine arrivés à Bradford. Ces personnes se trouvent dans une position très vulnérable, ils ont besoin de conseils et d’une aide financière pour louer un appartement. Céline en a rencontrés beaucoup de son propre Pays, le Sri-Lanka, elle les aide pour les traductions, leur offre les conseils et l’appui dont ils ont besoin. On a créé un groupe pour les enfants des demandeurs d’asile et Céline fait partie de ce groupe. Teresa va à tour de rôle comme volontaire, dans un Centre pour femmes qui demandent l’asile avec leurs enfants. C’est une occasion pour les aider, les soutenir et créer une amitié dans un lieu sûr et  paisible. Là on connaît leurs besoins et nous les orientons vers les organismes adéquats. Il y a aussi à leur disposition un vestiaire et autres affaires pour la maison. Une fois par mois, comme communauté, nous cuisinons pour ceux qui viennent au Centre ; ils reçoivent là un repas gratuit et les informations qu’ils demandent. Les divers groupes responsables préparent à tour de rôle le repas. Ces dernières années nous nous sommes beaucoup battus pour obtenir que Bradford devienne une « ville-refuge ». Il existe un mouvement national, qui a commencé en 2007, qui a pour but de construire une culture de l’hospitalité pour les personnes qui cherchent un refuge au Royaume-Uni. Nous appuyons totalement cette initiative en assistant aux réunions publiques comme les fêtes de la Semaine du Réfugié ou en participant au festival annuel d’Asie, « La Mela ». L’année dernière Teresa a chanté des chansons en sésotho dans un stand, sur la place de la ville, avec les Réfugiés des divers pays, heureux de l’accompagner avec leurs instruments de musique. Nous aidons aussi les familles et nous les mettons en contact avec les services locaux et avec d’autres personnes qui peuvent, en quelque chose, les aider. Il y a urgence de créer une amitié avec les familles qui demandent l’asile au Ministère de l’Intérieur et qui espèrent une réponse. Maria aide plusieurs de ces familles. Actuellement   elle accompagne une mère célibataire de Somalie, victime, comme beaucoup d’autres, de « la traite des femmes ». Malheureusement, ses deux enfants sont restés dans un camp, en Somalie et elle n’a plus communiqué avec eux depuis 5 ans. Mais, avec l’aide de la Croix Rouge elle a pu les contacter par téléphone. Son rêve est de pouvoir être, un jour, réunie avec eux. Certains demandeurs d’asile reçoivent une aide financière sous forme de reçus, soit 35 £ par semaine, somme insuffisante pour subvenir à des nécessités importantes, comme : tickets de bus, cartes de téléphone, articles d’hygiène … Ceci fait qu’ils demeurent isolés et ne peuvent accéder aux  services des divers réseaux que leur proposent les bénévoles. Depuis le 11 septembre 2001, les leaders de 7 différentes religions : chrétienne, musulmane, hindoue, sikh, bahaï, juive, ont commencé à se réunir le 11 de chaque mois pour prier pour la paix. Nous participons à cette prière dans la mesure du possible, nous nous unissons aussi à la marche interreligieuse. Beaucoup de nos voisins sont des Pakistanais musulmans. Ils sont devenus de grands amis et nous invitent aux grandes occasions comme la fin du Ramadan où l’on récite des prières spéciales et où l’on partage le repas. Le mois dernier ils nous ont invitées à un mariage qui s’est prolongé pendant 10 jours.  NOTRE COMMUNAUTÉ   – ÉCOLES PAROISSIALES  ET DE L’ÉTAT – Notre maison se trouve à l’ouest de la ville de Bradford, un quartier riche de diverses origines et cultures. Il y a des familles du Nigéria, de la République Démocratique du Congo, du Zimbabwe, des Philippines, de l’Inde, du Pakistan, du Sri-Lanka, de l’Europe de l’Est : Russie, Hongrie, Pologne, Georgie. Nous sommes insérées dans cette communauté humaine qui nous offre beaucoup d’opportunités à différents niveaux et qui nous rappelle que nous appartenons tous à une grande famille.  Nous gardons le contact avec eux à travers l’école de l’État et celle de la paroisse. Nous travaillons comme aides dans les collèges de l’État en donnant des cours d’anglais aux immigrants pour qui l’anglais est une seconde langue. Nous terminons par cette citation d’un livre de Sallie McFague : « Un nouveau climat pour la théologie» : « La dignité des êtres humains et l’intégrité de la création imposent en premier lieu à notre volonté d’affirmer la valeur de toute vie, mais non seulement la nôtre, ni celle de notre race, espèce, classe sociale, religion ou pays. Comme les saints nous avons à vivre un amour universel qui ne connaît pas de limites, un amour qui devient de plus en plus accueillant. » Céline, Teresa et MariaCommunauté de Bradford    

  • Leaders du Conseil Européen des Religions

    Du 26 au 28 avril, j’ai participé à Istanbul (Turquie) à la rencontre des leaders du Conseil Européen des Religions. Ce Conseil fait lui-même partie du réseau global des Religions pour la Paix.
     

    Rencontre des leaders du Conseil Européen des  Religions (ECRL) 

     
     
     
    Du 26 au 28 avril, j’ai participé à Istanbul (Turquie) à la rencontre des leaders du Conseil Européen des Religions. Ce Conseil fait lui-même partie du  réseau global des Religions pour la Paix.

    Le Conseil Européen est formé de 5 représentants de l’Islam (le grand Mufti de Bosnie et d’autres imams), 5 représentants juifs (le grand rabbin de Russie et d’autres), 5  représentants de religion Protestante (un évêque luthérien de Norvège et d’autres protestants venus d’Allemagne), 5 représentants Catholiques  (le cardinal Danneels,  l’évêque de Créteil  …), 5 représentants de l’Église Orthodoxe ( l’archevêque de Russie  et l’évêque de Grèce …) et  5 représentants de religions minoritaires en Europe  ( Zoroastrisme, sikhisme, bouddhisme, hindouisme). Tous avec  un objectif commun : dépasser les frontières des religions pour travailler pour la paix et la réconciliation. 

    Un Conseil majoritairement masculin,  mais qui s’est donné comme objectif, pour l’avenir,  que  l’un des membres, au moins, de chaque confession, soit une femme ; je suis pour l’instant la seule femme  membre du Conseil ; il y avait aussi deux autres femmes qui participaient comme adjointes, toutes deux catholiques.

    Certainement, la diversité et la responsabilité des membres présents  indiquent le sérieux et l’importance de ce Conseil. Le dernier jour, une  commission de ce Conseil, dont je fais partie, a été reçue par le Patriarche de Constantinople qui est le patriarche œcuménique de l’Église orthodoxe ; la rencontre a été fraternelle  et significative,  et,  pour moi, elle a été une expérience unique d’Église plurielle.

    Le thème de la rencontre était : « Dans ce  carrefour (européen) où nous vivons : justice, égalité, partage comme bases pour une culture de la paix » ; dans une Europe où  affluent  une multiplicité de civilisations, cultures et religions, il est urgent de faire  des efforts vers le dialogue et  la tolérance.
     
     

    Pour moi cela a été une expérience immensément riche, où je découvrais que l’ouverture, le dialogue critique et honnête, le respect profond des différents croyances et l’accueil des différences, primaient dans notre rencontre.

    On sentait un esprit commun, un sens profond du sacré, une recherche, ensemble de Dieu, au milieu d’un monde pluriel et divers, un  partage de la foi  qui va bien au-delà des manifestations extérieures.

    Si notre expérience de Dieu est  l’expérience du Dieu qui appelle à la Vie, nous devons nous mettre à l’œuvre et transformer nos croyances en un dialogue concret de faits de vie.

    Une fois de plus le sens de la parole « communion » s’est amplifié, dilaté, enrichi. L’appel au dialogue interreligieux  nous presse, car au nom de la foi et des croyances  nous sommes en train de briser des liens, de créer des barrières, d’élever des murs, et de séparer des frères et sœurs … C’est pourquoi de cette rencontre du Conseil  Européen est née la déclaration d’Istanbul sur la Tolérance. C’est notre engagement  pour  la Justice, l’Égalité, et le Partage.

    Là, nous nous sommes engagés, au niveau individuel et comme groupe, à traduire nos attitudes de tolérance en actes réels de tolérance. Je crois sincèrement que notre vision et notre appel à vivre la communion avec tout le créé sont étroitement liés avec cet engagement  pour l’unité, la tolérance, le respect sincère, le travail pour la justice et l’égalité, afin que tout se transforme en un chemin de Paix pour notre monde.

    Marian Murcia
    Communauté Générale – Rome

     
     DÉCLARATION D’ISTANBUL SUR LA TOLÉRANCE NOTRE ENGAGEMENT POUR LA JUSTICE, L’ÉGALITÉ ET LE PARTAGE  

     
     
     
     
     
     

  • L’Assemblée Plénière de l’UISG

    Du 7 au 11 mai prochains aura lieu à Rome l’Assemblée Plénière de l’UISG ( Union Internationale des Supérieures Générales)

    Du 7 au 11 mai  prochains aura lieu à Rome l’Assemblée  Plénière de l’UISG ( Union Internationale des Supérieures Générales)

    Le thème choisi est celui-ci : 

    Buvant  « à la fontaine qui jaillit et coule,
    même si c’est de nuit ».
    (St Jean de la Croix)

     

    Ce thème se réfère aux deux caractéristiques essentielles de la Vie religieuse : la mystique et la prophétie. 

    Dans une lettre adressée aux Supérieures Générales du monde entier, la Présidente de l’UISG,  présente  ainsi ce thème : 

    « La vie religieuse se trouve aujourd’hui dans une situation de recherche profonde, de créativité,  et d’émondement. L’Esprit qui demeure en nous,  nous abreuve sans cesse avec l’eau de la Source qui toujours jaillit. Nous sommes attirées et emportées par un amour qui nous appelle à  recouvrir  de  la lumière prophétique les situations d’obscurité  et à vivre  avec courage en de nouveaux horizons. Le futur de la vie religieuse c’est vivre  pleinement notre ardent désir mystique et notre  traditionnel appel à la prophétie. » 

    Si vous êtes intéressées de suivre cette rencontre, vous aurez chaque jour des nouvelles sur les sites :  

    www.uisg.org
     www.vidimusdominum.info

     
    Sœur Margaret MULDOON
    Supérieure générale

     
     

  • 75 ans fondation de Vankalai

    Vankalai est une ville de pêcheurs et d’agriculteurs, située dans le district de Mannar, au nord du Sri-Lanka, au large de la côte de Nanattan. À l’ouest elle est limitée par l’Océan Indien. Plus au nord se trouve l’historique sanctuaire de Thiru Ketheeswaram.

     75 ANS FONDATION DE VANKALAI

     
    Vankalai est une ville de pêcheurs et d’agriculteurs, située dans le district de Mannar, au nord du Sri-Lanka, au large de la côte de Nanattan. À l’ouest elle est limitée par l’Océan Indien.  Plus au nord se trouve l’historique sanctuaire de Thiru Ketheeswaram. Les habitants pratiquent la pêche et l’agriculture, mais les branches éducatives et professionnelles  y sont aussi traditionnellement  importantes.  Vankalai compte un nombre important de professeurs, de fonctionnaires du gouvernement et d’autres professionnels ; beaucoup  de prêtres et  de religieuses.

    Vankalai est une ville chrétienne où les catholiques représentent les 99% ; la minorité est composée de Protestants et d’autres groupes. C’est une des villes les plus importantes de Mannar ; elle compte  environ 8.000 habitants.
    L’invasion portugaise et la destruction des territoires tamouls entre 1505 et 1658, ont été la cause que Mannar et d’autres agglomérations comme Vankalai se sont converties au christianisme. Dans le centre de Vankalai se trouve une église catholique énorme et très antique appelée « Notre Dame de l’Église de St Anne ». L’Église de Ste Anne fut construite pendant la période coloniale portugaise et elle représente un événement important dans l’histoire de Vankalai.

    Si nous regardons  les 75 années de présence de la Sainte-Famille à Vankalai, nous sommes envahies par des sentiments  de reconnaissance et de joie pour  ce qui a été vécu , toujours  dans un esprit de famille et d’unité. Résumons rapidement  la longue histoire de la présence de la Sainte-Famille dans ce lieu : Les Soeurs sont arrivées à Vankalai en 1935 à l’appel du Père  Soosaithasan, religieux  Oblat de Marie Immaculée, curé de la paroisse. Les  trois fondatrices de la communauté étaient les sœurs Monica, Luisa et Alphonse, des femmes fortes ayant les pieds sur la terre. Leur principal apostolat était l’éducation ; elles s’efforçaient de transmettre les valeurs chrétiennes dans la société  et de donner une formation intégrale aux jeunes.

    Les écoles élémentaires du Christ Roi acquirent  beaucoup de prestige et dans la même année elles purent donner une éducation très soignée à la fois  aux petites filles de Vankalai et à celles des alentours. Leur style de direction et leur discipline attirèrent beaucoup d’étudiantes qu’elles maintenaient  dans un bon niveau,  en leur transmettant leurs orientations et leur esprit. On appréciait beaucoup les services  de nos sœurs. 

    Leur témoignage de vie  et leur esprit de service ont  marqué les jeunes ;  beaucoup  ont embrassé la vie religieuse  dans la Sainte-Famille  ou dans d’autres congrégations et plusieurs ont voulu être  missionnaires. Ceci témoigne combien nos sœurs ont travaillé sans compter pour le peuple de Dieu. C’est pour cette raison que Vankalai  a hérité de la réputation d’être « un terrain fertile en vocations » : les vocations  au sacerdoce et à la vie religieuse ont fleuri et continuent encore à se développer. Les sœurs ont beaucoup fait,  à travers leur témoignage, par leur travail d’animation continuel,  pour promouvoir les  vocations. 

    Avec l’objectif d’élever le niveau  aux  études supérieures  les écoles du Christ Roi s’unirent à celles de Ste Anne pour former une nouvelle École qui  a commencé à fonctionner dans un  autre endroit. Les sœurs ont élargi leurs activités au  domaine pastoral par les visites aux familles, la catéchèse, la préparation aux sacrements ; elles vont  porter aussi la communion aux malades, travaillent dans la pastorale des jeunes, etc…  

    Le 6 janvier 1985 a été une journée douloureuse et inoubliable dans l’histoire de Vankalai ! Le Père Maria Bastian, ordonné en 1975 et qui était le curé de la paroisse, ainsi que 10 autres personnes furent assassinés par balles par des membres de l’armée gouvernementale du Sri-Lanka, face à l’église locale de Sainte Anne et son corps fut traîné devant l’entrée du couvent ! Les sœurs furent emmenées dans les locaux de la paroisse et on les obligea à demeurer à genoux pendant très longtemps ! Elles furent interrogées par les forces de Sécurité. 

    Suite à la peur et aux continuels harcèlements, beaucoup de personnes quittèrent la ville et aussi les sœurs. Le couvent fut fermé en 1990. Les habitants revinrent chez eux en 1992 et les sœurs à la suite d’une pétition de la population y revinrent aussi en 1997. Elles ont été une source de force et un appui pour les gens qui avaient tout perdu et surtout leurs êtres chers.

    Le moment était arrivé pour l’accueil des Associés laïques. Des personnes choisirent de suivre l’esprit de la Sainte-Famille et commencèrent à offrir leurs services aux plus nécessiteux. On commença aussi la formation des enfants de la Sainte-Famille. Le couvent qui avait été détruit pendant la guerre fut reconstruit et les sœurs y aménagèrent un foyer pour les petites filles victimes de la guerre : actuellement elles sont 22 dans ce foyer où l’on poursuit leur éducation.

    Aujourd’hui, la communauté est composée de cinq sœurs. Une d’elles est engagée dans l’enseignement   dans une école de l’État, une autre s’est consacrée, depuis 6 mois, au service des personnes âgées qui ont été libérées des camps de réfugiés de Mannar ; les trois autres travaillent dans diverses activités pastorales. 

    Ensemble, sœurs et laïques Associés désirent construire la communion et travailler pour la gloire de Dieu Seul. Unissons-nous à elles pour rendre grâces et louer Dieu pour les merveilles qu’il réalise en nous !

    Les Sœurs de la Sainte-Famille
    Vankalai