Auteur/autrice : AdminWp

  • LES AVEUGLES VOIENT – Cameroun

    À l’extrême nord du Cameroun, à la paroisse de Mokolo-Mboua, un Centre de formation pour non voyants et mal voyants s’est ouvert avec l’année scolaire 2007/2008, regroupant filles et garçons de 7 à 35 ans, de toutes religions.
    LES AVEUGLES VOIENT

    À l’extrême nord du Cameroun, à la paroisse de Mokolo-Mboua, un Centre de formation pour non voyants et mal voyants s’est ouvert avec l’année scolaire 2007/2008, regroupant filles et garçons de 7 à 35 ans, de toutes religions. C’est la deuxième année que ce Centre fonctionne avec 22 élèves de 1ère et 2ème année. Ils apprennent à lire et à écrire en « Braille » et font des travaux manuels  de vannerie, tricot, fabrication de chaises … Le directeur, Emmanuel, lui-meme non voyant est marié avec Angèle, ils ont une belle petite fille, Stéphanie. Lui-même me disait un jour : « J’appelle ma femme « lumière » car j’avais la lumière dans ma chambre mais je ne la connaissais pas, c’est elle qui a allumée la lumière lorsqu’elle est venue dans ma maison ! »

    Un jour, j’ai reçu l’invitation  pour donner des cours de religion au Centre. Mais comment faire ? C’était une expérience nouvelle pour moi ! Toutefois je me lance dans l’aventure.  

    Nous commençons par faire connaissance et je pose une première question : « Qui est Dieu pour nous ? »  Personne, bien sûr n’a jamais vu Dieu, pas même ceux dont les yeux voient ! Sur ce point nous sommes tous pareils. Nous pouvons seulement imaginer Dieu et chacun fait sa propre expérience de lui. Dieu est celui qui nous aime, nous sommes créés à son image. C ‘est avec les yeux de notre coeur que nous le  voyons. C’est notre cœur qui doit être allumé, et votre cœur est bien allumé par l’Amour de Dieu car il vous aime tels que vous êtes. Cette rencontre a été bonne, j’étais et je reste très émerveillée de leur intelligence. 

    À la fin de l’année alors que nous faisions une évaluation, l’un d’eux me dit : 

    « Ma sœur, c’est la première parole que j’ai entendue qui reste en moi : même si je ne vois pas, je vois Dieu et je peux rencontrer Dieu avec les yeux de mon cœur »

    C’est pour moi une belle expérience qui reste présente à mon esprit.
    Mary Ranee 
    Communauté Nazareth 

     

     
     
     

  • Où en sont les travaux de Martillac?

    Et où en sont les travaux de Martillac ? Cette question si souvent répétée et pas seulement par les sœurs…trouve une réponse optimiste…

    Et où en sont les travaux de Martillac ?
    Cette question si souvent répétée  et pas seulement par les sœurs…trouve une réponse optimiste…
    « Oui les travaux sont bien commencés et avancent…Une fenêtre devient porte, la zone chantier est bien clôturer et nous, nous avons franchi la « clôture » et prenons de nouveaux repères…Le maître d’ouvrage est très fier que les travaux « fassent se rapprocher contemplatives et apostoliques, il travaille pour la Famille » dit-il…Les gros engins arrivent de jour, comme de nuit, le pavillon Notre Dame est complètement décloisonné. Le plombier est très heureux de ce chantier, « intéressant et où il faut beaucoup chercher parmi tous les tuyaux innombrables, quels sont les bons! » Voilà, tout va bien….. » nous dit Françoise.

     

    Pendant trois jours au mois de janvier, il a fallu couper le chauffage…Il faut de telles circonstances pour que 8 de nos sœurs contemplatives soient amenées à émigrer…trois jours…dans les communautés de Bordeaux- Camille Godard et Caudéran… Des deux côtés, c’est la joie… Joie d’un partage de vie inattendu…de se connaître…de prier ensemble et même de participer à une rencontre de la Paroisse sur les Actes des Apôtres. On en vient même à rêver que d’autres coupures aient lieu…mais alors, le soleil plus clément ne nous donnera sans doute plus cette même opportunité…

  • 25 ans fondation d’embilipitiya

    Les sœurs de la Sainte Famille sont arrivées à Embilipitiya le 17 février 1985. Embilipitiya qui fait partie du diocèse de Galle était alors une ville en croissance rapide suite au développement de l’irrigation de l’agriculture et à celui des industries de papier et du développement de la vallée de la rivière.

    UN COURT APERÇU D’EMBILIPITIYA POUR LA CÉLÉBRATION DE 25 ANS DE PRÉSENCE DE LA SAINTE FAMILLE

    Les sœurs de la Sainte Famille sont arrivées à Embilipitiya le 17 février 1985. Embilipitiya qui fait partie du diocèse de Galle était alors une ville en croissance rapide  suite au développement de l’irrigation de l’agriculture et  à celui des industries  de papier et du développement de la vallée de la rivière.

    Les sœurs de la Sainte Famille furent invitées par Mgr Sylvester sous le provincialat de M.Joséphine Mendis. Le but principal de la présence de la Sainte Famille était de donner une solide éducation religieuse aux enfants des familles catholiques au nombre alors de 62. Au début les sœurs venaient de la communauté de Brawakubukka  située à 17 kilomètres . Mais vu les difficultés de transport et l’absence de moyens les sœurs ne pouvaient pas répondre à  leur mission dans la paroisse. 

    Avec l’approbation de Sr Joséphine Mendis et  la bénédiction de Mgr Sylvester le curé commença à construire le couvent. Trois sœurs, Arcadia, Odile et Marie Paul formèrent la première communauté. Sr Odile fut engagée à Udagama Maha Vidyalaya (le collège) , Marie Paul aida   dans la paroisse . Une école maternelle commença avec Sr Arcadia à la demande des parents bouddhistes de 1985 à 1989. Elle était dans le garage de la paroisse jusqu’à ce que l’école  actuelle soit prête. Il y avait 69 enfants et 9 maîtresses selon l’acte de la province de Sabaragamua. Plus tard, à cause de conflits religieux les parents ont refusé d’envoyer leurs enfants. Cependant la situation est changée actuellement avec le renouveau des relations dans le village et les visites aux familles. Présentement le nombre des élèves est de 60. 

    On commença dans la paroisse un mouvement catholique pour les enfants de toutes rreligions , connu sous le nom de LAKRIVI. Il est prospère aujourd’hui. Là les enfants sont formés pour développer leurs talents et leurs aptitudes, pour veiller à l’environnement et  pour travailler ensemble dans l’harmonie. 

    Un club de jeunes a aussi commencé. Les jeunes sont motivés pour participer à différentes compétitions et développer leurs possibilités. Cette organisation leur donne une bonne éducation. Ils sont   formés pour organiser les services du matin. Quelquefois la participation fait défaut car les maisons sont loin de la paroisse. 

    Les services sociaux prennent une place prioritaire. Des machines à coudre et des chaises ont été fournies pour organiser des programmes de formation pour les jeunes générations, avec l’aide du Père Sunil  Paul et celle de CARITAS. Les prêtres bouddhistes apportent aussi toute leur coopération pour développer les villages ruraux. Par suite de la crise économique des familles , les jeunes ont été motivés pour aller travailler dans l’industrie des vêtements. 

    On a commencé aussi des clubs de femmes. A Thorakolayaya, un hameau d’Embilitiya, le club compte 25 membres (« Diriya Matha » – les femmes courageuses). Le but principal est d’encourager les femmes à prendre toute leur place au foyer et dans la société. Ces projets sont aidés par SEDEC , une organisation au service des pauvres et des nécessiteux. Les sœurs organisent des rencontres mensuelles pour enseigner aux femmes la valeur de la collaboration et de l’aide réciproque. Les rencontres ont lieu dans une des maisons des membres. Quelques-unes durent jusqu’à trois heures. 

    Ces services se poursuivent encore dans la mission. Les sœurs ont été très heureuses de travailler dans cette paroisse éloignée où elles portent témoignage de leur foi catholique dans une population majoritairement bouddhiste. La mission est un exemple du travail possible avec toutes sortes de religions pour élever le niveau des masses et diminuer la pauvreté. Au bout de 25 ans de présence nous disons « Merci au Seigneur, pour ses bénédictions ». 

     

     
      

     

  • NOUVELLES DU PAKISTAN

    Un e-mail de Sr Thresa, Déléguée du Pakistan, nous donne les dernières nouvelles du pays que nous partageons avec vous. Elle écrivait le 7 février :
     

    NOUVELLES DU PAKISTAN 

    Un e-mail de Sr Thresa Perera, Déléguée du Pakistan, nous donne les dernières nouvelles du pays que nous partageons avec vous. Elle écrivait le 7 février :

    « La situation à Karachi est très tendue. Nous avons participé aux funérailles  des victimes de l’explosion d’une bombe à l’hôpital. Le vicaire de notre paroisse a enterré son unique sœur, son mari et leurs trois filles, ainsi qu’une belle-sœur. Une des filles qui n’était pas allée à l’hôpital pour visiter les malades, a  pu avoir la vie sauve. Elle a 13 ans. Elle est comme égarée et tombée dans un mutisme profond. Que le Seigneur soit son refuge ! On perdu le sens de la vie et des valeurs humaines ! Qu’est-ce que Dieu nous demande ? S’il vous plaît, priez pour nous !» Avec affection.

     Thresa Perera.

     

     
     
     

  • 125 ans fondation de Wennappuwa

    En 1880 , Mère Joséphine Bastide se rendit avec quelques sœurs à Wennappuwa pour y chercher un endroit où fonder. Elles mirent une semaine pour se rendre de Kurnegala à Wennappuwa. En septembre de cette même année , Mère Joséphine avait son changement pour Jaffna et la Mère Céleste Marchand prit sa place.
    LE JUBILE DE 125 ANS DU COUVENT SAINTE FAMILLE A WENNAPPUWA

    En 1880 , Mère Joséphine Bastide se rendit avec quelques sœurs à Wennappuwa pour y chercher un endroit où fonder. Elles mirent une semaine pour se rendre de Kurnegala à Wennappuwa. En septembre de cette même année , Mère Joséphine avait son changement pour Jaffna et la Mère Céleste Marchand prit sa place. C’était une personnalité dynamique, prête à tout faire et tout projeter pour le Christ. L’année suivante fut une année désastreuse pour Kurnegala à cause d’une terrible épidémie de malaria. Mère Céleste et les sœurs furent de ce fait convaincues que le noviciat pour les sœurs de St Pierre devrait être transféré dans un lieu plus sain tel que Wennappuwa. En  Octobre 1884, la Mère Angèle et  cinq soeurs de St Pierre  furent transférées à Wennappuwa où le couvent débuta le 24. Les cinq sœurs étaient de pieuses jeunes filles de la zone de Wennappuwa qui avaient travaillé là et qui, par la suite étaient entrées au noviciat de Kurunegala.Elles avaient quelque expérience de l’enseignement et formèrent comme le noyau de l’apostolat éducatif qu’assurerait le  nouveau groupe de sœurs. Sur les cinq , deux sœurs furent envoyées à Katuneriya pour des services apostoliques, du lundi au vendredi. Mère Céleste était en charge de toutes les sœurs qui résidaient à Wennappuwa.

    Les sœurs prirent en charge l’école vernaculaire des filles avec ses 150 élèves, à partir de janvier 1885. L’école anglaise à Wennappuwa débuta en 1929. Mère M. du Sacré Cœur apporta toute sa compétence dans l’administration. L’école avait  des ateliers, des laboratoires, des salles de lecture et fut pourvue graduellement de professeurs expérimentés. En 1932 l’école ne comptait que 72 élèves mais en quelques années elle devint une institution de première classe avec un département pour la musique et des possibilités d’internat.

    En 1956 l’école primaire débuta comme une source d’élèves pour le collège connu sous le nom de « Santa Maria ». Sur le même terrain il y avait une grande école singhalaise, dirigée par les sœurs depuis 1885. Pour éviter la discrimination entre riches et pauvres  et pour répondre aux nouvelles orientations de l’association de la Sainte Famille et aussi à celles de l’éducation dans le pays, les deux écoles privées furent passées au gouvernement en Juin 1971 et toutes les écoles, anglaises et vernaculaires, furent réunies pour ne plus former que deux écoles, une primaire et une autre , une Maha Vidyalaya.

    La fermeture du noviciat, la fusion des écoles , et la préférence actuelle pour « les petites communautés » entraînèrent  une décentralisation de la grande communauté . On forma trois petites communautés , à partir des services rendus : une pour une maison d’accueil pour les retraites, une communauté enseignante et Santha Samaya, une  communauté de sœurs âgées.

    Aujourd’hui, une partie du bâtiment est utilisée pour des aspirantes à la vie religieuse ayant besoin de compléter leur éducation. L’école leur rend la chose facile. A celles qui ont complété leur éducation  on donne un cours intensif d’anglais pour les préparer au pas suivant.

    Pour répondre à un besoin  urgent actuel, les bâtiments de l’école Santa Maria ont été convertis en un home pour des personnes pauvres abandonnées  et des personnes âgées indigentes. C’est un des services gratuits de la Province. Présentement  il y a 38 femmes à « Meth Nivasa » et une communauté de six sœurs qui les prend en charge et assure les soins.

    Les bâtiments de l’ancien noviciat sont maintenant une maison pour nos sœurs âgées. Elles sont 21  qui vieillissent doucement, dans la paix et trois sœurs de la communauté de la maison de retraite s’occupent d’elles.

    La Maison de retraite est le principal couvent à Wennappuwa. Les sœurs sont au service de gens divers, jeunes et vieux, sans considération de caste ou de religion,  au plan national et international, qui viennent pour des rencontres  et des séminaires de différents sortes. Des retraites,  des séminaires des sessions de renouveau  répondent aux besoins spirituels. On répond aussi à ceux  de nos sœurs de la province. C’est là qu’ont lieu les célébrations et les réunions dans le courant de l’année. C’est une maison d’accueil aux projets multiples.

    Les sœurs répondent aussi aux besoins de la paroisse , enseignement du catéchisme aux enfants et aide dans d’autres activités notamment auprès des convertis. Dans ce dernier cas les sœurs anciennes assurent une responsabilité et sont très engagées.

    « Guru Nivasa » , maintenant connu comme « Suhada Sevana » est le lieu de résidence des sœurs engagées dans les deux écoles. Les sœurs sont 5 dans la communauté, 3 enseignent parmi lesquelles les deux principales des deux écoles.

    Il y a 1105 élèves en primaire et  les enseignants sont au nombre de 31. Le but apostolique des deux écoles est  d’infuser aux élèves l’esprit de la Sainte Famille, de les former dans la simplicité, l’unité, l’amour et de leur assurer des bases solides et sûres pour leur vie future. On leur propose des camps de leadership et une variété de programmes pour bâtir leur personnalité ; ils ont bénéficié de beaucoup de bourses et ont reçu des récompenses pour les sports  , et dans les concours  de danse, de théâtre, d’élocution, etc..

    Le collège compte 2270 élèves et  79 professeurs unis dans le même but. La discipline est bonne et le corps enseignant et les élèves essayent de développer en eux l’esprit de la Sainte Famille ; spécialement l’unité dans la diversité. Comme auparavant , le collège continue, à être une des meilleures écoles dans le diocèse, avec des résultats satisfaisants aux examens à tous niveaux.  Beaucoup de docteurs, d’hommes de loi, d’ingénieurs et de religieux  dans tout le pays, ont été formés par les sœurs de la Sainte Famille et le personnel très dévoué de l’école.

    A l’occasion du jubilé de 125 ans  nous nous joignons à eux pour remercier le Seigneur pour les nombreuses bénédictions répandues sur nous pendant cette longue période. Ce que la Sainte Famille a réalisé n’est rien d’autre que le travail de Dieu et , en cette occasion nous disons humblement :

     « GLOIRE A DIEU SEUL – PAR MARIE ET SAINT JOSEPH »

     
     

  • FAIRE MÉMOIRE DU MIRACLE

    « L’Eucharistie n’est pas quelque chose. Elle est quelqu’un. Elle est le Christ sauveur lui-même, dans l’acte même où il nous a sauvés » – Congrès euch. de Séville, 1993, no 11 (Texte de base).

    FAIRE MÉMOIRE DU MIRACLE

    « L’Eucharistie n’est pas quelque chose. Elle est quelqu’un. Elle est le Christ sauveur lui-même, dans l’acte même où il nous a sauvés » – Congrès euch. de Séville, 1993, no 11 (Texte de base).

    « Au jour du Miracle vous êtes apparu comme le Seigneur, le maître… Vous êtes apparu à la sainte famille et vous lui avez montré cette gloire dans une éclatante lumière… Comme aux Apôtres, après votre résurrection, vous avez, de votre main, désigné  votre Coeur comme la source de la paix et de tous vos bienfaits… » (P.Lemius)

    Lorsque Dieu se fait connaître, il  se donne à voir et à entendre. Milady Peychaud  n’a pas vu mais elle a entendu. Comme l’écrit E.Lévinas, « la parole est comme un visage ». « La parole de l’autre vient d’en-haut » écrit-il encore. Elle ne peut être à notre niveau. Il faut l’entendre comme une révélation. Les mots n’ont pas d’existence réelle. Ils n’existent que dans l’usage que l’on  en fait. Ils existent quand ils sont  prononcés, adressés, échangés.

    Milady Peychaud a entendu le 3 février 1822,  le Seigneur lui dire :

    « Les honneurs et l’estime des hommes ne sont que de la fumée,  et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. Leur amitié n’est que de la poussière  et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. Les richesses et les plaisirs ne sont que de la boue  et je suis Celui qui suis et il n’y a que Moi qui sois. »

    « Moi » dans les  Ecritures signifie « Dieu sauve » et c’est un des noms de Dieu. Le miracle eucharistique du 3 février 1822 nous plonge dans le Mystère du Salut. Jésus bénissant est le Dieu qui nous sauve. Ecouter  le  Seigneur, marcher à la lumière  de sa Parole, c’est choisir la vie!

    Si le don du Père  nous a été transmis par Jésus bénissant, notre prière doit aussi passer par Lui. Sa Parole investit notre vie et nous pouvons nous offrir avec Lui au Père. Si nous faisons mémoire d’un passé défini, les paroles de jésus entendues par Milady Peychaud, sont comme une prescription  qui informent notre présent et ouvre notre avenir.

    Dans la Bénédiction miraculeuse du 3 février 1822, c’est le Seigneur Jésus qui parle et appelle une réponse, celle de la louange. Sa manifestation  échappe à toute détermination verbale car elle se tient à la fois au-delà et en deçà de tout discours. « Ce qui ne peut être dit ne doit pas être tu » (J.L Marion)

    « Expliquer les motifs de ce prodige et des particularités qu’il renferme, ce serait aller trop loin: il ne nous appartient pas de pénétrer dans les desseins de Dieu et nous devons toujours les adorer, lors même que nous ne pouvons apercevoir la fin qu’il se propose. » (P.B.Noailles)

    La vraie mémoire, est un perpétuel approfondissement écrit Marcel Jousse. Elle est essentiellement attention et l’attention est essentiellement mémoire. Faire mémoire du miracle eucharistique du 3 février 1822, c’est répondre au donateur ; c’est magnifier Dieu en l’aimant, en publiant ses louanges et en accomplissant sa volonté. Notre louange est  la gratuité de l’élan généreux de nos coeurs vers le Seigneur qui nous a comblés au-delà de toute attente.

    Nous vous louons ô Dieu seul! Vous avez dit au buisson ardent, vous avez redit pendant l’apparition: je suis Celui qui suis, il n’y a que moi qui sois! Nous le croyons et nous proclamons que tout est vanité, que vous seul vous êtes l’être, la puissance, la sagesse, l’amour la perfection infinie. Nous vous louons, ô  Dieu seul! (P.Lemius)

    Le miracle eucharistique nous invite à  mettre en valeur le don reçu avec simplicité et  humilité, joie et amour. Rendre grâce, c’est confesser  notre dépendance radicale: « nous attendons notre vie du Seigneur » (Ps 22). Cette  dépendance qui  conduit à l’action de grâce est le coeur de  toutes nos célébrations  « Sainte Famille ».

    Lorsque Dieu agit, son action est de toujours à toujours.  C’est un éternel présent et chaque moment est celui de sa faveur et de son passage, plénitude de grâce si nous l’accueillons dans toute la richesse de sa présence. Le Seigneur est venu bénir la Famille spirituelle de P.B Noailles et appeler sur elle le bonheur et la paix, l’encourager à aller de l’avant dans sa Mission de témoigner que la communion est possible. 

    « Nous sommes votre famille, votre héritage, bénissez-nous! Vous nous avez bénies d’une bénédiction miraculeuse… vous n’avez cessé de nous bénir et cette bénédiction a fait couler des fleuves de grâces et des torrents de miracles… » (P.Lemius) 

     Communauté de la Solitude

     

     
     

     
     
     
     

  • 125 ans fondation de Katuneriya

    Les sœurs de la Sainte Famille ont commencé à travailler à Katuneriya en 1885. En 1870 , quand Sri-Lanka était encore sous le gouvernement britannique , on obtint la permission d’ouvrir des écoles aidées par le gouvernement.

    Le Couvent de la Sainte-Famille de Katuneriya atteint ses 125 ans 

    Les sœurs de la Sainte Famille ont commencé à travailler à Katuneriya en 1885. En 1870 , quand Sri-Lanka était encore sous le gouvernement britannique , on obtint la permission d’ouvrir des écoles aidées par le gouvernement. C’est ainsi que l’éducation démarra dans la paroisse de Katuneriya avec environ 181 élèves  , 73 filles et 108 garçons. A cette époque les bâtiments de l’école et l’église paroissiale étaient sur le même terrain. La route qui les sépare maintenant n’a existé que plus tard.

    En 1886 , les sœurs de la Sainte Famille qui étaient déjà à Wennappuwa , fondèrent une maison d’éducation pour les filles à Katuneriya. En 1900 , 245 filles étaient éduquées dans cette école. Aujourd’hui l’école est possession de l’Etat et aucune sœur n’y enseigne. Mais il y a 110 ans les sœurs de la Sainte Famille dirigeaient une école bien établie et prospère. L’histoire rappelle que de 1926 à 1932  c’est  sœur Lucilla qui la dirigeait . Un excellent niveau d’éducation était assuré. Les élèves ont été jusqu’à 360. Sœur Caitan qui était la principale de 1932 à 1940 a maintenu le niveau. Les  hangars de terre qui existaient au début de l’école laissèrent la place à deux bâtiments spacieux. Les professeurs étaient au nombre de 14. Le curé du temps,le père Romuald , a aidé énormément au développement de l’école.

    De 1940 à 1943 c’est  Sœur Antonia qui fut la principale. Jusqu’à ce moment-là les classes n’allaient que jusqu’au grade 8. En 1944  on monta jusqu’au grade 11. On obtint la permission  d’ouvrir  des classes pour les plus grands et l’école devint ainsi un collège secondaire dont Sœur Emmanuel fut la principale. Dans les années 1950, l’école gagna beaucoup de compétitions sportives notamment en netball.  On ouvrit aussi une section scientifique.  Pendant ces années, l’école était  une école  aidée par l’Etat et dirigée par les sœurs.  L’Etat prit l’école en 1961.  En 1971 l’école devint mixte et les sœurs n’y travaillèrent plus.

    Cependant elles continuèrent leurs  engagements apostoliques à Katuneriya, une zone très peuplée comptant 15000 catholiques. Elles ont travaillé dans la paroisse  en aidant dans la catéchèse et dans d’autres secteurs . Elles n’ont pas limité leur service à la paroisse mais allèrent aussi dans des endroits isolés. Des mouvements divers tels que ASIPA ( formation des communautés de base)  continuent dans la paroisse et nos sœurs y apportent aussi leur aide. La catéchèse des adultes tient une place importante et constitue, avec la visite à domicile, leur apostolat  principal.

    En 2005 , le Conseil provincial décida de fermer Katuneriya puisqu’il n’y avait plus de sœurs enseignantes dans l’école  et que l’accès à la profession d’enseignant est difficile. Les services apostoliques ont pu cependant se poursuivre depuis Wennappuwa car les communications sont faciles . Actuellement deux sœurs résident à Katuriniya et y continuent leur service jusqu’à ce qu’on trouve une solution convenable pour la vente de la propriété.

    Nous rendons grâces à Dieu pour les nombreuses faveurs reçues durant ces 125 ans d’existence et pour le dévouement désintéressé de nos sœurs.

     GLOIRE A DIEU EN JÉSUS CHRIST

     
     

     

     
     

  • LES BLESSURES INVISIBLES

    Olga Sacoccio est une sœur italienne de la Sainte Famille qui travaille depuis des années avec les réfugiés et les gitans.

    LES BLESSURES INVISIBLES
     
    Olga Sacoccio  est une sœur italienne de la Sainte Famille qui travaille depuis des années avec les réfugiés et les gitans. Elle nous parle de son travail et de sa mission.

    Le 20 Juin est la date qui nous invite à réfléchir et à prendre conscience du problème si complexe de l’immigration et des réfugiés politiques. C’est une réalité globale que partagent  presque tous les pays  et qui nous attriste. Nous ne pouvons pas rester indifférents à cette souffrance des jeunes et surtout celle des femmes.

    Quitter son pays d’origine signifie pour beaucoup appauvrir sa propre famille. Parfois  ces personnes vendent les terres, les animaux et tout ce qu’elles possèdent pour payer des gens sans scrupules qui quelquefois leur remettent des  documents faux  pour  sortir de leur pays. Ces jeunes, et tous ceux qui sont complices dans ce trafic d’êtres humains, constituent  la filière qui conduit à ces  grands bateaux de l’espoir  qui arrivent  jusqu’en Sicile.

    Pendant la traversée beaucoup de jeunes  meurent suite à des violences, à des mauvais traitements, à la maladie ou à la faim. Des femmes en état de grossesse proche  du terme arrivent épuisées dans les centres d’accueil, parfois malades.

    Pour les jeunes qui ont tout perdu reste l’espoir de trouver un travail comme on le leur ont fait croire ceux qui les ont embarqués dans cette aventure. Mais quel travail ? quel toit ? quel avenir ? Parfois ils n’ont pas les papiers nécessaires, ils ne parlent que leur langue maternelle, ce qui rend difficile la communication. Il y a « des médiateurs culturels » qui leur permettent de contacter le consulat de leurs pays respectifs. Le temps est long et la souffrance, le sentiment d’être abandonnés  tuent leur enthousiasme et leurs rêves.

    Que faire ? Quand j’ai pris  conscience de tout cela j’ai senti   que je devais  m’engager dans  une  organisation  ici, à Rome, au Centre Astalli, un centre que dirigent  les Pères Jésuites pour l’accueil des étrangers et qui vise à leur apporter de l’aide et de l’appui  et surtout à leur redonner leur dignité de personnes libres.

    Il y a des volontaires qui s’engagent pour aider au plan social et sanitaire. Je fais partie du  Service Sanitaire local aussi je me suis proposée pour  collaborer et offrir les premiers services à ces frères et en particulier aux femmes.

    Il n’est pas facile d’entrer dans ce qu’ils ont vécu, dans leurs tragédies personnelles, dans leur destruction morale. Il faut des mois et parfois des années pour soigner leurs blessures invisibles.

    Un autre travail que j’assure depuis des années est la fréquentation d’un campement de gitans, situé près du Tibre, à 4 kms de St Pierre. Ce n’est pas difficile de travailler avec eux mais c’est difficile d’entrer dans leur culture. Chaque samedi je vais au camp pour écouter leurs problèmes et les informer sur les structures sociales et sanitaires d’Italie afin qu’ils puissent en profiter. Je m’occupe surtout des jeunes, des jeunes femmes qui sont promises en mariage dès 12 ans et qui, la plup art du temps n’ont pas eu la possibilité de choisir leur compagnon de vie. Parfois un jour passé ensemble suffit pour décider s’ils se plaisent ou non et ensuite les parents de l’un et de l’autre se réunissent pour établir le contrat de mariage par lequel la femme devient propriété du futur mari et perd la relation avec sa famille d’origine.

    On incite les plus jeunes qui ne peuvent se payer une dot à voler pour compenser ce qu’elles n’ont pas pu apporter en se mariant.

    Il y a beaucoup de chemin à faire pour que la femme soit protagoniste active non seulement dans la famille mais aussi là où ils vivent. Quelques-unes travaillent comme jardinières dans une coopérative, d’autres ont un emplacement où elles vendent quelques petites choses, d’autres recueillent les vêtements usés ou font de la couture.

    La femme gitane devient un point de référence pour tout le clan. En réunissant les femmes je peux les aider à ce qu’elles contribuent à soutenir l’intégration des enfants dans l’école publique et à profiter des services de santé du pays.
    J’établis avec les familles non seulement une relation professionnelle, mais avec le temps, de vrais liens d’amitié. Parfois ils m’invitent avec beaucoup d’insistance à leurs fêtes de famille ou à des fêtes religieuses traditionnelles chez les nomades. La simplicité des relations, l’affection qu’ils manifestent,  montrent qu’ils se sentent respectés  et  aimés  même  si  leur vie  est  si différente de la nôtre.
     

     Sr Olga Sacaccio 

    Communauté de Rome Montenevoso  

     
     
     

     
     
     
     

  • 17 Janvier Journée mondiale des Migrants et Réfugiés

    La célébration de la Journée mondiale du migrant et du réfugié m’offre à nouveau l’occasion de manifester la sollicitude constante que l’Eglise nourrit à l’égard de ceux qui vivent, de différentes façons, l’expérience de l’émigration

    Message de Benoît XVI
    consacré aux migrants et réfugiés mineurs
    17 janvier 2010

    La célébration de la Journée mondiale du migrant et du réfugié m’offre à nouveau l’occasion de manifester la sollicitude constante que l’Eglise nourrit à l’égard de ceux qui vivent, de différentes façons, l’expérience de l’émigration. Il s’agit d’un phénomène qui, comme je l’ai écrit dans l’encyclique Caritas in Veritate, impressionne en raison du nombre de personnes concernées, des problématiques sociales, économiques, politiques, culturelles et religieuses qu’il soulève, des défis dramatiques qu’il présente aux communautés nationales et à celle internationale. Le migrant est une personne humaine avec des droits fondamentaux inaliénables, qui doivent toujours être respectés par tous (cf. n. 62). Le thème de cette année – « Les migrants et les réfugiés mineurs » – touche un aspect que les chrétiens considèrent avec une profonde attention, se souvenant de l’avertissement du Christ, qui, lors du jugement dernier, considérera comme se référant à lui tout ce qui a été fait ou nié « à un seul de ces plus petits » (cf. Mt 25, 40.45). Et comment ne pas considérer parmi les «plus petits» également les mineurs migrants et réfugiés? Jésus lui-même, lorsqu’il était enfant, a vécu l’expérience du migrant car, comme le rapporte l’Evangile, pour fuir aux menaces d’Hérode, il dut se réfugier en Egypte avec Joseph et Marie (cf. Mt 2, 14).
    Si la Convention des droits de l’enfant affirme clairement qu’il faut toujours protéger l’intérêt du mineur (cf. art. 3), auquel doivent être reconnus les droits fondamentaux de la personne au même titre que l’adulte, malheureusement, dans la réalité, cela n’est pas toujours le cas. En effet, tandis que croît dans l’opinion publique la conscience de la nécessité d’une action ponctuelle et incisive pour protéger les mineurs, dans les faits, un grand nombre d’entre eux sont laissés à l’abandon, et se retrouvent de diverses façons exposés au risque de l’exploitation. Mon vénéré prédécesseur Jean-Paul II s’est fait l’interprète de la condition dramatique dans laquelle ils se trouvent, dans le message envoyé le 22 septembre 1990 au secrétaire général des Nations unies, à l’occasion du Sommet mondial pour les Enfants. «Je suis témoin – écrivit-il – de la condition bouleversante de millions d’enfants dans tous les continents. Ils sont très vulnérables parce qu’ils sont les moins capables de faire entendre leur voix » (Insegnamenti, XIII, 1990, p. 672). Je souhaite de tout cœur que l’on réserve la juste attention aux migrants mineurs, qui ont besoin d’un milieu social qui permette et favorise leur développement physique, culturel, spirituel et moral. Vivre dans un pays étranger sans points de référence effectifs leur crée, en particulier à ceux qui sont privés du soutien de la famille, d’innombrables et parfois graves problèmes et difficultés.
    Un aspect propre à la migration des mineurs est constitué par la situation des jeunes nés dans les pays d’accueil ou de celle des enfants qui ne vivent pas avec leurs parents émigrés après leur naissance, mais qui les rejoignent par la suite. Ces adolescents font partie de deux cultures avec les avantages et les problématiques liés à leur double appartenance, une condition qui offre toutefois la possibilité de faire l’expérience de la richesse de la rencontre entre différentes traditions culturelles. Il est important qu’il leur soit donnée la possibilité de fréquenter l’école et de s’insérer ensuite dans le monde du travail, et que l’on facilite leur intégration sociale grâce à des structures éducatives et sociales adéquates. Il ne faut jamais oublier que l’adolescence représente une étape fondamentale pour la formation de l’être humain.
    Une catégorie particulière de mineurs est celle des réfugiés qui demandent l’asile, fuyant pour diverses raisons leur pays, où ils ne reçoivent pas de protection adéquate. Les statistiques révèlent que leur nombre est en augmentation. Il s’agit donc d’un phénomène qu’il faut étudier avec attention et affronter à travers des actions coordonnées, des mesures de prévention, de protection et d’accueil appropriées, selon ce que prévoit également la Convention des droits de l’Enfant elle-même (cf. art. 22).
    Je m’adresse à présent en particulier aux paroisses et aux nombreuses associations catholiques qui, animées par un esprit de foi et de charité, accomplissent de grands efforts pour répondre aux nécessités de nos frères et sœurs. Tandis que j’exprime ma gratitude pour ce qui est accompli avec une grande générosité, je voudrais inviter tous les chrétiens à prendre conscience du défi social et pastoral que représente la condition des mineurs migrants et réfugiés. Dans notre cœur retentissent à nouveau les paroles de Jésus: «J ‘étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35), ainsi que le commandement central qu’Il nous a laissé: aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de tout notre esprit, mais uni à l’amour du prochain (cf. Mt 22, 37-39). Cela nous conduit à considérer que chacune de nos interventions concrètes doit se nourrir avant tout de foi dans l’action de la grâce et de la Providence divine. De cette façon, l’accueil et la solidarité envers l’étranger, en particulier s’il s’agit d’enfants, devient également annonce de l’Evangile de la solidarité. L’Eglise le proclame lorsqu’elle ouvre ses bras et œuvre afin que soient respectés les droits des migrants et des réfugiés, en encourageant les responsables des nations, des organisations et des institutions internationales, afin qu’ils promeuvent des initiatives en leur faveur. Que la bienheureuse Vierge Marie veille maternellement sur tous et qu’elle nous aide à comprendre les difficultés de ceux qui sont loin de leur patrie. J’assure de ma prière tous ceux qui sont engagés dans le vaste monde des migrants et des réfugiés, et je donne de tout cœur ma Bénédiction apostolique.

    Du Vatican, le 16 octobre 2009BENEDICTUS PP. XVI
     

  • 50 ans de fondation de Nanattan

    Nanattan est un ville au milieu d’une très belle nature. L’Église de Notre Dame de la Santé qui a été construite en 1895 est tout proche de la maison des sœurs. Les habitants du village sont très croyants.
     
    50 ANS DE PRÉSENCE DE LA SAINTE-FAMILLE À NANATTAN

    Nanattan est un ville au milieu d’une très belle nature. L’Église de Notre Dame de la Santé qui a été construite en 1895 est tout proche de la maison des sœurs. Les habitants du village sont très croyants.

    Au temps de l’évêque Emilianuspillai, omi, éveque de Jaffna, Mgr Nicholas Gunaseelan qui était l’évêque titulaire  du diocèse a  proposé à la  Mère Visitation Whelan de construire une maison pour les sœurs, à Nanattan. Lorsqu’on apprit que la ville avait notablement augmenté, on a envoyé quatre sœurs pour aller y travailler. Les premiers temps de la fondation, les sœurs vécurent à l’école en attendant d’avoir leur propre maison.

    On construisit la maison avec le soutien de l’évêque  et les efforts des paroissiens. La nouvelle maison fut bénie en présence de la communauté, du curé et des prêtres des paroisses environnantes, et elle fut ouverte officiellement par l’évêque de Candy, Mgr Leo Nanayakara, le 10 janvier 1960.

    Les sœurs travaillaient dans l’enseignement et la pastorale. Il y avait dans la zone 12 chapelles dont elles prenaient soin. Elles se déplaçaient à pied. Il faut signaler qu’un grand nombre de jeunes se sont dirigés vers le sacerdoce et la vie religieuse. Beaucoup de nos soeurs viennent de cette paroisse.

    Actuellement les sœurs qui se déplacent toujours beaucoup, travaillent pour améliorer  la situation des gens ; elles  ont pour objectif  leur  formation intégrale à travers ces activités : l’éducation préscolaire, les internats,   le travail pastoral, la préparation aux sacrements, l’apostolat familial, le travail sanitaire. Cette dernière année lorsque les gens de Arippu  furent déplacés par suite des combats, elles ont  abrité dans leurs familles ceux qui étaient de cette ville. Nos sœurs d’Arippu   sont  venues vivre dans cette communauté.