Auteur/autrice : AdminWp

  • NOTRE EXPERIENCE À CAMPOHERMOSO

    Nous sommes une communauté formée de quatre sœurs de la Sainte-Famille, parmi lesquelles trois déjà à l’âge de la retraite ; nous sommes venues vivre dans ce village de Almería, en mars 2008. Notre insertion parmi ce peuple d’immigrés a été sentie par la Province comme une forte nécessité, celle de pouvoir partager notre vie avec eux.
    NOTRE EXPERIENCE À CAMPOHERMOSO Nous sommes une communauté formée de quatre sœurs de la Sainte-Famille, parmi lesquelles trois déjà à l’âge de la retraite ; nous sommes venues vivre dans ce village de Almería, en mars 2008. Notre insertion parmi ce peuple d’immigrés a été sentie par la Province comme une forte nécessité, celle de pouvoir partager notre vie avec eux. Campohermoso appartient à la région de Nijar-Almería. C’est un village de gens déplacés qui de 2.000 habitants, il y a 8 ans, est passé actuellement à 10.000 habitants ! C’est pourquoi c’est un peuple qui n’a pas de racines. En tenant compte de notre courte expérience, nous pouvons constater la réalité du chômage chez beaucoup d’immigrés (réalité qui touche, actuellement aussi les espagnols). Pour venir de leur pays jusque chez-nous, ils ont connu beaucoup de souffrances, surtout ceux de l’Afrique.  Cultures différentes, se retrouver sans rien, sans savoir où aller et pire encore être considérés comme des clandestins. Ne pas pouvoir envoyer l’argent à leur famille, chose qu’ils pouvaient faire les premières années, les fait beaucoup souffrir. Ils viennent de multiples pays : Mali, Ghana, Nigeria, Côte d’Ivoire, Guinée, Algérie, Sénégal, Lituanie, Ukraine, Roumanie, Saint Domingue, Équateur, Maroc … Une difficulté qui les angoisse c’est qu’on ne leur concède pas le permis de séjour après avoir déjà vécu plusieurs années et même jusqu’à 5 ans dans le pays. On leur présente comme obstacle principal le contrat de travail … que l’entreprise n’est pas légale … qu’ils ne sont pas solvables … certains patrons vont jusqu’à leur faire payer 1.000 à 1.200 euros leur contrat ! Un autre aspect préoccupant c’est le logement. Beaucoup ne peuvent pas payer le loyer et déménagent à Cortijos, dans des maisons de campagne à demi- écroulées. Ils les arrangent eux-mêmes. Elles n’ont pas de lumière ou s’il y en a, ce sont eux qui la branchent et la Mairie ferme les yeux.  Ils n’ont pas davantage eau et toilettes … Il y a de l’humidité, l’eau entre… parfois ils sont entassés … Il ya beaucoup de personnes qui vivent dans des conditions peu dignes ou en location et payant des sommes injustes…  À l’aide du Secours Catholique nous avons parlé de tout cela avec la Mairie. Nous avons pu constater ses efforts et en même temps son impuissance. C’est à l’intérieur du Secours Catholique que nous avons la possibilité de connaître et de toucher cette dure réalité ! La crise nous affecte tous. Les prix des produits de serre étant trop bas, les agriculteurs ne peuvent plus embaucher du personnel pour les aider car ils ne peuvent pas leur payer la journée ! Beaucoup ont leur maison ou des champs sous hypothèque. Dans ce contexte notre principale aide nous la donnons à travers les cours d’espagnol à Campohermoso et à S.Isidoro ; dans ce dernier nous collaborons avec les Sœurs Mercédaires de la Charité qui ont aussi un atelier avec la finalité de donner travail et repas à quelques uns chaque semaine ; on fait un roulement. Ils y reçoivent une petite gratification. Une sœur est engagée dans un service pastoral à la prison où se trouvent aussi des immigrés. Aux classes d’espagnol on reçoit beaucoup plus que ce qu’on leur donne. Après leur travail ils viennent aux cours  qui veulent être aussi des lieux de rencontre, d’un  partage de leur culture et des valeurs des divers pays, que leur vie nous offre, à partir de la souffrance  de tous ceux qui ont dû abandonner  leur pays, leur famille, tout ce qu’ils possédaient pour pouvoir subsister les uns et les autres. De vivre au milieu de tant d’injustices nous interroge, de même que comment pouvoir agir avec les autres et avec la Paroisse, à partir du Secours Catholique, sur leurs problèmes. Nous sentons aussi l’impuissance face à des situations avec lesquelles nous nous affrontons et dans lesquelles nous pouvons seulement les accompagner. C’est l’espérance qui nous tient. Le cœur nous montre que pour vivre l’espérance ici et créer entre tous un monde plus égal où il y aurait pain et dignité pour tous, nous devons chercher à vivre ce détachement dont nous parle notre Fondateur.La communauté de Campohermoso     

  • LE CONSEIL DE LA FAMILLE

    Le 7 janvier, la Maison Générale a accueilli les membres de la Famille :
    Les Associés laïques
    Les Prêtres Associés
    Les Séculières consacrées
    Les Sœurs Contemplatives
    et Apostoliques
    LE CONSEIL DE LA FAMILLEÀ ROME du 13 au 18 janvierLe 7 janvier, la Maison Générale a accueilli les membres de la Famille :Les Associés laïquesLes Prêtres AssociésLes Séculières consacréesLes Sœurs Contemplatives     et Apostoliques                           Ils sont venus des 4 continents pour participer au Conseil de la Famille. Dans la maison résonnaient de joyeuses salutations en toutes les langues ! Quelques membres, malheureusement, n’ont pu être présents à cause des difficultés pour obtenir leur visa.Cliquer sur les titres, si vous voulez en savoir davantage… Photoes – 1,   2,   3,  4,  5,    Participant(e)s OUVERTURE DU CONSEIL DE LA FAMILLE 

  • Famille en mission

    Je saisis également cette opportunité pour vous rappeler que le Conseil de la Famille aura lieu du 13 au 18 janvier 2011. Comme vous le savez, le Conseil de la Famille est composé des trois conseils de vie consacrée et du Comité intercontinental des Associés laïcs.
    Famille en mission Comme le rappelait Sr Margaret Muldoon, dans sa lettre du 30 novembre à toute la Famille : Je saisis également cette opportunité pour vous rappeler que le Conseil de la Famille aura lieu du 13 au 18 janvier 2011. Comme vous le savez, le Conseil de la Famille est composé des trois conseils de vie consacrée et du Comité intercontinental des Associés laïcs. Il y aura également, des représentants des prêtres associés qui y participeront. Ce Conseil se réunit tous les quatre ans pour réfléchir sur des questions qui touchent la Famille, pour maintenir et approfondir notre esprit, pour promouvoir la communion entre les différentes vocations afin d’offrir au monde l’héritage de notre Charisme de manière nouvelle. Le thème de ce prochain Conseil est : UNE FAMILLE EN MISSION – « Nouvelles formes, Nouveaux moyens » (cf. Règles Gén. 1844, 1851). Portons cette rencontre importante dans nos prières et soyons unis à tous ceux qui y participeront en notre nom. Le Comité Intercontinental des Associés Laïques se réunira avec l’équipe du Conseil Général  chargée des Associés laïques, du 10 au 12 janvier ; dans la soirée du 12, quelques membres du Conseil Général rencontreront les Prêtres Associés pour échanger sur leurs questions  et préparer leur participation immédiate dans le Conseil de la Famille.   

  • JUBILÉ DES 25 ANS DE LA MAISON PROVINCIALE À VARSOVIE

    La Province de Pologne existe comme telle depuis le 25 octobre 1969. Auparavant, les Sœurs présentes en Pologne depuis mai 1934, dépendaient directement de l’Administration Générale, puis, à partir du 26 mars 1960 elles étaient organisées en district régional.
    JUBILÉ DES 25 ANS DE LA MAISON PROVINCIALE À VARSOVIE (8 JANVIER 2011) La Province de Pologne existe comme telle depuis le 25 octobre 1969. Auparavant, les Sœurs présentes en Pologne depuis mai 1934,   dépendaient directement de l’Administration Générale, puis, à partir du 26 mars 1960 elles étaient organisées en district régional. La première maison provinciale était située à Lodz-Arturowek, ul. Zucza 38, dans la même maison où se trouvaient les novices. Avec les années, étant donné la dispersion des communautés et la nécessité d’une maison représentative et administrative, la décision a été prise d’ouvrir la Maison Provinciale dans la capitale du pays, pour faciliter aussi les démarches administratives auprès de l’Église et de l’État.  C’est ainsi, qu’en 1984, nous avons acheté une maison dans la banlieue de Varsovie, un quartier calme mais ayant une riche tradition sociale et culturelle.  Ainsi, à partir du 8 janvier 1986 elle a commencé officiellement à fonctionner comme Maison provinciale. Mais elle est aussi une communauté d’insertion dans le milieu : la présence des Sœurs est visible à travers plusieurs services : la catéchèse dans la paroisse et dans les écoles ; les visites aux personnes malades et âgées, l’aide aux pauvres dans la paroisse et dans l’engagement à la Caritas diocésaine. Durant toutes ces années, les Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux se sont enracinées et sont bien connues des habitants. Célébrer le jubilé des 25 ans de la Maison c’est rendre grâce au Seigneur qui nous a donné de vivre et de communier avec l’Église locale, avec les habitants de ce quartier : d’une part, des gens plutôt aisés et un milieu d’intellectuels, d’autre part, beaucoup de pauvres, de ceux qui vivent au jour le jour…  Les uns et les autres ont besoin de notre témoignage, d’entendre que nous sommes appelés à voir au-delà de cette réalité terrestre et matérielle ; que tous, en effet, nous sommes assoiffés de Dieu et de sa présence en nous et parmi nous ; que nous désirons vivre en communion. Par notre présence – simple et humble – par nos petits services durant ces 25 ans, nous voulons montrer que la communion, à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph, est possible et peut nous rendre heureux. Célébrer ce jubilé c’est rendre grâce et s’ouvrir à l’avenir : nous ne cheminons pas seules mais nous marchons avec les autres, et avec ceux qui sont autour de nous. Cette Maison s’ouvre aussi aux activités de la Province : retraites des Sœurs et des jeunes, rencontres diverses.  C’est une Maison – Centre qui de par sa nature doit rester ouverte. Nous espérons que la célébration festive de cet événement qui est prévue pour le Dimanche de la Trinité marquera à la fois une action de grâce et une nouvelle ouverture – cordiale et fraternelle – vers l’avenir.  

  • MESSAGE DE SA SAINTETÉ

    Je pense en particulier à la chère terre d’Irak qui, dans sa marche vers une stabilité et une réconciliation tant souhaitées, continue à être une scène de violences et d’attentats. Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques a adressé un encouragement aux communautés catholiques en Irak et dans tout le Moyen-Orient à vivre la communion et à continuer à offrir un témoignage courageux de foi en ces régions.
    MESSAGE DE SA SAINTETÉBENOÎT XVIPOUR LA CÉLÉBRATION DE LAJOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX 1er JANVIER 2011  LIBERTÉ RELIGIEUSE, CHEMIN VERS LA PAIX En 2011 sera fêté le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II. A cette occasion, les responsables des grandes religions du monde ont manifesté combien la religion est un facteur d’union et de paix et non de division et de conflits. Le souvenir de cette expérience est un motif d’espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix. Je pense en particulier à la chère terre d’Irak qui, dans sa marche vers une stabilité et une réconciliation tant souhaitées, continue à être une scène de violences et d’attentats. Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Evêques a adressé un encouragement aux communautés catholiques en Irak et dans tout le Moyen-Orient à vivre la communion et à continuer à offrir un témoignage courageux de foi en ces régions. Je remercie vivement les Gouvernements qui s’efforcent de soulager les souffrances de ces frères en humanité et j’invite les catholiques à prier pour leurs frères dans la foi qui souffrent violences et intolérances, et à leur manifester leur solidarité.  Dans ce contexte, j’ai ressenti de manière particulièrement vive l’opportunité de partager avec vous tous quelques réflexions sur la liberté religieuse, chemin vers la paix. C’est en effet dans la liberté religieuse que se trouve l’expression de la spécificité de la personne humaine, qui peut ainsi ordonner sa vie personnelle et sociale selon Dieu : à Sa lumière se comprennent pleinement l’identité, le sens et le but de la personne. Nier ou limiter de manière arbitraire cette liberté signifie cultiver une vision réductrice de la personne humaine ; mettre dans l’ombre le rôle public de la religion signifie engendrer une société injuste, puisque celle-ci n’est pas en harmonie avec la vraie nature de la personne humaine ; cela signifie rendre impossible l’affirmation d’une paix authentique et durable de toute la famille humaine. J’exhorte donc les hommes et les femmes de bonne volonté à renouveler leur engagement pour la construction d’un monde où tous soient libres de professer leur religion ou leur foi, et de vivre leur amour pour Dieu de tout leur cœur, de toute leur âme et de tout leur esprit (cf. Mt 22,37). Voilà le sentiment qui inspire et guide le Message pour la XLIVème Journée Mondiale de la Paix, consacré au thème : Liberté religieuse, chemin vers la paix. Le droit sacré à la vie et à une vie spirituelleLe droit à la liberté religieuse s’enracine dans la dignité même de la personne humaine Liberté religieuse et respect mutuelLa liberté religieuse est à l’origine de la liberté morale. La famille, école de liberté et de paixSi la liberté religieuse est chemin vers la paix, l’éducation religieuse est une route privilégiée pour donner aux nouvelles générations la possibilité de reconnaître en l’autre un frère et une sœur, avec qui marcher ensemble et collaborer pour que tous se sentent comme les membres vivants d’une même famille humaine, au sein de laquelle personne ne doit être exclu. Un patrimoine communLa liberté religieuse n’est pas le patrimoine exclusif des croyants, mais de la famille tout entière des peuples de la terre. La dimension publique de la religionLa liberté religieuse, comme toute liberté, tout en provenant de la sphère personnelle, se réalise dans la relation avec les autres. Une liberté sans relations n’est pas une liberté achevée. Liberté religieuse, force de liberté et de civilisation : les dangers de son instrumentalisation L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes, comme par exemple la subversion de l’ordre établi, l’accaparement de ressources ou le maintien du pouvoir de la part d’un groupe, peut provoquer des dommages énormes aux sociétés. Un problème de justice et de civilisation : le fondamentalisme et l’hostilité à l’égard des croyants nuisent à la laïcité positive des États Dialogue entre institutions civiles et religieusesIl est fondamental que s’instaure un dialogue sincère entre les institutions civiles et religieuses pour le développement intégral de la personne humaine et l’harmonie de la société. Vivre dans l’amour et dans la véritéDans l’univers mondialisé caractérisé par des sociétés toujours plus multi-ethniques et multi-confessionnelles, les grandes religions peuvent représenter un important facteur d’unité et de paix pour la famille humaine. Le dialogue comme recherche en commun Vérité morale dans la politique et dans la diplomatie Au-delà de la haine et des préjugés La liberté religieuse dans le monde La liberté religieuse, chemin vers la paixLe monde a besoin de Dieu. Il a besoin de valeurs éthiques et spirituelles, universelles et partagées, et la religion peut offrir une contribution précieuse dans leur recherche, pour la construction d’un ordre social juste et pacifique au niveau national et international. La paix est un don de Dieu et en même temps un projet à mettre en œuvre, jamais complètement achevé. Puissent tous les hommes et toutes les sociétés, à tout niveau et en tout point de la terre, faire sans tarder l’expérience de la liberté religieuse, chemin vers la paix ! Visite – http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/peace/documents/hf_ben-xvi_mes_20101208_xliv-world-day-peace_fr.html 

  • NATIVITÉ et FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE

    On a donné à l’Association le nom de « Sainte-Famille », afin de rappeler à tous ceux et à toutes celles qui en feront partie que Jésus, Marie et Joseph leur sont proposés pour modèles dans les vertus de la vie cachée, comme dans les travaux de la vie active…
    NATIVITÉ et FÊTE DE LA SAINTE FAMILLEOn a donné à l’Association le nom de « Sainte-Famille », afin de rappeler à tous ceux et à toutes celles qui en feront partie que Jésus, Marie et Joseph leur sont proposés pour modèles dans les vertus de la vie cachée, comme dans les travaux de la vie active et qu’à l’exemple de la Sainte-Famille qui se confondait avec les autres familles d’Israël qu’elle avait cependant mission de ramener ou de diriger dans le chemin du ciel, ils doivent également s’employer au soulagement de leurs frères sans sortir de la voie ouverte à tous les disciples de Jésus-Christ, quelle que soit d’ailleurs la perfection à laquelle ils puissent tendre pour eux-mêmes. (Règles générales, N° 39 Guide Spirituel) Joyeux Noël et Heureuse Fête de la Sainte Famille !   Que l’esprit de Noël  demeure toujours en toi ! Que l’Enfant-Jésus te comble de bénédictions ! Que cette fête de la Nativité incite chacun de nous À promouvoir la vie, à lutter pour la paix, À exalter la dignité humaine à tout prix !  Frères, puisque vous avez été choisis par Dieu, que vous êtes ses fidèles et ses bien-aimés, revêtez votre cœur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience. Supportez-vous mutuellement, et pardonnez si vous avez des reproches à vous faire. Agissez comme le Seigneur : il vous a pardonné, faites de même. Par-dessus tout cela, qu’il y ait l’amour : c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Vivez dans l’action de grâce. (Colossiens 3, 12-15)   

  • 4ème dimanche de l’Avent

    « Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous. »
    4ème dimanche de l’Avent« Le Seigneur lui-même vous donnera un signe : voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, c’est-à-dire : Dieu avec nous. » Avant Noël nous risquons de nous laisser entrainer par le tourbillon des préparatifs … et oublier l’Essentiel. Prenons le temps d’accueillir l’Emmanuel, ce Dieu proche qui vient bouleverser nos représentations d’un Dieu tout-puissant, écrasant. « Nous allons vers ce mystère adorable de Noël, c’est dans cette lumière qu’il faut nous acheminer ; « le Seigneur est proche, Il vient… Il ne tardera pas et Il illuminera les abîmes de nos ténèbres ! » Oui, c’est cela, Jésus illumine nos ténèbres, mais il nous révèle que dans ces ténèbres, il y a un commencement de lumière parce que finalement il y a en nous une immense aspiration à la grandeur et c’est bien, c’est très bien : c’est à la grandeur que nous sommes appelés, et la vraie grandeur la voilà, la vraie grandeur c’est de se quitter, c’est de se dépasser, c’est de se libérer de soi. »                                                                                    Maurice Zundel Ta Parole comme une source     

  • RENOUVELER LES VOEUX

    Que signifie pour moi renouveler les vœux chaque année ?
    Que signifie pour moi renouveler les vœux chaque année ?Cette question, comme toute question,  m’oblige à aller au fond de moi et à extérioriser ce qui n’a  jamais été, peut-être, verbalisé ;  elle m’aide à clarifier  et à exprimer  pour moi et pour les autres ce que je sens et ce que je vis.  Merci pour m’avoir posé cette question.  Ce renouvellement des vœux, chaque année, à la date choisie  pour tout l’Institut, revêt   pour moi une force de convocation  qui  dépasse  l’aspect individuel. C’est célébrer la Communion en Famille. Une Communion   tissée de fidélités personnelles … de fidélités institutionnelles… à un Charisme, à une histoire …fidélités qui se traduisent en réponses  plurielles comme sont plurielles les présences, les situations, les pays … Fidélités où se concrétisent  et s’expriment ce qu’aujourd’hui nous sommes  appelés  à être et à vivre comme Sainte-Famille par grâce et par don. Et pour moi renouveler  les vœux c’est  retrouver la nouveauté de ma consécration. Car chaque jour est nouveau, parce que la vie est chaque jour nouvelle … nouvelle lumière … nouveaux appels … nouveaux  écrits … nouveaux projets communautaires… Nouvelles situations de nos frères et sœurs, de la société, de l’Eglise, du monde … et  l’appel nouveau à demeurer ouvertes à la « nouvelle vision » qui nous attire à la nouveauté  pour vivre  « les Vœux pour la mission et accueillir la vie ». Et cette année, une fois de plus avec la nouveauté de l’aujourd’hui, je me sens disposée  pour renouveler, célébrer, accueillir, remercier, partager … mon désir et celui de toutes mes sœurs, celui  de me «  donner à Dieu sans réserve et sans partage. Lui seul mérite notre cœur et peut le rendre heureux » (Textes choisis – n°64)  Et  ainsi « vous recevrez des lumières qui devront projeter leur éclat sur votre vie tout entière. »(Textes choisis – n°162)Sabina Riaño MartinezSainte-Famille de BordeauxPinto- Madrid-  Espagne ___________________________________________________________________Rien ne peut arrêter votre course  …La célébration du 18 décembre signifie beaucoup pour moi. Ce jour-là je renouvelle mes vœux « selon les Constitutions de l’Institut » et je le fais parce que je crois que mon « être est pour la mission » ; depuis le moment où j’ai prononcé mes vœux  chaque renouvellement est un renouvellement de ma vie pour la mission. Dans la foi j’accepte les exigences des Constitutions et je m’engage de  nouveau à vivre ma vocation et la mission avec la conscience «  d’une vision nouvelle, en profonde communion (interconnexion) avec Dieu, l’humanité et toute la famille cosmique. » Je me souviens de mon « Fiat », mon premier « oui » au Dieu vivant qui m’a aimé le premier. C’est de cette façon  que je  veux chercher et désirer Dieu Seul, en chaque chose, toujours et  vivre selon notre charisme. En définitive, notre Règle de vie est pour moi une forme spécifique de vivre l’Evangile ; je l’accepte librement  dans la foi comme une médiation de la volonté de Dieu pour moi. J’aime beaucoup l’importance que  notre Vénérable Fondateur Pierre Bienvenu Noailles donne à la Règle . C’est mon directeur spirituel, c’est ainsi que je vois et que je lis ses écrits :«  Ma chère fille, si vous désirez que toutes vos action, même les plus petites, soient agréables à Jésus et qu’elles soient méritoires pour le ciel, il faut les assujettir  à une règle qui puisse les sanctifier et les diriger conformément au désir de votre Dieu. Un autre motif pour vous engager à suivre votre règlement, c’est la paix que l’on trouve dans l’obéissance … » ( Textes Choisis- n°31) Aussi, les Constitutions sont pour moi une règle en or que je veux et m’efforce de vivre. Dans ma vie journalière elles me montrent le chemin de la sainteté et m’aident à aller de l’avant avec une fidélité persévérante vers l’objectif commun de notre mission commune dans l’Institut. Aussi ce jour est un jour de joie et d’action de grâces à Dieu pour ses innombrables bénédictions et sa fidélité envers moi et envers la Famille de Pierre Bienvenu Noailles. Elisabeth SebastianMonastère de la Sainte-FamillePosadas – Argentine___________________________________________________________________ Les vœux sont pour moi une alliance sacrée. Je les accepte librement pour suivre Jésus et être disponible pour sa mission en vivant avec fidélité les conseils évangéliques.  C’est une bonne chose, mais plus encore, c’est un devoir de prendre du temps pour réfléchir sur mes vœux pour  renouveler mes motivations, mes attitudes et ma disposition intérieure afin de vivre de manière plus convaincue et avec plus de ferveur mon engagement à travers mes vœux.  Renouveler les vœux dans la Sainte-Famille a une signification  spéciale pour moi. À travers les vœux je suis unie à la Famille de Pierre Bienvenu Noailles et je m’engage  à vivre la vie consacrée selon le chemin de vie de la Sainte-Famille. Le riche héritage que nous a transmis notre Fondateur m’oblige à manifester publiquement mes liens comme membre de l’Association et plus  précisément comme religieuse apostolique de l’Institut. Renouveler les vœux dans la Sainte-Famille est une grâce et une opportunité en or pour  réapprendre à vivre l’interconnexion et l’interrelation avec Tout et ainsi, renouveler le sens  d’appartenance à la Sainte-Famille. Cela me permet de me recentrer en ce qui est spécifique  et indispensable afin de vivre avec une ferveur  et un zèle renouvelés mes vœux, selon nos Constitutions, notre Charisme et notre Spiritualité. Et me recentrer sur l’aspect le plus important de la Mission qui est la communion. Vivre les vœux pour la mission est un appel à me renouveler à la lumière des signes des temps, pour reconnaître les mouvements de l’Esprit,  pour entendre  le sens nouveau et plus profond de notre vie consacrée qui est « au service de toute vie ». Ainsi, renouveler les vœux n’est pas un acte de routine  mais un effort conscient pour entrer dans la profondeur de ce qu’il signifie. C’est vivre en  embrassant  pleinement toute vie, et prendre conscience de ma responsabilité de la respecter, de la soigner et de la préserver.  Le renouvellement des vœux devient une occasion qui me fortifie dans l’esprit de la Sainte-Famille, me permet d’évaluer  ma propre vie, mes motivations et m’oriente de nouveau vers tout ce qui contribue à la plénitude de la Vie que le Christ est venu nous apporter. Sr Ida JosephPhilippines ____________________________________________________________________ Ce renouvellement signifie  mon désir de continuer à suivre Jésus pauvre, chaste et obéissant sur les chemins de l’Évangile afin de participer à sa mission. Il exprime mon adhésion à la Famille de Pierre-Bienvenu Noailles et à son esprit : esprit de Dieu Seul à la suite de Jésus, Marie et Joseph qui n’aimaient, ne voulaient, ne cherchaient que Dieu Seul en toutes choses.Le renouvellement des vœux est aussi un signe de communion fraternelle avec toutes les Sœurs de l’Institut à travers le monde. J’aime penser aux sœurs de  tel ou tel pays qui renouvellent en même temps que nous ou plus tôt ou plus tard à cause du décalage horaire. Au plan local cette communion s’exprime par une fête qui réunit les sœurs de la même ville ou de la même région qui sont heureuses de se retrouver pour renouveler leur engagement et signifier leur appartenance à une seule et même famille. L’aspect festif du renouvellement de nos  vœux est important car si nous pouvons renouveler c’est que le Seigneur nous a accompagnées fidèlement de sa grâce et nous chantons notre joie de lui appartenir.  La date du 18 décembre est elle-même significative puisque nos premières et nos dernières Constitutions ont été approuvées le 18 décembre et que nous renouvelons nos vœux ‘selon les Constitutions’.            En ce jour, dans certains pays, on fête Notre-Dame de l’Espérance, la Vierge de l’attente qui porte en son sein celui que le monde ne peut contenir, celui qui a créé ce monde immense et beau, le cosmos tout entier. Voilà ce qui me vient au cœur en pensant à cet événement,   Madeleine Blais ____________________________________________________________________  C’est un temps de grâce pour entrer en moi-même, évaluer ma vie et ma mission,  reconnaître mes propres forces et mes limites. C’est un temps pour approfondir ma vocation personnelle et ma relation avec le Seigneur, pour méditer sur l’amour et la compassion  dont Jésus m’a entourée  dans le passé et modeler ma vie  actuelle à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph. C’est un temps pour renouveler mon engagement personnel avec le Seigneur, pour m’en souvenir avec gratitude  et  renouveler mon alliance avec lui. Cela me conduit à la conversion. La foi en la résurrection du Christ Jésus  m’aide à accepter  mes propres faiblesses et à  suivre Jésus malgré cela. Chaque renouvellement des vœux  me  confirme dans ma vocation Sainte-Famille  et me donne l’occasion de rechoisir ce chemin de vie et de renouveler mes vœux au Seigneur pour sa mission, librement et avec plus d’enthousiasme et de ferveur. C’est un temps pour vivre le mystère pascal du Christ. A chaque renouvellement de vœux, je dois mourir à moi, année après année ; écrire er réécrire mon discernement avec l’aide de mon accompagnatrice qui me permet d’affiner ma vision et de repréciser le but. Bien que je sois faible et fragile,  m’appuyant sur sa parole et en me laissant conduire par Lui, je peux dire « oui » à sa volonté à tout moment. Ceci me conduit à renoncer à tout pour le Christ qui  me donne paix et joie dans mon engagement. Finalement, je peux dire que chaque jour me mène  à me renoncer, à évaluer, à ne jamais dire non, à me préparer, à cheminer avec le Seigneur, à accepter, à apprendre à vivre. Cependant, même si  la « rénovation des vœux» a beaucoup de connotations spirituelles, il peut parfois y avoir le risque de la vivre comme une démarche de routine. Inde  

  • 3ème semaine de l’Avent

    « Voyez le cultivateur : il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la première et la dernière récoltes.
    Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche. » Jc 5

    3ème semaine de l’Avent

    « Voyez le cultivateur : il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la première et la  dernière récoltes.
    Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche. » Jc 5
    « Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent » Is 35
    Continuons à préparer un « Noël autrement »
    La paix
    Quelques questions
    Comment suis-je informé des conflits qui existent dans le monde et autour de moi ? Comment est-ce que j’essaye de les analyser pour découvrir leurs causes profondes et les motivations des personnes et des groupes en présence ?
    Propositions de gestes
    Je profite de la fête de Noël pour « faire la paix » avec les personnes de ma famille, de mon entourage proche avec lesquels je suis en conflit 
    Je cherche à améliorer durablement mes relations avec mon entourage en me formant si nécessaire à l’écoute ou à la Communication non violente.
    Je soutiens ou je m’investis dans une association qui lutte contre la violence dans le monde (Mouvement pour une alternative non violente, Amnesty international, Mouvement de la paix…).
    La justice
    Quelques questions
    Quelles situations me semblent être injustes dans la société aujourd’hui ? Qu’est-ce que la justice pour moi ?
    Suis-je informé des réformes en cours dans le domaine de la justice ?
    Comment est-ce que je réfléchis aux questions liées à l’immigration, aux gens du voyage en cherchant à faire la part des choses et en évitant tout amalgame ?
    Propositions de gestes
    J’apporte aide matérielle et soutien moral aux personnes de mon entourage qui sont en difficulté (chômage, mal-logement, maladie, vieillesse…), tout particulièrement dans ce temps de Noël, ou je m’investis (en temps ou en argent) dans les associations qui les soutiennent.
    Tout homme a droit à la dignité, y compris en prison : à Noël tout particulièrement, les personnes détenues ont besoin d’une aide morale. Je peux leur apporter en participant aux opérations organisées pour leur envoyer un colis ou leur permettre d’offrir des cadeaux à leurs enfants. Toute l’année, je peux devenir visiteur de prison.
    J’apporte mon aide ou je m’investis dans les groupes ou les associations qui viennent en aide aux immigrés et aux sans papiers (Réseau éducation sans frontières, Association de solidarité avec les travailleurs immigrés, cercles de silence…)
    Afin de lutter contre les inégalités entre les riches et les pauvres, en France et dans le monde, je m’investis ou je soutiens financièrement une association qui lutte pour réduire ces injustices.
     

  • 2ème Semaine de l’Avent

    « Voici venir un jour sans fin, jour de justice et de paix »
    « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera
    près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
    un petit garçon les conduira. »

    2ème Semaine de l’Avent
    « Voici venir un jour sans fin, jour de justice et de paix »
    « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera
    près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble,
    un petit garçon les conduira. »
     

    Nous poursuivons notre invitation à vivre « Noël autrement »
    Cette semaine nous prenons conscience de notre relation à l’air et à la terre.
    L’air
    Quelques questions

    En ville ou à la campagne, qu’est-ce qui me rappelle que l’air est un bien commun qui n’appartient à personne mais que chacun peut contribuer à altérer ?

    Est-ce que je réfléchis aux conséquences de mes choix sur la qualité de l’air ? (choix d’achat et d’utilisation d’une voiture, utilisation de produits polluants…) 

    Propositions de gestes

    Je sors et je respire à pleins poumons l’air en me rappelant que cet air, c’est la vie pour des milliards d’êtres humains et dans ce geste, j’entre en communion avec eux.

    Je vérifie que les produits que j’utilise au quotidien pour le ménage, pour ma toilette… n’ont pas d’incidence négative sur l’air.

    La terre
    Quelques questions

    Quel est mon lien à la terre ? Que signifie le terme « terre nourricière » pour moi ? Est-ce que j’ai déjà cultivé la terre ? Comment l’ai-je fait ? Qu’est-ce que ça produit en moi ?

    La propriété foncière peut être un enjeu fort dans certaines régions, dans certains pays. Suis-je sensible à ces questions ?

     Propositions de gestes

    Je profite du temps de l’Avent pour vivre seule  ou partager en groupe, en communauté,  avec ma famille un moment de balade dans la nature en la regardant comme « Création ».

    Je me pose la question de la provenance des aliments que j’achète, en faisant le lien avec la terre où ils sont produits (cette terre est-elle en danger ? polluée par cette production ?)

     
    Dans la prière, je médite les textes de ce dimanche
    C’est le cosmos entier qui prépare la venue du Christ…
    Un exercice pratique sur la manière d’écouter (proposé dans ND du Web)
    Jean-Baptiste appelle à la conversion. Cette conversion engage tout mon être, ma tête, mon coeur mais aussi mes sens.
    Cette semaine, je pourrais être plus attentif à la manière dont j’écoute, à la manière dont j’accueille la parole de l’autre, de mon plus proche, en famille ou au travail, mais aussi du plus lointain que je rejoins par la télévision ou le journal :
    les cris de joie ou de désespoir, les appels au secours, les silences de celui (ou celle) qui ne peut pas parler ou ne sait pas parler…Qu’est-ce que j’entends à travers ces paroles ? Qu’est-ce que cela provoque en moi ?
    Je demanderai au Seigneur qu’il m’éclaire sur ma manière d’écouter (ou de ne pas écouter certaines personnes, à certains moments) et à quelle conversion il m’appelle pour préparer le chemin de sa venue.