Auteur/autrice : AdminWp

  • Le 22 avril la Journée Mondiale de la Terre

    « Animées par la passion du Royaume de Dieu, nous discernons les appels de l’Esprit dans les signes des temps … en étant éveillées à tout ce qui détruit et menace la vie de notre planète, en travaillant comme corps, en collaboration étroite avec les autres membres de notre Famille et avec d’autres, pour garantir un développement durable. »

    Le 22 avril on célèbre la Journée Mondiale de la Terre. Notre Engagement Collectif nous interpelle particulièrement sur ce point :

    « Animées par la passion du Royaume de Dieu, nous discernons les appels de l’Esprit dans les signes des temps … en étant éveillées à tout ce qui détruit et menace la vie de notre planète, en travaillant comme corps, en collaboration étroite avec les autres membres de notre Famille et avec d’autres, pour garantir un développement durable. »

    Dans le monde entier il y a une conscience croissante de la beauté et de la vulnérabilité de notre planète. Il y  une conscience toujours plus  grande que les êtres humains , l’élément conscient de la  terre,  dotés  de la faculté de réfléchir, décider et agir , ont la capacité tout  à la fois de  détruire  notre planète et  d’anéantir  toutes formes de vie et la capacité de la protéger et de la soigner  pour son propre bien,  pour le nôtre,  et pour le bien de toute la vie future.

    Ici, à Rome, nous n’avons pas préparé une prière spéciale, ni une campagne pour la Journée de la Terre. Mais nous voudrions vous partager simplement ce que nous avons trouvé comme initiatives à travers une recherche rapide sur diverses pages web. Ainsi donc, il y a des suggestions variées en anglais, français et espagnol que nous partageons avec vous. Sans doute il y a beaucoup d’autres propositions aux quelles vous pouvez accéder par vous-mêmes.
    Le 22 avril est, sans doute, le jour où nous devons prier pour notre planète … mais aussi le jour qui nous rappelle que nous sommes appelés à écouter attentivement et à ouvrir nos « yeux intérieurs » pour entendre  et voir ce que l’Esprit nous suggère et le réaliser, pour nous informer  davantage et voir avec qui  collaborer pour la préservation et la célébration de la vie de cette terre merveilleuse que nous avons le privilège de partager.

    JPIC de Rome 

     
    Jour Terre Eglise

     

    La Priere et La Nature

     

     

     
     

  • SIGNE DE VIE: Présence au Tchad

    Le Tchad est un beau pays avec des paysages diversifiés et une population multidimensionnelle. La communauté de la Sainte Famille est installée à Gounou-Gaya depuis plusieurs années…

    Présence au Tchad

    Le Tchad est un beau pays avec des paysages diversifiés et une population multidimensionnelle. La communauté de la Sainte Famille est installée à Gounou-Gaya depuis plusieurs années. C’est une petite ville située à 400 km de Mokolo au Cameroun. Notre communauté compte 4 sœurs engagées dans la pastorale de la paroisse : familles, jeunes, justice et paix, catéchèses… Elle assure aussi la garantie de l’éthique et de la morale du Collège Communautaire des Filles de Gounou-Gaya en collaboration avec les prêtres de la paroisse. La communauté est représentée au collège par deux sœurs dont l’une assure la direction. La situation de la femme au Tchad est précaire compte tenu des pesanteurs socio- culturelles : polygamie, femme héritée comme bien mais non  héritière. Elle ne dispose pas assez de pouvoir économique, social et cela rend la femme fragile et vulnérable. Les filles sont peu scolarisées et celles qui ont la chance d’aller à l’école ne finissent pas souvent à cause des mariages précoces ou des grossesses indésirées et du poids de la tradition. Cette situation est très accentuée dans le Mayo Kebbi (dans notre région).

    Le collège des filles a été créé pour sortir la jeune fille de cette situation. Ses objectifs sont entre autres d’augmenter la scolarisation des filles, de les amener à prendre conscience de leur rôle dans la société et de former les futures mères pour qu’elles soient capables d’assumer leur responsabilité, d’éduquer et d’élever leurs enfants. Comme premier signe de vie, depuis sa création en 2001, le collège a formé plus de trois cents filles dont la première promotion a obtenu le baccalauréat en 2008. La présence des sœurs au sein du collège donne  de l’assurance aux filles et créé une ambiance plus féminine. Cela permet à certaines  de s’ouvrir et de s’engager davantage en prenant conscience qu’elles ont les mêmes capacités et qualités que les hommes. Selon mes observations personnelles, les filles ont beaucoup changé en une année. Au début il leur est difficile d’écouter les demandes d’une femme même en étant responsable de l’établissement. Elles sont promptes a écouter davantage les hommes que les femmes. Les anciennes du collège sont reconnaissantes pour la formation reçue et elles sont capables de faire un travail intellectuel personnel sans tricherie. Il existe une vie réelle au collège parce qu’il y a une franche collaboration entre le personnel enseignant, une amitié entre les élèves, un rapport fructueux entre les enseignants et les élèves. Cela crée une dynamique qui converge vers une harmonie totale malgré que les élèves et le personnel enseignant soient de confessions religieuses différentes.
    Le collège continue son petit chemin et son expérience avec l’aide de Dieu, ce malgré certaines difficultés inhérentes au milieu scolaire et  féminin.
                                                                               Sr Jolanta Okupniarek sfb

  • ÊTRES HUMAINS

    L’UISG (Union internationale des supérieures générales) a encouragé les différents instituts à lutter contre le trafic des êtres humains sous ses diverses formes : émigrations forcées, exils politiques, prostitution organisée, travail d’esclaves, trafic d’organes humains, pédophilie, désintégration de la famille.
    CONTRE LE TRAFIC DES ÊTRES HUMAINS 

    L’UISG  (Union internationale des supérieures générales) a encouragé les différents instituts à lutter contre le trafic des êtres humains sous ses diverses formes : émigrations forcées, exils politiques, prostitution organisée, travail d’esclaves, trafic d’organes humains, pédophilie, désintégration de la famille. Plusieurs congrégations  soutenues par la conférence des religieux du Brésil, ont commencé à s’organiser pour faire face à  ce défi national et international et ont formé un réseau appelé « Un cri pour la vie ». 

    Ce problème est très important et très sérieux et la solution dépasse l’initiative d’un groupe ou un simple accompagnement. C’est pour cette raison que le réseau est représenté à l’ONU et que le gouvernement du pays a  élaboré un « Plan national de lutte contre le trafic des personnes ».

    En Octobre 2009, le groupe des religieuses  membres du réseau s’est réuni à Sâo Paulo. Les participantes sont venues de toutes les régions du Brésil , apportant la richesse de la culture des régions respectives et la souffrance de l’immense plaie sociale causée par le mépris total de la vie. Le thème de la rencontre était : « L’importance du travail en réseau pour faire face au trafic des êtres humains ».

    A cette rencontre on a lancé le « bulletin de réflexion biblique sur le trafic des êtres humains ». Il est rédigé par le groupe de réflexion  de la CRB (conférence des religieux du Brésil) de la région de Sâo Paulo, aidé par le Père Carlos Mesters.

    Je présente ce petit rapport avec fierté pour la présence de la vie religieuse dans une attitude pleine de foi, de courage et d’intelligence, mais aussi comme une invitation pour nous parce   que   le   travail   en   réseau  paraît être une alternative   pour   l’action de la vie religieuse aujourd’hui. Nous connaître davantage   et  nous  ouvrir à des sujets comme celui-ci peut susciter l’intérêt de la Sainte Famille.

    Geni Camargo
    Communauté de Vila Morael – Brésil

     

     

  • La Sève

    Avec la puissance de la nature printanière, la sève jaillit de l’érable pour produire un liquide que l’homme transformera en délice. La sève, symbole de vigueur, de dynamisme, d’énergie et de vitalité, nous montre la merveille et la force de la création.
    Jésus Ressuscité continue sa Vie en nous

     

    Tous les samedi, je donne la catéchèse à un groupe d’enfants entre dix et douce ans. Parmi eux il y a NYIRANDINKABANDI Clarisse, qui vient de perdre son papa. Il était prisonnier depuis quelques années, il est mort très rapidement , en quelques jours de maladie, après avoir subit une opération. 

    Le jour de la catéchese je leur avait parlé de cet événement les invitant à chercher ce que nous pourrions faire pour partager la peine de leur compagne. Ce qui m’a touchée c’est l’intérêt et la générosité des enfants. Spontanémént ils ont donné des idées, la première chose aller visiter la famille , et pour la consoler  que pourrions-nous l’amener ? alors chacun propose une chose selon ses possibilités : bougies et allumettes, un savon, cahiers et bics, une gourde d’eau, un fagot du bois, un peu d’haricots, un sachet de patates douces…

    A la date fixée ils sont venus avec tout cela, j’ai choisi trois enfants pour amener cela, quand nous sommes arrivées à la maison, nous avons commencé par la présentation et la maman nous a montré ses enfants. Après nousavons priè et lula Parole de Dieu: Jn 19, 25-27. les enfants ont donné des intentions et ils  ont pris comme résolution accueillirla Vierge Marie dans leur coeur à l’exemple de Jean qui a pris Marie chez lui. Cette Parole a donné beaucoup de joie à la maman et aux enfants.

    Après dialoguer nous avons offert les cadeaux à la famille. Les enfants sont rentrées avec une grande joie et cette action a porté espoir et un bon témoignage dans la famille éprouvée et aussi chez les parents des enfants de la catéchèse, plusieurs sont venus me dire qu’ils sont très touchés de voir leurs enfants  qui prennent l’initiative de soutenir leur camarade.

    Bonne Fête de Pâques! Que Jésus Ressuscité continue sa Vie en nous!
     
    Anuarite BUSINGE. Prénovice
    Communauté de Gikongoro
    Rwanda

     

     
    _____________________________________________________________________

     
    Nous avons pensé spontanément au phénomène de l’érable qui signifie pour nous l’arrivée du printemps et la Vie!

    La Sève:

    Avec la puissance de la nature printanière, la sève jaillit de l’érable pour produire un liquide que l’homme transformera en délice. La sève, symbole de vigueur, de dynamisme, d’énergie et de vitalité, nous montre la merveille et la force de la création.

    Colette Lambert – Canada

     

     

    __________________________________________________________________________

     LE PROJET BETHLÉEM
     
    Le Projet Bethléem, mis sur pied suite à l’appel du Cardinal Danneels lors du Congrès Bruxelles-Toussaint 2006, vise l’affectation des biens d’Eglise inoccupés à l’habitat social, en collaboration avec des Agences Immobilières Sociales (AIS).

    Comment une population à faibles revenus peut-elle dénicher un logement décent à Bruxelles? Il y a dans la ville entre 380 et 400.000 logements ; on compte 38.000 logements sociaux, dont seulement 1.800 gérés par une agence immobilière sociale (AIS). Bruxelles enregistre chaque année jusqu’à 30.000 demandes pour un logement social !

    Un an après l’appel du Cardinal – le 9 novembre 2007 – s’est tenu dans les locaux du Mouvement Ouvrier Chrétien, à Bruxelles, un important colloque consacré à l’habitat social. En présence du Cardinal Danneels et sous la présidence de Mgr De Kesel, évêque auxiliaire pour Bruxelles, ce colloque a permis de faire un premier bilan des initiatives de l’Eglise catholique en faveur de l’habitat social. La Ministre bruxelloise en charge du Logement, Mme Dupuis, y a pris une part active.

    Un cadastre des biens immobiliers des paroisses, fabriques d’église, écoles et congrégations s’établit. Les propriétaires de ces biens ont été encouragés à affecter tout espace disponible au logement social, au travers de partenariats avec des AIS. 

    Un important travail de sensibilisation a également été entamé auprès des propriétaires privés. Un intérêt de plus en plus grand de la part des média, des demandes d’information ou de collaboration lors de journées thématiques nous réjouissent et nous montrent la prise de conscience croissante de l’urgence et de l’importance de l’habitat social chez nos contemporains.

    Trente-sept biens d’Eglise sont aujourd’hui affectés à l’habitat social, en collaboration avec une Agence Immobilière Sociale. Chaque année, de nouveaux bâtiments rejoignent le Projet.

     
    Envoyé par Sr. Denise
    Communauté Boomgaardstraat
    Belgique

    __________________________________________________________________________

    Signe de vie au Congo: le rélévement de tout homme: les femmes et les pauvres 

     
    Au Congo, nos différents apostolats : soins des malades, l’éducation de la jeunesse,  le travail de nos mains, notre engagement dans la pastorale de la femme et des enfants sont de signes de vie. Ces deux photos illustrent ce signe de vie. Ici, la photo du jeune homme Jean, handicapé physique, abandonné par les siens et la population dès le bas âge, a retrouvé sa joie de vivre chez les sœurs.

    Et la maman âgée, abandonnée par son mari trouve la joie et le moyen de vivre grâce au petit travail que les sœurs lui donnent. 

    Autres signes de vie
     
      
     Soin de santé
      
      
    Éducation de la jeunesse

     
    Grâce à notre nouvelle vision cosmique, nous acceptions notre relation avec la nature.

     
     
     
    __________________________________________________________________________
     
    IL Y A DES SIGNES DE VIE NOUVELLE !   C’EST PÂQUES !
     

    Beaucoup de jeunes ont été  sauvés  du trafic des enfants. C’est Pâques !

    Une inquiétude nouvelle se fait jour, pour sauver la Planète.  C’est Pâques !

    Des petites communautés ecclésiales sont en train de naître. C’est Pâques !

    Dans les cœurs l’Espérance grandit, et l’engagement pour être présents là où la vie a besoin de nous.  C’est Pâques !

    Même s’il y a encore beaucoup de situations où la mort nous prend et veut triompher sur la vie, Lui, il est avec nous et  inspire notre route et la route de tant d’autres qui sans le connaître ont, comme Lui, opté pour la Vie et l’Amour.

    JOYEUSE  PÂQUE DE RÉSURRECTION !
     
    M. Teresa Beck
    Déléguée
    Amérique Latine

    __________________________________________________________________________

     FEMME, QUI CHERCHES-TU ?
    Je marche avec Marie de Magdala  vers le tombeau vide, j’entre  dans l’expérience douloureuse qu’elle est en train de vivre  et je la fais mienne … Après Marie,  Mère de Jésus, ce fut  peut-être  Marie de Magdala  la première  à qui Jésus Ressuscité est apparu et  qui a connu la joie de Pâque !

    Tout d’abord elle l’a cherché au tombeau, puis elle s’en est éloignée. Elle le cherchait à tâtons dans le noir, elle vit qu’on avait déplacé la pierre et elle a expérimenté la perte de Jésus. Pourtant elle a continué à le chercher jusqu’à ce qu’elle eût rencontré celui qu’elle aimait. Elle a dû changer de direction  pour vivre l’expérience du tombeau comme passage qui donne la vie. C’est là, qu’on lui annonce  que son Seigneur l’attend pour lui souhaiter la bienvenue.

    Avec Marie de Magdala,  je dois passer par cette expérience du tombeau vide, de la pierre déplacée. Alors, dans ma vie quotidienne j’entendrai  cette question  qui me  provoque « Femme, qui cherches-tu ? » Sans doute, les yeux fixés sur le tombeau, Marie était absorbée par  un sentiment de perte. Elle avait parcouru un chemin pascal, son cœur était brûlant d’amour  et elle soupirait  vers celui qu’elle avait perdu. Or, c’était Jésus qui la cherchait : « Marie ! »,   ce qui signifie : « Je te connais … » Sa réponse fut : « Rabbouni » … je me rends … » Et ici commence un chemin nouveau. «  Ne me retiens pas, mais va trouver mes frères et sœurs » … Marie de Magdala  va donc  annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et  leur transmettre ce qu’il lui a dit.

    Appelés à vivre pour Dieu, envoyés comme Marie annoncer la joie de Pâque … tout cela me rappelle, une fois encore … l’apparition de Jésus  au cours du miracle eucharistique et les paroles  entendues par Milady Peychaud.

    Est-ce je ne cherche que Lui ?
                 Ai-je la passion de le faire connaître ?
                        « Si l’on me cherche on me trouvera : » 

    Lorenza PONNANWILA
    Contemplative (Nagoda) 

     
     
     
     
     
     
     

  • Eucharistie et écologie

    Comment les questions écologiques, comme les changements climatiques de la planète, influencent-elles nos célébrations de l’Eucharistie? Comment le culte eucharistique est-il lié à l’action écologique et aux modes de vie? Qu’est-ce que vivre une vocation écologique devant le Dieu de Jésus Christ?

    EUCHARISTIE ET ÉCOLOGIE

    (Denis Edwards)
    Comment les questions écologiques, comme les changements climatiques de la planète, influencent-elles nos célébrations de l’Eucharistie? Comment le culte eucharistique est-il lié à l’action écologique et aux modes de vie? Qu’est-ce que vivre une vocation écologique devant le Dieu de Jésus Christ? Quel rapport existe-t-il entre la pratique écologique et la spiritualité chrétienne? Dans ce dernier chapitre, j’essaierai de répondre à ces questions, en proposant d’abord quelques suggestions en vue d’une théologie écologique de l’Eucharistie, et ensuite quelques réflexions sur la spiritualité et la pratique.

    Vers une théologie écologique de l’Eucharistie.
    La proposition avancée dans cette partie est la suivante : quand les chrétiens se réunissent pour l’Eucharistie, ils apportent à table la Terre et toutes ses créatures, et en quelque sorte l’univers entier. J’approfondirai cette proposition en l’articulant en cinq étapes: l’Eucharistie, levier de toute la création, mémoire vivante de la création et de la rédemption, sacrement du Christ cosmique, participation avec toutes les créatures de Dieu à la Communion de la Trinité, anticipation de la participation de toutes les créatures de Dieu à la vie de la Trinité et solidarité avec les victimes des changements climatiques et d’autres crises écologiques.

    L’élévation de toute la création
    A l’instar de nombreux théologiens orthodoxes, il voit les êtres humains comme étant appelés par Dieu à être des “prêtres de la création.” Il fait la distinction entre cette tâche sacerdotale  et les notions de sacerdoce sacrificiel qu’il associe à la théologie catholique romaine et médiévale. Il voit chaque personne baptisée comme étant appelée à être, comme le Christ, un être personnel à part entière, ce qui implique le fait d’être relationnel plutôt que refermé sur soi, capable de sortir du soi et d’aller vers l’autre, par ce qu’il appelle l’ek-stasis.  Les personnes sont toujours extatiques, au sens qu’elles réalisent leur condition de personne seulement en communion avec les autres. Les humains sont des êtres relationnels. Leur vocation est de se rapporter d’une manière totalement personnelle à Dieu, aux autres humains et aux autres créatures de Dieu. Selon Zizioulas, l’humanité et le reste de la création parviennent à leur achèvement dans la vie de Dieu les uns à travers les autres.

    Quand les humains se rendent à l’Eucharistie, ils apportent les fruits de la création, et en quelque sorte de toute la création, à la table eucharistique. Par l’Eucharistie, la création est élevée jusqu’à Dieu sous forme d’offrande et action de grâce. Les dons de la création sont élevés jusqu’à Dieu et l’Esprit est invoqué pour transformer les dons de la création, et la communauté réunie, dans le Corps du Christ. L’exercice de ce sacerdoce n’est pas limité aux personnes ordonnées, c’est le rôle que Dieu donne à tous les fidèles. Il n’est pas restreint aux célébrations liturgiques, il devrait plutôt avoir lieu dans la vie tout entière. Il devrait impliquer toutes les interactions humaines avec le reste de la création.

    La mémoire vivante de la création et de la rédemption.
    Le concept d’anamnesis est au cœur de la théologie eucharistique. Ce terme grec peut être traduit par mémorial ou simplement mémoire, mais je pense qu’une meilleure traduction serait mémoire vivante. Dans chaque Eucharistie, nous rappelons les événements de notre salut en Christ, de manière à ce qu’ils soient rendus présents à nous avec puissance ici et maintenant et anticipent la future transformation de toutes les choses en Christ. Cette forme de mémoire non seulement évoque le passé, mais aussi agit puissamment dans le présent et nous ouvre au futur de Dieu. Dans l’Eucharistie, la communauté chrétienne se focalise naturellement sur la mort libératrice et sur la résurrection du Christ, mais ce que l’on oublie souvent est que chaque Eucharistie est un mémorial d’action de grâce agissant dans la création comme dans la rédemption.

    Il y a longtemps, Louis Bouyer a fait remarquer que les premières prières eucharistiques chrétiennes avaient leur origine et leurs modèles dans les premières formes de prière juive utilisées aux synagogues et en particulier dans les maisons, avant tout pendant le repas de la Pâque juive. Ces prières commencent par une bénédiction des dons de la création. Elles se basent sur la mémoire de l’œuvre de Dieu, et l’action de grâce, qui implique la création et le salut. Zizioulas fait remarquer la même chose, en insistant que toutes les anciennes liturgies eucharistiques commençaient par l’action de grâce pour la création et continuaient avec l’action de grâce pour la rédemption en Christ, et étaient toutes centrées sur l’élévation des dons au Créateur.

    Quand nous nous rendons à l’Eucharistie, nous apportons avec nous les créatures de la Terre. Nous évoquons le Dieu qui aime chacune d’entre elles. Nous pleurons pour les dommages causés à leur détriment. Nous les compatissons. Nous commençons à  apprendre le type d’esprit dont parle Zizioulas, un esprit qui mène à un mode différent d’agir.

    Nous évoquons la situation vulnérable de la communauté de la vie sur la Terre et nous l’apportons à Dieu. Tout cela est absorbé par le mystère du Christ célébré dans chacune de nos Eucharisties. Dans la grande doxologie, à la fin de la prière eucharistique, nous élevons la création tout entière à travers, avec et dans le Christ, “dans l’unité du Saint Esprit” à la louange et la gloire éternelles de Dieu.

    Le sacrement du Christ cosmique
    Le Christ que nous rencontrons dans l’Eucharistie est le Christ ressuscité, celui en qui toutes choses ont été créées  et réconciliées (Col 1:15-20). La sagesse éternelle de Dieu et son plan pour la plénitude des temps est de “ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres” (Ep 1:10). Même quand, dans l’Eucharistie, l’attention du mémorial se concentre sur la mort et la résurrection du Christ, cette mémoire ne nous éloigne pas de la création, au contraire, elle nous met directement en lien avec la création. Elle nous relie à la Terre et à toutes ses créatures.

    Quand nous évoquons la mort du Christ, nous évoquons une créature de notre univers, faisant partie de l’histoire évolutionnaire interconnectée de notre planète, qui gère librement son existence corporelle et personnelle dans le mystère d’un Dieu aimant. Quand nous évoquons la résurrection, nous évoquons une partie de l’univers et une partie de notre histoire évolutionnaire élevée par l’Esprit vers Dieu. C’est le début de la transformation de la création tout entière en Christ. L’Eucharistie est le symbole et le sacrement du Christ ressuscité qui est le début de la transfiguration de toutes les créatures en Dieu. En mangeant et en buvant à cette table, nous participons au Christ ressuscité (1 Cor 10:16-17).

    Comme le Verbe s’est fait chair, aucune partie de l’univers physique n’est intouchée. Toute la matière est le lieu de Dieu. Tout est divinisé. Tout est transformé en Christ: “Toute matière est désormais incarnée, Mon Dieu, par votre Incarnation.” A cause de cela, la Terre, le système solaire et l’univers tout entier deviennent le lieu de la rencontre avec le Christ ressuscité: “Maintenant, Seigneur, par la Consécration du Monde, la lueur et le parfum flottant dans l’Univers prennent pour moi corps et visage, en Vous.”

    Participer avec toutes les créatures de Dieu à la communion de la Trinité.
    Chaque Eucharistie est un événement eschatologique, c’est-à-dire un événement de l’Esprit qui anticipe le future quand toutes les choses seront élevées à la Communion divine. L’Eucharistie est profondément trinitaire. Notre communion eucharistique, notre communion de l’un avec l’autre en Christ est toujours un partage dans la divine Communion de la Trinité, et une dégustation de celle-ci, dans laquelle toutes choses seront transfigurées, trouveront leur sens éternel et leur vraie patrie. Cette Communion trinitaire que nous partageons est la source de toute la vie sur la Terre; c’est ce qui permet à une communauté de vie d’apparaître et d’évoluer; et, de façons qui dépassent notre imagination et compréhension, elle sera l’accomplissement de toutes les créatures de notre planète, et toutes les merveilles de notre univers. Alors que nous participons à l’Eucharistie, nous goûtons à l’avance l’accomplissement de toutes les choses élevées à la vie divine de la Trinité.

    Cela veut dire, comme l’a affirmé Tony Kelly, que le “moment le plus intense de notre communion avec Dieu est en même temps un moment intense de notre communion avec la Terre.”  En étant élevés vers Dieu, nous sommes saisis par l’amour de Dieu pour les créatures de notre communauté planétaire. Cela commence à façonner notre imagination écologique: “L’Eucharistie éduque l’imagination, l’esprit et le cœur à saisir l’univers comme un univers de communion et connexion en Christ.” Dans cette imagination eucharistique, une vision écologique particulière et un engagement peuvent prendre forme. Avec ce type d’imagination oeuvrant en nous, nous pouvons voir d’autres créatures de la Terre faire partie de notre famille, être radicalement interconnectées à nous en une seule communauté de vie terrestre devant Dieu. Nous pouvons commencer à voir d’une manière critique – à voir plus clairement ce qui arrive à la Terre. Nous sommes menés à participer au sentiment de Dieu pour les formes de vie de notre planète. Une imagination eucharistique authentique mène à un esprit, une culture et une pratique écologiques.

    Solidarité avec les victimes
    L’Eucharistie implique toujours la mémoire de la croix. Le théologien Johannes Metz en parle comme d’une mémoire “dangereuse”. La croix de Jésus défie sans cesse toute complaisance devant la souffrance des autres. Elle conduit ceux qui souffrent au cœur même de la foi chrétienne. Elle met en cause les justifications par intérêt ou idéologie de la misère, des pauvres, des victimes de guerre, de l’oppression et des catastrophes naturelles. La résurrection offre une vision d’espérance dynamique à la souffrance du monde, mais elle ne ternit pas le souvenir de ceux qui souffrent. Ils sont toujours présents, représentés dans les blessures du Christ ressuscité.

    L’Eucharistie, mémoire vivante de tous ceux qui souffrent, appelle la communauté chrétienne à une nouvelle solidarité avec toutes les victimes humaines ainsi qu’envers les animaux et les plantes qui sont détruites ou menacées. La solidarité implique un engagement personnel et politique à l’égard des deux stratégies qui ont été identifiées pour répondre aux changements climatiques : l’atténuation des effets et l’adaptation. Adaptation voudra dire réorganisation de la société, prévisions budgétaires pour la préparation aux catastrophes écologiques, formation du personnel et affectation de ressources. En particulier, elle comprendra aussi, pour une question de justice, l’accueil des réfugiés environnementaux.

    Quand nous, les chrétiens australiens, nous nous réunissons pour les célébrations eucharistiques, nous le faisons en solidarité avec les chrétiens qui se rassemblent pour l’Eucharistie à Kiribas, à Tuvalu et à Bangladesh. Nous nous réunissons en solidarité avec ceux qui partagent d’autres formes de foi religieuse dans le Pacifique, dans l’Asie du Sud-Est, en Afrique, et dans toutes les régions de notre communautés mondiale. Nous prions en solidarité avec la communauté mondiale afin que l’Eucharistie, qui nous conduit vers la paix et la communion avec Dieu, puisse “faire avancer la paix et le salut dans le monde entier” (Troisième prière eucharistique). Nous nous engageons à nouveau à suivre le Christ, à avoir un esprit, un mode de vie, une politique et une pratique écologiques, nous personnes d’espérance pascale.

    Nous rencontrons Jésus, dans tout l’amour guérisseur, libérateur qui se répand dans sa vie et mort, et connaissons encore la présence du ressuscité qui transforme tout de l’intérieur. Par la puissance de l’Esprit, nous participons à la Communion eschatologique de la Trinité et nous la goûtons. Par l’Esprit, l’assemblée n’est plus qu’une en Christ, dans une communion en Dieu qui n’a pas de bornes, et qui arrive jusqu’à comprendre toutes les créatures de Dieu. Chaque Eucharistie nous appelle à la conversion et à l’action écologiques.

     
     

     

  • JARDIN FAMILIAL

    A la mi-mars de cette année s’est réalisé un rêve que nous partagions depuis l’année dernière. Avec trois mamans qui participaient à la catéchèse familiale dans une des chapelles de la paroisse – dans le quartier Primavera – nous avons mis en marche « un jardin familial ».

    JARDIN  FAMILIAL

    A la mi-mars de cette année s’est réalisé un rêve que nous partagions depuis l’année dernière. Avec trois mamans qui participaient à la catéchèse familiale dans une des chapelles de la paroisse – dans le quartier Primavera – nous avons mis en marche « un jardin familial ». Ce sont des mamans de 8, 3 et 5 enfants en âge scolaire. Lors des visites à leur foyer surgit le désir d’un jardin familial pour améliorer dans la mesure du possible l’alimentation des enfants. 

    Dans le partage de la Parole nous avons découvert en ces temps difficiles comment Jésus nous encourage toujours plus à vivre les valeurs d’unité, de solidarité , de fraternité dans le don de notre vie quotidienne, non seulement pour notre famille mais pour tous nos frères parce que…Il  est venu pour que nous ayons la vie et pour que nous l’ayons en abondance » (Jn 10,10) Ce fut  un plaisir d’entendre que ces mamans désiraient former un groupe uni, qu’il était nécessaire de s’engager à prier pour réaliser « un travail en commun », en acceptant le défi de s’entr’aider pour créer de bonnes relations entre voisins et pour réaliser ce jardin commun. 

    D’autres mères s’unirent au groupe. Elles commencèrent les activités : elles rendirent visite au directeur de l’école, lui firent part de leur inquiétude. Lui céda un vaste terrain disponible pour l’école et il s’engagea même à passer la charrue pour pouvoir travailler la terre. On chercha de l’argent pour l’acquisition de quelques outils élémentaires et de semences…Deux papas s’engagèrent à installer le tuyau d’arrosage pour amener l’eau depuis l’école .Ce fut possible grâce à l’aide d’un mini-projet. Mamans et enfants commencèrent à préparer la terre et la chaleur accablante ne fut pas un empêchement pour poursuivre le travail et le « terere » (eau froide avec une herbe rafraîchissante) passa de main en main. 

    Quelle joie de voir apparaître les premiers germes ! et bien vite les premiers épinards et les premières bettes firent leur apparition sur les tables de famille ! parce qu’on partagea aussi avec ceux qui n’avaient pas participé au travail. Il est évident que nous n’avions pas l’expérience de l’entretien d’un jardin et « nos sœurs les fourmis » comme dirait Saint François d’Assise, emportèrent en une nuit les feuilles vertes… 

    A la lune décroissante du mois d’août on a planté des branches de manioc. « Si Dieu le veut, ma sœur, disait Myriam, au commencement de février nous savourerons « le pain des pauvres » comme on appelle le manioc. 

    Une coordinatrice de la INTA a qui nous avons eu recours pour nous former, nous visite chaque semaine. Comme il est beau de voir ces femmes travailler ensemble et s’aider pour   améliorer   leur   qualité   de   vie ! Nous   espérons   et   désirons   que   cela continue.   L’enthousiasme   est   là   et  le désir   de   se  laisser   former  par le personnel de la INTA. 

    Nous partageons cette prière que nous faisons dans les rencontres du groupe : 

     
    Béni soit Dieu le Père, créateur de la vie,
    béni sois-tu pour ta création, pour la terre et le climat,
    pour la pluie et le soleil,
    pour le petit miracle de chaque semence,
    pour l’immense merveille de notre pain de chaque jour.
    Béni soit Dieu le Père,
    pour maintenir dans notre bouche ce goût ancien
    et savoureux du manioc bouilli,
    de la patate douce rôtie,
    du manioc grillé et des beignets de maïs.
    Béni sois-tu pour nous rappeler vitalement le sage dicton
    de nos ancêtres guaranis, créoles et gringos.
     « La terre n’est pas à celui qui la possède
    mais à celui qui la travaille ».
    Il faut revenir à la mère terre, il faut planter de nouveau.
    Béni sois-tu parce que quelle que soit notre situation,
    le choix et la conservation
    de nos semences est important pour nous.
    Viens à notre aide.
    Dieu, notre Père, il ne s’agit de rien de plus
    et de rien de moins que de la nourriture de nos familles,
    de notre cuisine, de notre table, de l’avenir de nos enfants.
    Que faisant route avec   la terre
    nous continuions à résister sans malheurs,
    et à rêver d’une grande table fraternelle
    et d’un bon temps continuel.
     Amen.
     

    Sœur Elsa Santana
    Communauté de Wanda – Argentine 
     

     
     
     

  • Ça y est…la nouvelle communauté de Martillac démarre…

    Depuis le 9 mars, les cartons, les valises qui encombraient le couloir trouvent leur place…et nous apprenons à ouvrir et à fermer les nombreuses portes qui relient un lieu à un autre…
     

    /*–>*/
    Depuis le 9 mars, les cartons, les valises qui encombraient le couloir trouvent leur place…et nous apprenons à ouvrir et à fermer les nombreuses portes qui relient un lieu à un autre…
    La joie et la bonne humeur mêlées sans doute à beaucoup d’autres sentiments s’expriment…et un beau soleil éclaire ces premières journées chargées d’espérance.
    Après Marian venue nous accompagner les tout premiers jours, l’arrivée de Margaret et M.Carmen nous invite à poser les premiers jalons de notre vie ensemble.
    En ce matin du 16 mars, Margaret nous invite à nous tourner du « ici et maintenant » vers « l’avenir ». Le Seigneur « qui fait toute chose nouvelle » nous appelle à construire du neuf.
    La présence de nos sœurs contemplatives : Bernadette et Teresa qui fait partie de notre équipe, exprime notre décision de marcher ensemble à deux vocations, en solidarité, vivant l’unité dans la diversité, collaborant dans un même projet, apportant notre couleur propre.
    Margaret précise que Lydwine qui va apporter sa compétence pour tout ce qui est administration et contribuer ainsi au projet de Martillac.
    L’objectif de cette rencontre est d’aider le groupe à faire communauté, à s’organiser et à commencer à programmer un plan d’animation pour l’Institut.
    Un temps de prière nous invite à nous mettre à l’écoute du Seigneur, Dieu de tendresse au cœur du monde, qui nous appelle :

    Il nous convoque dans cette communauté
    Il nous appelle à donner notre vie pour la mission
    Il nous appelle à nous lancer avec courage sur les chemins de ce projet Sainte Famille
    Avec un cœur plein de joie, nous voulons répondre un oui, chaque jour.
    Mary, Assunta, Lydwine, Françoise, Adela, Carmeline, Geneviève, Christaline

    La parole de Dieu qui est à l’origine du monde créé est aussi à l’origine de notre communauté.
                    Sa parole est fidèle !
                    La terre est remplie de son amour.
                    Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
                    Les projets de son cœur subsistent d’âge en âge…
    De nos cœurs jaillit l’action de grâce pour :
    Toutes nos sœurs qui nous ont précédées et sur les traces de qui nous marchons et nous avons une pensée toute spéciale pour Lorette, confiant au Seigneur ce temps de ressourcement qu’elle commence.

    Le secteur pastoral et le diocèse qui nous accueillent
    Les différentes vocations de la famille et tous ceux qui viendront fouler le sol de Martillac…
    Et nous demeurons confiantes dans la main de Dieu, le suppliant :
    Donne-nous une lumière pour trouver notre chemin à travers l’inconnu.
    Et Il nous répond :
    Entrez dans l’inconnu et mettez vos mains dans mes mains. Cela sera pour vous plus utile qu’une lumière et plus sûr qu’un chemin familier.

    /*–>*/

  • Journée Internationale de l’Eau

    La Journée Internationale de l’Eau se célèbre chaque année le 22 mars. C’est un moyen de rappeler l’attention sur l’importance de l’eau douce et de prendre la défense pour une gestion concertée des réserves d’eau douce.

     

     
    La Journée Internationale de l’Eau se célèbre chaque année le 22 mars. C’est un moyen de rappeler l’attention sur l’importance de l’eau douce et de prendre la défense pour une  gestion concertée des réserves d’eau douce.

    La célébration d’une journée   internationale de l’Eau avait été  proposée en 1992 à la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (CNUMAD). L’Assemblée Générale a  répondu  positivement et a désigné le 22 mars 1993, comme  Première Journée Mondiale de l’Eau.

    Qu’est-ce qui détermine la qualité de l’eau?
    La qualité de l’eau est un paramètre important qui touche à tous les aspects du bien-être des écosystèmes et de l’homme tels que la santé d’une communauté, les denrées alimentaires à produire, les activités économiques, la santé des écosystèmes et la biodiversité. En conséquence, la qualité de l’eau a également une influence sur la détermination des niveaux de pauvreté, de richesse et d’éducation de l’homme.

    Vue sous l’angle de la gestion, la qualité de l’eau est déterminée par l’utilisation finale qui en est souhaitée. En conséquence, l’eau destinée aux loisirs, à la pêche, à la boisson et à l’habitat des organismes aquatiques exige des niveaux de pureté plus élevés tandis que pour celle consacrée à la production d’énergie hydraulique les normes de qualité sont beaucoup moins importantes. C’est la raison pour laquelle la qualité de l’eau est définie largement comme les « caractéristiques physiques, chimiques et biologiques de l’eau nécessaires pour les utilisations qui en sont souhaitées » (UN/ECE 1995). Il convient de remarquer qu’après avoir été utilisée, l’eau retourne généralement au système hydrologique et, si elle n’est pas traitée, elle peut avoir de graves effets sur l’environnement. [suite…]

     
    Plus d’informations :
    http://www.worldwaterday2010.info/
    http://www.jpicpassionist.org/

     
    Guide pour la celebration:
    http://www.jpicpassionist.org/Water/Francaise/Journee%20Mondiale%20EAU.pdf
     

     

     

  • JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES – Réflexion

    Je suis Mee. Cela signifie “belle” mais je ne me sens pas belle maintenant. Depuis quatre ans je travaille à cet endroit, cousant des chaussures de sport…

     
    JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES
    Réflexion
     

    Je suis Mee. Cela signifie “belle” mais je ne me sens pas belle maintenant. Depuis quatre ans je travaille à cet endroit, cousant des chaussures de sport pour quelqu’un que nos patrons appellent NIKE. Cinquante d’entre nous, toutes des femmes jeunes et pas si jeunes travaillent de 6h du matin à 8h du soir et parfois plus longtemps s’ils ne sont pas satisfaits de ce que nous produisons. Le travail est dur. Mes yeux brûlent et j’ai des maux de tête parce que la lumière est mauvaise et l’air insalubre. Mon cou est raide à force d’être penchée sur la table de travail et mes doigts sont rugueux et endoloris par les aiguilles. Le salaire est bas, à peine pour se nourrir mon fils et moi.
    Nous vivons avec ma mère qui essaie de gagner un peu d’argent en faisant le lavage dans de grandes maisons. Hier elle a dit que les femmes qui vivent là étaient très enthousiastes à propos de ce qu’elles appellent « la journée internationale des femmes ». Mais nous sommes bien  trop  fatiguées pour penser à quelque chose et mon fils est toujours triste.
    Peut-être que j’aurais du aller avec  Lien. Elle m’avait demandé d’aller avec elle. Elle était si contente d’aller en Europe avec cette femme qui était devenue son amie. Elle disait qu’elle travaillerait dans un hôtel et économiserait  beaucoup d’argent pour aider sa famille et éduquer ses deux enfants. Je n’ai pas pu y aller et quitter mon fils. Cela fait quatre ans. Nous n’avons plus entendu parler de Lien depuis. Comment a-t-elle pu oublier ses enfants ?
    ——————————–
    Je suis Irma, une femme européenne instruite. Je fais une carrière épanouissante et couronnée de succès. Je travaille à pied d’égalité avec des collègues hommes et femmes. Je suis reconnaissante envers mes ancêtres féministes dont le ténacité, le courage,  la créativité et l’ingéniosité ont rendu possible ce que je réalise aujourd’hui. En ce jour international des femmes, je célèbre la réussite des femmes dans le monde.
    Mais je me souviens que ce n’est pas assez que les femmes de l’ouest aient  gagné quelques victoires sur le système. Il  n’y a presque pas de pays, même pas ceux du Nord ou de l’ouest, où les droits des femmes sont totalement reconnus dans tous les domaines de la vie et c’est très évident dans l’Eglise. Aussi je ne dois pas baisser les bras.
    ———————————-
    Je suis une femme consacrée de la Sainte-Famille. En ce jour International des femmes je peux me réjouir pour les innombrables héroïnes de chaque jour qui , avec un grand courage, font progresser tous les aspects de la vie sociale, politique, économique et ecclésiale sur toute la planète, le plus souvent contre vents et marées.
    Mais, ayant lu récemment  dans une enquête consternante que les travailleuses en Chine qui fabriquent les chaussures de sport pour Nike doivent travailler 15 heures par jour, sept jours sur sept pour gagner 7 centièmes de ce que les dirigeants de Nike gagnent en une année, je ne peux que me demander si ce jour n’est pas davantage un temps de profonde tristesse et de grave préoccupation plutôt qu’un moment de célébration et de joie.
    Ce jour nous rappelle l’urgence d’une action collective globale pour affirmer les droits  des femmes et travailler pour obtenir l’égalité des sexes. Notre engagement pris au Chapitre 2008  de « Choisir la Vie » inspire mon action. Je m’engage à chercher avec courage et détermination des conditions de vie qui assurent la « dignité » de tous –  de Mee qui est exploitée, de Lien, victime du trafic des femmes et d’Irma l’émancipée.
     

  • Lundi 8 mars – Journée Mondiale de la femme

    La Sainte-Famille travaille aussi pour la promotion et la libération de la femme ; c’est une tâche qui fait partie de notre mission et de notre option pour la vie. Au lieu de vous dire ce qui se fait, nous préférons partager avec vous quelques photos.

    Lundi 8 mars – Journée Mondiale de la femme

    La Sainte-Famille travaille aussi pour la promotion et la libération de la femme ; c’est une tâche qui fait partie de notre mission et de notre option pour la vie. Au lieu de vous dire  ce qui se fait, nous préférons partager avec vous quelques photos. 

     

    En Argentine Zulema aide à fortifier la foi de ce groupe de femmes à travers des rencontres bibliques.

    De même, auParaguay, Selva met au service de ces femmes, ses connaissances en psychologie.

     

    AuParaguay, Mercedes et Juanita  travaillent avec un groupe de femmes pour les former à la broderie de Ñanduti, une broderie typique duParaguay,  qui aidera ces femmes  à subvenir à leur famille.

    En R.D. du Congo, Winnie enseigne à ce groupe de  jeunes femmes un métier qui leur permettra d’améliorer leur qualité de vie.

     
     
    «  … En apportant toutes nos qualités féminines pour choisir et promouvoir la vie  …nous discernons les appels de l’Esprit dans les signes des temps … et nous  nous laissons atteindre spécialement  par la voix des pauvres  en nous engageant avec courage et audace à chercher avec eux des conditions de vie qui respectent la dignité de tous …en réalisant des actions locales et globales  en vue de transformer les situations et les structures qui entravent la communion. » (Engagement  Collectif)