Sudarshani Fernando
Thanuja Fernando
Jayaranjana Cyril
Neelamani Wanigasekara
Ont terminé leur période de formation au Noviciat de « Nisansalaramaya », Diyathalawa, Sri-Lanka,
PREMIERS VOEUX À COLOMBO –SRI-LANKA Jayaranjana Cyril Neelamani Wanigasekara Thanuja Fernando Sudarshani Fenando Ont terminé leur période de formation au Noviciat de « Nisansalaramaya », Diyathalawa, Sri-Lanka, et ont prononcé leurs premiers vœux le 30 mars 2011 au Collège de la Sainte-Famille de Wennappuwa. Depuis Rome nous leur souhaitons une joyeuse bienvenue dans notre grande Famille et nous demandons à Dieu de les bénir afin que, accompagnées par toutes leurs sœurs, en suivant les pas de Marie et Joseph , elles s’engagent pleinement à la suite de Jésus et de sa mission.
Auteur/autrice : AdminWp
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PREMIERS VOEUX À COLOMBO
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LA JOURNÉE CONTRE L’EXCLUSION
Le 21 mars on célèbre “La Journée Internationale contre la Discrimination Raciale”. Question toujours ouverte, de grande actualité ! Nous vivons dans un monde globalisé, médiatique, fait d’images, de situations qui génèrent des dissensions comme : l’immigration Rom, le chômage, les homosexuels, la pauvreté ou simplement les personnes handicapées.
LA JOURNÉE CONTRE L’EXCLUSION Le 21 mars on célèbre “La Journée Internationale contre la Discrimination Raciale”. Question toujours ouverte, de grande actualité ! Nous vivons dans un monde globalisé, médiatique, fait d’images, de situations qui génèrent des dissensions comme : l’immigration Rom, le chômage, les homosexuels, la pauvreté ou simplement les personnes handicapées. Le globalisation nous a ouverts à beaucoup de réalités et échanges économiques, sociaux, culturels, mais elle ne nous a pas aidés à nous ouvrir vers ce qui est différent de nous. Toutes ces réalités que nous font connaître les moyens de communication sociale réduisent peu à peu notre jugement, notre sens critique, notre capacité d’entrer dans la profondeur du problème, et sans nous apercevoir nous créons des préjugés qui ne facilitent pas l’accueil et l’écoute. Il est nécessaire de voir ces problèmes dans leur position réelle. L’immigration, par exemple, doit être considérée sous plusieurs points de vue ; le travail principal que nous avons à faire est au-dedans de nous. Combien de fois la réalité « discriminatoire » naît d’abord dans notre cœur : il suffit chez l’autre, une manière diverse d’être, de sentir, de mener une activité ou simplement de faire quelque chose autrement que comme moi je le pense, qu’en nous se crée une opinion négative sur la personne jusqu’à arriver à la discriminer ou, plus encore à l’exclure ! Le premier pas fondamental concret est celui de ne pas nous laisser influencer par nous –mêmes, alors nous serons capables d’être des personnes libres, nous leur laisserons l’espace légitime, en créant des liens profonds qui nous unissent et nous rendent semblables aux autres, qui nous ferons voir le monde comme une communauté de personnes diverses et complémentaires. Ce cheminement que nous opérons à l’intérieur de nous, nous fait prendre conscience des idées fausses que nous avons envers l’autre qui est différent de nous. C’est un cheminement qui nous concerne tous, à divers niveaux. Cette « journée particulière » que nous célébrons, est un rappel non seulement au plan social, religieux, moral, mais aussi au plan humain. Le concept de la personne et de sa dignité inclut le respect qui crée une nouvelle mentalité : l’autre ne génère plus en moi peur, méfiance, frustration, mais plutôt : « en l’accueillant et en le reconnaissant égal à moi, avec les mêmes droits et devoirs, est la base pour que se crée une nouvelle société ». Ces derniers mois j’ai vécu dans un camp abusif de nomades Rom, une situation délicate et difficile. Une jeune femme mère de 6 enfants et en attente d’un autre, me demande d’intervenir auprès de l’Office médical familial du Quartier pour mettre en route les démarches pour une interruption de grossesse. L’avortement pour beaucoup de femmes Rom est un moyen contraceptif courant. Je n’arrivais pas à me faire une raison de la situation que vivait cette « dame » (normalement lorsqu’on parle des nomades (des « bohémiennes ») on ne leur dit pas « madame » ! Après la troisième rencontre, j’ai senti en elle une certaine difficulté pour entreprendre cette interruption de grossesse, d’autant plus que, deux ans auparavant, elle en avait pratiqué une. De mon côté, je sentais des préjugés, des réactions négatives, monter en moi. Je me suis efforcée de ne pas me laisser dominer par ces voix qui pouvaient m’empêcher de voir le problème réel de cette femme et me fermer sur moi-même. Au contraire, en écoutant cette dame j’ai pu lui dire simplement que je ne partageais pas sa décision, mais que je la respectais et que je la laissais libre. Tandis que je m’éloignais de sa pauvre habitation, entourée des ses six enfants sereins et joyeux, j’avais le cœur serré en pensant à ce que devais vivre cette jeune femme de 29 ans, sans l’appui d’un mari à peine sorti de prison. Quelques jours se passent, lorsque un matin, cette dame me téléphone pour m’annoncer qu’elle avait « choisi la vie » ! Avec un soupir de soulagement et de joie elle me demandait de lui procurer un landau et un trousseau pour le nouveau-né. Je l’encourageai à ne pas craindre et à faire confiance au Seigneur. Il avait suffi d’être proche d’elle dans ce cas précis en la laissant libre de ses sentiments et de ses actions pour qu’elle retrouve la sérénité comme femme et comme mère.Cette petite expérience m’a fait comprendre comment nos sentiments intérieurs d’accueil ou d’hostilité ou de rejet sont reçus, perçus par l’autre … au point de déterminer des actions et des choix dans le sens de la réalisation de la personne. À moi, la joie inespérée de me sentir presque mère d’une nouvelle petite « bohémienne» !!Sr Olga SacoccioCommunauté de MontenevosoRoma -
SAINT JOSEPH
Marie fut choisie par Dieu pour être la Mère de Jésus le Sauveur et par son « Oui » prononcé avec étonnement et respect à l’Ange Gabriel s’accomplirent les prophéties. Joseph promis à sa très belle fiancée, Marie, espère l’épouser et s’aperçoit qu’elle est enceinte. Humainement, ceci est inacceptable et déshonorant.
SAINT JOSEPH “Jésus, Marie et Joseph ont vécu une vie de famille simple, à Nazareth, en sanctifiant ainsi la vie ordinaire et en lui donnant sens. » (« Un chemin de vie » – Statuts des Associés laïques – art.47) Marie fut choisie par Dieu pour être la Mère de Jésus le Sauveur et par son « Oui » prononcé avec étonnement et respect à l’Ange Gabriel s’accomplirent les prophéties. Joseph promis à sa très belle fiancée, Marie, espère l’épouser et s’aperçoit qu’elle est enceinte. Humainement, ceci est inacceptable et déshonorant. Lorsque l’ange Gabriel apparut à Joseph et lui dit : « Ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse, car ce qui a été engendré en elle, vient de l’Esprit Saint. » (Mt. 1,20), Joseph, en silence dit son difficile « oui », un oui prononcé « dans la plus pure l’obéissance de la foi » (Rom.1,5) comme l’écrit Jean-Paul II. Quand Joseph se réveilla, il « fit comme l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse » (Mt. 1,20). Cet acte d’acceptation qui le rend instrument de l’œuvre de Dieu, fait de Joseph un acteur unique dans le plan du Salut et ceci est le commencement de la « sanctification de l’ordinaire et du sens dont il est revêtu ». Il a vécu la valeur de l’égalitéLa communauté juive insiste sur les valeurs patriarcales, Joseph, comme chef de famille dut assumer la responsabilité de protéger et nourrir Jésus et Marie et fit l’humble travail de charpentier. Il est juste de le reconnaître comme « le modèle des travailleurs » parce qu’il a donné sa dignité au travail ordinaire. Même si le soutien de la famille était Joseph, Joseph et Marie vivaient l’égalité dans sa perspective juste. Aucun des deux n’était plus que l’autre. Ils se respectaient et maintenaient ce respect mutuel à tout prix. Toutes les revendications sur l’égalité féminine libératrice, peuvent trouver une réponse dans la vie de Marie.Il a manifesté l’amour, un amour paternelUn enfant attend de son père un amour en abondance, cependant il n’est pas normal que l’amour d’un tuteur soit le même que celui d’un père, cependant, comme nous le lisons dans la Préface de la messe de St Joseph : « il fut le serviteur fidèle et prudent à qui tu confias la Sainte-Famille ; il veilla comme un père sur ton Fils unique. » Au cours des longs voyages que la Sainte-Famille dut entreprendre, Saint Joseph l’a soutenue par ses soins paternels et en collaboration avec Marie il fit beaucoup, à sa manière, pour la construction du Royaume. Dans le contexte actuel où des millions de personnes quittent leur propre pays et se réfugient en d’autres terres, la fuite en Egypte pour protéger l’Enfant, peut leur donner comme une consolation en songeant que même la Sainte Famille a souffert ces difficultés au cours de sa vie et a expérimenté la protection paternelle. Défenseur des vulnérablesJoseph souligne un aspect nouveau de la vie de famille. En un monde où la vie de famille est toujours plus rare à cause des nombreux et fréquents divorces, on a besoin de personnes qui se sacrifient pour construire une relation familiale.On voit augmenter les familles à la charge de la femme seule, de même augmentent les enfants « sans parents » qui sont sous « tutelle ». Y aura-t-il des personnes comme Joseph capables de donner protection, amour et un « foyer » à ces groupes vulnérables sans rien attendre en échange et qui croient en un « nouveau mode d’être famille » ? Un homme justeJoseph était un homme juste (Mt.1, 19). Lorsqu’il sut que Marie attendait un enfant, il ne voulut pas que la société la méprise et pour cela il décida de l’abandonner en secret. Ceci peut s’interpréter comme vouloir respecter le droit de la personne, la respecter comme personne et l’accepter telle et comme elle est. Il fut un homme juste, il sut se détacher des hommes de son temps pour se faire obéissant et humble ; il était juste dans ses affaires avec les autres et avec ses clients. En un temps où nous sommes marqués par la corruption à tous les niveaux des Institutions du gouvernement, Joseph brille comme l’exemple d’un homme aux mains propres, au cœur pur, et à l’esprit ferme. Constructeur de relations entre Dieu et l’humanité« Cachés et inconnus, proches des gens de leur village, partageant leur quotidien et leurs soucis, ils sont entrés dans le plan rédempteur de Dieu : « réconcilier toutes choses en Jésus-Christ ». ( « Un chemin de Vie » – art.47). C’est évident que la Sainte-Famille se mêlait aux gens ordinaires de son entourage et faisait tout son possible pour les aider dans les moments difficiles, comme ce fait où manquait le vin aux noces de Cana. Ceci est un épisode à deux trames : l’obéissance du fils à ses parents prouve comme tous les deux, Marie et Joseph ont éduqué l’enfant et comment , comme père et mère ils ont perçu la nature spéciale et profonde de cet enfant. Dans toutes les sociétés il y a un malaise vis à vis des actes indisciplinés des enfants et spécialement des adolescents et des jeunes qui sont des cris adressés aux adultes pour qu’on les entende et les comprenne. Que tous les pères et mères apprennent de Marie et de Joseph comment éduquer leurs enfants de manière à ce qu’ils puissent se sauver eux-mêmes et sauver le monde. Joseph est aussi le parfait disciple qui sait écouter la voix de Dieu qui parle en lui et lui fait connaître ses chemins. Pour notre société qui se noie dans les moyens de communication sociale et dans la technique qui évolue très vite, Joseph se présente comme le refuge et l’oasis qui nous lance le défi de consacrer du temps et de l’espace pour demeurer en relation avec Dieu, pour parler cœur à cœur avec Dieu, pour s’asseoir à ses pieds et l’écouter. Le « chercher Dieu Seul en toutes choses …dans les événements quotidiens ordinaires » (« Un chemin de Vie –art.48) est le mantra de la Sainte Famille de Nazareth, de Jésus, Marie et Joseph, et, la vérité des vérités c’est que sans Joseph, l’idée de Famille et la compréhension d’un Dieu relationnel dans le sens humain, n’aurait pas été possible ! Force pour les mourantsJoseph est aussi l’unique intercesseur que nous prions pour « une bonne mort ».Oh ! qu’elle était belle la mort de Joseph dans les mains de Marie et de Jésus ! Que peut recevoir de meilleur « un père » comme cadeau pour sa sollicitude paternelle et ses préoccupations pour sa famille, que ce don ?Demandons à Saint Joseph qu’il dirige et guide avec une paternelle affection nos familles, la Famille de Pierre Bienvenu Noailles et l’univers entier. Demandons-lui spécialement le don d’une bonne mort afin que nous puissions vivre éternellement en Dieu. Regina Ramalingam -
PROMOTION DE LA FEMME DU MONDE RURAL
En septembre dernier, préoccupés par la discrimination et la mise à l’écart de la femme dans la Sierra Alta des Andes, dans les districts de Cáceres du Pérou-Jimbe , Moro et Pamparomás, du département de Ancash où les Sœurs de la Sainte-Famille travaillent avec les prêtres et les Sœurs de St Vincent dans la Pastorale Intégrale,
PROMOTION DE LA FEMME DU MONDE RURAL En septembre dernier, préoccupés par la discrimination et la mise à l’écart de la femme dans la Sierra Alta des Andes, dans les districts de Cáceres du Pérou-Jimbe , Moro et Pamparomás, du département de Ancash où les Sœurs de la Sainte-Famille travaillent avec les prêtres et les Sœurs de St Vincent dans la Pastorale Intégrale, nous avons pris la décision de lancer le Projet de Promotion en faveur des Femmes du monde rural qui vivent dans de petites agglomérations situées à 1200 jusqu’à 4.000 mètres d’altitude. Dans chaque district on compte environ 30 communautés familiales. Le Projet a été préparé pendant 4 mois dans divers ateliers auxquels les Femmes Leaders de chaque Paroisse ont participé activement, en analysant la réalité, en cherchant les causes de cette mise à l’écart, en proposant des solutions, au moyen d’ateliers de formation et de pratique dont le but est de libérer la femme… Finalement nous avons formulé le Projet, ainsi :Formation et autonomie de la Femme du monde Rural pour un développement humain durable, dans les district de Cáceres du Pérou, de Moro et Pamparomás, du département de Ancash.Présentation de la situation – Description des problèmes Pour parvenir à un développement durable d’une localité, la participation de la femme est indispensable ; pour cela il est nécessaire que la femme se trouve dans des conditions d’égalité vis-à-vis des hommes de façon à ce que sa participation au niveau de la famille, de la commune et du district, soit assurée. Nous constatons, cependant, la situation réelle dans laquelle se trouve la femme du monde rural et nous signalons les situations difficiles qui empêchent le développement de la femme des Andes :] Les femmes de notre district ne connaissent pas leurs droits, ni les droits de leurs enfants, à cause de la discrimination de la femme dans la société. Il ya un taux élevé de machisme dans les familles, dans les communautés, en particulier de la part des autorités.] La faible auto-estime de la femme ne lui permet pas d’exprimer plus ouvertement ses sentiments, ses désirs, ses besoins comme femme, mère, épouse, citoyenne.] Il existe un taux élevé de violence familiale cachée et un manque de protection.] Beaucoup de femmes ne terminent pas le Primaire et sont analphabètes.] Manque d’attention à la santé reproductive et mentale de la femme.] Ignorance sur l’alimentation et les soins à donner aux enfants.] Inégalité des sexes en ce qui concerne la participation de la femme. L’apport des compétences des femmes pour participer aux prises de décisions est limité. Peu de femmes exercent des charges dans la communauté et dans le district.] La femme a des ressources économiques très limitées, elle souffre de la pauvreté plus que l’homme ; par manque de capacités qui favorisent l’autonomie économique la majorité des femmes dépendent trop de leurs maris.] Elles ont le sentiment que même face à Dieu elles sont des créatures de seconde catégorie et que leurs maternités les rendent impures.] La majorité des femmes ont un potentiel de leaders qui demeure endormi …En constatant cette situation, nous avons formulé ainsi l’Objectif Général du Projet : Les Femmes des Districts de la Sierra Alta Andina, avec davantage de pouvoir, améliorent la qualité de vie de la famille et aident dans la gestion locale pour un développement humain durable.Nous développons cet objectif sur trois lignes d’action : 1.La ligne de la formation humaine intégrale à travers des ateliers sur l’auto-estime, la culture rurale, la prévention de la violence familiale, la gestion des conflits, l’égalité des sexes, la santé reproductive et mentale.2. Ligne de la connaissance de leurs droits et de leur capacité de leadership démocratique, à travers des ateliers sur les droits humains et de la femme, la participation citoyenne, charges et fonctions dans les organisations populaires, la gestion publique, les analyses de la réalité locale et nationale et les incidences politiques. 3.Ligne de la qualification pour contribuer avec autonomie au développement économique de leur famille et de leur communauté à travers des cours d’amélioration de leurs conditions de vie, d’autogestion dans l’élevage des animaux, d’apprentissage de nouvelles techniques de production et à travers des modules qui permettent l’initiation à de nouvelles pratiques. Autres activités : Célébration du Jour de la Femme Andine avec des programmes culturels folkloriques. Stages interdistricts pour connaître les différentes réalités et organisations. Assemblée générale des Femmes qui ont reçu une formation, à la fin de la l’année. Foire des spécialités alimentaires typiques. -
La femme
En ce mois dédié à la femme, nous voulons bien rejoindre quelques jeunes femmes du Sud du Tchad, précisément à GOUNOU-GAYA, des jeunes filles âgées de 14 à 17 ans.
LA FEMME En ce mois dédié à la femme, nous avons rejoint quelques jeunes femmes du Sud du Tchad, précisément à GOUNOU-GAYA, des jeunes filles âgées de 14 à 17 ans. En général dans plusieurs milieux Africains, la femme est celle qui assure la survie de la famille. Mais malheureusement, elle est souvent ignorée et son apport est considéré comme secondaire. Parfois c’est uniquement à cause de son utilité qu’elle reste au foyer. Quand bien même elle est capable de beaucoup et peut se défendre dans la société, l’homme la considère inférieure et dans certains cas elle-même contribue à cette mentalité. Notons que dans ce contexte, les filles sont destinées précocement au mariage et parfois contre leur gré. Celles qui vont à l’école sont privilégiées et protégées car elles ont la possibilité de grandir davantage physiquement et de pouvoir exprimer leur avis sur leur avenir. C’est dire qu’il y a un réveil de la place de la femme dans la société africaine. Au mois de novembre – décembre 2010, en visitant nos sœurs du Cameroun et du Tchad, nous avons eu l’occasion de connaître leurs différents apostolats. C’est ainsi que nous sommes allées au Collège de Gounou-Gaya, une école secondaire dirigée par nos sœurs. Cette école est née de l’initiative des sœurs et de quelques parents dans un souci de la promotion de la jeune fille. Ces filles ont eu un thème de réflexion – donné par leur professeur – leur demandant de commenter cette phrase : « La qualité première d’une femme est la docilité » ! Voici quelques réponses : Sara BACHIR écrit : De nos jours, ce n’est pas normal que la femme soit toujours soumise. Elle a le droit de s’exprimer librement, elle ne doit pas toujours accepter les ordres, elle a le droit de dire ce qu’elle pense parce qu’elle est responsable de la famille et peut avoir des idées meilleurs que celles des hommes. La femme ne doit pas se laisser dominer par l’homme, même si l’homme veut que la femme lui soit soumise. Odette SOTOUKSI Je pense que ce n’est pas bien de souligner la docilité comme une qualité première de la femme, car cela met l’accent sur l’infériorité qui n’est plus acceptable. Dans la vie d’aujourd’hui l’homme et la femme sont égaux. Il n’est plus question que la femme soit toujours soumise. Même si l’homme se sent toujours supérieur et veut le montrer en dominant, la femme doit se défendre et revendiquer sa liberté et son droit d’être l’égale de l’homme. De nos jours, il y a beaucoup de femmes qui sont capables de mener les mêmes fonctions que les hommes et même mieux. On voit des femmes présidentes des pays, ministres, policières, maires de villes, médecins, infirmières… Elles sont par-dessus tout, mères et donc éducatrices de toutes les nations. Pour cette dernière raison elle (la femme) doit éduquer son enfant de sexe masculin à comprendre que les deux sexes sont égaux et à bannir le complexe de supériorité qui soutient que la femme qui lui a donné la vie, est inférieure à lui. Catherine KATOUA NGOUNA La femme docile est une femme obéissante et soumise à tout ce que son mari lui dit. Ce serait dire que le mari a toujours raison. Pourtant, les choses ne doivent pas continuer à être ainsi. L’obéissance doit être mutuelle. L’homme respecte la femme et la femme aussi fera de même. Est-ce que la femme qui nourrit sa famille par ses efforts quotidiens et qui se trouve en face d’un homme qui n’a pas beaucoup de possibilités pour faire vivre les siens, devrait commander son mari? et créer des conflits en famille ? Non, mais la femme a besoin d’être respectée et traitée comme égale. Ainsi la vie en société sera meilleure. Nous sommes dans l’admiration de leurs réponses ! Ces jeunes ouvrent un avenir !La femme africaine attend aujourd’hui une attitude nouvelle, une relation nouvelle, de la part de l’homme, faite d’égalité, de liberté, de confiance, de respect mutuel. Elle montre qu’elle veut et qu’elle peut trouver sa vraie place comme femme, en Afrique ! -
Conseil Général Élargi
Les portes ouvertes en grand d’une salle de réunion qui accueille 26 participantes venues des quatre continents, vivant les expériences très différentes et les réalités très diverses de 25 pays distincts.
16 – FévrierLes portes ouvertes en grand d’une salle de réunion qui accueille 26 participantes venues des quatre continents, vivant les expériences très différentes et les réalités très diverses de 25 pays distincts.PARTICIPANTESCONSEIL GÉNÉRAL Margaret MULDOON Supérieure Générale Bernadette TAURINYA Vicaire des Contemplatives Ana Maria ALCALDE Conseillère Kumudine DASSANAYAKE Conseillère Colleen MOORE Conseillère Micheline KENDA ESUNEWELE ConseillèreMarian MURCIA Conseillère – Économe Maria Carmen VILARDELL Conseillère CONSEIL VICARIAL Françoise Daigneault Conseillère Lorenza Ponnanwila Conseillère Maria Dolores Sanzberro Conseillère – Économe LEADERS DE PROVINCES – RÉSEAUX ET DÉLÉGATIONS Kinga BARTOS Polono Tere BECK- Réseau Amérique LatinaMª Angeles BERÁSTEGUI Espagne Violette BOUFFARD Canada Aquinas CYRIL PhilippinesJacquie DORMHEL Afrique de SudAndrée GASPARD Réseau (BELGIQUE/FRANCE/ITALIE)Áine HAYDE – Grande Bretagne &Irlande Latha LAWRENCE IndeYolande MATHIAS Sri Lanka – JaffnaAugustina MPURU LesothoYvette MUNDELE CongoAgnès ONGWISA Cameroun – TchadMaria Theresa PERERA PakistanFrancisca PERERA Sri Lanka – Colombo Une dynamiques très créative leur permet de se situer à différents niveaux d’interconnexion et de mettre en commun leurs désirs les plus profonds et leurs attentes en rapport avec ce Conseil. Cela pourra paraître étrange, mais les désirs et les attentes convergent et ont une ligne commune.Dans l’ensemble on désire : contempler et approfondir la « nouvelle vision » pour découvrir le sens et la manière de vivre le charisme aujourd’hui afin de pouvoir faire une animation dans cette ligne dans les diverses unitésapprofondir le sens de la coresponsabilité, contempler la réalité concrète qu’elles ont à animer, chercher des lumières pour vivre comme une Famille unie.choisir la vie en s’ouvrant aux surprises de l’Esprit ; relire le Charisme en profondeur pour découvrir de nouvelles formes et de nouveaux chemins, une mentalité nouvelle, pour le vivre avec audace et engagement.partager des expériences de vie, se renouveler ensemble, susciter des relations vitales et fraternelles pour revivifier le feu qui existe déjà.Curieusement, les mots d’ouverture de Margaret confirment ces désirs de l’Assemblée.Document En expliquant le programme du Conseil, Micheline, à travers un organigramme, situe la place groupe entre un chapitre et un autre. Après une pause, toutes nous nous unissons à la prière d’ouverture du Conseil. Soigneusement préparée et inspirée de la spiritualité hindoue, elle permet à chacune dans une ambiance de silence et de prière de se rendre consciente des énergies positives qui l’habitent, de la merveilleuse harmonie de la personne humaine et de son interconnexion avec Dieu. Dans la soirée les participantes se rencontrent en assemblée et reçoivent les lignes de force de la réflexion qui va suivre : 1- Détecter les événements qui ont marqué votre vie et ceux auxquels vous avez prêté une plus grande attention. 2- Qu’est-ce qui réclame encore une plus grande attention. Un temps de réflexion personnelle et un partage par groupe continental. Puis, une relecture du vécu de la journée termine ce premier jour du Conseil Élargi. -
VIVRE LA COMMUNION
Comme vous le savez, depuis un an, à travers moi, la Sainte-Famille est membre du Conseil Européen des Leaders des Religions (ECRL). Ce janvier dernier j’ai fait partie d’une délégation de ce Conseil, au Kirghizstan, et je désire partager avec vous cette expérience.
VIVRE LA COMMUNION : EN DIVERS MILIEUX AVEC DIVERSES RELIGIONS Comme vous le savez, depuis un an, à travers moi, la Sainte-Famille est membre du Conseil Européen des Leaders des Religions (ECRL). Ce janvier dernier j’ai fait partie d’une délégation de ce Conseil, au Kirghizstan, et je désire partager avec vous cette expérience. Le Kirghizstan est un pays situé en Asie Centrale ; il est frontalier avec le Kazakhstan, la Chine, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. Après la dissolution de l’Union Soviétique, il a pris son indépendance en 1991 et a instauré une République. L’année 2010 a été une année très mouvementée pour le peuple du Kirghizstan qui a connu un coup d’Etat, des perturbations violentes et meurtrières, la révolte de Osh en avril et juin, un référendum qui a conduit à une démocratie parlementaire et des élections avec les négociations qui s’en suivent pour former un gouvernement de coalition. Au milieu de tous ces événements, le peuple du Kirghizstan demeure, dans cette région, un des plus économiquement pauvres. La transition du régime communiste à la démocratie, la croissance économique (ou le manque de croissance), le trafic de drogue, la prolifération des armes légères, éveille dans le peuple la peur d’actions violentes de la part de groupes extrémistes, ainsi que des tensions dues aux liens géographiques et ethniques. Après cette présentation vous vous demanderez sans doute : Quel est l’objectif de cette délégation et quel est son rôle dans cette réalité ? L’objectif principal de la visite de la délégation est de demeurer solidaire avec les leaders religieux et les communautés du Kirghizstan dans leurs défis de chaque jour, les encourager à prendre une action commune et les stimuler à travailler pour la réconciliation et la construction de la nation. Il semble que les dramatiques événements de Osh n’étaient pas de caractère religieux même si ethnique ; cependant certains observateurs ont fait remarquer que les communautés et les leaders religieux n’ont pas joué le rôle constructif que potentiellement ils pouvaient jouer. C’est pourquoi au cours de cette visite nous nous sommes réunis avec différentes organisations politiques, religieuses et civiles du pays pour connaître la réalité, approfondir les causes et prendre des solutions communes. Nous avons consulté les leaders religieux (les musulmans forment les 64% du pays, les chrétiens orthodoxes 12%, les catholiques, protestants et autres confessions autour de 10%), en espérant qu’ils s’engagent dans une coopération positive afin de promouvoir la reconstruction de la nation et la réconciliation. Le troisième jour, l’acte central de la visite a été la conférence convoquée par l’ECRL en collaboration avec la Commission d’Etat des Questions Religieuses, du Kirghizstan. Elle avait pour thème : « Différents credos, valeurs communes, actions communes ». Elle a rassemblé plus de 70 participants : représentants des leaders religieux, personnalités du gouvernement, de la société civile et des universités ainsi qu’une délégation des leaders religieux d’Europe. La conférence a décidé que « le Conseil Européen des Leaders des Religions – Religions pour la Paix (ECRL) poursuivra ses consultations avec les leaders religieux du Kirghizstan pour chercher comment les communautés religieuses et leurs leaders peuvent, ensemble, promouvoir la réconciliation et la paix dans leur pays. »Vous pouvez trouver le texte complet de la déclaration dans le lien suivant : http://www.rfp-europe.eu/index.cfm?id=329587 Sr Marian Murcia -
Le 8 février 1861, il ya 150 ans
2001 est une année « sainte » pour toute la Famille de Pierre Bienvenu Noailles ! Le 8 février 1861, il ya 150 ans, mourait le Fondateur et marquait une date importante dans l’histoire de la Sainte-Famille.
**************************************************** 2001 est une année « sainte » pour toute la Famille de Pierre Bienvenu Noailles ! Le 8 février 1861, il ya 150 ans, mourait le Fondateur et marquait une date importante dans l’histoire de la Sainte-Famille. Tout a commencé au Séminaire d’Issy, près de Paris ; là jeune séminariste, Pierre Bienvenu donne sa vie au Seigneur. Comme tous les jeunes il rêvait …mais ses rêves avaient l’audace de la foi, son espérance était solide conne un roc et son amour voulait embrasser le monde … Bientôt il se lança et commença un parcours, mais qu’il ne fit jamais seul Cependant comme cela arrive dans les débuts, il rencontra des obstacles, il découvrit ses limites et connut le doute … Mais, Jésus dans l’Eucharistie, manifesta son approbation en bénissant de façon visible la nouvelle fondation qu’il venait d’établir et il put continuer sûr de la Bénédiction miraculeuse de Dieu. Partir en haute mer est toujours un danger, les risques des tempêtes sont toujours présents, mais il ne mit pas de limites à sa confiance. Il ne chercha pas la sécurité du port, ni de la terre ferme et forma une équipe … une communauté … une Famille, formée de personnes de tous milieux et de toutes vocations. Il accueillit toutes classes de collaborateurs. !50 ans sont passés depuis ce 8 février 1861, jour où Pierre Bienvenu Noailles a atteint sa plénitude. La Famille qu’il a fondée continue, selon ses possibilités à répondre aux divers besoins en essayant de vivre l’esprit de DIEU SEUL. Avec le regard posé sur l’humilité et la simplicité de Nazareth, elle réalise sa mission d’étendre et de fortifier la foi dans toutes les classes sociales en formant une seule Famille qui s’ouvre aujourd’hui à une nouvelle vision du monde … à un nouveau mode de relations avec Dieu, avec l’humanité et avec toute la création. Mission de communion d’extraordinaire actualité ! Pierre Bienvenu Noailles dont l’héroïcité des vertus a été déclarée le 8 février 1988, accompagne aujourd’hui encore sa Famille et de manière particulière ceux qui demandent son intercession. Les faveurs et les grâces que beaucoup de personnes obtiennent sont continuelles et nous espérons que sera proche le jour où il sera proclamé « Bienheureux » par l’Eglise. Ce serait comme un vent qui viendrait gonfler les voiles de notre barque au service de l’Eglise et de ce monde qui cherche la sérénité et la force d’un amour indestructible. M.Carmen Leach -
Une réflexion pour le 3 février 2011
Pour les membres de la Sainte-Famille de Bordeaux, le 3 février 1822 est plus qu’un pur événement historique ; c’est un événement qui porte des fruits durables, une bénédiction spéciale qui appelle à une louange incessante et à une joyeuse action de grâces car : « Le Seigneur a fait pour nous des merveilles ; nous sommes dans la joie » (Ps 126,3).
BÉNIS POUR ÊTRE, À NOTRE TOUR, UNE BÉNÉDICTION Pour les membres de la Sainte-Famille de Bordeaux, le 3 février 1822 est plus qu’un pur événement historique ; c’est un événement qui porte des fruits durables, une bénédiction spéciale qui appelle à une louange incessante et à une joyeuse action de grâces car : « Le Seigneur a fait pour nous des merveilles ; nous sommes dans la joie » (Ps 126,3). Nous connaissons bien le contexte d’une telle grâce. La fondation récente de Pierre Bienvenu Noailles était secouée par un orage d’opposition et de critique ; le manque de ressources matérielles et de soutien humain blessait profondément le vulnérable « petit troupeau » du Fondateur. Dans leur détresse, dans leur esprit de « pauvres de Yaweh » il se tournaient dans un abandon confiant vers Celui dont ils savaient « qu’il n’a point méprisé, ni dédaigné la pauvreté du pauvre, ni caché de lui sa face » (Ps 22,25). Combien la vérité de ces paroles a été prouvée par le petit groupe assemblé pour la bénédiction du Saint Sacrement en cet après-midi particulier ! Le Seigneur leur a laissé contempler son aimable face, rayonnante de bonté. La bénédiction eucharistique du 3 février 1822 est comme un bijou aux multiples facettes qui réfracte la lumière avec des nuances et des formes variées et nous invite à contempler le mystère d’amour inépuisable sous différents angles et dans ses multiples manifestations. Aujourd’hui, regardons la bénédiction miraculeuse comme une touchante révélation de notre Dieu qui est pure compassion. Cela signifie, avant tout, que notre Dieu est un Dieu qui a librement choisi d’être Dieu-avec-nous, un Dieu qui entre au fond de nos vies humaines et est profondément touché par la détresse humaine. En Jésus de Nazareth, cette divine solidarité, devint pour nous aussi visible que la clarté du jour. Les évangiles sont remplis de la compassion rayonnante de Dieu dans les paroles, les actes et la présence de Jésus. C’est le même Jésus qui marchait sur les chemins de Galilée qui descendit rue de Mazarin, ce 3 février 1822 pour nous dire qu’il est avec nous et qu’il le restera toujours ! Nous savons qu’aucun don, aucune grâce n’est donnée pour le seul bien d’une personne ou d’un groupe. Chaque célébration du 3 février nous rappelle d’une manière frappante que si nous avons été bénis par le Seigneur d’une manière toute particulière, nous sommes appelés à être nous-mêmes, à notre tour, une bénédiction pour nos frères et sœurs. Lorsque nous considérons la grâce de 1822 comme un geste d’amour de notre Dieu, le Dieu de compassion, « qui voit l’affliction de son peuple, entend son cri, qui connaît leur souffrance et qui vient les délivrer » (cf Ex 3,7-8) nous nous sentons pressés d’être une présence de compassion dans le monde compétitif d’aujourd’hui. La compassion ne doit pas être une simple vertu parmi les autres, mais un style de vie, une manière d’être. Nous sommes appelés à conformer notre manière de vivre à celle de Jésus, à vivre une vie de solidarité avec nos frères et sœurs dans leur vulnérabilité, leur pauvreté, leur souffrance, leur aliénation, leur misère sous toutes ses formes. La solidarité remplie de compassion nous demande d’aller là où ça fait mal, d’entrer dans la douleur de l’autre pour partager ce qui le brise et l’angoisse. L’appel radical de Jésus à une vie de compassion est exprimée dans ses paroles « soyez miséricordieux comme votre Père du ciel est miséricordieux » (Lc 6,36) Le Dieu qui devient visible en Jésus est aussi la source de notre propre compassion. Nous avons un moyen privilégié de nous imprégner de la divine compassion et de la faire nôtre, c’est l’Eucharistie. L’apparition de Jésus à nos premières sœurs durant la bénédiction du St Sacrement, a une signification spéciale. Elle met en relief la présence de Jésus avec nous, son être-avec-nous, son être-là-pour-nous. Peut-être, alors, que c’est une façon importante d’exprimer la compassion en étant-avec-l’autre, en étant-là-pour-l’autre ! Peut-être que tout ce que nous pouvons faire dans beaucoup de situations c’est seulement d’être-avec, d’être une présence-pour, d’être une présence avec et parmi nos frères et sœurs pauvres et dans la souffrance. Quand nous sommes présents en profondeur, nos cœurs aussi demeurent là dans une vraie solidarité et une vraie communion. Chaque fois que nous choisissons d’être présents aux autres dans la compassion, c’est le cœur de Jésus lui-même qui aime en nous. Puisse la bénédiction eucharistique de Jésus dont nous célébrons la mémoire le 3 février 2011, nous presser d’apporter son amour rempli de compassion à nos frères et sœurs et à notre Terre en souffrance ! Bénis par Jésus, puissions-nous aussi devenir une bénédiction pour les autres ! Sr Claire Fernando- Monastère de Nagoda (Sri-Lanka) -
L’AMAZONIE
L’Amazonie est une région avec des caractéristiques particulières. Riche en sa biodiversité, elle abrite les traditions culturelles et religieuses de ses peuples mais vit sous la menace du manque de respect de la civilisation capitaliste.
L’AMAZONIE L’Amazonie est une région avec des caractéristiques particulières. Riche en sa biodiversité, elle abrite les traditions culturelles et religieuses de ses peuples mais vit sous la menace du manque de respect de la civilisation capitaliste. L’Amazonie appelée aussi Pan Amazonie, est limitée par le Bassin du fleuve Amazone qui prend sa source dans la cordillère des Andes, au Pérou. Dans son cours vers l’Océan Atlantique, le fleuve parcourt 6800 kms. Il représente sur la terre, les 17% de l’eau douce non glacée. Il passe par 8 pays : la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l’Equateur, la Guyane, le Surinam, le Venezuela et la Guyane française. On estime que dans ses eaux vivent 3000 espèces de poissons. L’Amazone a plus de 1100 affluents principaux et un grand nombre de petites rivières. Elle forme le réseau fluvial le plus étendu du monde avec 25000 km navigables. La région amazonienne a une superficie de 7.500.000 km2 et représente les 43 % de la superficie de l’Amérique du Sud. Les 60% du bassin de l’Amazone se trouvent au Brésil où ils représentent 49 % du territoire du pays. La forêt amazonienne représente les 34 % des forêts vierges de la planète. Elle absorbe entre 80 et 120 millions de tonnes de carbone par an. Il est de la plus grande importance de la conserver pour le climat et pour l’équilibre du système de la planète et, par conséquent, pour le présent et l’avenir de l’humanité. Le centre du Bassin hydrographique de l’Amazone a été considéré, en l’an 2000, par l’UNESCO, comme Patrimoine de l’Humanité. La population actuelle de la Pan Amazonie est estimée à 40 millions d’habitants qui peuvent se répartir ainsi : 3 millions d’indigènes appartenant à 400 peuples avec 250 langues différentes. La déprédation de la forêt affecte directement ses premiers habitants. On estime qu’au début de la colonisation il y avait plus de 5 millions d’indigènes de 900 ethnies différentes. De nombreuses communautés d’ascendance africaine ; au Brésil, il y en a plus de 1000. De nombreuses communautés côtières, formées de paysans, de migrants, de colons, de métis et des habitants des villes de l’Amazonie. Depuis l’arrivée des colonisateurs, la population de l’Amazonie est passée par différentes périodes :La période coloniale : installation de la mission des Jésuites, mettant l’accent au début sur la catéchisation des indiens et par l’exploitation des drogues dites du désert. Le cycle du caoutchouc jusqu’au début du XXème siècle. Le développement du secteur de l’automobile et de l’industrie dépendant du caoutchouc amena les entreprises nationales et multinationales à exploiter le latex de l’Amazonie, attirant ainsi dans la région des migrants de différents lieux, spécialement du Nordeste, en recherche d’une alternative pour leur vie menacée par la sécheresse. Ce cycle prit fin quand la production asiatique fut meilleur marché que la production amazonienne. Deuxième cycle du caoutchouc : pendant la seconde guerre mondiale les Etats-Unis avaient besoin du latex du Brésil. Les accords furent signés à Washington. Le gouvernement brésilien organisa une campagne et une fois de plus, les gens du Nordeste, victimes de la sécheresse émigrèrent en Amazonie. Projets de développement : le gouvernement brésilien a implanté, voici quelques années, une série d’initiatives comme expériences d’agriculture et a installé la zone franche de Manaos. Cette décision fut très critiquée. Il y eut aussi des initiatives pour créer des réserves comme Acre et la Tierra media. Mais, en fait, la forêt a souffert des attaques constantes des entreprises forestières, des fabricants de papier, des entreprises minières, pharmaceutiques, agro-industrielles et hydroélectriques Actuellement le projet appelé IIRSA (Intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine) est en chemin. Les présidents des pays latino-américains l’ont signé à Brasilia en 2000. Ce projet, basé sur les intérêts économiques internationaux, a pour but d’exploiter les richesses de la région (sol, sous-sol, biodiversité, eau douce, etc.) et de les exporter facilement d’un océan à l’autre (Atlantique, Pacifique, Caraïbes), ce qui exige la construction de routes et de voies fluviales. Ce type de programme peut provoquer un changement significatif dans la biodiversité amazonienne et la perte de ressources naturelles, amener sans doute un mouvement de personnes attirées par les grands travaux mais surtout va nuire à la population indigène chaque fois plus confinée à un territoire par l’établissement de frontières et victime de la violence dans sa vision du monde et sa relation avec la Mère Terre. Ces programmes du gouvernement montrent clairement la soumission du système politique aux intérêts économiques. Une fois de plus on regarde l’Amazonie à partir d’intérêts extérieurs et non à partir de ceux de son peuple. La forêt amazonienne, formée par des arbres très hauts, approximativement 30 ou 50 mètres de hauteur, est restée vierge jusqu’au début du XXème siècle. Aujourd’hui la déforestation compromet son équilibre écologique. Ce n’est pas par hasard qu’à la Rencontre d’Aparecida, les évêques latino-américains prennent en compte et reconnaissent comme leurs. Les enseignements des peuples indigènes : « L’Eglise apprécie spécialement dans les peuples indigènes leur respect de la nature et l’amour de la Mère Terre comme source de nourriture, maison commune et autel du partage humain ». Les évêques adoptent une ligne d’action : « pour créer dans les Amériques, la conscience de l’importance de l’Amazonie pour toute l’humanité ». (D.A. n°472)C’est non seulement les Amériques mais bien toute l’humanité qui doit être consciente de l’importance de l’Amazonie pour l’équilibre du système planétaire. Dans ce contexte, il convient de mettre en valeur le prix reçu par D.Erwin Krautler, un des quatre gagnants du prix Right Livelihood 2010, une alternative du prix Nobel, qui honore ceux qui ont la capacité de changer des gens de la base. Erwin a reçu ce prix « pour une vie consacrée à travailler pour les droits humains et environnementaux des peuples indigènes et pour ses efforts infatigables pour sauver l’Amazonie de la destruction » comme le dit la déclaration pour l’attribution du prix. Pour D.Erwin, qui vit sous la constante menace de mort, ce fut une grande joie de recevoir ce prix : « je ne suis pas heureux pour moi-même mais pour la cause de l’Amazonie et des peuples indigènes qui méritent cette reconnaissance ». ______________________________________SOURCES : Pan-Amazonica : De « quintal » a « praça central do planeta » – Revista convergencia – Nov 2010.Jornal Porantin n. 328 – Set 2010Documento Missao na Amazonia – CNBB 2010Amazonia – Enciclopedia Wikipedia