Auteur/autrice : AdminWp

  • Temps de prière, la journée Internationale des Familles

    Le 15 mai de chaque année on célèbre la Journée Internationale de la Famille. Le bureau de JPIC de Rome a voulu la marquer particulièrement, cette année, et a demandé à la Sainte-Famille de Bordeaux de composer une prière qui sera traduite et envoyée partout dans le monde. Colleen Moore a accepté avec joie de la composer au nom de tous.
    Temps de prière, la journée Internationale des Familles
    5 mai
     

     
    Le 15 mai de chaque année on célèbre la Journée Internationale de la Famille. Le bureau de JPIC de Rome a voulu la marquer particulièrement, cette année, et a demandé à la Sainte-Famille de Bordeaux de composer une prière qui sera traduite et envoyée partout dans le monde. Colleen Moore a accepté avec joie de la composer au nom de tous.
     
    Nous vous envoyons comme document cette prière, et toutes celles qui ont accès à internet, nous les encourageons à rechercher « Journée Internationale des Familles » sur la page web de l’ONU. Le thème de cette année est : « Assurer l’équilibre travail-famille ».
     
    Cliquez ici pour la prière => Journée Internationale des Familles
     
    Si vous avez des initiatives pour célébrer cette Journée, le Service d’Information de Rome serait heureux de les connaître.
     
    Que Dieu bénisse les familles en ce jour qui leur est consacré et tous les jours de l’année!
     
    JPIC – ROMA
     
     

  • DERNIÈRE ÉTAPE

    Qu’est-ce qui s’est vécu au cours des derniers jours de la Session ? Vers où le groupe va-t-il ?
    Après plusieurs jours de réflexion intense et d’écoute mutuelle, les participantes se disposent à vivre la dernière étape du processus qui a deux objectifs principaux :
    DERNIÈRE ÉTAPE
    Qu’est-ce qui s’est vécu au cours des derniers jours dela Session ? Vers où le groupe va-t-il ?
     
    Après plusieurs jours de réflexion intense et d’écoute mutuelle, les participantes se disposent à vivre la dernière étape du processus qui a deux objectifs principaux :
     Élaborer une pensée commune concernantla Formation Sainte-Familleaujourd’hui.
     Décider les chemins à suivre.
    Sans oublier l’objectif premier : « Formation pour la communion » et à travers une dynamique de réflexion personnelle et de travail de groupes, il se précise peu à peu une pensée commune.
     

     
    Le premier pas a été de trouver 5 points clairs et bien définis que les participantes sentent comme appels et qui apporteront un changement dansla Formation Sainte-Famille.Chaque groupe a travaillé un de ces points :
    Les nouveaux appels dans notre manière de vivre les vœux pour la mission
    Les nouveaux appels pourla Pastoraledes Vocations et pour le Pré-Noviciat
    Des changements qui sont en cours, lesquels voulons-nous garder ?
    Les nouveaux appels pour les communautés de formation et pour la période des vœux temporaires.
    Les nouveaux appels pour nos Équipes de Formation, en relation avec le temps du Noviciat.
    Après être arrivées à une pensée commune et avoir vu les décisions à prendre, on parvient à former le contenu d’un document qui reflète les prises de décisions et le chemin à suivre. Encore un pas qui aura comme objectif :
     
    L’adaptation des décisions prises dans les différents contextes.
     
    Le Canada,la France, l’Espagne,la Grande-Bretagneet l’Irlande,la Pologneet l’Afrique du Sud, étant donné leur situation particulière voient nécessaire de centrer leurs forces surla Pastoraledes Vocations. Pour mieux répondre à cette nécessité on a pensé former une Équipe internationale avec cet objectif. Le Conseil Général approuve cette initiative et une lettre de Margaret convertit ce projet en réalité. Voici les personnes qui forment cette Équipe :
     
             Maria CROWLEY                            Grande-Bretagne et Irlande
             Rosa GARCÍA REBOLLO                  Espagne
             Lorette LAFFARGUE                      Réseau Europe
             Adela VANACLOCHA                      Centre Noailles Martillac
     
    Elles se mettent aussitôt au travail en vue de tracer un début de programme immédiat.
     
    Toute l’assemblée recueille les fruits de cette session synthétisés dans le document que toutes les participants approuvent et confient à une Équipe pour la rédaction finale.
     
    Quelques mots de Margaret, à la clôture dela Session, rappelle aux participantes que leur rôle continue :
     
    À présent nous vous envoyons à vos respectives Unités pour que vous leur transmettiez ces décisions, d’abord à vos équipes de leadership, puis aux équipes de formation. Faites-le de manière que les autres puissent bien comprendre et collaborer à la mise en pratique des changements nécessaires … »
     
    Une prière riche en symboles et en signification a mis fin à cette Session si pleine de promesses pourla FormationSainte-Famille.
     
     
     
     
     
     
     

  • LA VIE RELIGIEUSE FEMININE

    Dans cette étape il faut relever les deux jours au cours desquels nous avons approfondi le thème de « la vie religieuse féminine », à partir de la nouvelle vision du monde, en mettant en valeur la perspective féminine. Nous a aidées dans cette réflexion Giselle GOMEZ, stj.

    LA VIE RELIGIEUSE FEMININE 

     

     
    Dans le processus de la Session, le groupe fait un pas de plus et aborde progressivement les défis que présente vivre nos vœux dans la société actuelle.
     
    Dans cette étape il faut relever les deux jours au cours desquels nous avons approfondi le thème de « la vie religieuse féminine », à partir de la nouvelle vision du monde, en mettant en valeur la perspective féminine. Nous a aidées dans cette réflexion Giselle GOMEZ, stj.
     
    Sa méthode a été très interactive, au moyen de diaporamas, chansons, textes pour intérioriser, moments de « méditation », d’écoute de Dieu, de soi-même, des autres. Avec des espaces de dialogue et d’échange.
     
    Tout était centré sur une nouvelle vision intégrale des vœux et dela VieReligieuseFéminine, essentiellement mystique et prophétique. Ces quelques affirmations de Giselle peuvent nous aider à voir ces réalités avec un regard nouveau :
    Les vœux compris à partir d’une perspective relationnelle peuvent se transformer en une énergie dynamique qui incite au changement, si nous les vivons pour la mission.
    Si, lorsque nous considérons les vœux, mous mettons l’accent sur les valeurs et non sur les lois, nous leur rendons le sens d’une relation d’alliance avec Dieu et avec le peuple, et nous rendons à notre humanité la possibilité de vivre ces désirs qui sont dans la profondeur de l’être humain et qui ne sont pas le patrimoine exclusif de la vie religieuse.
    Les vœux nous aident à être davantage mystiques et prophétiques dans notre vie consacrée pour la mission. La mystique et la prophétie sont deux dimensions qu’il faut soigner pour être fidèles à Dieu et aux autres.
    Les vœux sont un moyen pour suivre Jésus. L’essence des vœux c’est le désir que tous les êtres humains connaissent l’amour, la liberté, prennent des initiatives et des responsabilités pour la création d’un monde nouveau. Ils ne nous rendent pas supérieurs. Comme Jésus, nous sommes appelées à être un avec l’humanité.
    Faire des vœux c’est vouloir assumer avec nos frères et sœurs les conséquences d’accepter de défendre leur dignité, leurs droits, leurs désirs de vivre …
    La vie est quelque chose de dynamique ; nous sommes appelées à vivre dans une attitude de recherche pour trouver comment nous donner aujourd’hui.
    Dieu veuille que nous sachions vivre toujours « éveillées » sans jamais nous lasser de chercher !
     
     
     

  • SESSION INTERNATIONALE DE FORMATION 2012

    Nous voudrions, pour commencer, vous présenter une vue panoramique de la session, pour cela nous vous donnons :
    SESSION INTERNATIONALE DE FORMATION
     
    AVRIL 2012
     
     
    Vendredi 13 avril
     
    Nous voudrions, pour commencer, vous présenter une vue panoramique de la session, pour cela nous vous donnons :
    Le thème de la Session qui résume son contenu et sa finalité :
      Formation pour la Communion.
    Le mot d’ouverture de Margaret ouvre le cœur des participantes à la nouveauté du don de chaque jour et met le groupe en route vers l’objectif principal la Session :
    « Développer une pensée commune  sur
    La   Formation Sainte-Famille aujourd’hui. »
     
    La conscience de la PRÉSENCE Sacrée de l’AMOUR dans la création, écoutons la PAROLE de Dieu telle qu’indiquée dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous invitant à de nouvelles profondeurs de vie.
     
    C’était déjà le matin ; Jésus se tint là sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. Il leur dit: « N’avez-vous pas un peu de poisson? »
     
    Ayant travaillé toute la nuit, les disciples n’attrapèrent rien. Leur lutte dans l’obscurité, dans la nuit, était vaine. Cependant, l’aube de la lumière leur apporte l’abondance avec la conscience joyeuse de la vraie identité de Jésus.
     
    Le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C’est le Seigneur ! »
     
    L’Amour de Dieu perce le cercle de vie de la création. La création crie comme le disciple bien-aimé, « C’est le Seigneur, le Saint ». Mais, ce visage divin, la présence Divine dans la création restent inconnus!
     
    Jésus leur dit, « venez déjeuner ».
     
    La Parole de Dieu se repend sur la terre, sur la mer et le ciel continue à inviter : « Venez et mangez au festin, à la table de la Terre ».
                                                   
    Ouvrons nos yeux pour voir et nos oreilles pour écouter les nouveaux disciples de la création qui nous appellent à fêter à la table sacrée de la Terre; à célébrer notre unité avec toute la création dans LE DON MUTUEL DE SOI.
    «Qu’ils soient un, comme nous sommes un. »
    «La paix soit avec vous… Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie … Recevez l’Esprit Saint. »
    Que ces pensées nous unissent dans notre désir d’apporter une réponse adéquate  aux appels qui nous sont lancés aujourd’hui.
     

     

     
     
     
     
     
     

  • Journée internationale de la Terre nourricière

    Dans de nombreux pays et régions du monde, « Terre nourricière » est l’expression fréquemment utilisée en référence à la planète Terre. Elle traduit l’interdépendance entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et notre planète.
     
    Journée internationale
     
    de la Terre nourricière
     
     
    22 avril
     
     
     

     
    Dans de nombreux pays et régions du monde, « Terre nourricière » est l’expression fréquemment utilisée en référence à la planète Terre. Elle traduit l’interdépendance entre les êtres humains, les autres espèces vivantes et notre planète. Citons, parmi d’autres, les Boliviens pour qui la Terre nourricière s’appelle Pachamama ou les Nicaraguayens qui s’y réfèrent sous le nom de Tonantzin.
     
    La proclamation du 22 avril comme Journée internationale de la Terre nourricière est une reconnaissance que la Terre et ses écosystèmes sont source de vie et de nourriture pour ses habitants. Cette journée appelle également à une prise de responsabilité collective, telle que réclamée par la Déclaration de Rio de 1992, pour promouvoir l’idée d’une harmonie avec la nature et d’un juste équilibre entre les nécessités économiques, sociales et environnementales au bénéfice des générations présentes et futures.
     
    En juin 2012, lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable « Rio+20 », les dirigeants mondiaux, des milliers de participants venus du secteur privé, des ONG et d’autres groupes se réuniront pour déterminer comment réduire la pauvreté, promouvoir la justice sociale et assurer la protection de l’environnement sur une planète qui est de plus en plus peuplée.
     
    http://www.un.org/fr/events/motherearthday/
     
     

  • SESSION INTERNATIONALE DE FORMATION

    Au cours de ces journées, le groupe est entré progressivement dans le processus entrepris en ce qui concerne l’accompagnement, le discernement et l’évaluation, élément essentiels dans la formation.
     
    La Session de la Formation continue sa réflexion …
     
     
     
    Jours 14 -15-16-17-18
     
     
     
    Au cours de ces journées, le groupe est entré progressivement dans le processus entrepris en ce qui concerne l’accompagnement, le discernement et l’évaluation, élément essentiels dans la formation.
     
    Les participantes ont travaillé ainsi :
     
    §  En mettant en commun les changements qui sont déjà en cours à la suite de la réflexion sur les Orientations pour la Formation Initiale
     
    §  En mettant en commun les points essentiels que la Formation Sainte-Famille doit assumer et mettre en route
     
    §  En partageant sur la situation de la formation Initiale Sainte-Famille.
     
     
     
    Tout cela, dans une ambiance d’écoute, en entrant en contact avec les différents contextes, mettant l’accent dans la contemplation de la réalité en Dieu.
     
     
     
    Pendant deux jours, Sr Nellie McLaughin, rms, a aidé le groupe a regarder sous un nouveau prisme l’histoire de l’univers et à approfondir, amplifier et enrichir la nouvelle manière de voir le monde et en conséquence l’appel à la Vie Consacrée.
     
     
     
    Nous souhaitons que ces quelques brefs échos que nous vous donnons vous aident à demeurer connectées avec la session qui se vit actuellement et à nous sentir unies étroitement au tout  dont nous sommes une partie irremplaçable.
     

    Notre véritable héritage
     
    Notre cosmos est plein de pierres précieuses.
    Et ce matin je veux t’offrir une poignée de ces perles.
    Chaque moment que tu vis est un joyau,
    Qui brille et qui contient la Terre et le ciel, l’eau et les nuages.
     
    Il suffit que tu respires lentement
    Pour que les miracles arrivent.
    Soudain, tu entends les oiseaux qui chantent
    Les pins qui psalmodient
    Tu aperçois les fleurs qui poussent,
    Le ciel bleu, les nuages blancs, le sourire et
    le regard merveilleux de celui qui t’aime.
     
    Toi, la personne la plus riche de la Terre
    Qui vas errant et quémandant la vie,
    Cesse d’être l’enfant indigente
    Qui revient et mendie un regard.
    Nous devons profiter de notre chance
    Et l’offrir à tous.
    Soigne avec affection ce moment.
    Laisse désormais le fleuve de la tristesse
    Et prends la vie dans tes bras, toute entière.
     
     
     
    Thich Nhat Hahn
     

     
     

  • IDENTIFIE AUX VICTIMES

    La nouveauté de Jésus ne pouvait être supportée ni par le pouvoir Romain ni par les autorités du Temple. Sa façon de comprendre et de vivre Dieu était dangereuse. Au lieu de défendre le règne de Tibère, il appelait tout le monde à chercher le royaume de Dieu et sa justice.

    IDENTIFIE AUX VICTIMES

     

    Sieger Koeder
    La nouveauté de Jésus ne pouvait être supportée ni par le pouvoir Romain ni par les autorités du Temple. Sa façon de comprendre et de vivre Dieu était dangereuse. Au lieu de défendre le règne de Tibère, il appelait tout le monde à chercher le royaume de Dieu et sa justice. Transgresser la loi du sabbat ou les traditions religieuses ne l’inquiétait pas ; sa seule préoccupation était de soulager la souffrance des gens malades et affamés de Galilée.

     

    Ils ne le lui ont pas pardonné. Il s’identifiait trop aux victimes innocentes de l’empire et aux oubliés par la religion du temple. Exécuté sans pitié sur une croix, c’est en lui que Dieu se révèle à nous maintenant, identifié pour toujours à toutes les victimes innocentes de l’histoire. Le cri de douleur de Dieu lui-même vient maintenant rejoindre leur cri.

     

    Dans ce visage défiguré du Crucifié c’est un Dieu surprenant qui se révèle à nous, car il brise nos images conventionnelles de Dieu et met en question toute pratique religieuse prétendant rendre un culte à Dieu alors qu’elle oublie le drame d’un monde où les plus faibles et les plus vulnérables continuent d’être crucifiés.

     

    Si Dieu est mort en s’identifiant aux victimes, sa crucifixion devient un défi inquiétant pour les disciples de Jésus. On ne peut pas séparer Dieu de la souffrance des innocents. On ne peut pas adorer le Crucifié et tourner le dos à la souffrance de tant d’êtres humains anéantis par la faim, les guerres ou la misère.

     

    Dieu continue de nous interpeller à travers les crucifiés de notre temps. Il ne nous est pas permis de continuer de vivre comme spectateurs de cette immense souffrance en nourrissant une naïve illusion d’innocence. Il nous faut nous soulever contre cette culture de l’oubli qui nous permet de nous isoler vis-à-vis des crucifiés en repoussant la souffrance injuste qu’il y a dans le monde, vers un « lointain » où disparaissent toute clameur, plainte et gémissement

     

    Nous ne pouvons pas nous renfermer dans notre “société du bien-être », en ignorant cette autre « société du mal-être » où des millions d’êtres humains ne naissent que pour s’éteindre quelques années après d’une vie qui n’a été que mort. Nous installer dans la sécurité en oubliant ceux qui ne connaissent qu’une vie insécurisée et menacée, n’est ni humain ni chrétien.

     

    Lorsque nous, chrétiens, nous levons nos yeux vers le visage du Crucifié, nous contemplons l’amour insondable de Dieu qui s’est livré jusqu’à la mort pour notre salut. Si nous le regardons plus attentivement, nous découvrirons vite sur ce visage celui de tant d’autres crucifiés qui, loin de nous ou tout près de nous, réclament notre amour solidaire et compatissant.  

     

    Auteur : José Antonio Pagola
    Traducteur : Carlos Orduna, csv
    Réseau d’évangélisation BONNES NOUVELLES
    Aide à découvrir les crucifiés de notre temps.
    Fais passer ce message !

     

    1er avril 2012
    Dimanche de rameaux (B)
    Marc 14, 1¬15,47

  • QUE REPRÉSENTE POUR MOI CETTE DATE DU 25 MARS ?

    Essayer d’exprimer une expérience c’est presque comme tenter de dire l’indicible… car l’expérience d’une vie – tout au moins de la mienne – est, il me semble, comme concentrée en ce que je vis « aujourd’hui » en mon expérience actuelle, présente ; c’est comme une manière de vouloir exprimer le fond de mon âme, comme de vouloir exprimer DIEU, alors que, devant LUI l’on se tait, on reste en silence, en adoration, en admiration et dans l’amour…

    QUE REPRÉSENTE POUR MOI CETTE DATE DU 25 MARS ?
     
     

     
    Essayer d’exprimer une expérience c’est presque comme tenter de dire l’indicible… car l’expérience d’une vie – tout au moins de la mienne – est, il me semble, comme concentrée en ce que je vis « aujourd’hui » en mon expérience actuelle, présente ; c’est comme une manière de vouloir exprimer le fond de mon âme, comme de vouloir exprimer DIEU, alors que, devant LUI l’on se tait, on reste en silence, en adoration, en admiration et dans l’amour…

     

    Pour moi, la date du 25 mars est comme le symbole, la synthèse de ce que j’ai voulu et veux être toute ma vie. C’est un symbole car ce jour-là, il y a 50 ans, j’ai prononcé mon FIAT, mon OUI, mon AMOUR, en réponse à l’appel, à l’amour, que Lui, le Père-Mère Dieu m’avait déjà montré sans doute : dès le sein de ma mère, il m’a brodée… »

     

    Après les années d’études et de formation dans la Province d’Espagne,  c’est depuis environ 44 ans que je suis au Paraguay; ce cheminement a été pour moi un chemin de grâce, un approfondissement de l’amour premier: je suis remplie de grâce, Dieu est avec moi en tout moment; je suis heureuse dans ma vie de chaque jour et sans doute, tout ce qui jaillira d’elle sera béni, non pas parce que je le verrai, mais parce que Lui, celui qui m’aime le féconde et peut donner sa croissance en temps voulu.

     

    Je vis avec un grand enthousiasme intérieur – j’espère qu’il est aussi visible à l’extérieur – cette année qui est mon ‘année jubilaire’, car pour moi le 25 mars est seulement  comme un symbole, car la célébration  de l’AMOUR exige, non pas une année, mais une vie tout entière Avec grande joie, je renouvellerai  le 25 mars mes Vœux, publiquement dans notre communauté paroissiale, comme le font tant de couples, au moment de leurs Noces d’Or, non pas comme renouvellement d’un  premier amour, mais avec  un amour bien plus solide, plus profond, avec un cœur  plus amoureux et surtout, plus sûre de son amour et entièrement remise à sa volonté.

     

    C’est vrai, cet abandon à son amour, à sa volonté, a été toujours mon ‘cheval de bataille’ ; cela ne m’a pas été facile de croire à l’amour, même si c’est ce que j’ai le plus désiré et recherché, tout comme l’amour de mes frères et sœurs. Je vis passionnément cette aventure d’AIMER, de VOULOIR, de CHERCHER en tout sa volonté, la PRIMAUTÉ DE DIEU, à l’exemple de JÉSUS, MARIE ET JOSEPH, DANS LA VIE COMMUNAUTAIRE, AU SERVICE DU ROYAUME.

     

    Petit à petit je suis arrivée à comprendre que Dieu ne veut pas, n’a pas besoin, de ‘servantes’, de serveuses, mais d’enfants très aimés, de frères et de sœurs. J’ai saisi que ‘sa volonté’ à mon égard et à l’égard de tous, est de nous savoir heureux. Si n’importe quel père a cette aspiration et cherche à  procurer le bonheur à ses enfants, combien plus ne le voudra notre Père-Dieu, comme Jésus nous l’a enseigné ! D’après cet enseignement de Jésus, je crois que la seule chose qu’il veut de nous c’est de nous voir heureuses, en paix, libres et bonnes. J’ai souvent fait l’expérience que si je ne suis pas en paix, c’est pour moi difficile d’être bonne , de faire le bien, d’aimer comme Lui aime (même si cet amour n’est qu’un pâle et timide reflet du sien), d’aimer tout le monde, d’aimer toujours, malgré tout, malgré la douleur et l’usure de chaque jour…
     
    Heureusement, j’ai vécu  avec des gens simples; je n’ai pas pu faire tout ce que je voulais, mais j’ai fait avec plaisir ce que j’ai eu à réaliser. Si je veux en regarder les fruits… je ne  vois que mes mains vides, je ne perçois presque rien, malgré toute l’énergie et le dévouement dépensés… C’est peut être une agitation inutile, je n’en sais rien … tout demeure entre les mains de Dieu; mais j’ai dans mon cœur beaucoup d’amour, et c’est pourquoi je me sens heureuse, pleine de grâce, aimant beaucoup mes sœurs, aimant beaucoup les gens qui m’entourent, ces gens du Paraguay qui m’ont beaucoup appris et m’ont aidée à vivre l’Évangile ; aimant beaucoup ma famille  et la province d’Espagne qui nous accueille toujours, n’importe quand nous arrivons…

     

    Ce qui me fait mal – énormément mal – c’est de voir les injustices et l’exploitation, qui causent tant de pauvreté et de souffrance parmi  le peuple avec lesquel nous vivons… Mais au fond et malgré tout, CECI nous apprend à être solidaires, accueillants, patients… J’ai encore tant de choses à apprendre! Il se peut que je m’en aille sans avoir appris la moitié de la leçon; cela ne fait rien, je vais de l’avant !

    J’ai beaucoup de choses à célébrer en cette année jubilaire.

     

    J’ai lu « Lévitique 25,8 et ss. » et je me suis demandé ce que signifient pour moi  certaines phrases : « Année Sainte, Sacrée, année de libération, de liberté, de justice, de sainteté… » « La terre ne peut pas être vendue d’une façon définitive car la terre est à moi… » « Il nous a tirés de l’esclavage et nous veut libres, la tête  haute… J’ai beaucoup réfléchi à tout cela, et à quel point je désire ardemment me libérer de mon égoïsme, me livrer à DIEU SEUL. Et cela me fait mal de constater à quel point nous sommes loin, à quel point je suis loin, de pratiquer LA JUSTICE ETLA MISÉRICORDE, À LA FAÇON DE DIEU.

     

    J’ai eu du mal à croire à son amour, il ne m’a pas épargné la douleur, la souffrance ou la maladie, dans ma personne ou dans la famille, mais sa grande miséricorde est accourue à l’aide de mon peu de foi, par des gestes extraordinaires, par son amour et sa paix, par l’affection des sœurs et leur patience avec moi en tout moment… Encore une chose entre mille autres pour laquelle je dois être très reconnaissante et que je dois célébrer pour tout le reste de ma vie. Il me faut vivre, à chaque fois que le jour se lèvera pour dire merci à tout le monde, et je vous dis du fond du cœur:

    MERCI, Seigneur, pour la vie qui m’a tant donné,

     

    Pour bien des personnes, ce sera peut être un échec , vie absurde et  inutile, mal utilisée …

    Il m’a confié beaucoup de talents… et pour moi… ma vie est féconde si elle est dans ses mains ;

    ce qui importe c’est de continuer à aimer, présente ou absente, dans la joie ou la douleur :

    mon chemin est sûr si je suis entre ses mains.

    Ce moment heureux dont je jouis, ici au Paraguay ou n’importe où,

    est une grâce  infinie, un long chemin, pour celui qui désire se savoir dans tes mains.

    Aujourd’hui, plus que jamais, ce sera agréable pour toi d’accueillir mon don absolu, dans ma faiblesse,

    puisque dans ce qui est petit, qui ne vaut rien, c’est là que ta tendresse se donne entièrement.

    Un  merci sincère jaillit de mon cœur, sans doute, il va te plaire, parce qu’il est petit
    et je désire seulement avec beaucoup d’AMOUR, sentir chaque jour tes mains de Mère-Père. 
     
    Amelia Fernández García  –  Communauté  de Ñemby

     
     

  • L’EAU EST VIE

    Le Comité exécutif d’ECRL, au cours de sa rencontre, en novembre 2011, a accepté avec les autres organisations religieuses pour la paix en Europe, de prêter une attention particulière à l’eau comme un défi du bien-être de l’humanité et de la Mère Terre.
    L’EAU EST VIE
    Journée mondiale de l’eau 2012: L’eau comme nourriture

     
    Le Comité exécutif d’ECRL, au cours de sa rencontre, en novembre 2011, a accepté avec les autres organisations religieuses pour la paix en Europe, de prêter une attention particulière à l’eau comme un défi du  bien-être de l’humanité et de la Mère Terre.
    L’eau est importante dans les pratiques et les croyances de la plupart des religions; L’eau se manifeste  de différentes façons dans nos traditions religieuses
    http://www.africanwater.org/religion.htm :
    L’eau est un élément fondamental dans la vie.  Pas de vie si l’eau n’y est pas. L’eau interpelle l’existence humaine de diverses manières : trop peu ou beaucoup trop, manque d’eau potable, l’eau comme un droit – ou comme un produit commercial, l’eau comme condition fondamentale pour la production alimentaire, eau salée – eau douce, gestion de l’eau comme contribution au conflit ou à l’harmonie… 
    Les Nations Unies ont été frappées par l’importance de l’eau et ont institué la Journée Mondiale de l’Eau qui, en 2012, sera le 22 mars. Comme modeste début de notre engagement avec l’eau, nous vous encourageons à rejoindre ensemble, pour la souligner, à un niveau national, la Journée Mondiale de l’Eau.
    La Journée Mondiale de l’Eau 2012 est axée sur la sécurité de l’eau et de la nourriture
    (http://www.unwater.org/worldwaterday)
    Lorsqu’environ mille millions de personnes dans le monde vivent dans la faim chronique et les ressources d’eau sont sous pression, nous ne pouvons pas prétendre que le problème est ‘ailleurs’.
    La plupart d’entre nous a une petite connaissance de la quantité d’eau qui est nécessaire pour préparer la nourriture de chaque jour, en commençant par les 140 litres nécessaires pour notre tasse de café du matin, et les 40 litres pour avoir une tranche de pain. 1500 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de grain, tandis qu’un steak de boeuf exige 7,000 litres! 
    ECRL cherchera d’aborder l’eau par les moyens en accord avec ce que nous sommes. Des stratégies pour la réflexion et l’action seront développées, demandant des idées aux membres du Conseil et des autres religions pour les organismes de la Paix en Europe.
    Nous vous encourageons à faire quelque chose autour de la Journée Mondiale de l‘Eau, dans les buts suivants:
    Sensibiliser à l’importance de l’eau dans votre tradition et celle des autres religion
    Faire augmenter la connaissance du lien entre l’eau et les mets servis à notre table
    Appuyer des actions qui défendent l’eau comme un droit de tous, afin que cela puisse assurer la quantité d’eau suffisante à une production alimentaire normale.
    Vœux pour un engagement constructif dans la Journée Mondiale de l’Eau.
     
    Mª Angeles Murcia
    Membre de ECRL
    Econome – Conseillère Générale
     
     
     
     

  • Journée de la Femme

    Au cours de notre premier contact avec les gens du quartier, nous nous sommes senties accueillies, en particulier par les femmes: Alice, Zulma, Marie, Nelly, Nazareth, Mary, Ida… avec lesquelles nous avons parlé, échangé des adresses, des numéros de téléphone… mais surtout nous avons partagé de bons moments pour nous raconter des histoires de vie. Dans chacune de ces histories ont surgi des points communs, tels que la recherche de leur dignité,
     « Car les larmes sont devenues rires et les coups se sont transformés en force »

    (Nelly Bórquez)

    Au cours de notre premier contact avec les gens du quartier, nous nous sommes senties accueillies, en particulier par les femmes: Alice, Zulma, Marie, Nelly, Nazareth, Mary, Ida… avec lesquelles nous avons parlé, échangé des adresses, des numéros de téléphone… mais surtout nous avons partagé de bons moments pour nous raconter des histoires de vie. Dans chacune de ces histories ont surgi des points communs, tels que la recherche de leur dignité, leurs droits en tant que femmes, les jeunes, la drogue, la lutte quotidienne pour porter du pain à la maison, la préoccupation concernant l’éducation de leurs enfants , des histoires de violence supportées par elles-mêmes ou par d’autres femmes qu’elles ont dû accompagner de près, la mort injuste des êtres chers…
    Pendant une célébration eucharistique, après la lecture de l’Évangile  de Marc 1, 40-45 : la guérison d’un lépreux par Jésus, un espace a été ouvert au dialogue. Nous avons été surprises de constater que plusieurs personnes ont mis en rapport ce texte avec la discrimination vécue aujourd’hui dans les maisons, dans le quartier et même dans la communauté chrétienne. On est écarté à cause de la couleur de la peau, parce qu’on pense autrement, parce qu’on est différent…
    Ce que Doña Duarte a partagé avec douleur a ému tout le monde: « J’attendais mon tour à la pharmacie lorsque derrière moi est entrée une femme bolivienne tenant un bébé dans ses bras et accompagnée par deux autres enfants. La pharmacienne m’a demandé si elle pouvait servir cette femme en premier et j’ai trouvé cela très bien. Mais, quelle déception et quelle peine, lorsqu’ensuite elle m’a dit qu’elle voulait s’en occuper tout de suite, afin que la femme s’en aille au plus vite, parce qu’elle offrait une mauvaise image et pouvait lui faire perdre des clients »
    Cette expérience de partage de la foi à partir de la réalité, en une communauté ouverte, avec des femmes et des hommes, nous provoque intérieurement et nous invite à rester ouverts, à écouter le cri de Dieu dans la réalité. C’est cette réalité qui nous apprend à devenir souples, à laisser tomber des structures mentales, certaines habitudes et préjugés, à tout porter dans notre prière personnelle et communautaire et à nous donner du temps pour demeurer en silence, pour faire taire nos pensées, nos préoccupations et permettre au Saint-Esprit de nous conduire, de nous relier à notre soif intérieure, à nos désirs les plus profonds et pleins de dynamisme.
    L’un de nos désirs est d’apprendre à travailler en réseau, en faveur de la Vie, c’est pourquoi nous nous sommes mises en rapport avec « la Maison de la Femme » qui fonctionne dans le quartier. Là nous avons été reçues par Nelly et Nazareth (brésilienne)
    Nelly Bórquez est une femme de 62 ans, coordinatrice d’un réseau de quatorze  « Centres d’attention » au service des femmes victimes de la violence machiste, dans le district de La Matanza, Buenos Aires. À La Matanza, elle a été pionnière dans le travail de prévention et de traitement de la violence domestique dans « La Maison de la Femme Roza Chazarreta ». Lors de notre première rencontre, elle nous a dit: « Je suis chrétienne, féministe et en accord avec la pensée de la Théologie de la Libération. »
    Elle est la coordinatrice des Séminaires de Formation Théologique pour les Laïcs. Elle s’est engagée dans la problématique de la violence domestique en 1989, après l’avoir subie dans son propre corps, par celui avec qui elle vivait à ce moment là. « C´était le moment de l´hyperinflation et, dans le quartier, nous organisions des soupes populaires. C’est là que nous avons commencé à parler avec d’autres femmes de nos problèmes, de nous-mêmes » nous a-t-elle raconté.
    Dès 1993 elle travaille aussi avec des hommes agressifs, issus des tribunaux de mineurs ou de la famille ;  avec eux, elle approfondit entre autres thèmes, les nouvelles masculinités.
    Nelly nous a raconté que l’une des tâches prioritaires avec les femmes est la “déconstruction” des apprentissages, coutumes, culturels, religieux… assimilés dès l’enfance.
    Après nous avoir demandé ce que nous désirions faire, Nelly et Nazareth nous ont offert, entre autres activités, de collaborer dans un Centre d’attention appelé « Ronde des Femmes » qui fonctionne près de chez nous. On nous a proposé aussi une formation en ce qui concerne les rapports homme – femme, et sur la déconstruction, puisque nous avons toutes besoin de suivre ce processus pour faire face et accompagner les femmes dans ces problèmes.
    Nous venions de quitter Nelly et Nazareth, lorsque, après avoir dépassé de quelques pâtés de maisons, nous avons entendu une femme qui nous disait : « Attendez, arrêtez-vous, je crois ne pas me tromper… vous êtes les sœurs ? Bienvenues ! Mon nom est Ida, ici c’est chez moi et c’est ouvert pour vous accueillir quand vous voudrez passer boire une tasse de thé ou de l’eau, ce que vous voudrez… j’ai bien des choses à vous raconter… »
    Notre Engagement Collectif nous invite à Choisir la vie, ce qui exige « un changement de mentalité, de comprendre, de sentir et de nous situer dans une nouvelle manière d’avoir des rapports avec Dieu, avec l’humanité, avec la terre et avec toute la création » (Engagement Collectif)
    Les Rencontres  « Enracinement pour la Vie » sont des rencontres de Spiritualité holistique, en clé de femmes, qui nous aident à réaliser progressivement ce changement de mentalité, à sentir que nous appartenons à une famille plus large. Ces rencontres ont lieu tous les deux mois et nous y participons avec des femmes de plusieurs secteurs de Buenos Aires (mères de famille, religieuses de diverses Congrégations, femmes qui ont souffert de la violence domestique…). Ce sont des moments où nous nous réunissons pour réfléchir, pour partager des processus de recherche et pour nous encourager mutuellement à réaliser des transformations dans la vie quotidienne. Nous voyons et analysons de façon critique l’histoire que nous vivons, avec des yeux de femme, nous écoutons la mémoire de nos histories de vie, écrites sur nos corps, nous sentons, nous pensons et recréons notre expérience de Dieu avec un langage nouveau ; nous apprécions nos intuitions féminines pour inventer d’une façon créative l’avenir.
    Le lien que nous avons avec ces femmes c’est que nous croyons, comme elles, que « l’Amour habite l’histoire que nous vivons et frémit en la fragilité de l’aube de chaque journée de la vie où il est possible de vivre une spiritualité qui nous enracine au plus profond de notre être et nous aide à vivre en liberté, en créativité et fidélité à ce que nous sommes et désirons être ».
    Nous sommes très reconnaissantes pour ce moment présent que nous vivons… pour la manière dont les choses se déroulent tout naturellement, pour tant de personnes si bonnes que nous trouvons sur notre route, et avec lesquelles nous pouvons compter.
    Ana María Alvarez y Zulema Frank
    Comunauté de Buenos Aires, Argentine