Auteur/autrice : AdminWp

  • RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

    Ces derniers temps la R.D.Congo vit des graves difficultés causées par la guerre qui engendre l’insécurité et une pauvreté de plus en plus grandissante. Le peuple malgré les essais de revendication de ses droits, assiste impuissant face à la complexité qui entoure les causes intérieures et extérieures. Jusques à quand ? Et quoi faire ? Comment? … Tant de questions …

    RÉPUBLIQUE  DÉMOCRATIQUE DU CONGO
     
     
    Ces derniers temps la R.D.Congo vit des graves difficultés causées par la guerre qui engendre l’insécurité et une pauvreté de plus en plus grandissante. Le peuple malgré les essais de revendication de ses droits, assiste impuissant  face à la complexité qui entoure les causes intérieures et extérieures. Jusques à quand ? Et quoi faire ? Comment? … Tant de questions …
     
    L’Église est l’une des voix  qui crie sans cesse au secours ! et alerte les congolais chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté à prendre en main son destin.
     
    La conférence épiscopale congolaise à maintes reprises s’est adressée aux fidèles et particulièrement aux gouvernants, les invitant à prendre leur responsabilité.
     
    Ci-dessous voici les messages du 5 décembre 2012, prévenant la guerre  qui est malheureusement arrivée, et le message du 22 février 2013 avec comme point central : Ne touchez pas à la Constitution du pays!

     
    Message du 5 décembre 2012 :
     
    PEUPLE CONGOLAIS, LÈVE-TOI ET SAUVE TA PATRIE !
    Fidélité à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale de la RD Congo
    (cf. 1Ma 14, 35) 
     
    Message du Comité permanent de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO)  sur la situation sécuritaire dans notre pays
    Préoccupés par la montée des violences dans l’Est de notre pays, violences qui ont culminé dans la prise de la ville de Goma par les rebelles du « Mouvement du 23 Mars 2009 » (M23) 
    Dans nos différents messages antérieurs, nous avons condamné le projet de balkanisation de la RD Congo, l’exploitation illégale des ressources naturelles, la prolifération de milices et groupes armés.
    La guerre dans le Nord-Kivu a entraîné d’énormes dégâts. Il s’agit notamment de la dégradation de la situation des droits de l’homme causée par le M23 et les groupes armés, de meurtres à grande échelle, de viols, d’enlèvements, d’enrôlement des mineurs dans les  rangs des groupes armés, de détentions et taxations illégales, d’actes de banditisme, de destruction et de pillage du patrimoine national et des particuliers, des déplacements forcés et massifs des populations contraintes à l’errance dans des conditions inhumaines.  Aujourd’hui, une partie de notre territoire échappe à notre gouvernement…Par ailleurs, nous notons au sein de la population, des frustrations dues à une gouvernance qui ne répond pas à ses attentes. Nos appartenances ethniques sont exploitées sciemment par quelques compatriotes  pour leur positionnement politique. Certains « accords de paix » passés avec des groupes armés, sans concertation préalable, compromettent la souveraineté et l’intégrité de la RD Congo.
    Nous réaffirmons la souveraineté de la RD Congo et l’intangibilité de ses frontières ; nous tenons fermement à l’unité et à l’indivisibilité de la RD Congo dans ses frontières issues de la colonisation et reconnues par la communauté internationale le 30 juin 1960. L’intégrité du territoire de la RD Congo n’est pas négociable. Nous invitons instamment toute la population congolaise à l’unité nationale. Toute recherche de solution aux problèmes à l’intérieur de notre nation doit s’inscrire dans la perspective de l’unité à sauvegarder et à promouvoir en faveur de toute la population, sans privilégier aucun groupe au détriment des autres. La réconciliation nationale est à ce prix.
    Frères et sœurs Congolais, nous vous appelons tous à un sursaut patriotique. La fidélité à l’unité nationale et la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la RD Congo constituent des devoirs sacrés pour tout Congolais. La diversité de nos ethnies est une richesse.  Nous vous invitons à la vigilance afin que personne, même les élus de votre ethnie, n’instrumentalise votre identité pour vous opposer les uns aux autres en vue d’objectifs inavoués.  
    À toute la classe politique congolaise, nous rappelons que la nation est en danger. Vous n’avez pas le droit de passer le temps à vous quereller autour d’intérêts égoïstes. C’est le moment de faire un front commun face au danger d’émiettement et d’asservissement de notre pays qui met en péril son existence même et celle de la nation.
    Chers frères et sœurs, les difficultés, même les plus graves, ne doivent pas nous jeter dans le désespoir et dans la résignation. Confiants en Dieu, source de toute paix véritable et grâce à un sursaut patriotique, « relevons nos têtes et dressons nos fronts ».
    Fait à Kinshasa, le 05 décembre 2012
     
    Message du 22 février 2013
     
    Mémorandum du Comité permanent de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo au Président de la République sur l’état actuel de la Nation
     
    Excellence Monsieur le Président de la République,
    …Toutes les forces vives de la Nation appelées au dialogue, ont à apporter leur concours dans la construction d’un Congo réellement démocratique. Mais, elles doivent s’engager sincèrement, de prime abord, dans le respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale et de l’ordre constitutionnel.
     
    Dans le domaine politique
     
    Le respect de l’ordre constitutionnel doit être observé par tous. C’est le gage de la cohésion et de l’unité nationale. La CENCO est fermement opposée à toute tentative de modification de l’article 220, article verrouillé dans notre Constitution, qui stipule : « La forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle ». A cet effet, nous nous engageons à sensibiliser la population congolaise pour qu’elle comprenne l’importance de cet article pour la stabilité du pays.
     
    Excellence Monsieur le Président de la République,
     
    La Nation se trouve à un tournant décisif : elle peut réussir un avenir meilleur si toutes ses forces vives s’engagent à respecter les règles de la démocratie et à observer scrupuleusement l’ordre constitutionnel. C’est pourquoi, dans le contexte qui est le nôtre, nous réaffirmons que notre Constitution, qui a fait l’objet d’un consensus national par un referendum et qui est le socle de notre démocratie, ne doit pas être modifiée en son article 220. Nous en appelons vivement à la sagesse et à la responsabilité de tous les élus.
     
    Notre vœu est que le dialogue envisagé affronte avec courage et sincérité les préoccupations vitales de la Nation. Dans le respect des opinions des uns et des autres, que l’on promeuve le bien suprême de la Nation. La refondation morale de notre société doit demeurer au centre des préoccupations de tous, car sans éthique dans l’agir politique, il est difficile à la RD Congo de progresser et de se développer.
     
    Avec foi et espérance en Dieu dont l’amour absolu nous est révélé de manière éminente dans la croix de son Fils Jésus-Christ, nous lui confions par l’intercession de la Vierge Marie, Notre Dame du Congo, le peuple congolais et tous ses gouvernants…
     
     Fait à Kinshasa, le 22 février 2013
     
     
     
     
     

  • RENCONTRE INTERNATIONALE DE LA PASTORALE VOCATIONNELLE

    Au cours de la Rencontre Internationale de la Formation Initiale, de l’Institut, en mars 2012, les sœurs qui représentaient les pays du Canada et de l’Europe, avec les sœurs du Vicariat, ont repris conscience une fois encore de l’actualité de notre Charisme pour le monde d’aujourd’hui.
    RENCONTRE INTERNATIONALE
    DE LA PASTORALE VOCATIONNELLE
     
    Europe-Canada
     
    Martillac – 2 au 5 avril 2013
     
     
    Comment est née cette rencontre ?
     
    Au cours de la Rencontre Internationale de la Formation Initiale, de l’Institut, en mars 2012, les sœurs qui représentaient les pays du Canada et de l’Europe, avec les sœurs du Vicariat, ont repris conscience une fois encore de l’actualité de notre Charisme pour le monde d’aujourd’hui. Ensemble, nous avons eu l’opportunité de partager sur la réalité de ce qui se vit et se fait, en chaque Unité, concernant la Pastorale des Vocations (Décret Chapitre Général 2008), en particulier dans le contexte de ces pays.
    Le fruit de cette réflexion c’est l’appel qui a été très fortement ressenti de : ne pas baisser les bras  mais de continuer et prendre le risque d’offrir à la jeunesse  le trésor de notre Charisme Sainte-Famille dans la variété de ses vocations.
     
    Dans cette ligne, le Conseil Général a suscité la formation d’une petite équipe internationale avec des sœurs de l’Europe,  en contact avec les sœurs engagées  dans ce travail, en Europe, au Canada et en Afrique du Sud. Cette équipe s’est réunie première fois et le fruit de ce premier échange a été de planifier cette Rencontre Internationale qui se déroulera à Martillac du 2 au 5 avril.
     
    Quel est l’objectif poursuivi ?
     
    « Permettre un temps de réflexion ensemble afin de parvenir à une vision commune de la Pastorale vocationnelle et voir ses implications dans nos contextes. »
     
    Qui sont les destinataires ?
     
    Ce qu’on avait prévu au début, soit une rencontre des sœurs de l’Institut, s’est élargi ensuite à une participation des membres de la Famille de Pierre Bienvenu Noailles. L’expérience du Congrès que nous vivons actuellement nous stimule aussi et nous invite à concrétiser le grand désir que nous avons d’avancer COMME UNE FAMILLE.
     
    La réponse a été très positive et nous pouvons le témoigner par le nombre de participantes de toutes les Unités d’Europe, plus, la sœur venue du Canada, ainsi que les membres des autres vocations de la Famille, soit :
     
    22  Apostoliques
    3   Contemplatives
    2   Consacrées séculières
    5   Associés laïques
    1   Prêtre associé
     
     
     
     
     

  • LA NOUVELLE COMMUNAUTÉ DE TAGAL

    Depuis 2010, les sœurs de la Délégation du Cameroun-Tchad désiraient ouvrir une deuxième communauté au Tchad pour renforcer la communauté de Gounou-Gaya. La visite d’animation des Conseillères Générales Ana Maria et Micheline nous a aidées à réfléchir et à chercher nos priorités en tant que Délégation.

    À L’ÉCOUTE  DE   LA  NOUVELLE  COMMUNAUTÉ  DE  TAGAL 
    AU  TCHAD

     
    Depuis 2010, les sœurs de la Délégation du Cameroun-Tchad désiraient ouvrir une deuxième communauté au Tchad pour renforcer la communauté de Gounou-Gaya. La visite d’animation des Conseillères Générales Ana Maria et Micheline nous a aidées à réfléchir et à chercher nos priorités en tant que Délégation. De cette réflexion est ressortie comme l’une des priorités : « Risquer, S’ouvrir, S’implanter dans un autre lieu du Tchad. »
     
        
    Ainsi, notre désir est devenu une réalité : Rouvrir la communauté de Tagal fermée depuis 10 ans. Et, le 25 octobre 2012, Ewa-Maria Stankowska, Médène Founmaranwa et Madonna Fonseka sont envoyées et accueillies à Tagal par la communauté chrétienne. Tagal est un village habité par le peuple Moussey ; on y compte environ 13.000 habitants, beaucoup pratiquent la religion traditionnelle africaine, il y a quelque 700 chrétiens : protestants et catholiques.
     
    C’est un peuple qui vit de l’agriculture et de l’élevage. Tagal est une paroisse du diocèse de Pala, à 25 km de Gounou-Gaya ; elle est très vaste et dirigée par les pères Xavériens. Pendant 10 ans les paroissiens ont vécu sans une présence stable de prêtres, ni de sœurs. Les catéchistes et les animateurs se sont engagés pour continuer la mission d’évangélisation ; les pères viennent chaque 15 jours pour célébrer la Messe.
     
    Nous sommes au milieu de familles chrétiennes et non chrétiennes. Nous découvrons un peuple accueillant attaché aux valeurs traditionnelles et direct : les gens s’expriment facilement et disent ce qu’ils pensent sans peur. La polygamie est une valeur traditionnelle pratiquée par ceux qui sont attachés à la tradition.
     
    La jeune fille est assujettie au mariage précoce. En ce qui concerne l’instruction, la priorité est donnée aux garçons ; les filles sont moins nombreuses dans les écoles et les lycées. Le niveau des élèves est très bas. Pour y remédier, la paroisse offre aux jeunes un espace de remise à niveau en organisant des cours de soutien et en mettant à la disposition des jeunes une bibliothèque ; Ewa Maria et Madonna s’y engagent.
    Nous avons remarqué que le sens de la famille se dégrade, les jeunes n’ont plus de repères, ni de modèle.
     
    Un grand nombre de la population souffre du SIDA. Médène est engagée pour les soins au Centre de Santé et accompagne les malades du Sida. Nous projetons de travailler pour la promotion féminine : instruire les femmes et les jeunes-filles dans l’hygiène, l’alphabétisation, les travaux manuels…
     

     
    Après ces quelques mois d’expérience à Tagal, nous nous laissons gagner par les bonnes valeurs de ce peuple. Nous avons pris conscience qu’il y a beucoup à faire. Dans la mesure du possible nous essaierons d’apporter notre contribution nous appuyant sur notre charisme de communion et nous laissant guider par ces mots du Fondateur : «  Mes chères filles, en vous donnant aux œuvres de l’Association vous ne vous êtes pas séparées de ceux qui vivent sous la loi commune : compagnes de leur bon ange, vous les suivez dans la vallée des larmes et, pour les conserver à Jésus-Christ, vous partagez avec eux, selon vos forces, toutes les fatigues, toutes les épreuves et tous les dangers du voyage. »  
     
    Communauté de Tagal  (Tchad)
     
     
     
     

  • POUR PROTÉGER ET PRÉSERVER L’EAU

    Rappelez-vous toujours, lorsque vous voyez ou utilisez de l’eau, qu’elle est un don de Dieu. Apprenez à développer votre intérêt envers ce liquide vital. Elle n’est pas une commodité, ni un objet, mais «notre sœur ». En développant un regard contemplatif nous sommes amenés au Créateur à travers ses créatures. « A toi Dieu, la louange, pour notre Sœur l’Eau, si utile, humble, précieuse et chaste. »
    POUR PROTÉGER ET PRÉSERVER L’EAU
     
    QUELQUES PETITES CHOSES QUE VOUS POUVEZ FAIRE
     
     
    CONTEMPLER …
    Rappelez-vous  toujours, lorsque vous voyez ou utilisez de l’eau, qu’elle est un don de Dieu. Apprenez à développer votre intérêt envers ce liquide vital. Elle n’est pas une commodité, ni un objet, mais «notre sœur ». En  développant un regard contemplatif nous sommes amenés au Créateur à travers ses créatures. « A toi Dieu, la louange, pour notre Sœur l’Eau, si utile, humble, précieuse et chaste. »
    L’Eau est vie – vie pour les pauvres- vie pour le monde.
    APPRENDRE
    Etre un(e) avocat(e) pour défendre et exiger “l’eau pour tous”, comme un Droit Humain.
    Développer une conscience critique. Être prudent face aux propositions de gouvernants, au niveau local ou national, qui ne tiennent pas compte des questions  concernant l’eau et laissent gérer ce domaine à des compagnies privées, ou encore aux multinationales.
    S’engager avec la société civile dans la planification et les stratégies de mise en œuvre pour défendre et de protéger l’eau.
    Apprendre des communautés qui ont résolu avec succès les problèmes relatifs à l’eau.
    S’informer sur le propriétaire responsable de la mise en bouteille de l’eau, là où l’on vit.
    CONSERVER
     
    Pense de quelle manière tu pourrais conserver l’eau dans ta maison. Exemple : en réparant les robinets qui coulent ; en limitant l’arrosage et les douches prolongées ; en appuyant les méthodes alternatives dans la gestion des égouts (mesures sanitaires).
    Renouveler les techniques pour les récoltes (connaissance et pratique traditionnelle), protéger les versants de l’érosion des pluies en soutenant les programmes de reboisement et les campagnes pour planter des arbres.
    Créer une conscientisation sur l’importance des zones vertes pour la santé, cultiver la terre, terres humides et forêts, c’est la meilleure garantie contre la carence de l’eau.
     
    DÉFENDRE
     
    Défendre les droits des communautés locales dans l’administration de leurs eaux. Questionner de façon critique, la libéralisation et la commercialisation des services qui concernent l’eau et l’hygiène.
    Assessorat au niveau local, national et international.
     I.  Renseigne-toi comment on gère l’eau dans ton pays, ta région, ta ville.
    II.  Vois quelle politique on pratique dans ton pays, dans ta zone, dans le domaine de l’eau, de l’hygiène publique. Intéresse-toi sur la position de ton gouvernement à propos des négociations GATS.
    III. Consulter les ONG accréditées et des experts en cette matière.
    IV. Travailler avec eux pour défendre les droits fondamentaux pour l’eau et l’assainissement.
    Assessorat pour les pays en voie de développement : fixer comme objectif les MinIstères nationaux pour le Commerce et les Commissions Européennes du Commerce, pour qu’ils défendent et dénoncent dans un langage clair, dans les négociations GATS, l’exclusion dans l’accès à la consommation domestique de l’eau et des services d’hygiène de base selon les accords GATS renégociés.
    Limiter l’utilisation de fertilisants pour gazon, et s’assurer que l’on utilise seulement des fertilisants sans phosphore. La plupart des prés contiennent déjà le phosphore dont ils ont besoin.
    CHANGER
    Devenir « un usager informé ». Acheter des produits recyclés, qui ne soient pas nocifs pour le milieu ambiant.
    Conversion personnelle. Choisis une activité que tu peux réaliser toi-même et une autre avec ta communauté. Évalue ceci après un certain temps.
    Conversion structurelle. Appuie quelque campagne au niveau national ou international qui se bat pour assurer un cadre légal et juste pour la protection et l’accès à l’eau et aux facilités d’hygiène. Évaluer ces actions après un certain temps.
    Change tes habitudes journalières et contribue à réduire la contamination de l’eau et l’utilisation de l’eau. Roule moins en voiture, utilise davantage la bicyclette, la barque ou la marche pour éviter l’augmentation de polluants toxiques qui provoquent la pluie acide.
    Prendre toujours la douche plutôt que le bain.  Si la douche dure moins de 5 minutes vous pouvez épargner environ 4.500 litres par mois. Ne gardez pas le robinet ouvert pendant que vous vous lavez les dents – vous pouvez épargner 18 litres par minute- et là où vous devez utiliser l’eau, consommez le minimum indispensable.
    Baisser la température du chauffe-eau et le thermostat de votre maison pour réduire le taux d’énergie et diminuer la quantité de polluants qui provoquent la pluie acide.
    Partage tes connaissances et tes activités avec d’autres personnes.
     
     

  • HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

    Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour.
    HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
     

     
    Comment Joseph exerce-t-il cette garde ? Avec discrétion, avec humilité, dans le silence, mais par une présence constante et une fidélité totale, même quand il ne comprend pas. Depuis son mariage avec Marie jusqu’à l’épisode de Jésus, enfant de douze ans, dans le Temple de Jérusalem, il accompagne chaque moment avec prévenance et avec amour. Il est auprès de Marie son épouse dans les moments sereins et dans les moments difficiles de la vie, dans le voyage à Bethléem pour le recensement et dans les heures d’anxiété et de joie de l’enfantement ; au moment dramatique de la fuite en Égypte et dans la recherche inquiète du fils au Temple ; et ensuite dans le quotidien de la maison de Nazareth, dans l’atelier où il a enseigné le métier à Jésus.
     
    Comment Joseph vit-il sa vocation de gardien de Marie, de Jésus, de l’Église ? Dans la constante attention à Dieu, ouvert à ses signes, disponible à son projet, non pas tant au sien propre ; et c’est cela que Dieu demande à David, comme nous l’avons entendu dans la première Lecture : Dieu ne désire pas une maison construite par l’homme, mais il désire la fidélité à sa Parole, à son dessein ; c’est Dieu lui-même qui construit la maison, mais de pierres vivantes marquées de son Esprit. Et Joseph est « gardien », parce qu’il sait écouter Dieu, il se laisse guider par sa volonté, et justement pour cela il est encore plus sensible aux personnes qui lui sont confiées, il sait lire avec réalisme les événements, il est attentif à ce qui l’entoure, et il sait prendre les décisions les plus sages. En lui, chers amis, nous voyons comment on répond à la vocation de Dieu, avec disponibilité, avec promptitude, mais nous voyons aussi quel est le centre de la vocation chrétienne : le Christ ! Nous gardons le Christ dans notre vie, pour garder les autres, pour garder la création !
     
     
    La vocation de garder, cependant, ne nous concerne pas seulement nous les chrétiens, elle a une dimension qui précède et qui est simplement humaine, elle concerne tout le monde. C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur. C’est d’avoir soin l’un de l’autre dans la famille : les époux se gardent réciproquement, puis comme parents ils prennent soin des enfants et avec le temps aussi les enfants deviennent gardiens des parents. C’est le fait de vivre avec sincérité les amitiés, qui sont une garde réciproque dans la confiance, dans le respect et dans le bien. Au fond, tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Soyez des gardiens des dons de Dieu !
     
    Et quand l’homme manque à cette responsabilité, quand nous ne prenons pas soin de la création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s’endurcit. À chaque époque de l’histoire, malheureusement, il y a des « Hérode » qui trament des desseins de mort, détruisent et défigurent le visage de l’homme et de la femme.
     
    Je voudrais demander, s’il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté : nous sommes « gardiens » de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement ; ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde ! Mais pour « garder » nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes ! Rappelons-nous que la haine, l’envie, l’orgueil souillent la vie ! Garder veut dire alors veiller sur nos sentiments, sur notre cœur, parce que c’est de là que sortent les intentions bonnes et mauvaises : celles qui construisent et celles qui détruisent ! Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même pas non plus de la tendresse !
    Et ici j’ajoute alors une remarque supplémentaire : le fait de prendre soin, de garder, demande bonté, demande d’être vécu avec tendresse. Dans les Évangiles, saint Joseph apparaît comme un homme fort, courageux, travailleur, mais dans son âme émerge une grande tendresse, qui n’est pas la vertu du faible, mais au contraire, dénote une force d’âme et une capacité d’attention, de compassion, de vraie ouverture à l’autre, d’amour. Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, de la tendresse !
     
    Aujourd’hui, en même temps que la fête de saint Joseph, nous célébrons l’inauguration du ministère du nouvel Évêque de Rome, Successeur de Pierre, qui comporte aussi un pouvoir. Certes, Jésus Christ a donné un pouvoir à Pierre, mais de quel pouvoir s’agit-il ? À la triple question de Jésus à Pierre sur l’amour, suit une triple invitation : sois le pasteur de mes agneaux, sois le pasteur de mes brebis. N’oublions jamais que le vrai pouvoir est le service et que le Pape aussi pour exercer le pouvoir doit entrer toujours plus dans ce service qui a son sommet lumineux sur la Croix ; il doit regarder vers le service humble, concret, riche de foi, de saint Joseph et comme lui, ouvrir les bras pour garder tout le Peuple de Dieu et accueillir avec affection et tendresse l’humanité tout entière, spécialement les plus pauvres, les plus faibles, les plus petits, ceux que Matthieu décrit dans le jugement final sur la charité : celui qui a faim, soif, est étranger, nu, malade, en prison (cf. Mt 25, 31-46). Seul celui qui sert avec amour sait garder !
     
    Dans la deuxième Lecture, saint Paul parle d’Abraham, qui « espérant contre toute espérance, a cru » (Rm 4, 18). Espérant contre toute espérance ! Aujourd’hui encore devant tant de traits de ciel gris, nous avons besoin de voir la lumière de l’espérance et de donner nous-mêmes espérance. Garder la création, tout homme et toute femme, avec un regard de tendresse et d’amour, c’est ouvrir l’horizon de l’espérance, c’est ouvrir une trouée de lumière au milieu de tant de nuages, c’est porter la chaleur de l’espérance ! Et pour le croyant, pour nous chrétiens, comme Abraham, comme saint Joseph, l’espérance que nous portons a l’horizon de Dieu qui nous a été ouvert dans le Christ, est fondée sur le rocher qui est Dieu.
     
    Garder Jésus et Marie, garder la création tout entière, garder chaque personne, spécialement la plus pauvre, nous garder nous-mêmes : voici un service que l’Évêque de Rome est appelé à accomplir, mais auquel nous sommes tous appelés pour faire resplendir l’étoile de l’espérance : gardons avec amour ce que Dieu nous a donné !
     
    Je demande l’intercession de la Vierge Marie, de saint Joseph, des saints Pierre et Paul, de saint François, afin que l’Esprit Saint accompagne mon ministère et je vous dis à tous : priez pour moi ! Amen.
     
    Place Saint-Pierre
    Mardi 19 mars 2013
    Solennité de saint Joseph
     

     
     
     
     
     
     
     
     
     

  • ANNONCE DE L’ELECTION DU PAPE

    Le cardinal Jorge Mario Bergoglio a été élu Souverain Pontife, successeur de Pierre 265e, et a choisi le nom de François I.
    ANNONCE DEL’ELECTION DUPAPE
     
    Le cardinal Jorge Mario Bergoglio a été élu Souverain Pontife, successeur de Pierre 265e, et a choisi le nom de François I.
     

     
    La réponse de Pierre
     
    Les premières paroles du successeur de Pierre, le premier des apôtres, ont été une réponse, nécessaire pour accepter l’élection en conclave comme Pontife romain. A ce moment s’est conclue la vacance du siège, période qu’au cœur du Moyen-Age, Pier Damiani va jusqu’à décrire comme moment de terreur: un temps quoi qu’il en soit opportun (kairòs, dans le grec néotestamentaire) au cours duquel depuis toujours, l’Eglise a le courage de se remettre à chaque fois en jeu. A présent, avec l’aide également de la prière cachée de Benoît XVI.
     
    Voilà donc l’explication de l’annonce de la « grande joie » (gaudium magnum), en usage au moins depuis la fin du XVe siècle et qui répète celle de l’ange aux pasteurs autour de Bethléem, en illuminant avec des paroles enracinées dans l’espérance évangélique la suite historique des successions papales. Dans les plus antiques textes chrétiens, la vie de Pierre s’ouvre par la première rencontre avec Jésus au début de l’Evangile de Jean, tandis que c’est la conclusion du même évangile qui évoque le témoignage extrême du premier des apôtres.
     
    Le pêcheur de Bethsaïde ne dit rien à Jésus qui semble le reconnaître («Tu es Simon, le fils de Jean; tu t’appelleras Céphas – ce qui veut dire Pierre »), mais il lui répond pas moins de trois fois au cours de leur dernier dialogue émouvant, compensant ainsi le triple reniement: « Seigneur, tu sais tout; tu sais bien que je t’aime ».
     
    Dans la réponse de Pierre est contenu le destin de ses successeurs, des hommes choisis par des hommes, mais soutenus par la miséricorde décrite précisément par l’apôtre dans ce que l’on appelle le concile de Jérusalem: « Nous croyons que par la grâce du Seigneur Jésus nous sommes sauvés ». Et la réponse de Pierre est la même que celle qu’aujourd’hui, en acceptant l’élection, a répétée le nouveau Pape.
     

     
     
     

  • LA FEMME AU PAKISTAN

    La situation de la femme au Pakistan varie considérablement selon la classe sociale, la région, le contexte rural ou urbain à cause de l’inégal développement socio-économique et de l’incidence de la formation sociale, tribale, féodale ou capitaliste sur la vie de la femme.
    LA FEMME AU PAKISTAN
     
    La situation de la femme au Pakistan varie considérablement selon la classe sociale, la région, le contexte rural ou urbain à cause de l’inégal développement socio-économique et de l’incidence de la formation sociale, tribale, féodale ou capitaliste sur la vie de la femme. Les femmes pakistanaises jouissent, aujourd’hui d’une meilleure situation que la majorité des femmes musulmanes.
     
    Cependant, la position inférieure de la femme vis-à-vis de l’homme demeure liée au système, même si le gouvernement et autres groupes ont essayé d’élever le statut de la femme dans la société pakistanaise.
     
    Aujourd’hui, grâce à la croissance du niveau culturel de la population, il existe davantage d’opportunités pour l’éducation de la femme.
    Malgré cela, les femmes continuent à être l’objet d’atrocités telles que le viol, l’utilisation de l’acide pour les défigurer, les crimes d’honneur, les mariages forcés, la prostitution imposée, la traite des femmes … Ces dernières années on a connu une augmentation des crimes contre les femmes.
     
    L’HISTOIRE
     
    Au XIXème siècle, les mouvements féministes de la communauté musulmane du Sud de l’Asie ont tenté de s’opposer à l’oppression sociale exercée sur les femmes musulmanes, en dénonçant la coutume de la « purdah » qui consiste à isoler les femmes par la force,  dans les relations sociales, et surtout, avec les hommes. D’autres réformateurs musulmans comme Syed Ahmad Khan, ont essayé de proposer une formation pour les femmes, de limiter la polygamie et de leur donner davantage d’autonomie à travers l’éducation.
     
    Il faut signaler qu’au milieu des années 40, des femmes leaders musulmanes appartenant à toutes classes sociales, appuyèrent activement ce mouvement au Pakistan : ce mouvement était mené par les épouses et les parents de leaders de l’Etat. Les femmes organisaient de temps en temps de grandes manifestations publiques. Avant 1947 il y avait une tendance chez les femmes musulmanes du Punjab de voter pour la Ligue Musulmane, tandis que les hommes appuyaient le parti unioniste.
     
    En 1947 une loi est décrétée qui concède aux femmes pakistanaises le droit de vote et en 1965 la Constitution provisoire réaffirme leur droit de vote pour les élections nationales. Depuis 1965 jusqu’en 1973 des sièges étaient réservés pour les femmes au Parlement.
     
    LA CULTURE
     
    Le vêtement de la femme pakistanaise varie selon la région, la classe sociale et les circonstances. Le « shalvar  kamez » est la tenue habituelle de la pakistanaise. Le « ghararas » qui consiste en une jupe souple avec un corsage et le « lehengas » étaient autrefois un vêtement ordinaire, mais maintenant on le porte principalement pour les mariages.
     
    Certaines femmes portent le « hijab » ou burka pour sortir, selon comment elles désirent se couvrir. D’autres portent le « dupatta » ou le « chador » au lieu de la burka. Le sari est un vêtement conventionnel utilisé pour des occasions spéciales par les femmes qui habitent la ville. Durant la dictature du général Zia Ulhag on considérait le sari comme une forme de s’habiller anti-islamique. Actuellement le sari commence à faire son apparition dans les cercles de mode.  Les habits à l’occidentale comme chemisier et jeans sont communs chez les femmes qui habitent la ville.
     
    L’ÉDUCATION
     
    Depuis l’indépendance du Pakistan le taux d’alphabétisation s’est amélioré. Cependant le niveau l’éducation de la femme pakistanaise demeure parmi les plus bas du monde.
     
    Le taux d’éducation des femmes de la ville est 5 fois plus élevé que celui des femmes rurales. Le taux de non scolarisation des filles s’élève à 50%. Les succès scolaires dans les divers niveaux d’éducation, sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes. Ceci est la situation d’il y a quelques années, actuellement l’éducation pour les femmes s’améliore rapidement au Pakistan. Dans la ville de Lahore il y a 46 collèges d’Etat dont 26 sont des collèges pour filles et les 20 qui restent des collèges mixtes. Le nombre de filles qui ont obtenu leurs diplômes de licence dans les Universités supplée celui des garçons.
     

     

     
    LA FONDATION « AURAT »
     
    Cette fondation a son siège à Islamabad et quatre bureaux régionaux dans les villes de Lahore, Karachi, Peshawary et Quetta. C’est une organisation civile qui travaille pour donner du pouvoir aux femmes et des droits aux citoyens. Avec la collaboration de groupes de citoyens et d’autres, ils proposent des formations, encouragent les dons naturels et défendent les droits de la femme.
    Les objectifs de la Fondation sont les suivants :
    Aider les femmes à acquérir une plus large entrée dans      les divers domaines du savoir
    Travailler afin qu’elles aient accès aux ressources      disponibles et aux institutions
    Compter sur les attitudes et les comportements de      l’entourage social qui se montre sensible et réceptif aux questions concernant      les droits de la femme et au développement.
    Développer un solide réseau d’organisation de la      société civile pour appuyer les femmes au niveau communautaire et au      niveau des districts.
    Organiser des activités de promotion avec les      fonctionnaires de l’Etat et les représentants du peuple afin de mettre en      place des politiques de développement et de planification, comme, par      exemple,  des lois qui appuient      l’accès des femmes au développement et aux ressources.
    Site web : http://www.af.org.pk/mainpage.htm
     
    Envoyé par Sr Josephine Emmanuel
    Pakistan
     
     
     
     

  • Dernière audience de Benoît XVI

    Mercredi 27 février 2013 … Une matinée particulière sur la place St Pierre de Rome où brille un soleil radieux … Une multitude innombrable a envahi l’esplanade avec l’unique désir de remercier, de saluer une dernière fois un Pape qui a été aimé comme un Père, un Ami, un Maître …
    Dernière audience de Benoît XVI 
    Dernier adieu de la foule …
     
     
     
    Mercredi 27 février 2013 … Une matinée particulière sur la place St Pierre de Rome où brille un soleil radieux … Une multitude innombrable  a envahi l’esplanade avec l’unique désir de remercier, de saluer une dernière fois un Pape qui a été aimé comme un Père, un Ami, un Maître  …Dans la foule s’élèvent des banderoles de tous pays avec des « Merci » en caractères géants,  sur d’autres panneaux on peut lire des paroles affectueuses et sentimentales comme «  Nous ne t’oublierons pas ! » « Nous t’avons aimé ! » « Tu nous manqueras ! »
     

     
    Toute l’Eglise s’est rassemblée autour de son Pape. Une foule de chrétiens ordinaires qui  sont venus soutenir l’homme qui « n’a plus de forces », de leur affection et de leur présence. Nous aussi, de la Maison Générale nous sommes là pour représenter la Sainte-Famille de Bordeaux et lui dire notre « Grand Merci » pour son travail courageux dans l’Eglise, pour ses paroles qui nous ont transmis lumières et vie.
     
    Une dernière fois il s’adresse à l’Eglise et au monde. La voix est faible, mais le message atteint fortement les cœurs. Encore une fois il nous laisse sur une vision de foi : «  Que dans vos cœurs demeure toujours la joyeuse certitude que le Seigneur est proche de nous, qu’il ne nous abandonne pas et nous entoure de son grand amour ! »
     
    Nous avons connu homme doux et désarmé. Un homme d’Espérance, qui avant partir, affirme avec joie, au nom de l’Esprit qu’il voit en elle: «  L’Eglise vit aujourd’hui ! »
     
    C’est ainsi que le Pape Benoît XVI s’en va pour devenir « pèlerin » au cœur de l’Eglise et de l’humanité.
     
     VIDEO
     
     

  • DEUX CONVICTIONS LUMINEUSES

    En repensant au congrès de la Famille et à l’assemblée des prêtres associés auxquels j’ai eu la joie de participer, je voudrais partager deux convictions qui m’apparaissent lumineuses pour l’exercice de mon ministère de prêtre diocésain.
    DEUX CONVICTIONS LUMINEUSES
     

     
    En repensant au congrès de la Famille et à l’assemblée des prêtres associés auxquels j’ai eu la joie de participer, je voudrais partager deux convictions qui m’apparaissent lumineuses pour l’exercice de mon ministère de prêtre diocésain.
     
    Voici la première : le cheminement de notre réflexion tout au long des jours du congrès a mis en lumière la réalité des liens qui unissent les cinq vocations de la Famille. Nous ne pouvons réellement vivre le charisme de notre fondateur que dans un esprit de communion. Ce que chacune et chacun vit dans son engagement personnel au sein de la Sainte-Famille se vit en solidarité avec les autres dans l’exercice de notre mission.
     
    Nous avons aimé l’exprimer par cette formule : là où est présent un membre de la Famille, l’ensemble de la Famille est présente. Ainsi notre façon de vivre dans notre pays, notre travail pastoral, notre vie communautaire, nos relations humaines avec les autres, notre prière sont habités, enrichis par cet esprit de communion. C’est une joie profonde de pouvoir manifester l’Esprit de Dieu Seul dans la diversité de ce que nous sommes.
     
    Voici la seconde : prêtres associés, nous voulons donner le témoignage, par notre ministère, de cet esprit de Famille que le Père Noailles a voulu rendre présent pour répondre au désir de Dieu de rassembler tous les peuples en Lui comme une seule famille. Nous sommes convaincus que l ?enseignement du Concile Vatican II féconde la nouvelle évangélisation que l’Eglise universelle met en œuvre ainsi que la nouvelle vision du monde.
     
    Nous souhaitons que le partage de nos expériences pastorales et le soutien fraternel dans la prière soient au cœur de nos vies de prêtres associés comme un don de l’Esprit Saint. Nous croyons que la Sainte Famille de Nazareth est pour nous source d’inspiration pour vivre une authentique présence évangélique aux femmes et aux hommes de nos lieux de vie.
     
    La troisième étape du congrès a commencé. Que nous vivions ce chemin comme une petite famille dans la grande famille de l’univers, comme Famille en mission, don pour le monde.
     
    Jean-Louis Despeaux
    Prêtre associé Bordeaux 
     

  • DECLARATIO

    Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien.
     
     
    Frères très chers,
     
    Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Évangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.
     
    Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière.
     
    Vatican, 10  févrie 2013
     
    BENEDICTUS PP XVI