Auteur/autrice : AdminWp

  • Orientations pour l’Administration des Biens

    La prière était centrée sur l’espérance :
    « Garder l’espérance c’est croire que l’histoire se poursuit en demeurant ouverte à la présence de Dieu.
    Garder l’espérance signifie que le rêve de pouvoir changer le monde et le convertir en un monde où il n’y aura plus faim, ni injustice, ni exclusion, est possible.
    VENDREDI  27
     
    La prière était centrée sur l’espérance :
     
    « Garder  l’espérance c’est croire que l’histoire se poursuit en demeurant ouverte à la présence de Dieu.
    Garder l’espérance signifie que le rêve de pouvoir changer le monde  et le convertir en un monde où il n’y aura plus faim, ni injustice, ni exclusion, est possible.
    C’est ce que font ceux qui vont par le monde au nom de Dieu en y portant son message.
    Garder l’espérance c’est  croire dans le pouvoir révolutionnaire de la foi pour que l’Esprit  puisse renouveler toutes choses.
    Garder l’espérance c’est recommencer chaque fois que c’est nécessaire.
    Garder l’espérance  c’est croire que l’espérance n’est pas ce qui meurt en dernier.
    Garder l’espérance c’est croire que l’espérance ne meurt jamais. Garder l’espérance signifie vivre. »
     
    Thème du jour
     
    Se centrer sur le Document : «  Orientations pour l’Administration des Biens »   (Rome 2007)
     
    Quelques mots de Marian pour signaler les concepts de base et orienter le travail à réaliser.
     
    « Le travail d’aujourd’hui  porte sur « Les Orientations pour l’Administration des Biens. Ces orientations ont été écrites en 2007 par Françoise Aubin et l’Equipe  afin de fournir à tout l’Institut des critères  communs en rapport avec ces orientations.
    Nous les avons utilisées à partir du dernier Chapitre mais il était nécessaire  d’éclairer certains concepts et d’actualiser quelques aspects. »
     
    Quelle a été la méthode de travail ?
     
    En groupes  linguistiques puis  en assemblée,  on a éclairci les doutes et apporté des suggestions afin  de mettre à jour  les  « Orientations pour l’administration des Biens »
     
    « Le vœu de pauvreté … . nous engage à dépendre des supérieures légitimes pou user et disposer des biens matériels, à mettre en commun nos ressources : fruits du travail, dons, pensions et assurances dont les droits sont acquis après la première profession. Chaque sœur reçoit de la communauté ce dont elle a besoin.  » 
     
    (Constitutions – art 23 – cité dans « Orientations pour l’Administration des Biens » , p.15)
     
     
     
     
     

  • l’Institut le considérant comme un TOUT

    JEUDI 26
    Au cours de ces journées à travers les présentations des documents et des diverses Unités l’assemblée s’est située face à chaque réalité, et par la réflexion et le dialogue a pu assumer comme groupe la responsabilité de tout l’Institut le considérant comme un TOUT. C’est pourquoi, les appels qui ont été entendus durant cette journée étaient des appels de l’Institut et pour l’Institut.
    La journée s’est terminée par une prière d’action de grâces pour la richesse des lumières reçues et par un texte de Xavier QUINZÁ apportant des suggestions au groupe pour marcher vers l’avenir.

    « Actuellement, la situation des Congrégations religieuses est très compromise. Nous nous trouvons face au défi d’une restructuration institutionnelle nécessaire et inévitable. Face à cela il y a l’urgence d’une prise de position lucide et généreuse qui puisse porter en avant le processus avec audace et discernement, parce qu’il n’y a pas de réponses à court terme. Nous ne devons pas regarder vers des solutions immédiates, la traversée est à long terme !
    À partir de cette conviction préparer l’avenir signifie avoir deux objectifs : un objectif lointain et un proche, mais il est nécessaire de décider entre vouloir s’investir à gérer la pénurie ou s’investir à préparer l’avenir. On ne peut pas faire les deux choses à la fois. Le futur est toujours nouveauté, c’est ce qui n’est pas prévu, ce qui vient de Dieu.  Ce futur c’est l’objectif lointain. Mais cet objectif pour lequel nous devons travailler jour après jour est aussi proche, car il est important de penser et d’imaginer la nouveauté pour ajuster en elle ce que nous sommes aujourd’hui. »

     
     
     
     
     
     
     

  • Présentation des rapports financiers

    MERCREDI 25
    Journée consacrée à la présentation des rapports financiers des respectives Unités.
    Des désirs exprimés sous forme de prière ANNONCENT le thème du jour et lui confèrent sens et profondeur .
    « Jésus nous envoie et nous donne le nécessaire pour aller de l’avant. Nous n’avons pas besoin de nous encombrer de choses pour être témoins de l’essentiel. Il nous veut libres et sans entraves, toujours disponibles sans nous installer, confiants dans la force de l’Evangile. »
    « Esprit Saint, Esprit de Jésus … vient comme un feu !
    Un feu qui fasse luire les dons les meilleurs de chaque sœur et les mette au service de la communauté.
    Un feu qui nous purifie de tout ce que nous avons de trop.
    Un feu qui nous pousse à prendre des risques et à assumer notre défi historique.
     _____________________________________________________________________________
    Les Économes avaient déjà envoyé leurs rapports. Ce qu’elles ont à faire aujourd’hui c’est :
    Donner une vision globale du contexte de leur Unité
    De leur situation financière
    Et partager quelques considérations qui naissent de l’ensemble du rapport
    Le partage en assemblée ne portera pas sur chaque Unité séparément mais sur l’Institut comme un tout uni.

    La demande proposée au groupe après l’écoute de chaque rapport était celle-ci :
    À quoi l’Institut doit-il être à l’écoute dans les respectifs continents d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe pour parvenir à une plus grande efficacité dans la mission ? 
    Dans les ECHOS que vous recevrez à la fin de la Session vous trouverez davantage de contenu sur ce thème, pour l’instant nous vous donnerons chaque jour un bref écho du travail réalisé.
     
     
     
     
     

  • SESSION INTERNATIONALE DES ÉCONOMES

     
    SESSION INTERNATIONALE DES ÉCONOMES
     
     
    24 Septembre 2013 
    Quelques mots de Margaret à l’ouverture de la Session nous révèlent les lignes maitresse de cette rencontre et témoignent du contenu dense et profond de cette première journée. 
    « Du point de vue de l’univers de Dieu, nous vivons dans une économie du don et non dans une économie de propriété ; tout est là pour le bien de l’ensemble et pas seulement pour nous les humains. Lorsque nous essayons de tenir à ce dont nous n’avons pas besoin, lorsque nous avons une attitude de possession, lorsque nous consommons plus que nos besoins, lorsque nous voyons la terre et toute vie en elle comme des objets pour notre propre usage et bénéfice , alors nous allons contre les vues de Dieu – et les conséquences détruisent la vie et la durabilité de la planète. Tout ce que nous avons, y compris nos dons, le temps, l’énergie et les talents, tous sont au service de la mission et doivent être partagés afin que toute vie puisse fleurir. C’est très facile de tomber dans le système de «propriété» « possession » «avoir», dans la recherche de «plus», de richesse et de pouvoir. Ces tendances sont très répandues dans la société actuelle ; elles créent la division, les conflits, les guerres, et chaque fois plus de personnes pauvres. On abuse de la terre, les ressources limitées sont utilisées pour de raisons égoïstes et pour l’exclusion et l’exploitation ; il y a peu d’intérêt pour la responsabilité sociale, il n’y a pas de transparence, on ne se soucie pas de rendre compte … 
    À travers nos vœux, nous proclamons qu’un autre monde est possible. Par notre vœu de pauvreté, nous reconnaissons que tout est don, que toutes les personnes sont égales et que toutes ont le droit humain fondamental d’avoir accès à leurs besoins élémentaires ; que c’ est possible une circulation des biens pour le bien-être de tous ; de vivre avec une attitude non-possessive à l’égard des biens matériels ; de contribuer au bien commun en partageant nos talents et le fruit de notre travail ; de vivre simplement ; d’avoir compassion et respect pour toute vie sur terre, de la protéger et la sauvegarder. La Terre aussi a des droits. Nous sommes incitées à vivre la solidarité avec les pauvres, les faibles et les vulnérables… 
    Le Pape appelle l’humanité à abandonner la «mondialisation de l’indifférence » en faveur de la compassion et de la solidarité avec les luttes humaines. Une valeur-clé de notre style de vie est de promouvoir des relations justes qui s’expriment dans l’acceptation de la diversité, de la singularité et de l’interdépendance/communion. « Que tous aient la vie et qu’ils l’aient en abondance» (Jn 10,10). Que nous nous concentrions sur un seul vœu ou sur les trois vœux, nous parlons en définitive de l’amour ; de cet amour qui est au cœur de l’univers, en toute vie et à l’intérieur de chacune de nous et qui nous invite à être des co-créatrices avec le Dieu d’Amour vers une nouvelle façon d’être et de vivre comme membres de la communauté Terre. »

     
     

     

     

  • LA JEUNESSE – UNE FENÊTRE SUR LA VIE

     Une fenêtre sur la vie
     

     

    Nous venons de vivre une expérience merveilleuse avec les jeunes des différentes  paroisses, dans un camp d’été  des jeunes après confirmation (11-16ans) , du 7 au 12 juillet 2013. Cette excursion qui, en réalité a été une très belle détente pour nos jeunes, s’inscrivait dans le cadre des objectifs que s’est assignée notre communauté pour mener à bien son action apostolique. A cet effet,   Jolanta et moi avons fait partie intégrante du groupe, par notre présence et par notre apport à quelques activités pastorales auprès des jeunes.
    Nous signalons par ailleurs que cette action pastorale a été organisée par Monsieur l’abbé Pierre Labossière, vicaire de la paroisse Saint Charles, dans laquelle nous sommes engagées.
    Au total, 22jeunes, filles et garçons confondus,   ont participé avec grande joie et activement à ce camp, accompagnés de 7 moniteurs, dont 3 hommes et 4 femmes.
    Trois faits majeurs m’ont attirée personnellement et sur lesquels j’aimerais donner mon point de vue. Ce sont en réalité mes impressions que je souhaite partager avec vous, à savoir :
    Le souci de l’abbé Pierre de mettre ensemble plusieurs jeunes, de souches différentes, malgré son âge avancé (81ans), pour que ces derniers fassent une nouvelle expérience de vie dans une fraternité sans complexe.  Ainsi, comme le disait l’Apôtre Paul, il n’y a plus ni Juif ni païen, ni blanc ni noir, ni riche ni pauvre, car tous sont fils et filles du même Père qui est aux cieux.

     

    Une ouverture bilatérale de la part de nos jeunes comme de leurs moniteurs et monitrices, dans un climat de confiance mutuelle, signe manifeste de la joie de vivre ensemble.  Ceci pouvait se remarquer  par une espèce d’intégration des nouveaux venus dans le groupe, mais également par leur ouverture à l’écoute de l’Esprit de Dieu pendant les moments  de prières, en  grandissant dans la confiance en eux-mêmes et dans les  autres.
    Le témoignage de vie d’une dame québécoise, âgée de 49 ans, catéchète dans sa paroisse, pour qui ce moment fut celui d’échange mutuel,  d’une libération totale, de découverte de la présence agissante de Dieu, sa miséricorde et son pardon qui nous accompagnent sans cesse.   Mais surtout elle a apprécié notre témoignage de vie donnée pour les autres et a manifesté son désir de continuer à nous rencontrer pour échanger sur notre vie à la suite du Christ.
    Tout compte fait, le dernier point de mon observation m’a appris que nous sommes une multitude qui cherche Dieu et vive de sa vie, mais aussi la certitude qu’en Jésus, la communion et la collaboration sont possibles.
    Pour finir, je puis affirmer avec satisfaction ma joie pour avoir participer à cette première expérience pastorale, et j’ose croire qu’avec Jésus, dans une volonté commune de progrès, nous pourrons vivre et être ses témoins en ce milieu québécois. 

      
    Aldégonde MBALANDA
    Montréal Quesnel Canada 
     
     
     

  • Souhaits pour un quartier

     

    Depuis quelques années en France, I’ANRU (Aménagement National de Renouvellement Urbain), est à l’œuvre dans nos quartiers pour démolir, reconstruire, pour donner une autre physionomie à nos quartiers. Cela semble une bonne chose de les repenser pour qu’ils soient plus humains.
    Et pourtant, cela ne se fait pas sans heurt, les habitants ont l’impression qu’on leur prend leur quartier : « On nous enlève tout ! », « On veut rester dans notre quartier ! ».
    Le changement, c’est d’abord le sentiment de perdre. On perd les voisins qui déménagent à cause des démolitions, on perd le quartier qu’on a connu et dans lequel on avait construit ses repères. On perd la halte-garderie qui s’installe 100 mètres plus loin…
    Comment, avec ce sentiment de perdre, s’ouvrir à la construction d’une nouvelle vie ? Perdre pour gagner pour moi, c’est le mouvement de toute mutation. Notre quartier devenu ghetto aurait tout à gagner de s’ouvrir à l’extérieur, d’inventer des chemins nouveaux, une autre façon de vivre.
    Pour le moment, c’est un mouvement de repli, de défense qui s’exprime, qui s’organise. Engager un travail de mutualisation avec la M.J.C. du quartier voisin est perçu comme un danger : « On va disparaître ! ».
     
    S’engager dans des chemins nouveaux, c’est un chemin de Pâques. Aujourd’hui, pour moi, c’est faire le chemin avec les gens du quartier. Perdre ce qu’on connaît pour aller vers une autre façon de vivre le quartier, non plus un quartier replié sur lui-même mais un quartier qui ose partager avec d’autres quartiers, qui ose créer une autre façon de vivre ensemble.
    Pâques, pour nous, à Basseau, c’est réveiller ce désir de vivre autrement, c’est s’ouvrir à une vie plus large. Dans toute démolition, il y a une clé qu’il faut découvrir.
                                                                                                               
    Françoise CHEDOZEAU          
     
    Communauté d’Angoulême
     
     

  • VŒUX PERPETUELS DE NOS SŒURS A IDIOFA

    En célébrant la fête du Sacré cœur de Jésus, nos deux sœurs Séverine KANDOLO et Solange BOMA ont dit leur oui définitif au Seigneur au cours de l’Eucharistie célébrée par son excellence Monseigneur José MOKO EKANGA, Évêque d’Idiofa, concélébrée par une vingtaine des prêtres et trois diacres.
    VŒUX PERPETUELS DE NOS SŒURS A IDIOFA
     

    En célébrant la fête du Sacré cœur de Jésus, nos deux sœurs Séverine KANDOLO et Solange BOMA ont dit leur oui définitif  au Seigneur au cours de l’Eucharistie célébrée par son excellence Monseigneur José MOKO EKANGA, Évêque d’Idiofa, concélébrée par une vingtaine des prêtres et trois diacres.
     
    Dans son homélie, le célébrant a pris l’exemple d’un cœur humain, en faisant la différence entre un bon cœur et un mauvais cœur par leurs attitudes. Et il a invité l’assemblée à imiter les qualités du cœur de Jésus : bonté, tendresse, compassion, douceur, amour, patiente… et invitant nos deux sœurs à vivre leur consécration avec un bon cœur.
     
    A cette occasion, nous avons fait connaître de nouveau l’historique de notre famille religieuse et notre charisme à l’assemblée réunie. Et aussi comment nous sommes butées à l’événement de la communauté de Gungu.
     
     

     
    Christine FENE FENE
     

  • Important discours du Président Mújica, de l’Uruguay

    Ce discours a déjà été considéré comme historique. Mújica a parlé devant une audience de chefs d’État qui avec une certaine répugnance ont écouté les fortes évidences qu’il leur disait. Aussi, la presse internationale et le monde commencent à se rendre compte qu’il ne s’agit pas un simple discours.
    Important discours du Président Mújica, de l’Uruguay, 
    à Rio de Janeiro

     

     
    Ce discours a déjà été considéré comme historique. Mújica a parlé devant une audience de chefs 
    d’État qui avec une certaine répugnance ont écouté les fortes évidences  qu’il leur disait. Aussi,   
    la presse internationale et le monde commencent à se rendre compte qu’il ne s’agit pas un simple 
    discours.

     
    « Les choses que je vous dis sont très élémentaires : le développement ne peut aller  contre 
    le bonheur ! Il faut qu’il soit fait en faveur du bonheur de l’être humain, de l’amour de la terre, 
    du soin des enfants et des amis. C’est tenir, oui, à ce qui est l’essentiel. »
     
    DISCOURS DE JOSE MUJICA, PRESIDENT DE L’URUGUAY, A RIO DE JANEIRO :
    http:/www.youtube.com/watch ?v=Pa9lz7SV 7Q&feature=youtube gdata player
     
    DISCOURS 
     
    Aux autorités présentes venues de toutes les latitudes et organismes, tous mes mercis. 
    Merci beaucoup au peuple du Brésil et à Madame la Présidente Dilma Rousseff. Merci aussi pour 
    l’honnêteté manifestée par les intervenants qui m’ont précédé. Nous exprimons, comme gouvernants,  
    notre intime volonté d’appuyer tous les accords  que notre pauvre humanité peut approuver. 
    Cependant, permettez-nous de faire quelques demandes à voix haute. Toute l’après-midi on a parlé de développement durable. D’arracher les immenses masses du peuple à  la pauvreté.
     
    Qu’est-ce qui s’agite dans notre tête ? Le modèle de développement et de consommation que nous 
    voulons, est-ce  que c’est  celui de nos  sociétés actuelles riches ? Je me fais cette demande : 
    qu’est-ce qui se passerait sur notre planète si les habitants de l’Inde avaient la même proportion de 
    voitures par famille comme celle des allemands ? Combien d’oxygène nous resterait-il pour respirer ?
     
    Soyons plus clairs encore : le monde contient-il assez de ressources  naturelles  pour que soit possible 
    que 7 à 8 milliards de personnes puissent  obtenir le même degré de consommation et de gaspillage 
    que possèdent les plus opulentes sociétés occidentales ? Cela serait-il possible ?  Ou ne faudrait-il pas aborder un autre type de discussion ?
     
    Nous avons créé cette civilisation dans laquelle nous vivons ,  fille du marché, fille de la concurrence 
    et qui a déclenché un progrès matériel prodigieux et explosif. Mais l’économie de marché a créé des 
    sociétés de marché. Et a provoqué cette globalisation qui  s’étend sur toute la planète. 
    Est-ce que nous sommes en train de gouverner cette globalisation ou est-ce que c’est elle qui nous 
    gouverne ?
     
    Pouvons-nous parler de solidarité et que «  nous sommes tous unis »,  dans une économie basée sur 
    une concurrence impitoyable ? Jusqu’où va notre fraternité ?
     
    Je ne dis pas cela pour nier l’importance de cette rencontre. Au contraire : le défi auquel nous avons 
    à faire face  est d’une envergure  de caractère colossal et la grande crise que nous traversons n’est 
    pas écologique mais politique !
     
    L’être humain ne gouverne plus, aujourd’hui, les forces qu’il a déchainées, ce sont ces forces  
    déchainées qui gouvernent les êtres humains et la vie !
     
    Nous ne venons pas sur  terre  pour notre propre développement.
    Nous venons sur notre planète pour être heureux. Parce que la vie est courte et nous échappe. 
    Et aucun autre bien ne vaut la vie. Ceci c’est la chose élémentaire.
     
    Et la vie est entrain de m’échapper, tandis que je travaille et je travaille pour consommer  « plus »,  et 
    la société de consommation est le moteur qui me fait agir.
    Parce que, en définitive, si la consommation se paralyse, l’économie s’arrête, et si l’économie 
    s’arrête, apparaît le fantôme  de l’enlisement pour chacun de nous. Pourtant, cette  hyper-consommation  c’est ce qui est entrain d’agresser la planète. 
     
    Cette hyper-consommation  doit créer des choses qui durent peu car il s’agit de vendre beaucoup. 
    Par exemple, une ampoule électrique ne peut pas brûler   plus de 1000 heures. Et pourtant il ya  
    des lampes qui pourraient brûler  100.000 heures ! Mais cela ne peut pas se faire parce que le 
    problème c’est le marché ; parce que nous devons travailler et  que nous devons entretenir une 
    civilisation du « prends et jette »,  et ainsi nous demeurons dans un cercle vicieux. 
     
    Ceux-ci sont des problèmes de caractère politique qui nous indiquent qu’il est l’heure de commencer 
    à lutter pour une autre culture.
     
    Il ne s’agit pas de programmer un retour à l’ère des cavernes.  Mais nous ne pouvons pas continuer 
    indéfiniment  à être gouvernés par le marché alors que c’est à nous de le  gouverner.
     
    C’est pour cela que je dis, selon ma modeste manière de penser, que le problème que nous avons 
    est de caractère politique. Les anciens penseurs – Épicure, Sénèque et aussi les Aymaras – avaient 
    cette définition : « le pauvre ce n’est pas celui qui a peu, c’est celui qui a  besoin d’avoir  infiniment 
    plus » et qui veut toujours plus et plus. Ceci est une clé de caractère culturel.
     
    Alors, je veux saluer les efforts et les accords qui se feront. Et je veux les accompagner comme 
    gouvernant. Je sais que certaines choses de ce que je suis en train de dire peuvent « faire grincer ». 
    Mais il nous faut  prendre conscience que la crise n’est pas  la crise de  l’eau et de la destruction de 
    l’environnement. La cause de la crise  c’est le modèle de civilisation que nous avons construit. 
    Ce que nous avons à réviser c’est notre façon de vivre.
     
    J’appartiens à un petit pays  très riche en ressources naturelles. Dans mon pays il y a un peu plus 
    de 3 millions d’habitants.  Il y a quelques 13 millions de vaches, les meilleures du monde. 
    Et 8 à 10 millions d’excellents moutons. Mon pays est exportateur de produits alimentaires, 
    de produits laitiers et de viande ; c’est une pénéplaine et les 90% de son territoire sont utilisables.
     
    Mes compagnons de travail ont beaucoup lutté pour obtenir 8 heures de travail.  À présent ils 
    travaillent 6 heures. Cependant celui qui travaille 6 heures  cherche un deuxième travail, ainsi,   
    il travaille plus qu’avant.  Pourquoi ?   Parce qu’il doit payer une quantité de choses : moto, 
    voiture … versements et versements… et lorsqu’ il  prend conscience de cela, il est déjà vieux  
    et sa vie s’est enfuie !
     
    Et alors on se pose cette  question : est-ce cela la destinée de la vie humaine ? 
    Ces choses que je dis sont très élémentaires : le développement ne doit pas aller contre le bonheur ! 
    Il doit se faire en faveur du bonheur de l’être humain, de l’amour de la terre, du soin des enfants et 
    des amis. Alors oui, c’est tenir à l’essentiel. 
     
    Parce que c’est précisément le trésor le plus important que nous ayons. Lorsque nous luttons pour 
    l’environnement, rappelons nous toujours, que le premier élément de l’environnement s’appelle 
    le bonheur de l’être humain.  
     
    Merci 

  • JÉSUS COMPATISSANT S’ADRESSE AUX FEMMES

    Lorsqu’une femme est rejetée, Jésus est concerné par elle, surtout si cette femme est opprimée par la société. Il la relève et l’aide à vivre avec dignité.
    JÉSUS  COMPATISSANT  S’ADRESSE AUX  FEMMES
     
     

     
     
     
    « Ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants » (Luc 23,28)
     
     
     
     
     
    Lorsqu’une femme est rejetée, Jésus est concerné par elle, surtout si cette femme est opprimée par la société. Il la relève et l’aide à vivre avec dignité.
     
    Récemment j’ai eu l’opportunité de visiter une  des îles  de Kalpitiya. J’ai rencontré une jeune qui avait un fils de son frère et vivait avec lui. Là aussi se trouvait une mère qui avait 8 enfants de pères différents, cette femme avait 37 ans mais en paraissait 70 ! Elle n’avait pas de  certificats de naissance valide d’aucun de ses enfants et lorsque je lui ai demandé le nom du père qui devait figurer sur les papiers elle m’a dit : «  Sœur, met le nom du dernier homme  comme père de tous ! »  Toutes ces femmes sont catholiques.
     
    J’ai rencontré aussi une enfant de 12 ans qu’on a   vendue pour 250 roupies – environ 2 euros-  à un homme  qui a abusé d’elle à plusieurs reprises. Une jeune de 18 ans qui est encore au 6ème degré  m’a parlé de son désir d’étudier. Dans cette île il n’y a aucune possibilité  de  recevoir un type d’éducation plus poussée.
     
    Plusieurs femmes aident leur mari, durant des heures, à nettoyer leurs filets de pêche, mais ce sont les intermédiaires  ceux qui bénéficient du travail de ces femmes !
     
    Un peu loin habite une femme avec six enfants qui doit fuir les coups de son mari.
     
    Je suis en contact, ailleurs, avec un Centre de réhabilitation qui abrite une vingtaine de jeunes filles  enceintes, de 13 à 16 ans. Lorsque je les visite elles me disent avoir été violées par leurs fiancés ou, surtout,  par des membres de leur famille ou parents proches. Après l’accouchement, la majorité quitte ce lieu de refuge.
     
    Il y avait une enfant de 13 ans qui était au 7ème  mois de  grossesse ; elle ne pouvait supporter ce poids, Elle était encore sous le choc, elle parlait lentement et avait le cœur serré. Certains bébés ont des anomalies parce que nés de parents de même sang. Beaucoup de ces filles n’ont pas de futur.  Certaines nous ont dit qu’on les avait  abandonnées à cause de la honte qui retombait sur leurs familles.
     
    Je visite aussi, chaque dimanche, la prison des femmes.  Environ 60 à 70 femmes participent à l’Eucharistie dominicale.  Après la Messe je passe une heure avec elles. Certaines sont en prison pour assassinat, le plus souvent, de leur mari, d’autres pour trafic de drogue, d’autres encore pour des problèmes liés à des agences étrangères ;  beaucoup d’entre elles, aussi,  viennent du milieu  de  la prostitution.
    Je connais aussi les femmes du Nord, surtout à Mullikulam ; ce sont des veuves de guerre. Vivre, survivre  est  devenu pour elles, une tâche bien dure ! J’ai rencontré un groupe de femmes à Embilipitiya, elles travaillaient dans les champs, avec courage, pour gagner leur vie.
     
    Les statistiques officielles révèlent que la violence contre les femmes a augmenté de 98% !  Les mauvais traitements envers les enfants ont  augmenté de 168%  entre 2000 et 2013 !
     
    Ces expériences crient au fond de mon cœur. Les mots de Jésus résonnent en moi lorsque je les vois : « Ne pleurez  pas  sur moi, mais plutôt sur vous et sur vos enfants ! »
     
     
    Quelle réponse donnons-nous à ces femmes vulnérables,  dans notre société ?
     
    Sr Deepa FERNANADO
     

     
     

  • UNE FENÊTRE SUR LA VIE

    Vendredi 8 mars, j’étais invitée à la communauté de Quesnel pour y vivre un moment intense de communion, d’action de grâce et d’espérance pour un nouveau départ. Avec un cœur serein et confiant nous avons célébré le long chemin parcouru ensemble comme communauté nous souvenant de la mission qui lui fut confiée jusqu’à présent. Ainsi, ce moment de célébration marque un nouveau commencement.
    UNE FENÊTRE SUR LA VIE
     
    Présence des Sœurs  à Quesnel
    Un autre pan d’histoire se transforme dans notre province!
     

     
    Vendredi 8 mars, j’étais invitée à la communauté de Quesnel pour y vivre un moment intense de communion, d’action de grâce et d’espérance pour un nouveau départ.  Avec un cœur serein et confiant  nous avons célébré le long chemin parcouru ensemble comme communauté nous souvenant de la mission qui lui fut confiée  jusqu’à présent. Ainsi, ce moment de célébration marque un nouveau commencement.
     
    En effet, Monique va rejoindre une communauté bien connue, le 350 Père Marquette, une maison plus adaptée à sa condition de vie.  Aline  a besoin de quelques mois encore pour se remettre tout à fait de sa rude épreuve de santé. Paulette se prépare à accueillir Jolanta et Aldégonde pour le nouveau projet interculturel  qui se vivra à Quesnel.
    Ce que j’ai vu ce soir-là, ce sont trois belles femmes debout qui avancent chacune sur un sillon peut-être différent mais en marche vers un même point d’horizon, une même passion pour vivre la mission de communion dans notre  Sainte -Famille.
     
    Avec vous mes sœurs de la Province, je voudrais les remercier, et du même coup remercier toutes les Sœurs qui sont passées dans ce beau milieu où tant de liens ont été tissés, des liens qui ont toujours favorisé les moins nantis de la vie. Mes Sœurs, votre vie a été une Parole qui a  allumé l’espérance et nous, vos compagnes de route, nous vous remercions, vous pouvez compter sur nous pour continuer votre course où qu’elle soit.
     
    Lors de la célébration, Paulette a fait cette prière qui exprime le mieux ce que chacune porte au cœur, je vous la partage comme le vœu que nous faisons aussi avec Monique, Aline et Paulette : 
     
    « Seigneur, ton appel nous conduit toujours par des chemins nouveaux et mystérieux parce que c’est un appel à la vie.
    Tu ne veux pas que tes disciples s’arrêtent en un lieu déterminé.
    Ta parole nous convie à nous mettre en route chaque jour pour être fidèles aux personnes et aux impulsions de la vie de l’Esprit.
    Nous ne pourrons jamais nous arrêter, jamais nous n’aurons la certitude de ce qui nous attend, mais avec toi nous partirons de nouveau, nous continuerons  à avancer.
     
    Que ton Esprit nous brûle de l’esprit des nouveaux commencements que nous reprenions la route avec joie, enthousiasme, force, confiance et sûres de ta Présence agissante. Fortes de notre foi et de  notre espérance, nous nous tournons avec Toi vers l’avenir… »
     
    Une nouvelle mission est donnée à la communauté de Quesnel qui  prendra forme très bientôt. C’est un projet né au cœur de notre province réunie en Assemblée en juin dernier. Nous nous donnerons l’occasion de suivre pas à pas et la naissance et les premiers balbutiements de ce projet.
     
    « En ce nouveau départ, Seigneur, apprends-nous, aujourd’hui, les gestes des grands témoins de ton action. Apprends-nous la route des remises en questions, des bouleversements, de la désinstallation. Apprends-nous à prendre le large. Apprends-nous à ouvrir sur l’inconnu, sur l’avenir. » (Paulette)
     
    Que le Bon Père nous accompagne toutes jusqu’à chez lui, chez Dieu !
     
    Violette.
    Québec Canada