Auteur/autrice : AdminWp

  • LA SEMAINE DE PRIERE POUR L’UNITE DES CHRETIENS

    INTRODUCTION AU THÈME DE
    L’ANNÉE 2014
    Le
    Christ est-il divisé?(cf. 1 Corinthiens 1,1-17)

    Dans le passage de l’Écriture choisi pour notre
    réflexion de cette année, Paul débute vigoureusement ses épîtres aux
    Corinthiens. Comme le ferait une ouverture d’opéra ou le mouvement d’entrée d’une
    symphonie, ce passage aborde des thèmes qui nous préparent sans aucun doute au
    contenu à suivre de ces lettres. Le texte comprend trois mouvements. Tous trois
    posent un fondement solide mais qui interpelle aussi nos réflexions de
    chrétiens, appelés à vivre et à travailler ensemble dans les Églises et la
    société d’aujourd’hui.
    Dans le premier mouvement (1,1-3), Paul, avec son
    compagnon chrétien s’adresse à une communauté plus importante et profondément
    active, celle des chrétiens de Corinthe. Il qualifie les Corinthiens d’« Église
    de Dieu », et pas seulement par conséquent de branche locale mais de pleine expression
    de l’Église en cette région du monde. Paul leur rappelle qu’ils constituent un
    peuple d’ « appelés » : « appelés à être saints « avec tous ceux qui invoquent
    en tout lieu le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre
    ». Cette expression pourrait se traduire également ainsi : « aussi bien là où
    ils se trouvent que là où nous sommes ». Ils sont donc authentiquement l’Église de
    Dieu, mais en lien étroit avec tous ceux qui invoquent le Seigneur, aussi bien
    en Le confessant que là où ils se trouvent. Ensuite, comme en toutes ses
    lettres, Paul développe ses souhaits habituels et vigoureux de grâce et de
    paix, de la part de Dieu. Dans le langage de Paul, le mot « grâce » renvoie à
    la bonté de Dieu et aux dons qu’il nous a faits dans le Christ, et ce mot doit
    nous amener à la reconnaissance envers Dieu et à la générosité les uns envers
    les autres. La « paix » qui nous est destinée en toute plénitude et réciprocité
    est communion (koinonia) en Dieu.
    Où la grâce et la paix de Dieu vous apparaissent-elles présentes dans votre
    Église locale, votre communauté au sens large, et votre pays? Comment pouvez-vous dépasser le souci de votre
    communauté immédiate pour vous rendre attentifs à la communauté chrétienne et
    au monde dans leur ensemble?
     C’est lorsqu’il est sur le point d’appeler la
    communauté de Corinthe à la tâche, que Paul entame le second mouvement de notre
    texte (1,4-9) dans lequel il exprime sa reconnaissance pour « la grâce
    de Dieu qui a été donnée » aux Corinthiens « dans le Christ Jésus ». Il ne
    s’agit pas ici d’une simple formalité mais d’une joie authentique pour les dons
    que Dieu a accordés à cette communauté. Paul continue de les affermir : « Car
    vous avez été, en lui, comblés de toutes les richesses (…), si bien qu’il ne
    vous manque aucun don de la grâce ». Les Corinthiens
    ont l’assurance d’être fortifiés jusqu’au bout, et que Dieu « est fidèle ». Il
    nous appelle à la communion (koinonia) avec son Fils, et à tout ce que
    cela implique socialement et spirituellement pour nos Églises et nos peuples.
    Dans le troisième mouvement (1,10-17), Paul s’adresse
    aux Corinthiens avec dureté, en leur reprochant la façon dont ils ont déformé l’Évangile
    et détruit l’unité de la communauté : « Moi, j’appartiens à Paul. Moi, à
    Apollos. Moi, à Céphas ». Paul n’applaudit pas même ceux qui ont proclamé le
    Christ comme leur chef, parce qu’ils ont utilisé le nom du Christ pour
    s’éloigner d’autres membres de la communauté chrétienne. L’invocation du nom du
    Christ ne doit pas nous servir à bâtir des murailles autour de nous, car son
    nom crée la fraternité et l’unité, et non les divisions. « Le Christ est-il
    divisé? » Paul ne voit pas d’inconvénient à ce que des communautés se
    constituent autour de responsables forts, mais c’est dans le Christ que la
    communauté doit trouver son identité fondamentale  : « Est-ce Paul qui a
    été crucifié pour vous? Est-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés? » Les
    gens de Chloé ont vu ce genre de choses se produire chez eux, et les ont tirées
    au clair.
    C’est dans cet état de division que Paul appelle à se
    rassembler, et à être « bien unis dans un même esprit et dans une même pensée
    ». Il exhorte ses lecteurs et les Corinthiens à être « tous d’accord ». Paul
    voudrait-il dire que tout le monde doit célébrer et agir de la même manière ? Nous ne le pensons pas. Ces versets ne sont pas un appel à mettre de côté
    la responsabilité de Paul, d’Apollos ou de Céphas. Notre enracinement dans le
    Christ nous appelle à rendre grâces pour les dons de Dieu apportés à la mission
    commune de l’Église par ceux qui ne sont pas membres de notre groupe.
    Reconnaître les dons de Dieu chez les autres nous rapproche dans la foi et la
    mission, et nous conduit vers l’unité pour laquelle le Christ a prié, dans le
    respect d’une véritable diversité de culte et de vie.
    Paul souligne deux éléments essentiels de la condition
    de disciple chrétien qui nous rendent fondamentalement unis au Christ : le
    baptême et la croix du Christ. Ce n’est pas au nom de Paul que nous avons
    été baptisés et ce n’est pas lui qui a été crucifié pour nous; c’est dans le
    Christ qu’est notre unité, et c’est de Lui que nous tenons la vie et le salut.
    Il n’en est pas moins vrai que nous appartenons à tel ou tel groupe
    particulier, et que nos Églises locales nous nourrissent dans la foi et nous
    aident à cheminer en disciples de Jésus. Ce qui en découle, pour Paul comme
    pour nous, n’est pas simplement le fait de nous sentir membre d’une Église
    particulière. Il s’agit plutôt pour nous de proclamer la Bonne Nouvelle,
    l’Évangile auquel nous avons répondu avec foi et dans la joie. Il nous faut à présent partager ce message au monde. La conclusion de Paul nous incite à nous demander si nous sommes porteurs
    de bonnes nouvelles en Christ les uns pour les autres, ou bien si nous
    transmettons la division, y compris au nom du Christ, ce qui − pour reprendre
    les mots de Paul − réduit à néant la croix du Christ.
    Nous entendons également parler des gens de Chloé. C’est au moment où Chloé
    est en responsabilité que ce groupe constate et désigne les conflits et
    divisions de l’Église de Corinthe. Nous continuons d’avoir besoin de témoins
    semblables, de femmes et d’hommes de toutes nos Églises, et de leur ministère
    de réconciliation et d’unité. C’est en donnant la parole à des témoins de ce
    genre que nous comprendrons mieux ce que Paul entend par une communauté ayant «
    un même esprit et une même pensée » dans le Christ.
    Comment comptez-vous faire, vous et votre Église, pour
    discerner que vous avez le même esprit et la même pensée dans le Christ que les
    autres Églises? En ce qui concerne les compréhensions différentes de la
    liturgie qui existent dans les Églises de votre ville ou de votre pays, comment
    votre intérêt pour ces autres pratiques cultuelles peut-il porter du fruit dans
    les efforts en faveur de l’unité chrétienne visible? Quelle mission commune entendez-vous partager avec les
    autres chrétiens pour aider le monde à faire une meilleure place aux autres?

    Pour conclure, si nous considérons tous les dons et bénédictions que Dieu a
    manifestés en notre pays et chez nos peuples, nous sommes amenés à reconnaître
    que nous devons nous traiter les uns les autres, et même la terre dont nous
    tenons la vie, avec dignité et respect. Cette démarche de reconnaissance nous a
    conduits à la confession de notre péché et au repentir, ainsi qu’à la recherche
    de modes de vie nouveaux et durables sur terre. Elle nous a fait prendre mieux
    conscience que la bénédiction de Dieu s’étend à nous tous, et qu’aucun groupe
    de notre pays ne peut décider de l’utilisation des ressources nationales sans
    avoir entendu et tenu compte des avis de nos concitoyens.
    Prière => Déroulement de la célébration
    Dans  la colonne à gauche de la page accueil, à la rubrique  “Prières et Réflexions » vous trouverez la Célébration  qui débute la Semaine ainsi que le textes  et les prières  de chaque jour  de cette Semaine pour l’Unité des  Chrétiens.
     

  • L’ANNEE INTERNATIONALE DE L’AGRICULTURE FAMILIALE

    L’ANNEE INTERNATIONALE DE
    L’AGRICULTURE FAMILIALE
    L’Année internationale de
    l’agriculture familiale 2014 (AIAF) vise à rehausser l’image de
    l’agriculture familiale et de la petite agriculture en focalisant l’attention
    du monde entier sur leur contribution significative à l’éradication de la
    faim et de la pauvreté, à l’amélioration de la sécurité alimentaire, de la
    nutrition et des moyens d’existence, à la gestion des ressources naturelles, à
    la protection de l’environnement et au développement durable, en particulier
    dans les zones rurales.
    EN QUOI L’AGRICULTURE FAMILIALE EST-ELLE
    IMPORTANTE?
    L’agriculture familiale et
    la petite agriculture sont liées de façon indissociable à la sécurité
    alimentaire mondiale. 
    L’agriculture familiale
    préserve les produits alimentaires traditionnels, tout en contribuant à
    une alimentation saine et équilibrée, à la conservation de la biodiversité
    agricole mondiale et à l’utilisation durable des ressources naturelles.
    L’agriculture familiale peut
    être un moyen de stimuler les économies locales, surtout si elle est
    combinée avec des politiques spécifiques axées sur la protection sociale
    et le bien-être des communautés.
    http://www.fao.org/family-farming-2014/home/fr/

     

  • Épiphanie signifie manifestation

    Épiphanie  signifie manifestation. Jésus se fait
    connaître à tous sans exceptions, bien au-delà de toutes cultures, religions et
    apparences. Aujourd’hui il se manifeste à nous 
    comme  VIE, ici et
    maintenant,  en tous et à  tous, dans les événements les plus ordinaires
    si nous savons  voir en profondeur en
    dépassant les apparences. 

    LA VRAIE VIE N’EST PAS DANS L’ECLAT
    Dans le métro, Ligne 6. Un homme petit, âgé, à la
    limite du négligé trouve une place et s’assoit pesamment. Je le revois, tassé
    sur son siège, tète baissée. Il respire fatigue et pauvreté. Une vieillesse
    attendrissante, un être fragile, émouvant.
    Dans ses mains une poche. La poche bien connue
    arbore le sigle FNAC.
    FNAC –  paradis
    branché sur la modernité, du numérique en tout genre où l’on si perd –sauf les
    spécialistes – par manque de repères et de vocabulaire (mal intégré), sans
    parler de l’avalanche du livre papier, de la musique …
    FNAC – miroitement de produits qui affichent
    orgueilleusement des prix conséquents. On y voit plutôt des gens de culture,
    bien habillés ou au négligé étudié.
    Quelque chose cloche  – la poche ne va pas avec les mains qui la
    tiennent. Mais, après tout, ce peut être un hasard : elle remplit
    simplement sa fonction de poche trouvée par bonheur dans un coin !
    Voilà qu’en se penchant, il extirpe une petite
    brochure. Surprise : le Pariscope ! Le Pariscope c’est pas
    cher : 50 centimes. Mais ça traduit cinémas, expos, promenades guidées
    dans Paris, restaurants … et j’en passe.
    Perplexité, étonnement et retour sur
    moi-même : « Ils ont des yeux et ne voient pas … »  disait Quelqu’un  … Des yeux aveugles, figés sur l’habitude,
    comme si une belle apparence signifiait automatiquement  intelligence et culture, comme si l’âme
    humaine ne pouvait échapper aux jugements tout faits de la société, comme si
    l’élargissement du cœur était domaine réservé … des yeux qui jugent sur un
    modèle configuré !
    Conversion du regard, retournement vers
    l’intérieur. Ne pourrais-je dire avec Christian Bobin : « Je ne
    voyais ni Dieu, ni ses conseillers avant de penser à enlever mes mains devant
    mes yeux. »
    Cadeau de la vie, un vieil homme sans apparence.
    Mais la vraie vie n’est pas dans l’éclat.
    Monde renversé, défaite des apparences.
                                                                                                        
    Michelle Biraben 
    Communauté d’Angoulême
     

     
     

  • LA FRATERNITE, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX

    MESSAGE DU PAPEFRANÇOISPOUR LA CÉLÉBRATION DE LA XLVIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
    1er JANVIER 2014
    LA FRATERNITE, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX
     
    1. Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la Paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une
    existence pleine de joie et d’espérance. Dans le cœur de chaque homme et de chaque femme habite en effet le désir d’une vie pleine, à laquelle appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse vers la communion
    avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à embrasser.
    En effet, la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d’une société
    juste, d’une paix solide et durable devient impossible. Et il faut immédiatement rappeler que la fraternité commence habituellement à s’apprendre au sein de la famille, surtout grâce aux rôles responsables et complémentaires
    de tous ses membres, en particulier du père et de la mère. La famille est la source de toute fraternité, et par conséquent elle est aussi le fondement et la première route de la paix, puisque par vocation, elle devrait
    gagner le monde par son amour.
    Le nombre toujours croissant d’interconnexions et de communications qui enveloppent notre planète rend plus palpable la conscience
    de l’unité et du partage d’un destin commun entre les nations de la terre. Dans les dynamismes de l’histoire, de même que dans la diversité des ethnies, des sociétés et des cultures, nous voyons ainsi semée la
    vocation à former une communauté composée de frères qui s’accueillent réciproquement, en prenant soin les uns des autres. Mais une telle vocation est encore aujourd’hui souvent contrariée et démentie par les faits,
    dans un monde caractérisé par cette “ mondialisation de l’indifférence ”, qui nous fait lentement nous “ habituer ” à la souffrance de l’autre, en nous fermant sur nous-mêmes.
     
    Dans de nombreuses parties du monde, la grave atteinte aux droits humains fondamentaux, surtout au droit à la vie et à la liberté
    religieuse ne semble pas connaître de pause. Le tragique phénomène du trafic des êtres humains, sur la vie et le désespoir desquels spéculent des personnes sans scrupules, en représente un exemple inquiétant. Aux guerres
    faites d’affrontements armés, s’ajoutent des guerres moins visibles, mais non moins cruelles, qui se livrent dans le domaine économique et financier avec des moyens aussi destructeurs de vies, de familles, d’entreprises. 
    Savoir davantage…  LA FRATERNITE, FONDEMENT ET ROUTE POUR LA PAIX
     
     
     

  • FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE

    Dimanche 29 décembre 2013-12-17
    LE RÊVE DE SAINT JOSEPH  et  LA FUITE EN ÉGYPTE
    Mt.2, 13-15 ; 19-23

    «  Allez souvent à Nazareth et contemplez ! »  C’est l’invitation que  Pierre Bienvenu Noailles nous lance fréquemment. Et, aujourd’hui,  tout particulièrement, nous pouvons nous arrêter pour contempler le « rêve » de St Joseph et  la  fuite en Égypte. 
    Dans le  texte de la Messe, Mathieu nous parle de  Jésus à partir  de St Joseph. L’évangéliste St Luc se centre plutôt sur Marie alors que Mathieu se centre sur Joseph. 
    Ce récit nous  révèle  le contexte dans lequel se déroule la vie de toute la famille : dans l’insécurité et la persécution à cause  d’Hérode, qui, jaloux de son pouvoir, agit avec une évidente cruauté ;  et il nous relate  la  fuite en Egypte. 
    Cependant, ceci nous introduit aussi au niveau d’une expérience de foi biblique en lien avec  l’histoire du salut : par l’affirmation  que Jésus est le Messie attendu.  L’Egypte n’est pas  seulement un  lieu géographique mais surtout  un lieu  théologique ; en Egypte le peuple  a vécu l’expérience de l’esclavage  et aussi de la libération. Jésus revit ce qu’a vécu le peuple d’Israël et récapitule en lui l’histoire d’Israël en initiant un nouvel exode et  en faisant écho à l’espérance des prophètes qui annonçaient   le salut définitif. (Osée 11, 1-4 ; Jérémie 31 )
    De nouveau nous sommes face à un texte  qui utilise  le  mode  stéréotypé de « l’ange du Seigneur » qui parle « dans un rêve » à Joseph ; c’est un procédé très utilisé dans la Bible  pour exprimer la relation avec Dieu, l’expérience de foi du peuple. 
    L’expérience de Joseph nous montre deux aspects  que nous ne pouvons séparer et qui sont : la réalité de vivre dans un contexte d’oppression et de persécution qui exige la fuite pour se mettre en sécurité  et l’aspiration, le désir qui habitait le cœur  de Joseph concernant  son projet de vie.
    Il n’est pas difficile d’imaginer que depuis le commencement de sa fréquentation avec Marie, Joseph « rêvait »  d’autres horizons, pour lui et sa famille, qui  au cours du temps se sont effondrés ; cependant, ces rêves s’évanouissent pour donner place à une attitude de détachement de ses « propres rêves », une attitude vécue entre la crainte  et le courage pour  avancer  en se confiant fidèlement en la promesse de Dieu pour son peuple. 
    Jésus ne vit pas seulement au sein d’une petite cellule familiale, uni à ses parents, mais aussi intégré dans une famille beaucoup plus étendue. Son destin et son espérance sont le  destin et l’espérance de tous.  Pour  cela,  en assumant le risque avec décision et espérance  il unit son destin  et celui de sa famille au destin du peuple et entreprend un chemin vers une terre et une vie meilleures pour tous. Avec  la grande Famille de Dieu, Jésus, Marie et Joseph vivent dans leur propre chair la douleur de la migration et ses conséquences.
    Joseph en prenant le chemin de « l’exode » met en sécurité la vie de Jésus et de Marie, mais à cause de cela, toute la famille va commencer  le   chemin de la  montée,  de l’abaissement, de la difficulté et de l’épreuve.  Celui qui a planté sa tente au milieu de nous, accepte de traverser  les étapes de toute créature, depuis la naissance à la vie jusqu’à la mort qui engendre une nouvelle vie. 
    Nous sommes face à une expérience qui a des résonnances évidentes  dans notre monde d’aujourd’hui. La migration traverse l’histoire de l’humanité : déplacements à cause de la  guerre, de la faim, de la persécution, etc. Et toujours dans l’espérance nous continuons à rêver  de « cieux nouveaux et de terre nouvelle » (Apocalypse 21,1). 
    Nous vivons aujourd’hui de manière spéciale l’urgence de nous mettre en marche, osons faire des gestes concrets, conscients que cela nous demandera d’entrer  dans  « un chemin pascal qui suppose lâcher prise  et recevoir, qui suppose mourir pour s’ouvrir à une vie en abondance ». » (Engagement Collectif-  Chapitre Général 2008)

    Marie Carmen VILARDELL

     

  • À la Chapelle de la Maison Générale a été baptisé Mattia

    Hier, dimanche 22, à la Chapelle de la Maison Générale a été baptisé
    Mattia, fils premier-né d’un jeune couple de la Communauté chrétienne de
    Montespaccato, banlieue romaine, où 
    quelques sœurs de la maison  ont
    vécu pendant 11ans.  Nous remercions Dieu
    pour cette nouvelle vie  et  pour avoir partagé ce moment important. 

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

  • Nazareth naît au Cameroun – 25 ans – (1988 – 2013)

    Soeur Bridgetammah SAVERIMUTHU

    « Je connais un bateau qui se nommait «  le Canada »
    Il
    a conduit, en 1949,  nos deux
    premières  sœurs
    du
     port de Marseille, en France,
    au  port de Douala au Cameroun
    pour
    étendre la famille de Dieu »

    Dans « Le Flamboyant »
    (journal de Délégation du Tchad – Cameroun) de Novembre-Décembre 1987,  Sr.Odette Filion et Sr.Carmen Valbuena
    écrivaient « Nazareth naît au
    Cameroun ».
    C’est en 1949 que  les premières sœurs de la Ste.Famille sont
    arrivées à Mokolo, dans l’extrême Nord du Cameroun…. c’était déjà presque 40
    ans de présence, de partage, de communion, de vie intense avec nos frères et
    sœurs camerounais.
    Les communautés
    chrétiennes grandissent et se fortifient . L’Eglise camerounaise devient
    adulte…Les vocations autochtones naissent.
    Oui, depuis une
    dizaine d’années, les filles demandaient «  à suivre le chemin des
    sœurs » . Nous les accueillons dans nos communautés pour des stages plus
    ou moins longs.  Mais… nous n’avons pas
    de structures pour continuer leur formation.
    À la fin de
    février 1987, Sœur Christiane Meunier (Conseillère Générale) arrive chez nous.
    Un travail intense de réflexion, de prière, d’éclairage et de discernement se
    vit dans notre Délégation. Au moment de son départ, un terrain est déjà acheté  à Mokolo ; la décision pour la
    construction d’une maison d’accueil pour les jeunes filles  est prise.
    « NAZARETH »
    vient de naître. Les filles commencent à faire des démarches ; nous
    entrons en dialogue avec les parents et les responsables de communautés
    chrétiennes. Cette première expérience débutera le 16 novembre 87,  à Mokolo – Mboua, avec 4 jeunes filles :
    Solange, Hellé, Gaipambi (de Djingliya), Asta Doukoya   (De Mokolo-Tada), car la maison de Nazareth
    était encore en construction. La Délégation est pleine d’espérance : «les filles à
    venir »  du Cameroun font leurs premiers pas … C’est le ROYAUME qui
    grandit et se développe dans l’Eglise du Cameroun ! ».
    Au commencement, Nazareth est une
    maison de formation de jeunes. En 1999 les postulantes y résident. En 2001 la
    maison est érigée en Noviciat des Sœurs de la Sainte-Famille. En 2003, la première sœur autochtone Solange GRAKA prononce ses vœux perpétuels. Nous
    désirons travailler et fertiliser la terre de notre Délégation du Cameroun afin
    que les racines de l’arbre de la Sainte-Famille de Bordeaux s’enfoncent dans ce
    terroir et que ce jeune arbre puisse donner de l’ombre et porter des fruits
    pour la croissance de la
    Famille de Dieu.
    Activités de nos sœurs actuellement :
    « Si le rythme de tamtam
    change, les pas de danse changent aussi » (proverbe béninois).
    Maintenant, à l’école et au
    centre de santé où nos sœurs travaillaient, les laïcs les remplacent. Nous
    travaillons en demeurant attentives aux signes des temps. Nous donnons la
    priorité aux personnes marginalisées : les sourds- muets, les handicapés,
    les aveugles, les prisonniers, aux
    personnes âgées et malades afin que
    tous soient respectés dans leur dignité d’enfants de Dieu.
    Nous travaillons aussi avec les
    mouvements d’Action Catholique des enfants (le Cop’monde, la JEC…), avec les femmes
    catholiques, les couples en formation du Centre Emmaüs à Mokolo, à école
    maternelle, au complexe scolaire à Yaoundé, au foyer des filles, à l’école
    primaire et au collège à Gounou-Gaya, auprès des malades à Tagal au Tchad et
    aux  greniers communautaires.
    Actuellement, notre
    maison de Nazareth sert pour les grands rassemblements : l’Assemblé de
    Délégation et les sessions pour nos sœurs et les Associés. Les jeunes en
    formation, après un séjour dans nos communautés partent au Congo pour leur
    noviciat.
    Pour l’avenir, nous
    souhaitons que cette maison devienne un Centre Spirituel Pierre Bienvenu
    Noailles où tous pourront se ressourcer et nourrir leur foi, sans distinction
    de classes sociales, et également recevoir   une
    formation humaine intégrale pour ceux et celles qui sont intéressés.
    Nous pensons aussi à la formation professionnelle :
    couture, coupe, cours d’éducation artistique et décoration : broderie, tricot,
    crochet, et la cuisine…
    Psychologique :
    connaissance de soi à travers la relecture d’expériences positives,
    Spirituelle :
    pèlerinage de la Sainte-Famille,
    méditations : yoga, zen, retraite dans le thème du cosmos,
    Intellectuelle :
    débat sur ce qui nous détruit… Nous demeurons ouvertes aux signes des temps et
    aux appels de l’Esprit Saint. 
    Sr  Carolina MARTÍNEZ
    Cameroun-Tchad

     

  • Un prêtre enlevé dans une paroisse du Diocèse de Maroua-Mokolo

    Depuis les événements de BOKO-ARAM au Nigeria, un camp des refugiés nigérians s’est installé dans notre diocèse, à 28 Km environ de Mokolo. Un appel a été lancé pour venir en aide à nos frères et sœurs en détresse.
     
    Mokolo est une ville située à la frontière du Nigeria. Il y a des paroisses qui partagent la frontière avec ce pays voisin. Depuis l’enlèvement d’une famille française il y a quelque temps nous savons que nous sommes dans une zone rouge.  Beaucoup de familles du Nigeria viennent dans les villages du Cameroun pour chercher refuge.
     
    Le père Georges vit à NGUETCHEWE où il est curé de paroisse. Il est très sensible à la situation des personnes en souffrances et il porte secours aussi à ceux qu’il rencontre.
     
    Mardi matin il était venu à Mokolo pour accompagner des jeunes filles qui venaient commencer la formation dans un Centre de la paroisse de Mokolo Mboua. La responsable de ce Centre, Bernetta CINCERA, O V, une Italienne, s’est entretenue avec le père de ce qui se vit autour de nous.  Or, de retour chez lui, ce même mardi, dans la nuit, des malfaiteurs armés sont venus le prendre pour l’amener vers le Nigeria voisin.
     
    Ces hommes armés étaient d’abord allés chez les Sœurs ( Sœurs de la Sainte-Famille d’Helmet)  en leur  demandant  brutalement de l’argent  et n’ayant  rien trouvé , ils sont  allés chez le père qui dormait ;  durant ce temps, les deux sœurs étaient  gardées chacune par un malfaiteur. Ils ont cassé plusieurs portes avant d’arriver dans la chambre du père Georges. Ils lui ont alors demandé de l’argent puis ils sont partis en l’emmenant avec eux. Jusqu’à maintenant les recherches sont toujours en cours.
     
    Le Gouverneur a été alerté, mais le prêtre n’a pas été encore retrouvé.
    Nous le confions à votre prière.

    Sœur Agnès
    Délégation du Cameroun-Tchad

     
     

  • Pour un futur alimentaire soutenable!

    Pour  un  futur alimentaire  soutenable!
    (22 Novembre est le début de l’AIAF)

    Lect. 1: L’année 2014 a été déclarée l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale (AIAF). La décision a été prise, à la fin de l’année passée, par l’Assemblée Générale des Nations Unies sur pression des 360 organisations non gouvernementales de plus de 60 Pays.
    C’est un vaste mouvement d’opinions qui se bat contre l’accaparement des terres avec l’appui  des multinationales de l’agro-industrie, et la difficulté d’accès aux prix justes aux ressources productives (terre, eau, semences de qualité, équipements) par de petits éleveurs et producteurs agricoles.
    L’Agriculture Familiale constitue la clef de changement dans la lutte contre la faim et la pauvreté, et, lorsqu’on sait que dans les Pays en développement il existe une population agricole comprise entre 50% et 80%, le thème des investissements agricoles au niveau familial est sans doute crucial.
    Prière Clique => Pour un futur alimentaire soutenable!
     
     
     

  • Leaders des Religions du monde entier : « ACCUEILLIR L’AUTRE”

    Leaders des Religions du monde entier :  
                                                « ACCUEILLIR L’AUTRE” 
    La  9ème Assemblée Mondiale des Religions pour la Paix rassemble des leaders des Religions 
    pour collaborer ensemble pour la Paix 
    Ce 20 novembre, la 9ème Assemblée Mondiale des Religions pour la paix a eu lieu à Vienne. Ils étaient plus de 600 leaders représentant les religions historiques traditionnelles  et toutes les religions du monde venus affronter ensemble  le problème  de la croissance  de l’hostilité  envers « l’autre » qui existe partout. 

    Accueillir l’autre :
    Travailler pour la dignité humaine,
    la citoyenneté et
    le bien- être partagé.

    Les Délégués à cette Assemblée  des « Religions pour la Paix », font partie d’un Réseau formé de 90 Conseils et Groupes Nationaux Interreligieux, de 5 Conseils Régionaux, d’un Conseil Mondial et de Réseaux de religieuses et  de jeunes religieux.
    Les délégués à l’Assemblée représentent les religions : Bahaï, Bouddhiste, Chrétienne, Hindoue, Indigène, Jaïniste, Juive, Musulmane, Shintoïste, Sikh,  ainsi que des adeptes du Zoroastrisme.
    « Chacune de nos diverses traditions religieuses, appelle les personne de foi à « accueillir l’autre »,  a dit le Dr William Vendley, Secrétaire Général des Religions pour la Paix. « Cette Assemblée est une opportunité  pour que les diverses communautés religieuses travaillent ensemble  pour faire front à la croissance de l’hostilité  sociale envers « l’autre »,  une hostilité qui se manifeste par  l’intolérance et souvent par la violence. »
    Depuis 1970, l’Assemblée  Mondiale des Religions pour la Paix a le souci de veiller  sur ce qui menace la paix  et apporte sa contribution en suscitant une  grande collaboration interreligieuse.
    Au cours de cette 9ème Assemblée Mondiale des Religions pour la Paix, tous les participants veulent chercher ensemble la manière qui pourrait aider les  Communautés religieuses  à « donner la bienvenue à l’autre » pour avancer dans la dignité humaine, dans un bien-être  partagé et dans une notion plus profonde  de la citoyenneté, du droit à la cité.