Auteur/autrice : AdminWp

  • L’expérience interculturelle, une richesse

    L’expérience interculturelle au noviciat Sainte-Famille à Idiofa (RD. Congo), est une expérience familiale et enrichissante qui nous fait grandir dans notre chemin vers Dieu et notre appartenance à la famille de Pierre Bienvenu Noailles.
    Nous sommes heureuses de faire cette expérience de différence dans nos cultures, langues, pays (Cameroun, R.D.Congo et Tchad). Elle nous fait découvrir la richesse que chaque culture possède, ses valeurs et ses antivaleurs. Cette expérience nous ouvre à l’inconnu, nous aide au changement de mentalité, à l’acceptation de soi et de l’autre.
    Nous avons pris conscience de la richesse mutuelle que nous apporte l’inter culturalité. Le don de chacune nous aide à vivre la complémentarité.
    Nous sommes certaines que cette expérience de vie rend réelle le rêve du Bon Père que nous lisons dans ses écrits, car nous le vivons déjà dans l’aujourd’hui au Noviciat. Et nous sommes convaincues que cette expérience est un témoignage d’unité, à l’imitation de Jésus qui est venu rassembler les enfants de Dieu dispersés. Progressivement nous apprenons à sortir de nous-mêmes et à nous ouvrir aux autres à travers les moments de repas, de prière, de culture, de partage de la vie communautaire…au-delà de notre humanité. Nous faisons l’expérience d’un Dieu qui unit et qui appelle chacune telle qu’elle est.
    Cette expérience nous aide à connaître le monde et ses réalités de vie : pays, village… elle nous apprend aussi à développer certaines attitudes telles que  l’attention, la patience, la douceur, l’écoute et le respect.
    Au-delà de nos barrières, nous croyons que le Christ est au milieu de nous.
    Cette complémentarité nous aide de vivre en missionnaire et nous faisons une expérience de vie de la pécheresse pardonnée.
    Donc l’inter culturalité avec ses hauts et ses bas est une grande richesse et un chemin qui conduit vers Dieu.
    Novices de la Sainte-Famille de Bordeaux

  • Le Lavement des Pieds – un geste d’amour

    En tant que résultat d’une intervention directe du Pape François, la situation concernant le Lavement des Pieds a été clarifiée. Le 20 Décembre 2014, il a écrit au cardinal Robert Sarah, le Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin, et en Janvier de cette année il a été annoncé que les rubriques du Missel Romain pour le Jeudi Saint avaient été révisées. Le groupe choisi pour participer à la cérémonie va maintenant représenter la diversité des personnes qui composent l’unique Peuple de Dieu. Il devrait inclure les hommes et les femmes, et, si possible, jeunes et vieux, en bonne santé et malades, laïcs, clercs et consacrés.
    Concrètement, le décret ne permet pas simplement aux femmes d’être parmi ceux dont les pieds doivent être lavés, mais indique que ce groupe doit visiblement refléter la composition de l’assemblée. En outre, en citant les Evangiles, il donne des indications très claires sur comment le lavement des pieds peut être compris: une expérience de la façon dont les Chrétiens doivent se rapporter les uns aux autres.
    Le lavement des pieds a été vu au cours des derniers siècles comme une pièce de théâtre, une démonstration ostentatoire de l’humilité par ceux qui détiennent le pouvoir, ou comme un acte d’obéissance à l’ordre d’aimer les pauvres. Mais le texte de St Jean est très explicite: le but du lavement des pieds est d’aider tout le monde dans la communauté à découvrir comment ils doivent se rapporter les uns aux autres en tant que disciples. Chacun doit être prêt à laver les pieds de l’autre. Il édicte la relation mutuelle de service qui constitue notre communauté et est le visage pratique de l’amour que nous devrions avoir les uns pour les autres.
    Le lavement des pieds ne doit plus être perçu comme un rituel pittoresque – qui peut être esquivé quand gênant – mais doit devenir un accomplissement de la volonté du Seigneur pour notre comportement lorsque nous nous réunissons. C’est un modèle de ce que l’Église doit être.
    Extraits d’un article de Thomas O’Loughlin “The way of discipleship”
    The Tablet, 17 Mars 2016

  • Jésus a pleuré

    Une image qui m’a touchée récemment, est celle de de Jésus pleurant. Nous trouvons plusieurs exemples de Jésus qui pleure dans les Évangiles. Jésus regarda la ville de Jérusalem et pleura (Luc 19:41): « Jérusalem, Jérusalem… combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble sa couvée sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu!» Il pleura la mort de son ami Lazare et la douleur qu’elle avait causé à ses sœurs Marthe et Marie. (Jean 11:35). Il pleura sur la trahison de Judas: « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme! » (Luc 22:48).
    Il ne fait aucun doute qu’il continue à pleurer sur notre monde, où des centaines de milliers de personnes sont en mouvement, fuyant la guerre, la destruction et la mort; où les petits enfants sont maltraités et affamés et vont grandir sans jamais avoir vécu une enfance saine et sûre; où les bombes pleuvent quotidiennement sur des populations innocentes en détruisant leurs maisons et massacrant leurs proches. Certes, Jésus pleure. Est-ce que nous pleurons? Comment pouvons-nous ne pas pleurer? Lorsque nous voyons les terribles images sur nos écrans de télévision ou lisons des récits effrayants dans les journaux, nous crions: «Que pouvons-nous faire ? » La réponse de Jésus au jeune homme de l’Evangile, qui avait demandé la même question était «va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. » (Matthieu 19:21). Que devons-nous «vendre» afin de suivre Jésus et de construire la communion entre nous et parmi ceux qui nous entourent? Que devons-nous laisser pour arrêter la violence?
     
    Nous pouvons faire peu pour arrêter les bombes qui pleuvent sur les populations innocentes, mais en suivant Jésus et en modelant notre vie sur la sienne, nous pouvons arrêter la violence qui peut se glisser dans nos propres cœurs. Nous pouvons mettre un terme à toutes nos façons d’agir qui risquent de blesser les autres. Nous pouvons faire un engagement de ne rien ajouter à la souffrance déjà présente dans notre monde. C’est ce que nous pouvons faire. L’image de Jésus qui pleure nous rappelle qu’il aime chacun et chacune de nous. Il souffre lorsque nous trahissons notre appel à vivre et à promouvoir la communion; quand nous ne parvenons pas à « pratiquer le don joyeux de nous-mêmes, l’acceptation inconditionnelle, l’écoute, le dialogue, le pardon et les relations authentiques» (lettre d’Ana Maria, février 2016).
     
    Peut-être que si nous contemplons Jésus pleurant, nous pourrons rejeter tout ce qui détruit la communion entre nous. Que les larmes de Jésus puissent fondre nos cœurs et nous pousser à être plus miséricordieux envers nous-mêmes et envers les autres. Si nous contemplons Jésus pleurant, nous pouvons changer et nous élever avec Jésus à un nouveau mode de vie, avec un engagement renouvelé à vivre « comme témoins visibles et prophétiques de la miséricorde de Dieu dans l’Église et dans la réalité du monde actuel » (lettre d’Ana Maria).
    Gemma (Leader de l’Unité Bretagne & Irlande)

  • Heureusement qu’il y a la parole de Dieu!

    Dans un document publié en 1994 intitulé « l’interprétation de la Bible dans l’Eglise », la commission biblique pontificale présente ainsi la place de la Parole de Dieu :
    La Bible est pour les chrétiens la Révélation d’un Dieu qui a voulu se manifester aux hommes et leur communiquer son plan de salut.
    « Ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment ». (1Co 2,9) nous est ainsi annoncé.
    En son temps notre fondateur, le vénérable Pierre Bienvenu Noailles, a bien compris l’importance vitale de ce don de la Parole de Dieu qu’il a lue avec passion. Dans le recueil des Textes choisis, nous recevons comme un beau cadeau fait à notre Famille spirituelle ce bouquet des textes scripturaires que le Bon Père introduit par ces mots :
    « Voici la Parole de Dieu ».
    En suivant son intuition, je vous propose maintenant de parcourir quelques passages de cette Parole de Dieu.
    Cette Parole éclaire la relation unique qui unit l’homme et la femme au Dieu créateur :
    Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance…. » (Gn 1,26-31)
    Elle révèle notre vocation : l’alliance homme-femme et notre rapport à la création :
    « Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Eden pour qu’il le travaille et le garde. » (Gn 2,15) « Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire un’ aide qui lui correspondra. » (Gn 2,18-24)
    Cette Parole, en Jésus-Christ, ouvre à une vie heureuse consacrée dans l’amour de Dieu et du prochain. Chacun peut y découvrir sa vocation propre, la signification d’une vie qui trouve son accomplissement dans le service et le don de soi à la ressemblance de Jésus.
     « …Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde… » (Mt 5, 1-12)
     «…Quel est le premier de tous les commandement ? » Jésus répondit : « Voici le premier : Ecoute Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur et tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force.  Voici le deuxième : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là. » (Mc 12, 28-34)
    « Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout… » (Jn 13).
    Cette Parole nous apprend à entrer en relation avec Dieu vivant auquel Jésus nous apprend à parler en disant « notre Père » (Lc 11,1-4)
    Jésus lui-même nous prend dans sa prière pour que s’accomplisse la vocation de chacun comme fils et fille bien-aimés : (Jn 17).
    Cette Parole provoque notre foi en la vie éternelle qui commence dès maintenant dans le mystère de la « mort-résurrection » de Jésus :
    « Moi je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?… » (Jn 11,17-27)
    Le bon larron (Lc 23,39-43), les pèlerins d’Emmaüs (Lc 24, 13-35)
    « C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin… » (Ap 21, 1-8).
    Cette Parole est source de vie et d’allégresse pour chaque jour. En témoignent, parmi tant d’autres, les paroles du prophète Esaïe au chapitre 55 : v.3 « Prêtez l’oreille ! Venez à moi ! Ecoutez et vous vivrez » ; v.11 «  Ainsi ma Parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. »
    Lecteurs, auditeurs de la Parole aujourd’hui, en toute confiance et docilité, nous n’avons qu’à nous laisser conduire par l’Esprit de Dieu comme Marie après la visite de l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1,38)
    P. Jean-Louis Despeaux, Prêtre Associé

  • Islam : la déclaration historique de Marrakech

    Dans une déclaration de très haute importance, 300 responsables musulmans, venus de plus de 120 pays défendent publiquement les droits des minorités religieuses en terre d’islam.
    L’initiative est historique. À l’issue d’une conférence internationale qui s’est tenue du 25 au 27 janvier derniers à Marrakech (Maroc), plus de 300 personnalités musulmanes, savants, intellectuels, responsables politiques venus de plus de 120 pays ont signé, mercredi 27 janvier, une déclaration de très haute importance, dans laquelle ils adoptent des mesures concrètes visant à protéger les droits de toutes « les minorités religieuses dans le monde islamique ». Étaient également présents à la conférence des représentants des gouvernements et responsables de diverses religions, notamment des communautés victimes de la persécution, à l’exemple des catholiques chaldéens d’Irak.
    La déclaration, intitulée « Les Droits des minorités religieuses en Terre à majorité musulmane – Directives légales et appel à l’action », ou plus simplement « La Déclaration de Marrakech », représente une synthèse des enquêtes et discussions menées au cours de la conférence, organisée par le Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes, une fondation basée aux Émirats arabes unis.
    Le texte s’appuie sur le modèle de la Charte de Médine – sorte de contrat signé voici 1 400 ans entre les différents peuples et groupes religieux qui habitaient dans la région de Médine – comme base de référence pour garantir les droits fondamentaux. La Charte de Médine, attribuée au prophète Mahomet lui-même, est considérée comme la première Constitution écrite de l’Histoire.
    Les grands principes de la Déclaration :
    Le document souligne que « la situation (des minorités religieuses) se détériore gravement dans différentes parties du monde islamique (…) en raison du recours à la violence et aux armes pour régler les différends et imposer des opinions ». Des « groupements criminels » se sont arrogés le droit de promouvoir des idées qui « dénaturent de façon choquante les préceptes et objectifs de l’islam ».
    « Il est inacceptable que la religion soit utilisée pour porter atteinte aux droits des minorités religieuses établies dans les pays musulmans », poursuivent les conférenciers. Ils demandent aux juristes et spécialistes musulmans de « développer une jurisprudence sur la notion de citoyenneté ».
    Ils exhortent aussi les « institutions et les autorités éducatives musulmanes » à effectuer un examen des programmes d’enseignement afin d’identifier et de supprimer tout le matériel incitant à la « violence et à l’extrémisme », conduisant  » à la guerre ou au chaos », et entraînant la « destruction de nos sociétés partagées ».
    « Les politiciens et décideurs politiques sont invités à prendre toutes les mesures nécessaires, poursuit le texte, pour garantir que les relations et l’entente mutuelle entre les différentes communautés religieuses (…) soient juridiquement protégées dans « l’ensemble du monde islamique ». Le document avertit contre “l’amnésie collective qui feint d’oublier les siècles de coexistence collective et de partage vécus sur un même sol ».
    Le cardinal Theodore E. McCarrick, archevêque émérite de Washington et membre de la délégation envoyée à la conférence, a commenté : « Il s’agit véritablement d’un document de la plus grande importance, qui exercera une influence sur notre temps présent et notre histoire future. Je remercie tous ceux qui ont concouru à sa rédaction et je remercie Dieu de leur avoir donné le courage nécessaire pour mener à bien cette initiative. »

  • Prière composée par un membre laïc associé

    Prière…
    Seigneur notre Dieu, j’ai besoin de ta lumière…
    Quand tu as besoin de moi par ma foi, mon espérance,
    mon exemple, malgré mes souffrances ou mes défauts,
    aide-moi ! Que je sois un guide pour mes sœurs et frères ;
    car tu es là pour nous sortir de la dérive.
    Quand je suis emporté par mon confort,
    aide-moi à ne pas oublier mes voisins dans la faim,
    l’injustice ou la misère.
     
    Quand mes pas sont incertains, quand je te cherche Seigneur,
    tu me connais, relève moi et redonne-moi la vie.
     
    Quand mes dernières souffrances m’accableront, aide-moi
    à te faire confiance, car tu me libères et tu veux pour moi,
    la vie éternelle.
    Merci d’être là ! Amen
     
    Ronald Dupont, Laïc Associé, Canada

  • Expérience missionnaire en Afrique

    Je vous partage mon expérience de vie en Afrique, pendant quarante huit ans. L’équipe d’information et communication de notre unité a souhaité que ce soit sous forme d’une interview.
    Fidèle : Qu’est ce qui a poussé tes pas en Afrique en particulier au Cameroun et au Tchad ?
    Caroline : Ce qui a poussé mes pas… : la lettre encyclique « fidei donum » du Pape pie XII qui précisait qu’il semblait opportun d’orienter les regards vers l’Afrique parce que selon lui « Le succès de l’évangélisation appelle un accroissement proportionné du nombre des apôtres ».
    Alors un désir a grandi en moi de travailler pour l’évangélisation en  Afrique. Après ma première profession en 1956, j’ai été affectée à la clinique de Lorette pour accueillir et soigner les malades. La veille de ma profession perpétuelle, j’ai fait une demande pour partir en mission de préférence en Afrique mais j’ai obtenu la réponse quelques années plus tard. J’ai été affectée par la conseillère Générale Brigitte Flanagan à Tagal où je suis arrivée en août 1971.
    Fidèle : très jeune, pourquoi étais-tu si motivée pour partir vers les terres inconnues ?
    Caroline : J’avais un grand désir de me donner à  la suite de Jésus, malgré mes peurs. L’accueil qui m’était réservé lors de mon arrivée à Tagal m’a rassurée que j’étais chez moi. La sœur Sole et le père Gaby Blouin m’ont accompagnée et beaucoup aidée dans mes premiers pas de la vie missionnaire. Je me donnais avec zèle et dévouement aux soins des malades malgré la différence linguistique. Dans les cas difficiles, je me remettais à Dieu car à l’époque les médecins les plus proches  étaient à quarante, soixante ou cent kilomètres et les routes étaient impraticables.
    Fidèle : Infirmière de profession, comment as-tu fait devant les gens qui venaient se confier à toi.
    Caroline : Infirmière pendant trente ans dans les centres de santé, dont quinze ans au Tchad et quinze à Sir. Et sept ans dans la prison de Mokolo. Les soins et les animations aux villages se succédaient pour aider les  gens à prendre progressivement conscience des précautions pour éviter les maladies. Ma communauté a été très importante pour moi. C’est à la communauté que j’ai trouvé joie et réconfort.
    Fidèle : Quelles sont les valeurs découvertes dans nos sociétés qui t’ont aidées à vivre ta vie consacrée ?
    Caroline : L’Afrique est très accueillante ; tout de suite, je me suis senti à l’aise.
    Toute décision se prend en famille de préférence dans la famille élargie. Les oncles et les tantes ont un mot à dire pour les enfants.Le respect de la vie, même des animaux, on ne tue pas une bête si elle n’a pas fait un dégât. Le respect de la foi pour chacun : jusqu’à présent, on peut trouver dans une famille des catholiques, musulmans et protestants.
    Tout événement joyeux crée la fête. Ces valeurs m’ont aidée dans ma vie religieuse surtout à vivre en communauté pluriculturelle. Au centre de santé, nous accueillons et écoutons les personnes vulnérables, et  préparent au baptême celles qui le désirent. Malheureusement, ces valeurs sont en train de se perdre petit à petit, les gens deviennent moins solidaires et sont plus attirés par l’argent que les valeurs. Au Nord vers la frontière avec le Nigeria, quelques jeunes partent avec les Boko haram, groupe terroriste d’idéologie djihadiste par manque d’emploi. Mon cœur est plein de joie et de paix, car j’ai accompli la mission de mon Seigneur. Mes sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux ont été pour moi un oasis où j’ai pu partager peines, joies et surtout la prière quotidienne, laquelle prière me donne un élan pour commencer la journée. Je suis très contente de voir grandir le groupe des sœurs autochtones, je vais continuer à prier pour vous toutes.
    Fidèle : Quel message nous laisses- tu ?
    Caroline : Les messages que je vous laisse sont les suivants :
    Vivre votre appel à la vie religieuse Sainte-Famille dans la joie et à la suite de Jésus, Marie et Joseph. Etre au service des pauvres par les visites et l’écoute. Aux jeunes religieuses, ne vous détournez pas de l’amour de Jésus, du premier élan qui vous a conduit à vous engager à sa suite. Votre relation à Dieu doit inspirer toutes les autres relations et le désir profond de vivre pour la mission. Découvrir que la vie communautaire est une grande richesse et elle assurera votre vie consacrée. Soyez ouvertes dans vos partages : joies, peines, échecs, réussites, etc. Trouvez la joie et le réconfort chez vos sœurs en communauté. Les moyens de communication sont très utiles mais il faut les employer avec discernement. Passer la  nuit avec, pour nous détendre avec des films, cela nuit à notre santé, à notre apostolat, et surtout à notre vie spirituelle. Prenons conscience du temps que nous passons avec ces moyens mis à notre disposition.
     
    Sœur Caroline Martinez 
    Missionnaire au Cameroun Tchad.

  • JOURNÉE SAINTE FAMILLE 2015

    Dimanche, 27 décembre 2015, en la fête de la Sainte Famille de Nazareth, toutes les communautés de différentes congrégations prenant la Sainte Famille de Nazareth pour modèle, résidant Kinshasa, la capitale de la RD Congo se sont réunies  pour une journée d’amitié et d’échange fraternel.
    À cet effet, la communauté de la Sainte-Famille de Bordeaux à Kingabwa en a servi de cadre. À l’exception de la Sainte Famille de Kisangani, empêchée, les trois autres Sainte-Famille ont été présentes, à savoir : celle de Bergame, de Bordeaux et d’Helmet.
    Cette rencontre s’est déroulée de la manière suivante : après l’installation et le mot de bienvenue prononcé par la sœur Elodie IBWILAKWINGI, chaque congrégation Sainte Famille a partagé une brève historique, c’est-à-dire, sa fondation, son charisme, son apostolat et son implantation dans le monde. Ce partage s’est suivi des quelques questions d’éclaircissement, il fut riche, divers et complémentaire. Nous y avons découvert la manière dont l’Esprit a parlé aux fondateurs et comment ces œuvres continuent jusqu’à nos jours. Cette brève historique a été suivie du repas fraternel, puis des saynètes, humour et danse. La journée a été clôturée par l’adoration de la crèche où le Dieu invisible se rend visible à nos yeux.
    Commencé à 10h30’, les activités ont pris fin à 16h30’. À la fin, les participantes ont exprimé leur souhait d’élargir nos rencontres par les journées de récollection ayant pour orientation sur la miséricorde comme à Nazareth.
    Signalons en passant que les activités y afférent à cette organisation change selon la créativité de la maison qui accueille et il est à l’accoutumé que cette rencontre fraternelle se passe dans différentes communautés.
    Fait à Kinshasa, le 27/12/2015
    Communauté de Kingabwa
     

  • « Le Seigneur vient, prépare-toi a l’accueillir dans la solidarité »

    Echo des jeunes collégiens de la 5ème et 6ème  année des humanités des Instituts Ngoso I et II.
    Après  avoir vécu une journée de réflexions, de prière et d’échanges autour du thème de l’Avent 2015 proposé par le diocèse : «  le seigneur vient ! Prépare- toi à l’accueillir dans la solidarité » nous avions eu la joie de découvrir que nous portons des valeurs en nous, lesquelles le Seigneur nous demande d’offrir à notre entourage, à l’école, dans notre milieu familial pour mieux fêter Noël  « accueillir l’enfant Jésus dans la solidarité ».

     

     
    Quelles résolutions prendre ?  Comment vivre dans la solidarité ?
          Lutter contre « la culture de la mort »  au-dedans de moi et dans notre milieu de vie  (l’injustice, l’égoïsme, la violence, la corruption, la paresse…)
          Promouvoir « la culture de la vie – de la paix – de la non-violence » en cultivant plus des attitudes du cœur : écoute, vérité, compassion, ouverture, attention, respect, tolérance, accueil et partage…
          Comment Dieu vient en nous ? Comment nous parle-t-Il ?
    Dieu vient  au cœur de nos rencontres dans la vie ordinaire. Nous la découvrions comme « un Dieu aux mille visages » qui nous parle  à travers des personnes âgées,  des enfants et adultes de toutes conditions et cultures, des personnes bien portantes, des personnes vulnérables.
    Le seigneur Vient nous ouvrir les yeux à la réalité du monde et nous appellent à participer au vrai bonheur en étant solidaires et charitables.
     
    Les collégiens de Ngoso I et de Ngoso II

  • La joie de la Consécration

    Entre le 23 et le 26 septembre j’ai participé au II Congrès des Jeunes Consacrés qui a eu lieu à Cz?stochowa, en Pologne. Le thème du Congrès était « La Joie de la Consécration » et la devise « afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite » (Jean 15 :11).
    Presque mille jeunes gens provenant de différentes congrégations féminines et masculines ont participé à ce congrès organisé dans le cadre des célébrations de l’Année de la Vie Consacrée proclamée par le pape François. Le congrès a été une réponse à l’exhortation du Pape à redécouvrir continuellement la beauté de la consécration et à son invitation à se supporter mutuellement dans la proclamation joyeuse de notre OUI au Seigneur.
    Le programme était bien organisé ; il y avait les messes, les conférences, une soirée d’adoration, les repas communs, les groupes de discussion et une procession avec les reliques des Martyrs de la Vie Consacrée. Au cours de ces jours nous avons parlé des différentes formes et charismes de la Vie Consacrée, nous avons réfléchi sur les raisons de la joie et des crises et nous avons rendu grâce à Dieu pour le don de la vocation et pour la multitude des charismes.
    La rencontre de tous ces jeunes consacrés aux pieds de la Vierge Noire de Cz?stochowa a témoigné de la richesse de l’Eglise et de la Vie Consacrée selon les paroles de l’hymne du Congrès :
    Nous sommes si différents mais l’amour d’un seul Père nous bénit.
    Nos charismes et nos dons ne sont pas les mêmes mais le même Esprit les unit.
    O Seigneur donne nous la joie, Jésus répands sur nous l’Esprit,
    Afin que nos vases d’argile puissent garder ton trésor,
    Afin que Ta joie soit en nous.
    Sr. Magdalena