Auteur/autrice : AdminWp

  • Le Conseil de Famille

    Osons être et créer une Famille aujourd’hui
    Le thème ci-dessus s’adresse aux membres du Conseil de Famille. Cette rencontre importante a commencé le 16 septembre 2019 à Martillac, en France. En rapport avec le rêve de notre Fondateur, la prière d’ouverture a décrit de manière distincte la croissance de notre grande Famille, en la comparant à un petit gland qui devient un chêne puissant. L’appel à la mission a été évoqué et lors de la prière, chaque participante est allée en procession en portant une petite graine pour la planter dans un pot préparé, indiquant ainsi son propre rêve au sein de l’ensemble de la Famille. Ce fut aussi un moment d’action de grâces pour la croissance de chaque groupe vocationnel pendant ces dernières années.
    La journée s’est poursuivie avec le discours d’ouverture d’Ana Maria ALCALDE, notre Supérieure Générale, qui a suivi la présentation et le partage de l’expérience vécue des engagements du Conseil de Famille 2015 pour chaque vocation (les Associés Laïcs, les Religieuses Apostoliques, les Membres Séculaires, les Religieuses Contemplatives et les Prêtres Associés). La soirée du premier jour a pris fin avec la célébration eucharistique présidée par nos prêtres associés.
         
        

  • Les 3 Equipes de Leadership de la Vie Consacrée Sainte Famille

    Le matin du 11 septembre 2019, à Martillac, les 3 équipes de leadership de la Vie Consacrée ; laïque, contemplative et apostolique, se sont réunies pour une réflexion et un partage de deux jours sur la vie et la mission de la Sainte Famille.
    Cette fois-ci, la rencontre a été organisée par le groupe laïc et Maria Dolores, la leader de l’Equipe, a commencé la journée par une prière. Plus tard, elle a invité chaque participante à se présenter afin de mieux se connaître avant de commencer le travail de la journée.
    L’objectif de cette rencontre était «de voir ensemble ce que notre vie consacrée apporte à la société actuelle et de chercher un moyen de renouveler nos actions». L’objectif principal de la journée était de réfléchir sur le sens de notre vie consacrée à partir de notre milieu, notre contexte, en rapport avec l’expérience de vie du Fondateur.
    Après une brève introduction dans la matinée, les participantes ont commencé par une réflexion personnelle, suivie d’un partage dans les petits groupes linguistiques qui a ensuite été présentée à l’assemblée dans l’après-midi.

  • Restaurer la dignité humaine des Migrants à Bordeaux.

    « Je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu en chaque personne nous permettent de nous reconnaître les uns les autres comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. » (Message de la Journée Mondiale de la Paix, Pape François 2017)
    Début août, le cardinal de notre diocèse a invité tous les catholiques de Bordeaux à venir en aide aux migrants dans notre ville. On nous a informés que trois cents d’entre eux se sont retrouvés  dans la rue après le démantèlement de plusieurs squats et qu’ils avaient désespérément besoin d’aide. La Pastorale des Migrants du diocèse de Bordeaux s’est joint aux efforts d’un groupe libertaire  déjà en action qui avait trouvé une résidence temporaire pour les Immigrés dans un lieu du quartier St Michel jusqu’à fin août.
    En tant que communauté, nous avons réfléchi et décidé  d’encourager les gens à s’impliquer avec nous pour aider nos frères et sœurs affectés. Nous avons eu le cœur brisé et nous nous sommes immédiatement mis à l’œuvre pour les aider et les soutenir. Un dimanche, nous avons informé les paroissiens de la situation des migrants à Bordeaux et nous avons lancé une collecte pour répondre à leurs  besoins essentiels notamment en nourriture. Les gens ont été très généreux et compatissants, et beaucoup ont répondu immédiatement à notre demande apportant beaucoup de nourriture, comme du pain, du lait, du sucre, du café en poudre, du beurre, du fromage, des œufs, de la confiture, des légumes, des fruits, des biscuits, des aliments en conserve, du riz, des vêtements et des articles de toutes sortes  très utiles. Les objets collectés dans notre maison ont été chargés dans deux gros véhicules. Le lendemain, nos paroissiens se sont portés volontaires et ont transporté ces provisions au Centre du 7 rue de Muguet, à Bordeaux, où les immigrants sont accueillis et reçoivent le petit déjeuner et le dîner. Nous avons livré les provisions deux semaines en suivant. Encore une fois, nous avons fait une annonce et notre troisième collecte sera livrée aujourd’hui.
    La Pastorale des migrants de notre diocèse avait envoyé des courriels à de nombreuses personnes et groupes pour que des volontaires aident  à servir le petit déjeuner et les soutiennent dans leur engagement. En tant que communauté, nous avons accepté cette invitation à travailler au Centre pour servir nos frères et sœurs. A tour de rôle, Anne, Christaline et moi sommes allés avec une autre dame bénévole, accueillir les migrants et rendre service au Centre de la rue Muguet. Le matin, nous voyagions en voiture, en tram et en bus pour rejoindre le Centre. Nous arrangions les tables et les chaises, nettoyions et dressions les tables pour le petit déjeuner, et nous les servions. Nous avons été émues par la présence de toutes ces personnes et nos cœurs se sont remplis de compassion. Nous les avons servies  avec amour, zèle et générosité. Là les migrants sont traités avec soin, empathie et dignité humaine.  Le centre est bien organisé et il y a des bénévoles qui assument différentes responsabilités dans le fonctionnement. Il y a des volontaires qui cuisinent le dîner tous les jours, sauf deux jours où le Centre n’est pas ouvert. Le soir, le dîner est servi de 18h30 à 20h30.
    Les migrants sont de jeunes femmes, de  jeunes hommes et des familles avec nourrissons et enfants. Pour leurs repas, ils doivent venir au Centre depuis leur résidence temporaire. Ils arrivent donc en groupes au Centre à des heures différentes jusqu’à midi. Parfois, des migrants aident les bénévoles. Nous travaillions avec plusieurs bénévoles. Nous commencions notre service à 9h30 et habituellement nous faisions cinq services jusqu’à midi et rentrions à la maison l’après-midi. Ces hommes et femmes  sont  heureux d’accepter et apprécient le service qui leur est rendu. Mais c’est très douloureux quand on leur parle. Ils ont quitté leur pays, leur famille et leurs amis, perdu leur maison et leur emploi. Nous pouvons voir leurs soucis, leur anxiété et leur tristesse tracés sur leurs visages. Ils vivent dans l’inquiétude en raison de l’incertitude de leur avenir et de leur sécurité, de leur santé, de la difficulté à trouver un logement et un travail pour soutenir leur famille, de la nécessité d’éduquer leurs enfants, etc. De plus, pour le moment, ils n’ont pas de documents officiels pour leur séjour ici.
    Je me souviens ici de la déclaration de Gustavo Gutierrez, théologien latino-américain, homme du peuple : « L’amour authentique essaie de commencer par les besoins concrets, et non par le « devoir » de pratiquer l’amour. L’amour est respectueux des autres et se sent donc obligé de fonder son action sur une analyse de leur situation et de leurs besoins » (Nous buvons dans notre propres puits : Le voyage spirituel d’un peuple, Gustavo Gutierrez)
    A la fin de ce mois, le Centre d’accueil des Immigrés sera fermé et l’Association pour les Immigrés du Diocèse est à la recherche d’un lieu pour continuer à les aider et à les soutenir. Nous rendons grâce au Seigneur pour tous ceux qui se sont donnés et ont contribué de différentes manières à aider les Migrants durant cet été. C’est une bonne expérience de faire un peu d’aide aux personnes fragiles, brisées et en quête d’un nouveau départ dans un autre pays. Nous continuerons à prier et à espérer que quelque chose de bien continuera d’arriver de la part de ceux qui ont un cœur aimant et généreux pour l’action humanitaire. L’amour universel nourrit une société juste et pacifique, un monde durable et réconcilié  et donne fécondité à la vie.
    Jeevam Philip
    Communauté de Martillac

  • 29 JUIN 2019 A LA SOLITUDE

    Parler du Bon Père c’est évoquer des rêves…Des rêves et encore des rêves… dont la réalisation s’inscrit dans le temps…un temps parfois long mais, pour Dieu,  « mille ans sont comme un jour… »
    « Chaque année, les sœurs célébraient la fête de Saint Pierre en lui offrant de petits cadeaux, des objets qu’on supposait pouvoir lui être utiles ou agréables.
    Quand il fut question de l’Ile de Toutes Grâces, on offrit au Bon Père d’y employer ce qu’on appelait les « fleurs de sa fête »
    Mais si la récolte fut abondante,  elle ne suffit pas pour réaliser les groupes en terre cuite qui devaient signifier chaque station du pèlerinage. La dépense parut trop considérable… »
    Mais c’était sans compter sur ses filles de la Solitude, qui, préparant le bicentenaire de la fondation eurent l’idée de faire comme leurs ancêtres et de réunir avec l’aide de tous leurs amis les fonds nécessaires pour réaliser ce rêve inachevé.
    Elles eurent recours à une artiste imprégnée de la spiritualité de la Sainte Famille, Maribel Cortes,  qui mit tout son talent à réaliser de magnifiques céramiques. Un collaborateur de la Sainte Famille réalisa les supports et les stations trouvèrent leur place naturelle sur l’île.
    Le 29 juin alors que nous célébrions sa fête, nous fîmes la surprise à notre Fondateur d’inaugurer le nouveau Pèlerinage…Merci Maribel pour la joie que tu nous as donnée de pouvoir vivre une si belle contemplation.
    Le soleil et la chaleur n’arrêtèrent pas notre élan. Un bon groupe de Sœurs de la Sainte Famille, de nombreux amis se joignirent à nous pour célébrer l’aube de cette année jubilaire. Une équipe composée de sœurs et de laïcs avaient organisé la journée.
    Au sérieux du matin marqué par le pèlerinage succéda un pique-nique champêtre et un moment ludique autour des histoires de Martillac. Bon nombre avaient puisé dans les Souvenirs de Martillac leur inspiration. C’est ainsi que nous avons écouté la conversation du Bon Père avec le curé du village, retrouvé la vache et joué avec les orphelines…Le vieux chêne ne manqua pas de faire la leçon au nouveau insistant sur l’importance de la transmission…
    Une belle messe sur l’île a clôturé cette belle journée de famille présidée par Pierre Meunier, un de nos prêtres associés…Un nouveau cairn sur notre route vers 2020.

  • La consécration, notre joie

    « Dieu aime celui qui donne avec joie.» 
    Nous remercions le Seigneur qui nous a appelées par amour, telles que nous sommes avec notre fragilité et vulnérabilité, pour faire de nous ses disciples. Nous lui rendons grâce pour le don de son appel dans la grande famille de Pierre Bienvenu NOAILLES. 
    Notre joie était encore  si grande lorsque dans son homélie, à la messe de notre profession perpétuelle Monseigneur José MOKO nous a invitées à être des  icônes de la visibilité de Dieu, des porteuses de 
    Dieu aux hommes. Il ajouta : « La vie n’est pleine que lorsque les autres sont heureux grâce  à nous. » La consécration à Dieu est un don. La personne consacrée sera porteuse de Dieu pour autant qu’elle-même vient de Dieu, vit avec Dieu et vit pour  Dieu.  Plus la personne consacrée s’approche de Dieu, plus elle se vide d’elle-même pour se remplir de Dieu. 
    Nous sommes résolues à vivre notre consécration comme un don joyeux de chacune  d’entre nous au Seigneur  et au service de son peuple.  
    Nous avons l’espérance et la joie de devenir le don joyeux aux autres, avec un cœur et un regard aimant. Nous voulons garder la flamme de notre consécration allumée… 
    Charlotte KALANGOSO, Lydie  KAMANDA, Patience GANGUNGU

  • Echos de la Mission

    Déjà six  mois se sont écoulés depuis notre arrivée sur la nouvelle terre de mission de Baskouré (Lilgomde), au Diocèse de Koupela au Burkina-Faso. 
    Notre beau rêve de nous épanouir dans cette très belle aventure missionnaire risque de s’émousser, car notre terre d’accueil devient la cible d’attaques des groupes islamiques.  
    En effet, depuis le mois de Janvier 2019, on note  la présence  des groupes islamistes qui terrorisent des paisibles citoyens. Ceux – ci font l’objet de tueries et de pillages. Les islamistes visent l’arabisation des enseignements à travers le pays, et que l’apprentissage du coran soit accessible à tout le peuple burkinabè. Nous vivons un moment d’insécurité : enlèvements, fermeture des écoles etc… Quelques villages dont Moaaga, Biisiga et Diabo sont tombés entre les mains des terroristes qui pillent de façon systématique. Leurs vraies cibles sont les chrétiens catholiques. Récemment, il y a eu des attaques de certaines communautés de missionnaires.  Notre communauté de Baskouré se situe sur la route principale à une quarantaine de kilomètres de quelques villages  victimes.
    L’Eglise Catholique organise une prière pour la paix et  invite tous les chrétiens et toutes  personnes de bonne volonté à vivre en communion avec ses fidèles, une fois par semaine soit vendredi, une journée spéciale de jeûne et de prière. De plus, chaque jour après la messe, une prière spéciale  est dite pour la paix  dans nos différentes paroisses et aussi au sein de nos communautés religieuses. 
    Nous vous invitons à vous associer à nous et à tous ces chrétiens persécutés à cause de leur foi en Jésus – Christ. Que le Prince de la paix lui-même  accorde à ce peuple meurtri,  la paix, la justice, l’amour et surtout le pardon. Prions également  pour que le Seigneur touche les cœurs de ces frères acteurs de cette insécurité. Nous comptons sur vos prières, vos encouragements, et vous rassurons que nous continuons à faire confiance au Seigneur et à lui 
    demander la paix par Jésus, Marie, Joseph et par Pierre-Bienvenu NOAILLES.  
    Marie-Josée MFULAYINGA  Communauté de  
    Baskouré (Burkina-Faso)

  • SAINT JOSEPH, HOMME QUI SE LAISSE DECOUVRIR A TRAVERS LES EVENEMENTS

    La fête de saint Joseph est organisée comme nous le savons tous les ans, le 19 Mars.
    Dans le diocèse d’Idiofa en République Démocratique du Congo,  où nous, sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux sommes présentes, ce 19 mars 2019, la célébration qui a eu lieu au chef-lieu du Diocèse nous l’avons vécu d’une manière plus  divertissante et interpellant.
    Avant le jour même de la fête, une journée de détente et d’ouverture aux autres avec diverses activités a été organisée par le Complexe Scolaire José Moko. La Tombola qui est un tirage au sort, était l’une des activités qui a plus marqué l’attention des gens. Cette activité prévue la veille de la fête de saint Joseph est une manière d’éveiller les gens au « sens plus large du partage et de solidarité ».
    Il faut tenter sa chance : un pari  … jouer … gagner … perdre !
    Qui ne risque rien  n’a rien !
    Sur l’esplanade de la cathédrale Saint Kizito, un millier des personnes rassemblées depuis six heures du matin, venues de différents coins et villages environnants ; de personnes âgées, jeunes, adultes et enfants, les différentes couches sociales, différentes confessions religieuses …, toutes réunies sous une chaleur accablante, dans une attente soutenue, chacun ( e) espérait emporté «  le gros lot »  en équivalence de 5.000 francs Congolais (3 dollars Américain) dépensés pour l’achat de la casquette du jeu Tombola.
    Quelle émotion ! Il faut tenter sa chance … Qui ne risque rien n’a rien !
    Plusieurs cadeaux étaient mis en jeu : cinq parcelles, deux frigidaires, deux motos, deux machines à coudre, deux ordinateurs, quatre antennes paraboliques, deux bicyclettes, les poissons salés, les objets classiques, etc.
    chanceux et chanceuses ont emporté les gros. Ils dansaient et bénissaient le ciel et l’Evêque pour cette belle initiative.
    Sœurs de la Sainte Famille présentes au lieu, nous avons participé à ce jeu comme tout le monde. La communauté du Noviciat, portant son sceau « de vie humble et cachée à Nazareth » a gagné un poisson salé, deux téléphones, un paquet des cahiers. Elle s’est réjouie  de cela à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph qui  s’émerveillaient toujours des « dons » reçus de Dieu.
    Cette activité nous a détendues et permis à vivre le sens de l’ouverture à tous  et de la compassion aux autres.
    LA CELEBRATION PROPREMENT DITE DE LA SAINT JOSEPH
    La messe a été présidée par Son Excellence Monseigneur l’Evêque José MOKO, l’ordinaire du lieu, accompagné de l’évêque du diocèse de Kenge, Monseigneur Jean-Pierre KWAMBAMBA.
    Au cours de cette Eucharistie, l’Évêque a procédé au lancement officiel du dixième anniversaire de son épiscopat, suivi de l’inauguration d’un bâtiment moderne du Complexe Scolaire Monseigneur José Moko, une école initiée par lui-même dans le but d’offrir à la jeunesse un espace pouvant l’aider à étudier dans des bonnes conditions et recevoir une éducation de qualité et d’excellence, d’où elle porte son nom et monseigneur l’a placé sous le patronage de  Saint Joseph.
    Dans son homélie,  le Père Evêque a souligné le sens d’humilité, de collaboration, d’accueil, de travail en équipe, de soutien aux plus pauvres et aux autres. Il a présenté Saint Joseph comme un homme humble, silencieux qui sait vivre son service dans la gratuité, la discrétion et la recherche constante de la volonté de Dieu.
    Etant donné que saint Joseph l’un des modèles de vie pour nous membres de la famille de Pierre Bienvenu NOIALLES, cet enseignement nous a rejoint car toutes les vertus soulignées sont celles que nous promouvons
    Ceci a ravivé en nous la flamme de notre charisme et de notre engagement,  car avec Saint Joseph nous pouvons beaucoup à prendre, nous ajuster à la volonté de Dieu dans le quotidien et offrir joyeusement notre don.
    Certes, nous nous sommes senties plus concernées, interpellées et même interrogées sur la qualité de notre présence au service des autres au quotidien, plus particulièrement dans l’éducation de la jeunesse.
    Saint Joseph a protégé la vie, il a appris à accueillir Jésus et Marie et s’acquittait fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur terre : Jésus et Marie à NAZARETH. Contemplant cette image de Dieu en Saint Joseph, nous sommes appelées à nous accueillir, à nous porter mutuellement et protéger la vie. Prendre soin de la vie  à travers l’enseignement et l’éducation de la jeunesse.
    L’évêque a beaucoup insisté sur la collaboration avec l’autre ou les autres. Un appel très important pour nous, car, la collaboration est l’expression de la communion qui est notre mission particulière, nous membres de la Sainte Famille de Bordeaux. Appelés à vivre et témoigner la communion, nous pouvons la bâtir ensemble en nous encourageant mutuellement dans ce que nous faisons, en apportant chacun, chacune avec joie ses talents et ses dons pour le salut personnel mais surtout communautaire comme l’a fait Saint Joseph à Nazareth.
    L’évêque nous a aussi présenté Saint Joseph comme éducateur. Ce qui fut une interpellation et  remise en question face aux défis de l’enseignement actuel. Formatrices et éducatrices, nous sommes appelées à mettre ensemble nos talents et compétences, à travailler en équipe en vue de promouvoir la qualité de l’éducation et notre dynamisme apostolique auprès de la jeunesse surtout dans les écoles où nous assurons la gestion.                                
    En sa qualité de pasteur d’Eglise la famille de Dieu à Idiofa, Monseigneur José a exhorté les chrétiens et les familles au sens de la gratuité, du respect à l’autre à l’exemple de Saint – Joseph ; d’élargir notre vision sur l’éducation de la jeunesse pour un développement durable de la ville cité d’Idiofa en particulier et de nation congolaise en général.
    Pour clore, nous remercions de tout cœur Son Excellence Mgr l’Evêque et le Complexe Scolaires José Moko à travers leurs responsables de nous avoir aidés à vivre autrement cette fête de Saint Joseph par les différentes activités et enseignements édifiants.
    Délégation de la RDCongo

  • L’identité de la vie Religieuse aujourd’hui

    Dans le souci d’aider les plus jeunes à donner une réponse grandissante et radicale à l’appel du Christ, les supérieurs majeurs organisent chaque année des sessions de formation afin d’asseoir nos convictions dans le Christ. Le père Raymond NANI OMI, nous a instruites sur le thème : « l’identité de la Vie religieuse aujourd’hui ». Il a touché plusieurs points tels que : le souffle qui anime la vie religieuse ; le sens de la vie religieuse aujourd’hui et son identité ; le charisme et l’esprit d’une famille religieuse ; la vie religieuse à travers ses vœux ; la vie communautaire ; l’accompagnement spirituel ; l’humilité et l’interculturalité.
    En effet, je me suis sentie touchée par quelques points : Premièrement, la joie qui doit caractériser une personne consacrée : « Là où il y a des religieux, il y a de la joie, que nous soyons appelés à expérimenter et à montrer que Dieu est capable de combler notre joie et de nous rendre heureux sans avoir à recourir ailleurs… » (Message du Pape aux consacrés). La vie religieuse est un don de Dieu non seulement pour l’Eglise mais aussi pour le monde. Par elle, nous choisissons ce que nous recevons du Christ qui est la VIE.
    Deuxièmement, l’aspect de la prière comme moyen pour Unifier ma vie : l’intimité au Christ nous aide à mieux nous unir à lui, nous unir à nous-mêmes et à découvrir davantage notre identité comme consacrée. Le grand défi à relever est d’atteindre une cohérence de vie, une unité intérieure et aussi de la maintenir pour pouvoir offrir au monde un témoignage de ce que nous avons reçu du Christ. Le père nous rappelle ainsi que la première référence d’un(e) consacré(e) c’est le Christ lui-même, qui nous attire à lui. Ainsi unifier ma vie m’appelle à cultiver une fidélité grandissante au Christ en respectant les moments de prière communautaire et personnel.
    Troisièmement mon identité : l’appartenance au Christ doit être entretenue dans une rencontre au quotidien, dans un contact permanent avec sa Parole. Travailler à aimer comme le Christ aime, me renvoie à laisser l’Esprit m’animer de l’intérieur ; car l’amour du Christ a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit, nous dit saint Paul. Cette appartenance au Christ, plus loin encore, s’identifie au choix de notre famille religieuse. En effet, l’Esprit au fil du temps accorde aux hommes dons et charismes ; offrant ainsi à l’Eglise une multitude de vocation. Je suis donc invitée à prendre davantage conscience et à intégrer dans mon être mon appartenance au Christ par le biais de notre famille religieuse qui est la Sainte-Famille de Bordeaux, dans son histoire, sa particularité, son style de vie, son charisme et sa spiritualité. C’est toujours une joie et un encouragement d’écouter et d’être enseignée par les aînés non seulement dans la foi mais aussi dans la vie religieuse. Je rends grâce à Dieu pour le désir qu’il ne cesse de faire grandir dans le cœur de ses créatures.

    Sr Gwladys MOUGO, Cam-Tchad

  • La marche de la Foi

    La zone de MOKOLO qui compte six paroisses (dans le Diocèse de Maroua-Mokolo) a organisé un pèlerinage zonal pour aider les enfants COP’MONDE à se préparer à la joie pascale. Les enfants se sont mobilisés pour cette marche priante et ils étaient plus de 700 enfants venus de 5 Paroisses. J’ai eu la joie de vivre ce pèlerinage avec les copains venus de tous ces coins, marchant vers le secteur MEFELE de la paroisse Saint Jacques de Mboua qui les a accueillis. Nous les avons entretenus sur   le thème : « Le carême : un temps de grâce et de conversion ».
    J’ai senti une grande joie de découvrir leur zèle, leur dynamisme et leur dévouement. Les enfants ont montré leur joie d’apprendre les nouveautés de cette expérience, d’être avec les autres et de vivre ce temps de prière. J’ai pris   davantage   conscience en vivant    cet    évènement    que, Lorsqu’on veut on peut, car il y avait parmi nous des tous petits.
    Marcher avec eux, veiller sur eux et faire participer tout le monde m’a appris le sens du sacrifice et le don de soi. Mais cela reste encore difficile, car l’encadrement et la mobilisation des enfants demandent plus, et je sens en moi ce désir de donner encore plus de mon temps et le meilleur de moi-même pour la mission. C’est par une belle célébration Eucharistique que nous avons rendu grâce au Seigneur pour la force et l’engouement des encadreurs et des enfants.
    Sr PEEDI KELO Fernande
    Cam-Tchad

  • Le but de notre présence sur cette terre – CGE 2019

    Les participantes du CGE à Rome ont été très ravies d’accueillir Densilla James, leader de l’unité du Pakistan, qui les a rejointes trois jours après le début du Conseil, à cause du délai dans l’obtention du visa.
    Après avoir partagé les réflexions de la veille, Matthieu a commencé la journée en expliquant aux participantes ce que signifie « être membre de ce CGE ». Cela a été fait à travers un exercice de réflexion, conçu pour aider chacune à grandir dans la conscience du  « Corps » commun, à prendre conscience du rôle d’un membre du CGE et à assumer la responsabilité pour l’ensemble.
    La matinée s’est poursuivie avec une réflexion personnelle et un partage en petits groupes sur «Le but de notre présence sur cette terre » – la chose spéciale que nous apportons en tant que Sainte Famille au monde, ce que manquerait si nous n’existions pas.
    Lors du partage en assemblée plénière, les groupes ont exprimé en mots l’esprit de qui nous sommes. Chaque point a été écrit sur un petit morceau de papier et ceux-ci ont été rassemblés dans une corbeille au centre de la salle.
    Autour de la corbeille se trouvaient les titres principaux des engagements pris lors du CGE 2018 concernant «ce qui ne peut plus continuer»:
    Le leadership       
    Les structures
    Les réponses apostoliques
    Le modèle financier
    La vie communautaire
    Les dynamiques de compensation
    La convocation des sœurs non formées
    Les participantes ont été invitées à classer sous les différents titres, les engagements spécifiques souscrits dans leurs propres unités. Cela leur a permis de comprendre davantage où se trouve actuellement le «Corps de l’Institut».