Auteur/autrice : AdminWp

  • 203 ans d’existence en tant que Famille est un Miracle

    L’avenir de l’association de la Sainte Famille De Bordeaux un défi pour aller de l’avant de manière prophétique alors que nous célébrons notre 203ème anniversaire de Fondation le dimanche de la Trinité 2023

    203 ans d’existence en tant que Famille est un Miracle qui appelle à une célébration appropriée par la Famille de Pierre Bienvenu Noailles. La naissance de l’Association de la Sainte-Famille de Bordeaux a eu lieu lors d’une fête très importante de l’Eglise – la Solennité de la Sainte Trinité – le 28 mai 1820. C’est la tradition de la Sainte-Famille, telle que l’a voulue le Fondateur, de célébrer l’anniversaire de notre fondation le dimanche de la Trinité. Il ne s’agit pas simplement d’un souvenir ou d’une commémoration, mais d’une réalité à célébrer avec une profonde gratitude dans nos cœurs, en comptant les nombreuses bénédictions que le Seigneur nous a accordées depuis le début de la Fondation de la Sainte-Famille en 1820.
    Un flash-back de notre passé, si précieux pour nous, que nous avons rappelé avec gratitude lors de la célébration de notre bicentenaire, nous voyons maintenant les 3 années supplémentaires comme un miracle continu qui soutient la profondeur de notre charisme vécu par les cinq vocations de la Sainte-Famille dans l’esprit de Dieu Seul avec la Mission de Communion. Nous avons réalisé les appels urgents et le besoin de devenir plus visibles et pertinents dans le monde d’aujourd’hui qui change rapidement et le besoin d’accélérer notre vitesse dans « le nombre et les vertus, les œuvres et les bons exemples » comme le dit notre Fondateur pour rattraper les signes des temps qui nous signalent peut-être de garder le « rythme » afin d’éviter de rester derrière. Nous devons être une « famille charismatique », avec une vision et une voix prophétiques pour proclamer la Bonne Nouvelle dans un langage de « vie » vécue de manière authentique à un monde en progrès rapide de technologie moderne, de théories avancées et de philosophie qui remettent en question même l’existence, la Présence de Dieu et l’œuvre de la Création de Dieu.
    Les trois dernières années ont été cruciales, pour ainsi dire, et vivifiantes, car nous avons regardé notre passé, pris au sérieux notre présent afin d’avancer ensemble vers l’avenir en tant que famille, en nous mettant au défi de devenir une « famille charismatique », « d’être du vin nouveau faisant éclater de vieilles outres » et de relever le défi de nous embarquer dans un voyage pour « passer sur l’autre rive ». Cette découverte authentique de notre famille a nécessité une réponse définitive dans de nombreuses directions pour changer de cap afin de répondre et d’être pertinent pour le monde d’aujourd’hui. Nous nous sommes interrogées et avons été mises en garde sur notre nombre, nos valeurs, notre style de vie, notre témoignage, et sur le fait que la qualité et la quantité sont des priorités. Nous sommes plus que satisfaits d’être des « touche-à-tout », comme le dit le proverbe, et nous commençons peut-être à voir que nous ne sommes « maîtres de rien » d’une certaine manière en ce qui concerne la main-d’œuvre et les compétences, que nous ne sommes pas assez forts et dynamiques pour répondre aux besoins des normes mondiales qui nous offrent les possibilités et les opportunités d’être nous-mêmes un « changement » et de « transformer » la vie d’autrui.
    Solidement enracinées dans notre charisme et notre spiritualité, nous sommes maintenant mises au défi de croire que « boire à notre propre puit » n’est pas du tout la vision et le rêve de notre fondateur, mais que nous permettons à tous de boire à notre propre puits et que nous nous dirigeons vers le « puits commun » du peuple pour boire à la libre circulation de sa vie, de ses luttes et de ses rêves afin d’approfondir notre sens de l’être et faire famille. En ce sens, le défi consiste maintenant à devenir plus « visibles », à nous faire connaître loin à la ronde pour la qualité de notre mode de vie en Sainte Famille, notre témoignage de la communion et, plus encore, à devenir des travailleuses « qualifiées » dans la vigne du Seigneur. Ne soyons plus connues pour notre présence  » passive  » et notre action collaborative.  Rappelons-nous notre « passé sacré » lorsque la Sainte-Famille se distinguait par ses propres projets et activités, sa discipline et son éducation qualitative, et qu’elle était ouverte à tous les besoins mentionnés comme les sept branches de la Sainte-Famille à l’époque de notre bien-aimé Fondateur, qui étaient les priorités de l’époque. 
    MAINTENANT, les signes des temps obligent la Famille PBN à être mieux équipée pour répondre aux situations nombreuses et variées, et peut-être plus dangereuses et indésirables, que nous voyons, entendons et constatons dans notre monde d’aujourd’hui, dans les domaines : politique, social, économique, sanitaire, culturel, religieux, scientifique, de la justice et de la paix.
    Les cinq vocations de la Sainte-Famille doivent devenir visibles en tant que « travailleurs » qualifiés et compétents dans la vigne du Seigneur et relever le défi de permettre aux membres de la Sainte-Famille de devenir des participants actifs dans l’arène des situations mondiales et de pénétrer tous les domaines de la vie avec leur expertise sur les questions politiques ;  en tant que législateurs pour défendre la justice et la paix, afin de vivre notre engagement de manière significative ; en  tant que sociologues pour défendre l’éducation aux valeurs, médecins et infirmiers dans le domaine de la santé, économistes dans un monde qui favorise les riches et néglige les pauvres, évangélisateurs religieux pour défendre les valeurs de l’Évangile, scientifiques pour témoigner du Dieu de toute la création et sauver notre mère la Terre, conseillers et psychologues pour protéger la « famille nucléaire » des nombreux dangers qui menacent de détruire le caractère sacré du mariage et le mal fait aux enfants de nombreuses façons, y compris la maltraitance des enfants, la violence domestique et la maltraitance d’adultes vulnérables. La présence visible et active des cinq vocations de la Sainte-Famille est une nécessité et une priorité dans toutes ces situations graves et flagrantes !
    Il est temps maintenant, qu’en tant que Famille PBN, nous travaillions dur pour donner naissance à « l’expertise et aux ouvriers qualifiés » nécessaires pour les Signes des Temps afin d’être pertinents et de devenir exceptionnels dans nos Ministères de la Sainte-Famille qui sont tangibles, prophétiques et humanitaires. C’est l’AVENIR pour nous, en tant que Famille PBN, de laisser briller notre Charisme de Communion en étant, et en construisant la Famille dans nos réponses terre-à-terre pour signifier le « But de notre existence au 3ème siècle » en nous concentrant sur notre voyage vers l’avant pour que notre détermination devienne réalité en passant sur l’autre rive. Nous nous engageons à ne pas rester des observateurs ou des spectateurs passifs, mais une famille qui a compris la réalité du rêve de notre fondateur !
    Joyeux et béni 203ème anniversaire de fondation à la famille PBN !
    Sœur Ida Joseph
    Philippines

  • Message de Pâques – Sœur Ana Maria Alcalde, Supérieure générale

    Chers frères et sœurs, recevez mes vœux de Pâques avec ces paroles du Pape François et que la joie et la paix de Jésus ressuscité soient dans vos cœurs.
    « Comme elle est belle, une Église qui court ainsi dans les rues du monde ! Sans peurs, sans tactiques et sans opportunismes ; seulement avec le désir d’apporter à tous la joie de l’Évangile. C’est à cela que nous sommes appelés : faire l’expérience du Seigneur ressuscité et la partager avec d’autres ; rouler la pierre du tombeau, dans lequel nous avons souvent scellé le Seigneur, pour répandre sa joie dans le monde. Faisons ressusciter Jésus, le Vivant, des tombeaux dans lesquels nous l’avons enfermé ; libérons-le des formalités dans lesquelles nous l’avons souvent emprisonné ; réveillons-nous du sommeil de la vie tranquille dans lequel nous l’avons parfois allongé, afin qu’il ne nous dérange et ne nous incommode plus. Amenons-le dans notre vie quotidienne : par des gestes de paix en ce temps marqué par les horreurs de la guerre ; par des œuvres de réconciliation dans les relations brisées et de compassion pour ceux qui sont dans le besoin ; par des actions de justice au milieu des inégalités et de vérité au milieu des mensonges. Et, surtout, par des œuvres d’amour et de fraternité”. (Pape François, Veillée pascale 2022)
    JOYEUSE PÂQUES
     

  • VOYAGE SYNODAL DANS L’ESPRIT DU CAREME

    Le Carême est une période très importante pour nous tous, car nous réfléchissons à l’amour sacrificiel de notre rédempteur sur la Croix. Un temps de grâce nous est donné pour cheminer avec nous-mêmes et faire l’expérience de l’accompagnement de Jésus dans notre parcours de vie. La mission de Jésus est de rassembler les enfants dispersés en une seule famille, la famille de Dieu. Il a toujours été fidèle à la mission qui lui avait été confiée et l’a remplie jusqu’à son dernier souffle. Par la participation et la communion, le Synode accomplit la même mission, en participant et en se rassemblant dans le but pour lequel Dieu est venu sur terre, a vécu parmi les êtres humains et est mort pour le salut de tous.
    Nous, Sœurs de la Sainte-Famille au Pakistan, essayons de vivre et de promouvoir cette mission, selon notre contexte. Chacun(e) d’entre nous aime avoir la compagnie d’autres personnes au cours de ses voyages. La compagnie des autres ou la présence des autres sur notre route nous rend paisibles et confortables. Pour célébrer et faire de ce Carême, et de ce voyage synodal un moment de foi pour les enfants du catéchisme de l’école, nous avons organisé une activité pour leur expliquer le processus d’une manière créative. Nous avons commencé la journée par un service de prière, et expliqué chaque symbole utilisé dans le logo du synode. Nous avons également fabriqué des mains et des pas en papier sur lesquels les enfants devraient écrire quelque chose en réponse à la question suivante : « De quelle aide ai-je besoin de la part de l’Esprit Saint au cours de ce voyage ? » Tous les enfants ont écrit leurs papiers avec beaucoup d’intérêt, et nous avons finalement collé le globe et le logo du synode.
    Pendant cette période de carême, nous essayons de participer à la vie des gens, en partageant leurs peines et leurs joies. Dans l’un de nos villages, desservi par le prêtre associé, le père Waqar Amir et certaines femmes chrétiennes ont été maltraitées sur leur lieu de travail par des personnes d’autres religions. Ce problème est devenu sérieux et a été rapporté sur les 52 chaînes d’information, et dans les journaux. Nous, Sœurs de la Sainte-Famille, avons accompagné les gens dans toutes les situations, notamment en rencontrant le conseil du village, le commissariat de la police, etc. De cette façon, nous avons pu participer et apporter la communion dans la mission qui nous a été confiée.
    Dans toutes nos communautés, nous faisons de notre mieux pour parcourir le chemin synodal en vivant l’esprit du Carême. Nous avons décidé de représenter la 14ème station de la Croix et quelques extraits du film de la Passion du Christ sur écran géant tous les vendredis. Nous avons réalisé le chemin de croix dans le contexte actuel du thème du synode. Nous l’avons présenté chaque vendredi dans différentes églises et pendant la semaine aux Associés, aux jeunes et aux enfants de notre école, ainsi qu’aux enfants du catéchisme du dimanche. Nous sommes heureuses d’avoir pu aider les gens à cheminer dans le parcours synodal…
    Á Gojra, nous avons travaillé en équipe pour rassembler les gens en un seul lieu et leur présenter le Chemin de Croix. Nous avons été rejointes par le Père Waqar Amir, notre prêtre associé, qui est prêt à nous aider à tout moment. Nous, les sœurs, les formées et le père Waqar Amir avons toujours travaillé en équipe pour assurer le succès de ce programme.
                   
     
    Soeur Saima IQBAL
    Pakistan
     
     
     
     
     
     
     

  • « POUR CONSTRUIRE UN MEILLEUR AVENIR, CONSTRUISEZ UN MEILLEUR CERVEAU »

    L’objectif profond des femmes religieuses est d’exprimer leur charisme en démontrant l’amour de Dieu à travers divers services au SRI LANKA. Nous, les 9 participantes des congrégations religieuses féminines, nous nous sommes réunies comme un seul corps, au mois de janvier 2023, à NayakaKanda, Couvent des sœurs du Bon Pasteur, Wattala,   Colombo.
    Ensemble, convaincues que c’est le meilleur moment pour lancer notre projet [Child Care for Children Sri Lanka] CCCSL, car de nombreux enfants et familles sont affectés par la situation actuelle au Sri Lanka, qui continue malheureusement à s’aggraver de jour en jour.
    Au 31 Août 2022, l’inflation générale était de 64,3 %, et au 27 septembre, l’inflation des denrées alimentaires atteignait 94,9 %. Dans ce contexte, les familles sont obligées de confier leurs enfants à des institutions, car elles ne parviennent pas à joindre les deux bouts du mois.  Un grand nombre de problèmes sociaux sont apparus avec une plus grande intensité, notamment les sans-abri, les suicides, les vols et les activités criminelles de la pègre, à cause de la crise. Notre expérience de travail en commun au cours des deux dernières années a aidé les congrégations féminines à se motiver mutuellement, à partager notre expertise et nos apprentissages, et à explorer la possibilité d’évoluer vers une prise en charge familiale.  Cette expérience a donné à la CCCSL un immense espoir de travailler ensemble vers un même objectif, et de changer l’approche dans le secteur de la protection sociale. Nous sommes vraiment fières de voir pour la première fois, des femmes religieuses travailler ensemble dans le secteur de la protection des enfants.  La CCCSL pense que ce travail intensif touchera et motivera d’autres congrégations féminines à adopter éventuellement une réforme dans les services de la protection.   
    L’église est reconnue comme protagoniste des services de protection d’enfants dans l’île, lorsqu’elle prend des initiatives pour la réintégration; les organisations non gouvernementales soutiennent également la mise en œuvre de la réforme de la protection d’enfants. Huit sœurs de la Sainte-Famille des unités de Colombo et de Jaffna ont participé avec passion à l’atelier. C’était une invitation à mener à bien la mission de la réforme de la protection des personnes vulnérables dans nos propres unités.   En tant que coordinatrice de cette tâche spéciale, je me souviens de la parole : « Ma prière n’est pas de les retirer du monde, mais de les PRESERVER DU MAL » (Jean 17:15).
    Le premier jour, le Dr. Sohani Fernando, consultante indépendante et assistante sociale clinique agréée, a partagé avec nous son expérience de l’impact des soins institutionnels sur les enfants. Elle nous a demandé de nous rappeler de certains de nos souvenirs d’enfance. Son intervention a clairement expliqué les tendances mondiales en matière des protections des enfants. Nous avons été inspirées de les regarder d’un point de vue différent, sous les aspects  suivants:
    La Position actuelle du Sri Lanka sur le placement en institution
    La politique nationale de soins alternatifs pour les enfants au Sri Lanka
    Les enfants dans les systèmes de soins alternatifs
    Les enfants en contact ou en conflit avec la loi
    Nous avons été sensibilisées à la réunification et à la réintégration. Cette session était centrée sur les enfants qui ont été retirés de leur famille pour assurer leur sécurité, et basée sur le principe que le premier objectif est de les réunir et de les réintégrer dans leur famille le plus rapidement possible.
    Le deuxième jour, Sœur     Saminthini, RDS, la coordinatrice de la CCCSL, nous a amenées à comprendre le but de ce voyage. Elle a souligné l’importance de cheminer ensemble pour améliorer  les soins à assurer aux enfants. Elle a présenté un rapport sur la proposition du projet de « Catholic Care for Children Sri Lanka » – 1ère phase. Nous l’avons étudié toutes ensemble. Selon les données du recensement effectué en 2019, il y a 10 632 enfants dans 379 institutions de protection d’enfants (CCCSL) à travers la nation insulaire. Notre vision est formulée comme suit :
     « Les femmes religieuses sont les championnes de la réforme du secteur de la protection d’enfants au Sri Lanka, par la création des familles et des soins de type familial dans un environnement aimant, sain et protecteur. »
    Nous sommes conscientes du besoin urgent de renforcer les familles en leur offrant les meilleures compétences parentales, et d’autres aides essentielles en matière de spiritualité, d’éducation, de santé et de moyens de subsistance.
    Le troisième jour, nous avons présenté cette proposition pour y travailler. Nous avons observé que tout le monde était enthousiaste à l’idée de mettre en œuvre ledit projet.
    « Nous sommes le monde, nous sommes les enfants.
    Nous sommes celles qui font un jour meilleur, alors commençons à donner.
    C’est un choix que nous faisons, nous sauvons nos propres vies.
    C’est vrai, nous ferons un jour meilleur, juste vous et moi « .
    Sœur Nirosa Pathmasenan 
    Jaffna, Sri Lanka

  • LA JOIE D’ÉCOUTER LE MESSAGE DU SAINT PÈRE, LORS DE SA VISITÉ EN RDC

    Le 1er Février 2023,  nous avons eu la joie profonde de participé à l’Eucharistie célébrée par le Pape François à l’occasion de sa visite en RDC. Le désir profond que nous avions était de l’écouter et d’être béni par le successeur de Pierre.
    L’annonce de son arrivée dans ce contexte des guerres, de tueries, d’injustice et crises multiformes que traverse la RDC, particulièrement à l’Est du Pays, toute la population Congolaise attendait le Vicaire du Christ avec beaucoup d’espérance et son message comme source de réconfort…
    Son atterrissage sur le sol congolais, a suscité une joie intense chez tout le monde sans exception, chrétiens ou non chrétiens, petits et grands, …
    Le réconfort tant attendu, le Saint Père l’a bien souligné  dans son homélie : « la paix que Jésus nous donne est comme une salutation, mais aussi comme un don. (Jn. 20,19). La paix advient lorsque tout semble fini, Jésus nous tend la main lorsque nous sommes sur le point de sombrer. ». C’est la Paix que le peuple congolais réclame plus, et  le souverain pontife nous a exhorté  que trois sources peuvent nous aider à cultiver la paix : le pardon, la communauté et la mission.
    Le PARDON: une attitude qui consiste à ouvrir son cœur aux autres avec amour. C’est ce qu’a fait jésus face à la misère de ceux qui l’ont renié et abandonné. Il montre ses plaies et ouvre la source de la miséricorde. Lorsque les choses ne vont pas bien, nous savons où regarder, vers les plaies de jésus. Il y a toujours avec jésus la possibilité de pardonner et de recommencer, et la force de pardonner à soi-même, aux autres et à l’histoire. Ouvrons les portes de nos cœurs à sa paix.
    La communauté: Jésus ne s’adresse pas à ses disciples individuellement, mais il les rencontre Ensemble/en Communauté, il leur parle au pluriel. Il n’y a pas de christianisme sans communauté, il n’y a pas de paix sans fraternité. Pour ne pas tomber dans le piège de  l’esprit du monde, nous devons partager avec les pauvres, regardez les pauvres et les écouter, car ils sont les membres de notre communauté. Nous avons à ouvrir notre cœur aux autres.
    La Mission : « De même que le père m’a envoyé moi aussi je vous envoie » Jn. 20,21. Le père l’a envoyé pour servir et donner sa vie pour l’humanité (Mc10, 45), Il l’a envoyé pour tous. Nous sommes appelés à être des missionnaires de paix et cela nous procurera la paix en retour. C’est un choix, et c’est faire de la place dans nos cœurs pour tous. C’est croire que les différences ethniques, sociales, régionales et religieuses ne sont pas des obstacles, mais des richesses ; croire que les autres sont membres de la même communauté humaine, croire que tous sommes destinataires de la paix apportée dans le monde par Jésus. Un appel à être la conscience de paix du monde, à collaborer avec tous, briser la violence, à être témoins d’amour.
    Personnellement,  j’ai été touchée par cette troisième source de paix qui rejoint notre mission Sainte-Famille de Bordeaux : « l’unité dans la diversité », autrement dit,  l’accueil de la différence pour promouvoir la collaboration,  et apporter la paix et la vie à tous. Voilà ce que Jésus attend de nous. Et si je regarde de plus près,  je découvre que c’est ce que notre société et nos milieux de vies ont tant besoin. Il nous faut de l’audace, du courage et une foi solide pour correspondre à la mission que le christ à donner à son Eglise, et qui est la même que le fondateur a reçu.
    Sœur Estelle LADZOU 
    Communauté de Bibwa/ Kinshasa/RDC

  • FAIRE MEMOIRE DU MIRACLE EUCHARISTIQUE

    En méditant le témoignage de ceux qui étaient présents lors du miracle eucharistique, nous pouvons ressentir l’étonnement, l’émerveillement et la joie devant la manifestation du Seigneur Jésus. En ce temps où prend naissance l’œuvre du Bon Père, lui-même et ses premières filles s’interrogent sur l’avenir de cette fondation. Va-t-elle prospérer ? Aura-t-on l’argent nécessaire pour mener à bien les œuvres ? Dans le secret des cœurs montait peut-être cette prière : « Seigneur, dit-nous ce que tu veux ; donne-nous un signe… ». Et voici que, de manière inattendue, Jésus se donne à contempler, à écouter, comme un cadeau de la tendresse du Père à ses enfants : « Je suis Celui qui suis, il n’y a que Moi qui sois… ».
    Aujourd’hui, chacune, chacun de nous est invité à rendre grâce personnellement pour ces passages du Seigneur dans notre vie, pour ces cadeaux qui nous font comprendre que Dieu marche avec nous et que nous accomplissons sa volonté comme Jésus.
    « Je suis Celui qui suis, il n’y a que moi qui sois… ». Ces paroles de Jésus, ce visage de Jésus nous conduisent à l’adoration silencieuse. Jésus se donne à connaître, à aimer. Son visage est gravé dans mon cœur, dans ma mémoire. C’est le Seigneur que j’aime. J’aurais toujours à l’accueillir et à le découvrir. Ses paroles résonnent dans mon cœur, dans ma mémoire. Seigneur, tes paroles sont Vie, elles éclairent ma route. Elles me découvrent la volonté du Père. Elles me consolent et me disent ton amour, ton pardon, ta confiance. Tu me les confies pour que, par moi disciple que tu envoies en mission, d’autres puissent entendre la Bonne Nouvelle de ton amour pour l’humanité.
    Aujourd’hui, chacune, chacun de nous est invité à faire comme un bouquet de fleurs avec ces paroles qui sont notre trésor. Comme le Bon Père, osons écrire ces mots qui sont pour nous la Parole de Dieu. Offrons-les à notre Dieu. Goûtons-les comme des paroles de vie.
    « Il n’y a que moi qui sois… ». Comme l’a écrit récemment une sœur contemplative : «Moi », dans les Ecritures signifie « Dieu sauve » et c’est un des noms de Dieu. Le miracle eucharistique nous plonge dans le Mystère du Salut. Jésus bénissant est le Dieu qui nous sauve. Ecouter le Seigneur, marcher à la lumière de sa Parole, c’est choisir la vie ! ».  Ce choix nous le renouvelons à chaque communion eucharistique. Dieu se donne en nourriture de vie éternelle. Dieu nous bénit. A notre tour, forts de la présence du Seigneur en nous, nous sommes porteurs de vie. Nous devenons « bénédiction » pour tous ceux dont nous partageons le quotidien.
    Aujourd’hui, chacune, chacun de nous est invité à vivre davantage ce mystère de Jésus Eucharistie donnant sa Vie et bénissant toutes les créatures. Qu’il est bon d’aimer, d’être aimé et faire aimer Celui qui est tout amour : Jésus notre Seigneur et notre Dieu.
    Au moment où nous allons clôturer en Famille la commémoration du bicentenaire du miracle eucharistique, je voudrais partager avec vous ce qui signifie pour moi ce signe dont le Seigneur a fait cadeau à notre Sainte-Famille.
    L’adoration eucharistique me donne la joie de contempler de manière toujours nouvelle et privilégiée le visage du Seigneur. Il est Celui qui est et que je n’aurais jamais fini d’aimer et de connaître sur cette terre.
    Uni à Jésus on arrive à aimer à sa manière toute personne vue avec ses yeux. On ne peut que l’aimer, lui vouloir du bien, vouloir lui faire connaître Jésus qui fait notre joie, notre bonheur.
    Recevoir le Corps du Christ me fait entrer non seulement en communion profonde avec le Seigneur mais aussi avec tous les êtres vivants. Qu’il est bon le Seigneur de nous avoir créés pour l’aimer pour toujours. Que la terre est belle où il nous a appelé à vivre. Tout le chante, le proclame, l’exprime. Oui tout exprime sa bonté, sa beauté, son immense gloire.
    Que le Seigneur bénisse  notre Famille, chacune et chacun d’entre nous.
    P.Jean-Louis Despeaux,
    Prêtre Associé à Bordeaux, France.

  • Partage de l’Expérience pionnière au Rwanda….

    Je commence par remercier la sœur Micheline Kenda d’avoir pensé faire mémoire des 25 ans de la présence de sœurs de la Sainte – Famille de Bordeaux au Rwanda.  Célébrer le jubilé d’argent, de 25 ans de vies données et reçues,  c’est reconnaitre la présence de l’Amour inconditionnel de Dieu dans l’histoire de la Sainte – Famille au Rwanda.
    En ce jour du 30 décembre 2022, mon cœur exulte de joie et je rends grâce au Seigneur en voyant notre Charisme Sainte-Famille fleurir et prendre racines au Rwanda.
    Cependant, entant que co-fondatrices, je voudrais humblement partager avec vous, de ce qui me reste le plus de notre vécu au début  de notre mission au Rwanda, et ce qui m’a accompagné durant le 21 ans de la vie vécue à la communauté de Rushaki.
    Notre vie communautaire m’a beaucoup marquée et consolidée.
    Une vie communautaire qui rayonnait de la joie, ouverte à tous sans distinction. La simplicité de la vie quotidienne, avec le sens d’humour, dans l’oubli de soi, chacune cherchait à donner le meilleur de soi.
    Une communauté où le Christ a été au centre de notre vie de chaque jour, cherchant d’aller à l’essentiel de la vie.
    Une communauté, consciente de sa mission et de son insertion, mais aussi consciente de la vulnérabilité de ses membres.
    Notre présence interculturelle : races, langues et âges était, je crois bien un signe visible pour dire qu’en Jésus-Christ la communion est possible.
    Une communauté qui n’attendait pas que les gens viennent vers elle, mais qui allait vers eux.
    Une communauté, qui célébrait les moments de joies avec son entourage, et aussi qui partageait les moments des épreuves de son entourage.
    Une communauté où les pauvres, les petits, les délaissés ont été au centre de son attention et qui avait la joie ensemble avec eux, de chercher à les relever de leurs misères et leur donner leur dignité.
    Une communauté très courageuse et qui osait grand jusqu’au risque de la vie. Merci Seigneur.
    Et, je me rappelle encore, les gens, laïcs, prêtres, religieux/ses qui nous côtoyaient,  soulignaient beaucoup cet aspect de la joie qui nous caractérisait, et aussi notre Evêque SERVILIEN qui en ce moment nous disait : ” votre communauté, rayonne de joie. » Et pour nous taquiner, il ajoutait : « changer le nom de la Sainte-Famille en Sœurs  Joyeuses ». Je crois que cette joie venait du fait que nous étions très unies entre nous, et conscientes de notre insertion au moment où le Rwanda était divisé, déchiré de ce qui s’était passé pendant la guerre /génocide, qui avait pour mission de témoigner qu’en Jésus-Christ, la communion est possible.
    Notre présence, je crois qu’elle était un grand réconfort pour les gens de Rushaki.
    En ce jour, je remercie le Seigneur pour toutes les sœurs qui ont donné leurs vies pour que notre charisme prenne racines en cette terre, et qu’aujourd’hui nous éprouvons la joie de voir les vocations Sainte-Famille au Rwanda.
    Loué soit le Seigneur particulièrement pour le courage et l’audace de sœur Joy et  son conseil, qui ont osé risquer à ce moment si critique, disant oui à la mission et nous ont envoyées.
    Loué soit le Seigneur pour la confiance que la sœur Agueda MACIAS et son conseil du Congo a eu en moi, en m’envoyant si jeune en mission après deux mois seulement de mes premiers vœux.   
    Loué soit le Seigneur pour le courage de chacune des fondatrices : Maria Jesùs GOICOCEA, Franca LEONE, Agnès de PAUW, Christine IBANGA et moi, Jacqueline IMBUNGU qui avons répondu généreusement à l’implantation de la Sainte-Famille de Bordeaux au Rwanda. Nous n’avions pas peur de la réalité, c’est plutôt la joie qui habitait nos cœurs sachant que le Christ et l’Esprit-Saint nous devançaient.
    Loué soit le Seigneur pour la vie communautaire qui m’a beaucoup consolidée, et m’a vraiment donnée l’élan et la joie de me donner totalement.
    Merci Seigneur, merci pour Ton Amour infini ;
    Merci pour tout ce que Tu as été pour nous au début ;
    Merci pour tout ce que Tu continu à être ;
    Merci pour tout ce que Tu seras pour l’avenir de la Sainte-Famille au Rwanda.
         
                                                                                                                                                                                                                                                                               Soeur Jacqueline IMBUNGU
    Communauté d’Orta di Attella /Italie

  • PREMIER JANVIER – JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

    Lorsque nous nous arrêtons un instant pour réfléchir de manière critique à nos célébrations, nous nous rendons compte que beaucoup d’entre elles sont liées à nos coutumes et traditions, avec des variations selon les cultures, les religions et les différentes situations de notre planète. Toutes, cependant, convenues par les circonstances historiques et sociales, sont chargées de symbolisme, d’une expression du sens de la vie dans ses diverses manifestations.
    C’est également de cette manière que nous célébrons la fin d’une année et le début d’une nouvelle.
    Nous faisons la fête pour accueillir une nouvelle phase de notre vie, une nouvelle opportunité,  pour que nos souhaits les plus profonds se réalisent. De même,  nous souhaitons une bonne année, car nous aimerions tourner la page de l’année écoulée, marquer la fin d’une étape de vie, laissant derrière soi tout ce qui a été négatif, n’emportant que ce qui est de beau. Ce profond désir de transformation, célébré collectivement, possède une énergie rénovatrice qui nous pousse vers le plus et le mieux.
    Le 1er janvier a été proclamée Journée mondiale de la paix par le pape Paul VI.
    Le mot « paix » est prononcé et répété d’innombrables fois dans les vœux de nouvel an que nous échangeons entre nous. Oui, nous désirons la paix.
    Malheureusement, dans notre monde marqué par les guerres, les conflits et les violences de toutes sortes, la paix semble une utopie inaccessible. Nous éprouvons un sentiment inconfortable d’impuissance et d’ambiguïté.
    Nous savons également que la fin des tensions entre les peuples et les nations est le résultat final des décisions prises en conscience pour atteindre ce but. Nous pouvons et devons donc nous demander : de quelle manière suis-je/ sommes-nous, dans nos communautés et groupes, en train de prendre des décisions conscientes pour construire la paix ?
    La foi chrétienne renouvelée dans la célébration de la Nativité de Jésus, colorée par le charisme de communion et de famille que nous partageons, nous pousse à être porteuses de nouvelles relations, inspirées par les valeurs et les vertus du modèle de vie de Jésus, Marie et Joseph. Nous sommes mises au défi non seulement d’espérer et de lutter pour la paix et l’absence de conflits, mais aussi d’être une présence de paix, en développant en nous et autour de nous l’amour, la compassion, l’accueil et l’attention.
    Alors que nous célébrons le premier jour de l’an 2023, laissons-nous conduire par l’Esprit de Dieu en nous, qu’il nous emmène au-delà du temps chronologique et nous aide à célébrer cette nouvelle année comme Kairós, une opportunité de transformation de chacune et chacun d’entre nous, et autour de nous.
    Sœur Geni Dos Santos
    Conseillère générale

  • SAINTE FAMILLE DE NAZ DE POUR LE MONDE

    C’est un bon moment pour examiner attentivement nos modèles de vie, la Sainte Famille de Nazareth. Qui étaient-ils ? Ils vivaient comme n’importe quelle autre famille de la ville de Nazareth, j’imagine qu’ils vivaient simplement, ils étaient gentils… Marie, femme à la foi inébranlable en Dieu, voisine attentive, compagne joyeuse, amie ; disciple fidèle de Yahvé, femme d’espérance contemplant en silence la Promesse de Dieu et aidant avec tendresse son fils Jésus à grandir. Joseph, un homme simple, un bon voisin, joyeux, un frère, un ouvrier… un charpentier, qui enseignait à Jésus.  
    La famille partageait la vie avec ses voisins, une particularité invisible aux yeux des hommes, mais réelle aux yeux de la foi, Dieu le Fils habitait parmi eux, pour ce grand détail ils étaient une Sainte Famille. Leur plus grand objectif était de projeter par leur vie l’amour de Dieu comme une communauté, une Famille divine. Notre Bon Père Pierre Bienvenue Noailles nous exhorte à contempler « Jésus, Marie et Joseph, douce image de la Trinité, source d’inspiration », et nous invite à « aller à Nazareth et contempler ».
    De nos jours, nous vivons dans une société dans laquelle une grande partie de ses citoyens restent indifférents sans reconnaître Dieu dans leur vie. Les membres de la famille PBN pourraient transmettre dans notre vie commune ordinaire le charisme de la Famille, qui donne un sens à la vie, nous donne de la joie et nous engage à contempler les vertus vécues par les membres de la Sainte Famille. Le Fondateur nous invite à « imiter ces modèles parfaits ; soyez doux, miséricordieux et obéissants comme Jésus ; soyez humbles, modestes et purs, comme Marie ; soyez pauvres, laborieux et fidèles comme Saint Joseph ; dignes filles de la Sainte Famille » (PBN) ; nous avons un but à atteindre.
    Il est d’une importance vitale de cultiver cette dimension spirituelle pour chaque personne, en particulier pour les croyants, de contempler et réfléchir par rapport à la vie que nous transmettons pour que notre vie en communauté ou en famille soit harmonieuse. Se reposer devant eux avec quelques questions : Qui sont-ils pour moi ? Quel est mon engagement ? Que feraient Jésus, Marie et Joseph à ma place ?
    La première rencontre de la Sainte Famille avait eu lieu autour de la mangeoire dans une étable. Il est clair qu’ils n’ont pas seulement été envoyés à Nazareth, mais qu’ils sont envoyés au monde entier, leur vie n’a jamais été pour eux-mêmes, mais pour Dieu Seul, ils ont rayonné leurs vertus à toute l’humanité. Adoptons leur mode de vie.
    M. Rubeni PEJERREY
    Pérou – Amérique latine

  • Avant même de parler, ils annoncent le Christ

    Un grand roi est né comme un petit enfant ! Les mages viennent de loin pour l’adorer et lui rendre hommage.  Bien que couché dans une mangeoire, il règne sur le ciel et la terre. Noël célèbre l’événement joyeux et extraordinaire de la naissance du Fils de Dieu, née de la Sainte Vierge Marie, qui vient vivre parmi nous, devenant semblable à nous en toutes choses, excepté le péché. L’histoire de Noël révèle l’humilité du Fils de Dieu qui s’est fait humain pour le bien de nous, les humains.
    Pendant la période de Noël, nous célébrons plusieurs autres fêtes. Parmi elles, il y a la fête des Saints Innocents. Ces nouveaux-nés, qui n’étaient pas encore capables de prononcer un mot, nous parlent à haute voix alors que nous célébrons leur fête aujourd’hui.   Ils témoignent de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, non pas par leurs paroles, mais de manière plus éloquente, par leur sang !
    Les mages venus d’Orient annoncent au roi Hérode qu’ils sont en route pour trouver le roi nouveau-né et l’adorer. Hérode, assoiffé du pouvoir, se sent menacé et décide déjà d’éliminer celui qu’il considère comme son rival.
    Le martyre des enfants marque le tout début de la vie du Christ, une vie donnée pour que tous aient la vie, la vie en abondance.   Tous les enfants de deux ans ou moins, ont gagné la couronne du martyre, en versant leur sang pour le Christ. Quel merveilleux don de la grâce. Ils ne sont pas encore capables d’exprimer par des mots leur foi en Christ, mais ils ont le privilège de devenir des confesseurs du Christ et de porter la palme de la victoire !
    Les enfants sont un trésor que Dieu donne à nos familles, à notre nation et à notre monde. Malheureusement, aujourd’hui, ils sont exposés aux abus par les motifs égoïstes des adultes qui les utilisent pour leur plaisir, pour le travail des enfants, comme moyen d’obtenir de l’argent en vendant leurs organes, etc.
    En tant que disciples de Jésus, nous sommes invitées à donner une voix aux sans-voix. Nous sommes appelées à suivre le même chemin que lui. Il était sans péché, mais a enduré beaucoup de souffrances.  Nous aussi, nous pouvons subir des insultes et être exilées dans ce monde. Jésus nous rappelle qu’il n’y a pas de gloire sans croix.
    « Si le monde vous hait, souvenez-vous qu’il m’a haï avant vous. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait comme les siens, mais vous n’êtes pas du monde. Je vous ai choisis du milieu du monde et c’est pourquoi le monde vous hait » (Jn. 15,18-19). La parole de Dieu nous donne le courage et la force d’apporter  la lumière au monde à travers notre vie et notre mission.
    Alors que nous célébrons le temps de Noël, nous sommes également confrontées à des situations de pauvreté, de guerre et de crises politiques dans de nombreuses régions du monde. Que la fête des Saints Innocents nous donne à tous la grâce de laisser notre vie parler plus éloquemment que nos mots !
     Sœur Sagaya Mary David
    Contemplative
    Nagoda, Sri Lanka