Auteur/autrice : AdminWp

  • 6 Mars 2009 JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE DES FEMMES

    « En Christ beaucoup de membres, mais un seul corps » (Romains 12)
    Le 6 mars 2009, les femmes de Papouasie, Nouvelle Guinée nous invitent à …
    « En Christ beaucoup de membres, mais un seul corps » (Romains 12) 

    Le 6 mars 2009, les femmes de Papouasie, Nouvelle Guinée nous invitent à avoir la confiance de Ruth qui laisse ce qui lui est familier et part avec Noémie pour un autre pays. Elles nous appellent à méditer le mystère de notre unité en Christ dans leur contexte et dans le notre. La Papouasie, Nouvelle Guinée a une des populations indigènes les plus hétérogènes au monde. Plus de 800 langues y sont parlées. Leur diversité s’exprime dans la formule : « Dans chaque village, une autre culture ».
    Cependant, on trouve presque partout le « bilum », un sac en ficelle traditionnel. Il en existe de toutes les couleurs, de toutes les tailles, de toutes les formes et styles et souvent les motifs créatifs  identifient où ils ont été fabriqués. Les hommes  les préfèrent avec une longue anse qui permet de les porter à l’épaule. Les femmes portent dedans leur bébé ou leurs provisions. Les « bilum » servent aussi de hamac pour les bébés.
    Nous sommes aussi invitées à réfléchir sur les réseaux de collaboration entre femmes. Dans l’Exode, l’histoire de la libération de l’esclavage commence par une intervention non-violente des femmes. Leurs actions ignorent les forces sociales qui sont enracinées dans le mensonge qu’un groupe est supérieur à l’autre et a le droit de l’exploiter. Ensemble les femmes vainquent le mal par le bien. Ainsi dans le contexte de la Papouasie, Nouvelle Guinée, L’action de femmes à Bougainville et dans les Hauts Plateaux nous est donnée en exemple. Et nous sommes appelées à identifier l’action des femmes dans notre propre contexte.
    Nous te rendons grâce Seigneur, de diriger nos vies. Comme femmes unies à toi, en un seul corps, avec ton amour et ta force en nous, nous te demandons d’être tes instruments pour la paix et la Réconciliation.
    Traduit de : http://www.worlddayofprayer.net/wdp09.html

     

  • Nouvelles d’Afrique du Sud

    Les sœurs Bernadette Boulle et Joy Money ont participé, avec beaucoup d’autres personnes, à la marche de protestation contre les attaques de xénophobie à Gauteng aux cours desquelles beaucoup de nos frères et sœurs étrangers ont perdu la vie et d’autres leurs maisons et leurs biens.

    Les sœurs Bernadette Boulle et Joy Money ont participé, avec beaucoup d’autres personnes, à la marche de protestation contre les attaques de xénophobie à Gauteng  aux cours desquelles beaucoup de nos frères et sœurs étrangers ont perdu la vie et d’autres leurs maisons et  leurs biens. La marche était organisée par la Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Johannesburg ; elle s’est terminée par une Messe à la Cathédrale catholique du Christ  Roi, concélébrée par l’évêque et de nombreux prêtres.

     

     

    Sœur Ethel a commencé un atelier de couture à la paroisse  St Martin de Porres , à Lavistown, au Cap. Un groupe  de femmes, très vivant, se réunit régulièrement pour apprendre à coudre. Elles créent des relations entre elles, partagent leurs joies et leurs peines, leurs préoccupations pour l’environnement et se détendent ensemble. Elles sont très reconnaissantes à Sr Ethel et aux sœurs de la Sainte-Famille  de leur avoir donné l’opportunité de développer leurs qualités.

    Sœur Meryl Foley,    qui a formé et accompagné   un groupe      d’Associés      laïcs en Ouganda, écrit : « Les Associés laïcs se sont  multipliés à Buhara. Aux quatre  hommes qui formaient le premier groupe, se sont jointes cinq femmes qui ont fait leur engagement dans l’Association de la Sainte-Famille.

     

  • Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens

    Du 18 au 25 janvier 2009
    SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITE DES CHRETIENS

      
    Du 18 au 25 janvier 2009SEMAINE DE PRIERE POUR L’UNITE DES CHRETIENS
     

    “Ils seront unis dans ta main” Ez 37,17
    http://www.oikoumene.org/fileadmin/files/wcc-main/documents/p2/WOP2009_fre.pdf

     
    Nous vous proposons de nous unir particulièrement autour de la prière du 4ème jour
    Clique sur l’image

    Un article :
    Construire l’unité entre les religions
    La société change tellement vite! Notre communauté de Boomgaardstraat se voit de plus en plus entourée de voisins venant de pays lointains, apportant leurs différentes cultures et religions. Il nous parait très important de côtoyer d’une manière positive nos voisins avec leurs cultures et religions diverses.
    A ce sujet, j’ai eu l’occasion de suivre une session de formation organisée par « United Religions » sur le thème : Unité dans la diversité des Religions, ayant pour but de s’entraider à construire la paix et la compréhension entre les cultures et religions. Nous étions une vingtaine de personnes de pays différents appartenant à huit religions. Dans un respect réciproque nous avons regardé la manière dont chaque religion invite à vivre la règle de l’amour. C’est frappant de voir que les options et même les textes se touchent de très près …
    Christianisme : « Faites aux autres ce que vous voulez qu’on fasse pour vous. Nous sommes enfants d’un même Père. »Judaïsme : « Ne faites pas au prochain ce que vous ne désirez pas pour vous »Islam : « Vous êtes vraiment croyants lorsque vous faites aux autres ce que vous désirez pour vous-mêmes. »Bouddhisme : « Ne faites pas aux autres ce qui vous blesserait.Taoïsme : « Vivez la prospérité de votre prochain comme votre propre prospérité.»Unitarisme : « Ayez du respect pour l’ensemble de la vie dont nous faisons partie. »Sikisme : « Soyez un ami pour tout le monde. »Hindouisme : « Ceci est le plus grand devoir : souhaiter aux autres ce que vous désirez pour vous-mêmes. »Nous avons expérimenté beaucoup de bonne volonté …Ensemble les religions peuvent être une source d’unité et de paix pour l’avenir !Ce mouvement international « United Religions » rassemble toutes les cultures et religions pour s’entraider à mettre fin à la violence par une réflexion fondée sur les religions. Il a organisé un Congrès qui s’est tenu au centre Pastoral et Théologique d’Anvers. Les participants venaient du monde entier. J’ai eu la joie de pouvoir assister à quelques moments culminants de ce Congrès.
    Ce mouvement a pour objectifs :- R éaliser une société paisible où justice et paix deviennent possibles.- Construire des ponts entre les différents peuples et leurs religions.- Respecter la sainte sagesse de chaque tendance spirituelle.- Encourager les membres à approfondir davantage la sagesse des religions.- Écouter et parler avec respect.- Renforcer la compréhension mutuelle- Donner et recevoir l’hospitalité.- Accueillir la diversité comme un don.- Pratiquer la non-violence, l’intégration et la réconciliation en cas de conflits.- Adopter une attitude saine et écologique vis-à-vis des richesse de notre mère terre.
    Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez trouver des textes et photos sur le siteinternet : www.united religions.
    Denise VAN DER LAENENCommunauté de Boomgaarstraat – Anvers
     

  • Journée mondiale du migrant et du réfugié

    Nous ne pouvons pas rester insensibles à la JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT ET DU RÉFUGIÉ le 18 JANVIER 2009.Plus de 20 millions de réfugiés dans le monde…Ce drame touche nos pays, nos familles nos sœurs…

    Nous ne pouvons pas rester insensibles à la
    JOURNÉE MONDIALE DU MIGRANT
    ET DU RÉFUGIÉ
    18 JANVIER 2009

    Plus de 20 millions de réfugiés dans le monde…Ce drame touche nos pays, nos familles nos sœurs…En cette année St Paul ouvrons nos cœurs :

    Un vieux rabbin demandait une fois à ses élèves à quoi l’on peut reconnaître le moment où la nuit s’achève et où le jour commence.
    – Est-ce lorsqu’on peut sans peine distinguer de loin un chien d’un mouton ?
    – Non, dit le rabbin.
    – Est-ce quand on peut distinguer un dattier d’un figuier?
    – Non, dit le rabbin.
    – Mais alors, quand est-ce donc ? demandèrent les élèves.
    Le rabbin répondit :

    – C’est quand, regardant le visage de n’importe quel homme, tu reconnais ton frère ou ta sœur. Jusque-là, il fait encore nuit dans ton cœur.
    http://www.eglisemigrations.org/ressources/10508/96/dossier_animationjmmr2009.pdf
     

     
    Saint-Paul migrant, « apôtre des peuples » C’est le thème qu’a proposé pour 2009, le Conseil Pontifical de la Pastorale des Migrants et des Personnes itinérantes au Pape pour la journée mondiale du migrant et du réfugié qui aura lieu le 18 janvier.

    Voici le message de Benoît XVI à cette occasion:

    http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/messages/migration/documents/hf_ben-xvi_mes_20080824_world-migrants-day_fr.html
    Pour réfléchir davantage :
    – Qu’est ce qui se déplace en moi lorsque je vis une rencontre avec les migrants ?
    – Quelle transformation dans ma perception de la foi quand je m’engage aux côtés des migrants ?
    – Quels sont les éléments qui nous rapprochent les uns des autres ?
    – Quelles sont les difficultés rencontrées dans nos efforts de construire la communion ?
    Prière pour les migrants et les réfugiés
    des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique

    clique sur la photo:

  • Une chaude bienvenue

    Un couple avec un petit enfant a eu la chance de recevoir le don d’une petite maison. La famille vivait dans une hutte. Il vaut la peine de dire comment leur rêve d’une maison est devenu réalité.

           Une chaude bienvenue   
     

    Une famille à Sri-Lanka a reçu en don,  des étudiantes dela Sainte Famille de Kurnegala une maison . Les professeurs à l’école ont encouragé  la mise en œuvre d’un « projet de groupe » et les leaders , Srs Shriyani Rodrigo et Goretti Fernando présentent le travail.
     
     

     
    Un couple avec un petit enfant a eu la chance de recevoir le don d’une petite maison. La famille vivait dans une hutte. Il vaut la peine de dire comment leur rêve d’une maison est devenu réalité.
    Les étudiantes en sciences de Grade 13 du collège de la Sainte Famille à Kurnegala  firent comme  groupe, le  projet d’un travail qui les mettait au défi, celui de bâtir une maison pour une famille pauvre du voisinage.
    C’était audacieux, en effet d’entreprendre un travail aussi lourd. Les étudiantes étaient soutenues, encouragées et guidées par leurs professeurs  et en particulier par les maîtresses de section du département , Madame Indrani Dias et Madame Upamalika.
    Le projet a été réalisé avec succès  grâce à l’aide et à la contribution des parents et des professeurs. Les étudiantes ont pu recueillir de l’argent en vendant des autocollants et de la nourriture. Elles ont aussi reçu le matériel pour construire et  des dons. Le plan de la petite maison  était de deux chambres, une cuisine et des toilettes. L’aspect  du projet qui retient le plus l’attention  fut celui du travail physique réalisé par les étudiantes . Cette expérience aura certainement un effet de longue durée dans leur vie.
    Ce ne fut pas seulement la maison qui a été donnée à la famille. La générosité du corps professoral  du collège et des anciennes élèves a permis à la famille de meubler la maison avec tout le nécessaire. L’aide, l’orientation, l’attention particulière données par le curé de la paroisse, le père Jérome Perera, doivent aussi être mentionnées. La petite maison  a pris le nom de notre bon Père « Bienvenu ».
    Nous prions et nous espérons fermement que cette famille progressera dans les valeurs particulièrement chères àla Sainte Famille durant sa vie sur terre.

     

     
     

  • Taizé: Pour bâtir l’Europe de la confiance

     
    Du lundi 29 décembre 2008 au vendredi 2 janvier 2009
    40 000 jeunes de toute l’Europe et des autres continents se sont rassemblés à Bruxelles à l’appel de la communauté de Taizé. Après Genève, Zagreb, Milan, Lisbonne, Hambourg, la rencontre de Bruxelles est la 31e rencontre européenne de jeunes animée par Taizé.Cette nouvelle étape fait suite à une toute récente rencontre africaine qui a rassemblé 7 000 jeunes de 15 pays africains à Nairobi au Kenya, du 26 au 30 novembre..La rencontre de Bruxelles est une nouvelle étape du pèlerinage de confiance lancé il y a 30 ans par frère Roger, le fondateur de la communauté de Taizé. Le même désir de bâtir la confiance se reflète dans le programme de la rencontre de Bruxelles et dans la « Lettre du Kenya ». « Tous peuvent participer à une civilisation marquée non par la méfiance mais par la confiance. Dans l’histoire il a parfois suffi de peu de personnes pour faire pencher la balance vers la paix. Osons créer même à partir de ce qui n’est pas parfait. Et nous trouverons une liberté », écrit frère Alois dans sa lettre qui est traduite dans une trentaine de langues et que les jeunes ont trouvé à leur arrivée à Bruxelles.
    lire la suite: http://www.taize.fr/fr_article7748.html

    Lettre du Kenyafrère Alois 2009http://www.taize.fr/fr_article7796.html
    Partout dans le monde, la société et les comportements se modifient rapidement. Des possibilités prodigieuses de développement se multiplient, mais des instabilités apparaissent aussi, et des inquiétudes face à l’avenir s’accentuent. [1]
    Pour que le progrès technique et économique aille de pair avec plus d’humanité, il est indispensable de chercher un sens plus profond à l’existence. Face à la lassitude et au désarroi de beaucoup, la question se pose : de quelle source vivons-nous  ?Des siècles avant le Christ, déjà le prophète Isaïe montrait une source quand il écrivait : « Ceux qui espèrent dans le Seigneur renouvellent leurs forces, ils courent sans lassitude et marchent sans fatigue. » [2]
    Ils sont plus nombreux qu’autrefois ceux qui ne trouvent pas cette source. Même le nom de Dieu est chargé de malentendus ou tout à fait oublié. Y aurait-il un lien entre cet effacement de la foi et la perte du goût de vivre  ? Comment désensabler en nous la source ? N’est-ce pas en étant attentifs à la présence de Dieu ? Là nous pouvons puiser l’espérance et la joie.
    Alors la source se met à nouveau à couler et notre vie prend sens. Nous devenons capables d’assumer notre existence : la recevoir comme un don et la donner à notre tour pour ceux qui nous sont confiés.
    Même avec une foi toute petite se réalise un retournement : nous ne vivons plus centrés sur nous-mêmes. En ouvrant à Dieu les portes de notre propre cœur, nous préparons aussi le chemin de sa venue pour beaucoup d’autres.
    Assumer notre existence
    Oui, Dieu est présent en chacun, croyant ou non. Dès sa première page, la Bible décrit avec une grande beauté poétique le don que Dieu fait de son souffle de vie à tout être humain. [3]
    Par son existence sur la terre, Jésus a révélé l’infini amour de Dieu pour chaque personne. En se donnant jusqu’au bout, il a inscrit le oui de Dieu au plus profond de la condition humaine. [4] Depuis la résurrection du Christ, nous ne pouvons plus désespérer du monde ou de nous-mêmes.
    Depuis lors, le souffle de Dieu, l’Esprit Saint, nous est donné pour toujours. [5] Par son Esprit qui habite en nos cœurs, Dieu dit oui à ce que nous sommes. Nous ne pouvons pas nous lasser d’écouter ces paroles du prophète Isaïe : « Le Seigneur trouvera en toi son plaisir, et ta terre sera épousée. » [6]
    Consentons alors à ce que nous sommes ou ne sommes pas, allons jusqu’à assumer tout ce que nous n’avons pas choisi et qui pourtant fait notre vie. [7] Osons créer même à partir de ce qui n’est pas parfait. Et nous trouverons une liberté. Même chargés de fardeaux, nous recevrons notre vie comme un don et chaque jour comme un aujourd’hui de Dieu. [8]
    Entraînés vers un dépassement
    Si Dieu est en nous, il est aussi au-devant de nous. [9] Il nous prend tels que nous sommes, mais il nous tire aussi au-delà de nous-mêmes. Il vient parfois perturber notre existence, bouleverser nos plans et nos projets. [10] La vie de Jésus nous entraîne à entrer dans cette perspective.
    Jésus se laissait conduire par l’Esprit Saint. Il ne cessait de se référer à la présence invisible de Dieu son Père. C’est là le fondement de sa liberté, qui l’a amené à donner sa vie par amour. En lui, relation avec Dieu et liberté ne s’opposaient jamais mais se renforçaient l’une l’autre. [11]
    En nous tous se trouve le désir d’un absolu vers lequel nous tendons de tout notre être, corps, âme, intelligence. Une soif d’amour brûle en chacun, du nourrisson jusqu’à la personne âgée. Même l’intimité humaine la plus grande ne peut pas entièrement l’apaiser.
    Ces aspirations, nous les ressentons souvent comme des manques ou un vide. Elles risquent parfois de nous disperser. Mais, loin d’être une anomalie, elles font partie de notre personne. Elles sont un don, elles contiennent déjà l’appel de Dieu à nous ouvrir nous-mêmes.
    Alors chacun est invité à s’interroger : quel dépassement m’est demandé maintenant  ? Il ne s’agit pas nécessairement de «  faire plus  ». Ce à quoi nous sommes appelés, c’est à aimer davantage. Et comme l’amour a besoin de tout notre être pour s’exprimer, à nous de chercher, sans attendre une minute de plus, comment être attentifs à notre prochain.
    Le peu que nous pouvons, nous devons le faire
    S’entraider à quelques-uns pour approfondir la foi
    Trop de jeunes se sentent seuls dans leur cheminement intérieur. À deux ou trois il est déjà possible de s’entraider, de partager et de prier ensemble, même avec ceux qui se disent plus proches du doute que de la foi. [12]
    Un tel partage trouve un grand appui s’il est intégré à l’Église locale. [13] Elle est la communauté des communautés, où toutes les générations se retrouvent et où l’on ne se choisit pas. L’Église est la famille de Dieu : cette communion qui nous tire hors d’un isolement. Là nous sommes accueillis, là le oui de Dieu à notre existence est actualisé, là nous trouvons l’indispensable consolation de Dieu. [14]Si les paroisses et les groupes de jeunes étaient d’abord des lieux de bonté du cœur et de confiance, des lieux accueillants où nous sommes attentifs aux plus faibles  !
    Dépasser les cloisonnements de nos sociétés
    Pour participer à la construction d’une famille humaine plus unie, une des urgences n’est-elle pas de regarder le monde «  à partir d’en bas  » ? [15] Ce regard implique une grande simplicité de vie.
    Les communications deviennent de plus en plus faciles, mais en même temps les sociétés restent très compartimentées. Le risque de l’indifférence réciproque ne cesse de croître. Dépassons les cloisonnements de nos sociétés  ! Allons vers ceux qui souffrent  ! Rendons visite à ceux qui sont mis de côté, maltraités  ! Pensons aux immigrés si proches et pourtant souvent si loin  ! [16] Là où la souffrance grandit, on voit fréquemment se multiplier des projets concrets qui sont autant de signes d’espérance.
    Pour lutter contre les injustices, les menaces de conflits, et favoriser un partage des biens matériels, il est indispensable d’acquérir des compétences. La persévérance dans les études ou dans une formation professionnelle peut aussi être un service rendu aux autres.
    S’il y a des pauvretés et des injustices scandaleuses qui sautent aux yeux, il y a des pauvretés moins visibles. La solitude en est une. [17]
    Des préjugés et des malentendus sont parfois transmis de génération en génération et peuvent conduire à des actes de violence. Il y a aussi des formes de violence apparemment anodines, mais qui causent ravages et humiliations. La moquerie en est une. [18]
    Où que nous soyons, cherchons, seuls ou à quelques-uns, quels gestes accomplir dans des situations de détresse. Nous découvrirons ainsi la présence du Christ même là où nous ne l’aurions pas attendue. Ressuscité, il est là, au milieu des humains. Il nous devance sur les chemins de la compassion. Et déjà, par l’Esprit Saint, il renouvelle la face de la terre.
    [1] Dans de nombreux pays, malgré la croissance mondiale et les espoirs de développement, les bidonvilles s’étendent au lieu de diminuer et le chômage frappe durement, en particulier les jeunes. En Afrique, la rapidité des progrès techniques risque d’étouffer le sens des maturations lentes, si fécond dans la vie traditionnelle. Par ailleurs, la solidarité familiale et ethnique s’affaiblit. Comment redonner vie à cette valeur et l’élargir au-delà des limites de la famille et des ethnies ? Cela contribuerait à diminuer les départs de tant de jeunes, attirés par les pays au niveau de vie plus élevé, sans qu’ils puissent toujours mesurer les conséquences d’une telle décision.[2] Isaïe 40,31. Déjà au temps où cette parole fut prononcée, la lassitude était une réalité : « Je me disais : je me suis fatigué en vain, c’est pour rien que j’ai usé mes forces. » (Isaïe 49,4) Et encore : « Les jeunes se fatiguent et se lassent, il arrive aux jeunes de chanceler. » (Isaïe 40,30) Mais le prophète ravive l’espérance : « Le Seigneur est un Dieu éternel, il donne la force à ceux qui sont fatigués.» (Isaïe 40,28-29)[3] Il est vrai que tant d’obstacles menacent d’étouffer la vie : des injustices, la violence autour de nous et en nous, l’esprit de compétition, nos erreurs, la peur ou une certaine fermeture face à ce qui est différent, un manque d’estime de nous-mêmes…[4] Dans de vastes régions d’Afrique, par exemple chez les chrétiens Massaï, le Christ est vu comme le frère aîné. Cela rejoint l’expression des premiers chrétiens : le Christ est « l’aîné d’un grand nombre de frères et de sœurs » (Romains 8,29). Par sa mort et sa résurrection, Jésus transcende les solidarités familiales et ethniques (voir Colossiens 1,18-20).[5] Dans les langues bibliques, « souffle » et « esprit » sont un seul et même mot. Les prophètes ont annoncé que, par l’Esprit Saint, Dieu habiterait lui-même l’être humain (Ézéchiel 36,26-27). Par la venue du Christ, par sa mort et sa résurrection, l’Esprit Saint est donné « sans mesure » (Jean 3,34). Dès lors le Souffle de Dieu est en continuelle activité dans l’humanité, pour qu’un jour elle forme un seul Corps dans le Christ.[6] Isaïe 62,1-4.[7] Assumer les réalités présentes ne signifie pas tout accepter ni subir passivement les événements. Nous pouvons être conduits à résister à une situation injuste ou à la dénoncer.[8] Un des premiers livres de frère Roger portait comme titre Vivre l’aujourd’hui de Dieu (1958). Frère Roger était convaincu de l’importance pour les croyants d’être pleinement présents dans la société actuelle, plutôt que de se complaire dans la nostalgie du passé ou dans une fuite vers un avenir illusoire. C’est uniquement dans le moment présent que nous pouvons rencontrer Dieu et vivre de lui.[9] Un chrétien africain, saint Augustin, écrivait cette prière au IVe siècle : « Tu étais plus intime que l’intime de moi-même, et plus élevé que les cimes de moi-même. » (Les Confessions, Livre III, 6, 11)[10] « Mes desseins ne sont pas vos desseins », dit le Seigneur (Isaïe 55,8). La Vierge Marie elle aussi a consenti à des dépassements, jusqu’à l’incompréhensible mort de son fils, tout en croyant que Dieu est fidèle à sa promesse de vie.[11] Lors du Synode des Évêques d’octobre 2008 à Rome, le cardinal Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a déclaré : « La force de la parole implique la liberté de la réponse de l’auditeur. C’est précisément la puissance propre à la Parole de Dieu. Elle n’élimine pas la liberté de l’auditeur, elle la fonde. »[12] Jésus dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » (Matthieu 18,20)[13] Les premiers chrétiens « se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » (Actes 2,42) En Afrique, comme en Amérique Latine et dans certains pays d’Asie, les chrétiens se réunissent non seulement en paroisses, mais aussi par quartier, par village, en petites communautés ecclésiales. Ils prient ensemble et se soutiennent mutuellement. Il y a une chaleur humaine et un engagement personnel de chacun qui contribuent à faire de l’Église un authentique lieu de communion.[14] En Afrique, l’Église est souvent vue comme la famille de Dieu, et Dieu comme une mère qui console. Déjà le prophète Isaïe écrivait : « Dieu dit : comme celui que sa mère console, moi aussi je vous consolerai. » (Isaïe 66,13) Voir aussi Isaïe 49,13-15. Considérer l’Église avec ce regard-là nous stimule à rechercher son unité. On ne peut pas se résigner passivement à ce que la famille de Dieu demeure divisée en de multiples confessions.[15] Le théologien allemand Dietrich Bonhoeffer appartenait à un milieu plutôt privilégié mais, pendant la Seconde Guerre mondiale, son engagement dans la résistance l’a jeté dans la précarité, puis conduit à la prison et à la mort. Il écrit en 1943 : « C’est une expérience d’une valeur incomparable que d’avoir appris tout à coup à regarder les grands événements de l’histoire mondiale à partir d’en bas, depuis la perspective des exclus, des suspects, des maltraités, des gens sans pouvoir, des opprimés et des rejetés, en un mot : de ceux qui souffrent. »[16] Si, heureusement, des efforts sont faits aujourd’hui pour soutenir des cultures menacées de disparition, il est vrai qu’aucune culture ne se développe en vase clos. À l’heure de la mondialisation, le métissage des cultures n’est pas seulement inévitable, il est un atout pour nos sociétés.[17] Un proverbe du Kenya le rappelle : « Il n’y a pas d’homme qui ne puisse devenir orphelin. »[18] Frère Roger écrivait dans La Règle de Taizé (1954) : « La moquerie, ce poison d’une vie commune, est perfide parce qu’à travers elle sont lancées des soi-disant vérités que l’on n’ose pas se dire dans le tête-à-tête. Elle est lâche parce qu’elle ruine la personne d’un frère devant les autres. »

    Prochaine rencontre européenne à Poznan, en Pologne du 28 décembre 2009 au 1er janvier 2010.Rencontre asiatique à Manille au Philippines du 3 au 7 février 2010
    © Ateliers & Presses de Taizé, Communauté de Taizé, 71250 Taizé, France
     

  • Mère de Dieu

    Avec Marie nous commençons une Nouvelle Année pleine de grâces, de bénédictions et d’espérance. Comme elle, nous recevons les mêmes bénédictions que Yahvé a concédées à son peuple Israël.
    Marie, Mère de Dieu

     

     
    Avec Marie nous commençons une Nouvelle Année pleine de grâces, de bénédictions et  d’espérance. Comme elle, nous recevons les mêmes bénédictions que Yahvé a concédées à son peuple Israël. Par elle nous avons été adoptées comme fils et filles de Dieu. Aujourd’hui, avec Marie nous voulons méditer sur ces bénédictions et en vivre.  Et à  l’image des bergers, nous donnons à Dieu   gloire et  louange  pour les choses merveilleuses  que nous avons entendues et vues.
    Cette année, Marie nous convie  à  une vie pleine de  reconnaissance, de générosité, de compassion et d’espérance  afin que nous puissions restituer à Dieu avec intérêts tous les dons qu’il nous a donnés !

    Il n’y a pas de doutes que la dévotion à Marie est  source de sainteté et de salut. C’est   une des meilleures façons de plaire à Dieu et de se sanctifier.
    Marie résume toute la vie chrétienne, elle nous montre un chemin de sainteté,  le chemin que le Christ a choisi pour lui-même. 
     
     2009 – Commentaire de l’Evangile du jour
     
     

  • Fête de la Sainte Famille

    Marie et Joseph obéissent aux ordres de l’empereur quelque pénibles qu’ils soient, sans se plaindre, sans chercher à s’en exempter.
    Réflexion de la Sainte Famille

    Marie et Joseph obéissent aux ordres de l’empereur quelque pénibles qu’ils soient, sans se plaindre, sans chercher à s’en exempter. Ils acceptent avec la même soumission le mépris que leur attire leur pauvreté et se retirent humblement dans une pauvre étable , sans laisser échapper le moindre murmure.

    Jésus notre Dieu, notre Sauveur naît dans une étable, se laisse envelopper de langes et coucher dans une crèche. Pour nous pécheurs, quel sujet de réflexions !
    Demandons à Jésus par l’intercession de Marie et de Saint Joseph qu’Il nous accorde l’esprit de soumission aux ordres de la Providence, qu’Il nous fasse aimer et pratiquer la pauvreté et qu’Il nous détache de la gloire et des vains honneurs de la terre. Pierre Bienvenu Noailles Pélerinage Sainte Famille

    La crèche de la place St Pierre de Rome
     
     
     
     
     

  • Célébrons…

    Noël est un des moments les plus importants de l’année. Pour beaucoup d’entre nous c’est un temps pour réfléchir sur ce que leur foi chrétienne signifie et pour d’autres c’est simplement une bonne occasion de se retrouver et de se détendre avec les amis ou en famille.
    Célébrons…

    Noël est un des moments les plus importants de l’année. Pour beaucoup d’entre nous c’est un temps pour réfléchir sur ce que leur foi chrétienne signifie et pour d’autres c’est simplement une bonne occasion de se retrouver et de se détendre avec les amis ou en famille.

    Noël est aussi un temps pour nos communautés de se rassembler, de donner et de recevoir, d’être en paix, un temps pour construire ce respect de l’autre qui nous aide à être plus forts. Ronald Rolheiser dit que Noël est comme un diamant qui tourne au soleil et scintille de mille éclats. Noël nous met face au  défi monumental de réformer nos vies, nos vies adultes, de devenir des hommes et des femmes de justice mais il nous place aussi devant un nouveau-né, innocent, sans défense, sur la paille dont la vulnérabilité est une invitation de Dieu.

    En regardant l’enfant Jésus, quelque soit la couleur de notre peau, souvenons-nous que Jésus est né comme nous tous, et pour nous tous. Si nous croyons cela, nos préjugés tomberont  en même temps que tout ce qui affaiblit, brise, détruit l’union  des cœurs et la paix pourra devenir une réalité.

    Notre Espérance pour 2009 est que la bonne volonté et le respect dont nous nous réjouissons au moment de  Noël durent toute l’année.
     

    Dieu est Amour

    Noël   est   Amour

    Noël a donc pour sujet Dieu et l’Amour

    L’amour est la clé de la paix et de la joie pour toute la création

    L’amour doit être partagé –  l’amour doit jaillir – l’amour doit rendre heureux

    L’amour commence avec vous, enfants et familles et il se répand au monde entier

    Dieu bénisse tout l’univers
     

  • Le 13 décembre

    Le 13 décembre, 7 soeurs de la Maison Générale ont participé à la Célébration Eucharistique qui marquait l’ouverture du Cours de leaders pour religieuses, organisé à Rome par une succursale de l’Université Duquesne, et qui a son siège à la Maison Générale des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth.
     Maîtrise en sciences de
     leadershipes  pour
      religieuses
     

    Le 13 décembre,  7 soeurs de la Maison Générale  ont participé à la Célébration Eucharistique qui marquait l’ouverture du Cours de  leaders  pour  religieuses, organisé à Rome par une succursale de l’Université Duquesne,  et  qui a son siège à la Maison Générale des Sœurs de la Sainte Famille de Nazareth.

    Le Cardinal Francis Arinze a présidé la célébration. Dans l’homélie il a mis l’accent sur le rôle   des leaders  qui ont à conduire les personnes au Seigneur et non à elles-mêmes ; elles doivent déléguer des responsabilités aux autres afin  de ne pas devenir des personnes indispensables, elles doivent savoir donner une orientation à la communauté  et pouvoir affronter les situations difficiles avec sagesse et compassion.
    Les diverses cultures présentes se sont exprimées au cours de la célébration.

      
      

    Le comité  de direction de l’Université a donné la bienvenue aux participantes à la Maîtrise en sciences de leadership communautaire. 25 sœurs y participent de 13 Congrégations  présentes en quatre Continents. Leurs pays d’origine ou de mission apostolique sont : le Bangladesh, le Brésil , la Chine, l’Inde, le Kenya, le Nigeria, les Philippines, la Pologne, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka, Taiwan, Le Royaume Uni, l’Ouganda et le Vietnam. De notre Institut y participent  Colleen Moore et  Kumudini Dassanayake,  Santhi Simon, Deepa Fernando, Jeevamelar Philip et Monica Perera. Nous les accompagnons de notre appui et de notre prière et nous leur disons : « Allez de l’avant ! Rien ne peut arrêter votre course ! »