Auteur/autrice : AdminWp

  • Le Sida au Lesotho

    LE SIDA EST ENCORE
    UNE PANDÉMIE AU LESOTHO
    À CAUSE DE LA PAUVRETÉ

    Au début de 2009 on a découvert que le Lesotho est le second pays dans le monde quant à  la proportion d’enfants nés atteints du virus du SIDA .Des projets ont commencé à mobiliser toutes les femmes enceintes pour des tests suivis d’un accès au traitement si besoin en était.
    En 2007 les responsables des Eglises se sont rencontrés à la maison des Nations Unies à Maseru pour discuter du rôle des Eglises  face à la maladie. Lors de cette rencontre  tous étaient d’accord sur la nécessité d’unir les efforts pour lutter contre. Ils reconnurent aussi que les Eglises et leurs responsables ont un rôle important à jouer pour guider nos congrégations et prévenir une extension du sida dans le pays.
    A la fin de cette première rencontre , les responsables décidèrent aussi que nous avions besoin de contenir  les attaques et les discriminations relatives au sida,  de pointer les divisions culturelles , de promouvoir la moralité , d’utiliser les structures existantes  et de bâtir des programmes  en rapport avec la propagation de la maladie. En conclusion , un programme d’action fut tracé et revu par les responsables des Eglises  pour un plein engagement dans la lutte contre la maladie. Le programme d’action demandait aux responsables de
    Promouvoir la dignité, l’égalité et les droits de tous, spécialement des sidéens
    Parler ouvertement et prudemment des donnés de base sur le sida
    Travailler à éliminer les causes à la racine de la pandémie
    Vaincre le silence, les accusations, la discrimination, la négation et la peur  du sida.

    L’Eglise reconnaît que l’information et les sujets de discussion intéressent non seulement le pays comme tel  mais  doivent aussi concerner les différents groupes d’âge dans nos congrégations.
    Devant ce besoin, les responsables des Eglises décidèrent de développer  « Sunday pack » (paquet du dimanche). Ce matériel d’information fut lancé pour la journée mondiale du SIDA en décembre 2007 et présenté et distribué aux responsables  comme un instrument  pour les pasteurs et les prêtres  pour aborder les sujets relatifs au sida.  Le « Sunday pack » touche beaucoup de sujets et offre des références à l’Ecriture,  des faits en rapport avec des thèmes variés, des situations de vie réelles, des points de discussions et des références au Programme d’action des responsables.

    Avec des fonds provenant du Gouvernement des Etats Unis et du Président du plan d’urgence contre le virus du sida des Etats-Unis, l’Eglise et les membres du Comité de consultation mirent en marche la « Campagne de prévention contre le sida basée sur la foi ». Le but de cette campagne est de « réduire le risque de la propagation du virus au Lesotho,  en développant  des programmes de formation et des messages  visant les principaux propagateurs du virus  dans le pays incluant 1) les partenaires multiples et  simultanés, 2) les rapports sexuels au-delà des générations, 3)  les débuts précoces des relations sexuelles.
    Pour compléter l’engagement des Eglises  et les susciter à répondre à  la campagne   contre le sida  basée dur la foi , CRS et LCBC , avec le soutien généreux de l’UNICEF ont organisé en plus un autre projet novateur appelé HIV Education, concernant les adolescents , leur motivation  et leur émancipation  appelé aussi  « le projet ECOUTE-MOI ». Ce projet non seulement promeut un environnement favorable pour réduire le risque de propagation du virus parmi les adolescents dans le pays mais vise aussi à attirer l’attention sur les conséquences quant à la violence dans la communauté. L’Eglise a un rôle majeur à exercer dans ces domaines en promouvant une société juste  où règnent la morale et la charité, une société engagée au service de l’homme et des fortes valeurs familiales.
    REPONSE DES SŒURS DE LA SAINTE FAMILLE DANS LA LUTTE  CONTRE LE SIDA AU LESOTHO
    En collaboration étroite avec la Conférence des Evêques catholiques du Lesotho, une sœur est déléguée pour la coordination de 50 centres de santé catholiques et 4 hôpitaux. De plus elle supervise tous les projets de la conférence des Evêques relatifs au sida dans le pays.
    Une autre est déléguée pour faire partie du groupe qui travaille sur le projet « ECOUTE MOI ». Ce projet cible les adolescents et il est  mis en pratique dans 285 écoles catholiques pour des enfants de 10 ans et pour des jeunes de 25 ans.
    Des formations pour la prévention ont été organisées dans différentes écoles et dans des clubs mais vu les examens de fin d’année dans les écoles, cette formation sera arrêtée jusqu’en 2010.

    Les services assurés dans les six centres de santé Sainte Famille

    Counseling et tests
    Fourniture  pour traitement
    Suivi  des personnes en traitement
    Prévention de la transmission de mère à enfant – Réunion des mères
    Groupe d’aide pour les personnes atteintes de la maladie
    Fourniture de nourriture cuite pour les personnes traitées pour la tuberculose et le sida
    Malades externes et enfants au-dessous de cinq ans

    Ces services mentionnés ci-dessus n’ont pas paru suffisants et la congrégation a  un projet pour venir en aide aux victimes du sida en vue de les soigner et de leur donner une formation pour qu’elles progressent au point de vue spirituel et au plan économique. Ce centre de santé n’est pas encore ouvert mais il le sera bientôt.
    DÉFIS
    Le constat  que les gens non atteints voudraient l’être pour recevoi r des paquets de nourriture du Gouvernement. Cela est dû à la pauvreté
    Les jeunes tombent dans le piège de la prostitution à cause de la pauvreté.
    Les orphelins sont regardés comme une chance pour qu’on abuse d’eux.  Ces enfants ne prennent pas soin d’eux—mêmes
    Le manque de médicaments dans les cliniques  où beaucoup de gens présentent des maladies infectieuses.

  • 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

    En 1999, l’Assemblée générale des Nations Unies a fixé au 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Le problème de la violence à l’encontre des femmes et des jeunes filles atteint les proportions d’une pandémie. Au moins une femme sur trois dans le monde a déjà été battue, contrainte à avoir des rapports sexuels ou victime d’autres mauvais traitements – généralement par un proche. Depuis 1981, les défenseurs des droits des femmes célèbrent une journée contre la violence sexiste le 25 novembre. En effet, c’est le 25 novembre 1960, en République dominicaine, que furent sauvagement assassinées les trois soeurs Mirabal, opposantes politiques, sur les ordres du dictateur Rafael Trujillo (1930-1961).
    http://www.who.int/mediacentre/events/annual/elimination_vaw/fr/index.html

    La violence à l’encontre des femmes
    Principaux points
    La violence à l’encontre des femmes pose un important problème de santé publique et n’est autre qu’une violation des droits de la personne humaine.
    L’impossibilité de faire des études, l’absence de perspectives et le manque de reconnaissance des femmes au sein des communautés sont source de violence.
    La violence exercée par un partenaire intime est une des formes les plus communes de violence à l’encontre des femmes.
    La violence à l’égard des femmes peut être à l’origine de tout un ensemble de problèmes de santé, que ce soit sur le plan physique, mental, sexuel ou génésique, et de problèmes de santé maternelle.
    De nombreuses femmes ne cherchent pas d’aide lorsqu’elles sont victimes de violences et n’en parlent pas non plus.
    http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/index.html
    TÉMOIGNAGE D’ACTION EN FAVEUR DES FEMMES :
    UN PARTI-PRIS D’ESPÉRANCE
    Aller à la rencontre des personnes prostituées constitue pour le mouvement du NID de croire  au  fondement de sa réflexion et de son action. Membre de la délégation de Bordeaux depuis 5 ans, Marie José participe à leurs actions : une permanence d’accueil et la rencontre des personnes  sur leur lieux de prostitution
    Voici quelques convictions du mouvement.
    Nous voulons affirmer :

    que la prostitution constitue une violation permanente des Droits de l’Homme et bafoue la dignité et la liberté des personnes et qu’elle n’est  ni un « mal nécessaire », ni une fatalité, ni un métier : personne ne naît prostitué, client ou proxénète
    que la prostitution est une exploitation de détresses individuelles et qu’elle révèle le mal  être et la fragilité des peuples en raison des déséquilibres mondiaux
    que dans un monde où la fatalité de la prostitution est écrasante, le mouvement du Nid incarne un parti pris d’espérance, ce parti pris nous invite à croire que le monde peut se transformer et s’engager dans un processus d’humanisation des structures de société
    que la prostitution est un trafic du corps humain pris comme objet sexuel et acheté comme une marchandise

    Tenant compte de ces quelques convictions je vous partage ce que je vis dans cet engagement. Aller à la rencontre des personnes prostituées, les rejoindre soit l’après-midi ou le soir sur leur  lieu de prostitution m’appelle  à prendre soin d’habiller mon cœur pour les rencontrer comme des personnes , pour leur porter le regard aimant du Christ , leur témoigner du respect, de l’estime et en cela je suis aidée par le support de la prière de ma communauté.
    Lorsque nous sortons nous sommes toujours deux et  nous les abordons tout simplement en disant nos prénoms et qui nous sommes. En général nous sommes toujours bien accueillis elles disent leur prénom, d’où elles viennent, depuis combien de temps elles sont là  Nous accueillons ce qu’elles nous disent
    Aujourd’hui nous rencontrons un grand obstacle, celui de la langue car la plupart de ces personnes sont des étrangères venues d’Afrique : du Sierra –Léone, du Niger où  l’on parle anglais, du Cameroun  et des pays de l’Est : Bulgarie, Albanie.
    En dehors des camerounaises  qui doivent avoir autour des 40/50 ans et de deux ou trois françaises qui sont dans des camions pour recevoir les clients,  les personnes que nous rencontrons sont jeunes. Près d’elles nous nous sentons très démunies pour les aider à sortir de cet enfer, nous les invitons à notre permanence mais elles ne viennent pas, elles nous disent qu’elles voudraient bien faire autre chose mais elles sont prises par tout un réseau. Elles sont là 3 mois puis repartent dans une autre ville,  certaines ignorent quelle est cette ville Il y a un turnover important  Elles ont toute un portable qui sonne lorsque nous sommes près d’elles, quelqu’un les surveille.  Nous sommes toujours bien accueillies,  elles nous remercient de venir vers elles.  Certaines nous embrassent Cet hiver une camerounaise nous fait rentrer dans son camion pour parler avec elle de ses problèmes de logement, de dettes… 
    Comment arrivent-elles en France ?Très souvent, dans leur pays où les conditions sont difficiles elles rencontrent des personnes qui leur proposent un emploi en Europe Occidentale  où elles gagneraient 10 fois plus ! Ces personnes jouent aux bienfaitrices. Elles organisent les démarches, le voyage  tout cela dans le mensonge, les faux papiers et jettent ces personnes dans les réseaux de proxénètes.  C’est la douloureuse histoire de chacune  Aucune n’a fait le choix de se prostituer Elles sont prises dans un piège et ne peuvent pas s’en sortir  Il arrive que l’une où l’autre se sauve et s’adresse à la police pour dénoncer son proxénète mais c’est très difficile. A ce moment là nous sommes appelés à les protéger, à trouver un hébergement.
    Notre engagement  se vit dans une totale gratuité, nous allons vers elles « les mains vides »  mais avec une volonté de les aborder avec respect et amour.
    Voici une prière de Martine, adressée à l’équipe, qui achève ce partage :
     « Pour avoir vu votre lumière, pour avoir donné sens à ma vie, Merci Seigneur. Merci d’éclairer toute la terre, la multitude de vos créations, de leur faire voir le bout du tunnel. De leur permettre de ne plus être objets de profit et d’exploitation, d’être humiliées, d’être des choses salies aux mains de désaxés…..
    Merci Seigneur de nous pardonner d’avoir sali ce que vous nous donnez de plus beau, la vie. Merci Seigneur de ne pas nous abandonner ; D’avoir mis sur ma route des personnes exceptionnelles pour qui le don de soi va de soi. …
    Merci Seigneur d’avoir été là sur nos trottoirs, rejetées par le monde mais pas par vous. Merci Seigneur à ces dames du Nid qui ont eu le courage de nous interpeller, une main tendue c’est peu et c’est tout. Grâce à ces personnes j’ai réalisé un jour que j’avais de la valeur, au lieu de m’enfermer dans mon dégoût de moi ….. »
     

  • Pastorale des jeunes SAFA (Espagne)

    Nous voulons faire partager la dernière rencontre des moniteurs et monitrices de SAFA qui a eu lieu le week-end du 25 au 27 septembre à La Carolina (Jaén)

    Nous voulons faire partager la dernière rencontre des moniteurs et monitrices de SAFA qui a eu lieu le week-end  du 25 au 27 septembre à La Carolina (Jaén)Pour vous aider à vous situer nous vous dirons que cette rencontre est la première de trois qui sont programmées pour les moniteurs et monitrices de SAFA :
     . Jésus de Nazareth   . Les premières communautés. Témoins pour le monde d’aujourd’hui.

    Mes premiers pas à la Carolina
    Profitant de mes premiers jours dans ce village, je suis allée faire connaissance de quelques lieux publics et c’est là que je me suis trouvée face à une rencontre de moniteurs de SAFA. Les organisatrices m’ont invitée à rester avec elles et à participer. Sur le moment  je reculais pensant  que « ce n’était pas pour moi ». Une rencontre avec des jeunes à mon âge ! Mais  finalement j’acceptais. Passer une journée avec Jésus de Nazareth et arriver au Jésus de la foi me paraissait une bonne chose. La journée commence.Pour mieux s’identifier avec le Jésus de l’histoire  il fallait se vêtir d’étoffes imitant celles de l’époque pour les temps de prière, les hommes portant le Talith, il fallait choisir un nom hébreu et appeler par lui la même personne tout au long du week-end. Très bien et original! Tel fut le début auquel j’assistais.Le jour suivant nous avons commencé la journée par la récitation du Notre Père avec l’explication  de ce que signifiait cette prière pour Jésus. Nous l’avons récité en araméen comme Jésus.Pour mieux connaître le Jésus de l’histoire, identifier l’histoire, le lieu et le temps, on organise des groupes pour essayer de découvrir les lieux où a passé Jésus et  les situer dans les différentes périodes de sa vie depuis la naissance jusqu’après la résurrection. On considéra la situation politique, l’organisation de la religion, les groupes de la société : femmes, enfants, sectes, mouvements, etc…Tout se déroula dans une ambiance sérieuse, festive et en pleine nature. Par moment  je croyais être vraiment dans quelques-uns de ces lieux. Le soir il fallait reconnaître dans le Jésus de l’histoire celui de la foi, vrai Dieu et vrai homme en réfléchissant sur certaines questions  comme : qui est Jésus pour moi ? pour les gens qui suis-je ?On parla du sens du Royaume de Dieu, de l’attitude filiale de Jésus devant Dieu, pour Jésus Dieu est Abba, et enfin  de la nécessité de partager et de vivre la foi en communauté. La réflexion fut profonde, très bénéfique pour tous et de même que Jésus confia son œuvre et son projet à ses disciples, le Bon Père, à la fin de ses jours, confie à tous les membres de la Sainte Famille d’étendre le Règne de Dieu seul à l’exemple de Jésus, Marie et Joseph.La journée se termina par un souper juif. Nous avons essayé de nous situer dans la culture de l’époque. Même en vivant dans une culture méditerranéenne, ce fut difficile. Le repas fut préparé avec beaucoup de soin , incluant l’agneau, les herbes amères, les prières, la coupe, les rites nécessaires… l’ambiance créée fut la plus près possible du repas juif.J’ai été très heureuse de participer à la célébration ; j’ai oublié mes craintes du début et j’ai remercié Dieu pour le vécu et les organisatrices pour l’invitation.
    Teo, de la communauté de La Carolina, Jaén.
     Passons maintenant la parole à un participant
    C’est difficile d’exprimer en paroles le vécu et les impressions, mais ce n’est pas aussi difficile de le transmettre jour après jour. C’est en cela que consiste notre travail de moniteur des groupes Sainte Famille (SAFA). Tout se passe dans une ambiance familière et quotidienne ; mais nous devons faire attention pour que le quotidien ne nous conduise pas à la monotonie.Moi, concrètement, tout au long de la journée je fais un tas de choses différentes qui  prennent mon temps sans me laisser respirer. Mais j’ai voulu profiter de cette occasion de formation et de rencontre à La Carolina  pour consacrer un peu de temps à Dieu et à moi-même et mettre ainsi en avant  ma relation avec Lui.Peut-être que la formation ne fut pas celle que j’attendais, mais je m’en réjouis.  Je m’en réjouis parce qu’elle a été bien meilleure que ce que j’attendais. J’ai terminé déconcerté mais satisfait. J’ai senti que je comprenais un petit peu plus la figure de Jésus Christ  et je me suis trouvé en conséquence fortifié dans ma FOI. Il arrive souvent que nous, les chrétiens,, nous sommes faibles  par manque de connaissance et d’engagement et nous ne savons pas nous défendre contre les attaques extérieures. Cette expérience de VIE trouvée dans cette humble maison avec des frères et sœurs que je ne connaissais pas (certains si, comme Christine) et cette découverte de détails  au plan histoire, société et religion  fait que ma foi se réaffirme et que je trouve davantage de sens à tout.En définitive, l’expérience a été merveilleuse quant au contenu et quant à la forme. Et même si le contenu nous a beaucoup saturés (je crois qu’en cela nous étions tous d’accord !) ce qu’il nous en reste dans le cœur restera toujours. De cette petite semence poussera un arbre qui donnera des fruits pour les enfants que nous accompagnons dans nos groupes. En fin de compte c’est la mission que Dieu nous a confiée : « Laissez venir à moi les petits enfants ». Je vous attends tous à Malaga en octobre. Vous m’avez fait passer un week-end inoubliable. Paix et bien
    Tomas Sanchez de los Rios – Moniteur Safa de Malaga

  • CÉLÉBRER LES 25 ANS AUX PHILIPPINES

    Le 24 0ctobre 1984, trois soeurs de la Sainte-Famille arrivaient Aux Philippines. Murine FERNANDO, Olivia JOSEPH et Anne O’BOYLE avaient comme mission d’établir une communauté dans le diocèse de Sorsogon (au sud-ouest de l’île de Luzon).
     CÉLÉBRER LES 25 ANS AUX PHILIPPINES
    Le 24 0ctobre 1984, trois soeurs de la Sainte-Famille arrivaient Aux Philippines.  Murine FERNANDO, Olivia JOSEPH et Anne  O’BOYLE  avaient comme mission d’établir une communauté dans le diocèse de Sorsogon (au sud-ouest de l’île de Luzon).
     
     

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    Vingt-cinq ans plus tard, le 24 octobre 2009, est arrivé le moment de célébrer.

    Les sœurs ne sont pas nombreuses, 11 seulement, mais les novices, pré novices et aspirantes nous ouvrent à l’espérance. Actuellement il y a quatre petites communautés situées sur trois diocèses et une grande famille ; en effet, avec les laïcs et les prêtres Associes la présence de la Sainte-Famille a grandi au cours des années, les racines sont profondes et la vie des personnes a changé. La grâce de Dieu  a travaillé à travers les dons de chacun, malgré  la faiblesse et la fragilité de  ceux  qui ont participé à la mission. En toute humilité on peut dire que la Sainte-Famille crée une différence …

    Cette différence a été très évidente le jour de la célébration de l’anniversaire : visiteurs et invités sont venus de très loin pour s’unir à nous. Étaient présentes Sr Kumudini Dassanayake qui représentait le Conseil Général  et trois anciennes missionnaires, dont Anne-Marie, une des « pionnières ». L’Église St Jean-Baptiste, de notre quartier, était comble  pour l’Eucharistie. L’évêque de Sorsogon,  Arturo Bastes, svd  présidait l’Eucharistie avec 7 concélébrants, parmi eux, les trois prêtres associés et le curé de la paroisse, le Père Franklin San Juan qui a accueilli la première communauté des sœurs à Rizal ( Gubat), dans le diocèse de Sorsogon.

    L’aide des  Associés laïques dans la préparation de cette  célébration était visible  partout,  dans les décorations, l’accueil,  et non moins dans la confection  et le  service du repas Ce fut pleinement un jour de famille, de louange et d’action de grâces, de reconnaissance  pour les liens de communion et d’amitié qui se sont formés durant ces années. Comme l’écrivait Margaret dans son message envoyé pour la circonstance :

    « C’est un jour de fête pour revenir à nos origines  et pour aller de l’avant aujourd’hui en nous aidant à prendre davantage  conscience d’où nous venons et où nous allons … nous avons besoin de connaître notre histoire pour vivre une fidélité créative dans la réalité d’aujourd’hui. Nous devons nous rappeler que nous avons construit sur la vie de ceux qui nous ont précédés ; c’est à présent notre tour, nous devons marcher  le flambeau  à la main pour le transmettre à la nouvelle génération. Tout ce qui  fait partie de l’histoire de la Sainte-Famille dans la Délégation  fait partie de la tradition ; chacun et chacune est unique et enrichit cette tradition. En cette célébration d’anniversaire, nous sommes reconnaissants de la contribution  apportée par toutes les sœurs, laïcs et prêtres Associés qui vivent la même mission et qui font partie du voyage de la Sainte-Famille sur cette terre. »

     Eithne Hughes

     

  • Redinfo SFB Amérique latine

    Pour la Sainte Famille de Bordeaux ce chemin a débuté en Amérique latine il y a 100 ans lors de l’arrivée des sœurs au Brésil, puis au Paraguay dans les années 60, ensuite en Argentine et au Pérou.

    Bienvenue à Redinfo SFB Amérique latine, nouveau bulletin de communication Sainte Famille.

     

     

    J’aime regarder la vie comme un chemin que nous parcourons dans le temps et dans l’espace, un chemin  qui nous fait passer par des paysages différents, un chemin avec des carrefours,  avec des lieux de repos pour reprendre force, pour prendre des décisions et risquer, un chemin d’amitié, un chemin de désirs et de rêves partagés, un chemin avec des projets et des défis, un chemin sur lequel Dieu marche avec nous.

    Pour la Sainte Famille de Bordeaux ce chemin a débuté en Amérique latine il y a 100 ans lors de l’arrivée des sœurs au Brésil, puis au Paraguay dans les années 60, ensuite en Argentine et au Pérou. Ainsi s’accomplissait le désir du Bon Père d’étendre et fortifier la foi dans tous les milieux, dans tous les pays en vivant comme Jésus, Marie et Joseph à Nazareth  dans un don de soi généreux ,le regard fixé sur Dieu seul.

    Au long de ces cent ans, la société a beaucoup changé ainsi que l’Eglise et avec elles la vie religieuse. Dans la Sainte Famille nous n’avons pas été étrangères à ces changements dans l’interprétation du charisme, dans le style de nos communautés, dans nos tâches apostoliques, missionnaires et aussi dans les structures de gouvernement.. Le dernier en date c’est l’organisation du Réseau Sainte Famille d’Amérique latine à la place de la province et des délégations.

    Nous savons toutes que les changements de mentalité ne se font pas en un jour, que c’est un processus. Ce dernier, me semble-t-il, a commencé voilà vingt-cinq ans lors des réunions des conseils et des équipes  de formation , quand fut créé le noviciat commun ainsi que les rencontres internationales de junioristes. On partageait les rêves, les défis, les réactions.

    Toutes ces initiatives unies aux orientations générales de la congrégation firent percevoir peu à peu la nécessité  d’une structure de gouvernement différente pour l’animation des sœurs et des communautés. Durant ce processus se sont exprimés des désirs, on a demandé les opinions personnelles, celle des communautés ; on a provoqué des assemblées par pays  puis réuni des représentantes de toutes les communautés des quatre pays  et les conseils avec Margaret, notre supérieure générale  et quelques-unes de ses conseillères. Résultat : la structure actuelle, le Réseau sainte Famille d’Amérique latine.

    Puis ce fut la consultation pour former le conseil du Réseau et sa nomination à Resistencia en Argentine.

    A partir de cette date, le nouveau conseil  a commencé à restructurer le mode de participation et à assurer sa mission  y compris celle de concrétiser les orientations du Chapitre général de 2008. Consultations et propositions se succèdent, prises de décisions faciles et difficiles  avec la participation de toutes pour nommer les différentes équipes.

    Tous ces changements ont signifié et signifient encore bien des renoncements, des morts à des choses  aimées et connues qui sécurisaient. Une application de l’évangile : « si le grain de froment ne meurt pas… et s’il meurt il porte beaucoup de fruit ». Une de ces morts c’est de cesser d’avoir un bulletin par pays et d’en avoir un seul pour l’ensemble. Ainsi naît aujourd’hui notre « REDINFO SFB America latina ». Nous y rassemblons  toutes les nouvelles reçues,  toutes porteuses de beaucoup de vie et d’expérience , les unes de réalités  joyeuses qui donnent courage, d’autres tristes qui nous font mal et nous mettent devant des défis pour défendre la vie sous toutes ses formes parce que nous croyons en un  monde nouveau ; nous rêvons d’un monde où nous pouvons vivre dans un esprit de famille en communion avec la vie trinitaire.

     
     
     
     

  • Quatre soeurs du Congo se préparent à la Profession perpétuelle

    Nous voulons partager avec les membres de la Grande Famille de Pierre Bienvenu Noailles, le déroulement de notre préparation à l’engagement définitif

    Quatre soeurs du Congo
    se préparent
    à la Profession Perpétuelle
     

    Laissons-les nous transmettre leurs sentiments face à cet événement si important pour elles :
    Nous voulons partager avec les membres de la Grande Famille de Pierre Bienvenu Noailles, le déroulement de notre préparation à l’engagement définitif. Après avoir reçu la lettre du Conseil Général nous admettant aux vœux perpétuels, nous, sœurs Marie-Claire KABANGA, Claudine GAYONGO, Eugénie KAYIBO et Lydie MBINZA avons entrepris notre démarche de six mois comme prévu dans notre tradition. Cette période cruciale de notre vie religieuse a commencé le 11 juillet de l’année en court et prendra fin au mois de décembre avec l’émission de vœux en la fête de la Sainte Famille. Durant ce temps, nous approfondissons la connaissance de soi, celle de Dieu et le sens de notre engagement dans la famille de Pierre Bienvenu NOAILLES.
    Pour arriver à cette fin plusieurs sessions ont été organisées par la Délégation du Congo et nous avons aussi participé à la session intercongrégationnelle au centre spirituel de Kipalu/Kikwit, dans la province de Bandundu/RDCongo. Une session qui a réuni 25 participants provenant de 7 congrégations religieuses            En ce qui concerne les sessions Sainte-Famille, nous  allons tour à tour suivre les enseignements sur : la recherche de mon identité personnelle et culturelle, l’initiation à la relation d’aide (accompagnement), le charisme Sainte-Famille, le zèle et le sens de la responsabilité à la mission reçue, les conseils évangéliques, la grande famille de Pierre Bienvenu Noailles, la vie communautaire Sainte-Famille et la place de Marie dans ma vie consacrée.
    Comme nous l’avons exprimé ci haut, notre formation est en court. Cependant nous sommes déjà émues de ce temps de ressourcement, de toutes les expériences enrichissantes et les différents échanges que nous bénéficions.
    Tous les enseignements nous sont profitables, nous sommes fières et très contentes de voir que la plupart des exposés sont donnés par nos sœurs aînées de la Délégation de R.D.Congo.  Ainsi le patrimoine laissé par Pierre Bienvenu NOAILLES  se transmet de génération en génération par ses propres filles.
    Nous remercions la  Sœur Margaret et le Conseil général, sans oublier la sœur Yvette et son conseil pour nous avoir fait confiance en nous acceptant aux vœux perpétuels et nous offrant cette occasion si riche. A tous et à chacun, nous vous prions de nous soutenir dans vos prières.

                                                                                     Sœurs Marie-Claire, Claudine, Eugénie et Lydie

  • Une nouvelle communauté a Orta di Atella

    En effet, nos sœurs ont déjà vécu à Orta di Atella, elles étaient très aimées par les habitants de cette bourgade ; c’est pourquoi ils ont demandé qu’elles reviennent !

    UNE  NOUVELLE COMMUNAUTÉ
    A ORTA DI ATELLA

    Le mot « nouvelle » n’est peut-être pas tout à fait exact pour parler de cette communauté.  En effet, nos sœurs ont déjà vécu à Orta di Atella et comme vous pourrez le lire elles étaient très aimées par les habitants de cette bourgade ; ils  ont gardé au cours des années  une grande reconnaissance envers  elles et  leur mission et  c’est pourquoi  ils  ont demandé qu’elles reviennent !
    Dans sa lettre au Conseil de Réseau, dans laquelle il demande le retour des sœurs, le curé de la paroisse écrit : «  Cette terre est une terre de mission que vos sœurs, durant  leur court  séjour ont commencé à  évangéliser  par un style de vie simple et en même temps efficace. Les gens se souviennent de leur cordialité et de leur capacité d’écoute, leur engagement  dans l’accompagnement des personnes et des familles, leur compétence, leur forte spiritualité,  aussi tous demandent avec insistance qu’elles reviennent. »
    Nos sœurs sont insérées dans la paroisse de St Massimo qui compte actuellement 22.000 paroissiens,  mais qui selon les prévisions les plus récentes devrait augmenter  de 9.000 à 15.000 habitants   si l’on calcule  d’après  les maisons  qui se construisent. Parmi les habitants  il y a un notable pourcentage (10%) d’évangélistes, de pentecôtistes, de témoins de Jéhova et de musulmans.
    C’est un peuple marqué  par une pauvreté plutôt humaine et morale  qu’économique. Il y a beaucoup de clientélisme  ce qui n’a pas  aidé à la promotion de la personne ni contribué à construire sa  dignité.
    Dans les familles il y a souvent  du mal-être et des relations tendues à cause de la présence de l’alcoolisme et de la drogue.
    Divers champs d’action se présentent  à nos sœurs : l’accompagnement des familles, surtout dans les nouveaux grands ensembles, la création de centres d’écoute, le travail avec les jeunes.
    Le curé termine ainsi sa lettre :
    «  Ce peuple avec le curé à sa tête, demande  le retour de vos soeurs, il en a  la nostalgie et a besoin d’elles, il désire qu’elles viennent et les habitants  sont  prêts  à faire ce qui sera nécessaire  pour quel leur présence évangélisatrice  demeure au milieu d’eux. »
    Un Messe et une grande fête ont  célébré leur arrivée.
    Nous vous donnerons dans quelque temps d’autres  nouvelles sur leurs premiers mois vécus au milieu de  ce peuple.

  • Synode des Évêques pour l’Afrique

    Le Synode des évêques pour l’Afrique se tient actuellement à Rome.
    Il a commencé le 4 octobre et se terminera le 25.

    SYNODE  DES  ÉVÊQUES  
    POUR  L’AFRIQUE

    Le Synode des évêques pour l’Afrique se tient actuellement à Rome.Il a commencé le 4 octobre et  se terminera  le 25. À la grande célébration d’ouverture  ont participé un grand nombre de religieux et religieuses, parmi lesquelles M.Pierre Otiba de la communauté de la Maison Générale, elle faisait partie du chœur, et a dansé avec les sœurs de différents pays d’Afrique.
    «  Jusqu’au prochain 25 octobre, 244 prélats du monde entier dont 197 africains, ainsi que   des experts et des personnes invitées, soit un total de 400 participants, aborderont  la mission de l’Église  et les problèmes du Continent, à partir du thème : « L’Église d’Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Vous êtes le sel de la Terre, vous êtes la lumière du monde. ». Les yeux seront tournés vers un continent qui est passé  de 55 millions de catholiques en 1978 à 164 millions en 2007.
    Au cours de la Messe qui ouvrait le Synode des Évêques pour l’Afrique, quinze ans après le premier,  le Pape Benoît XVI  a  défini le continent africain comme le « poumon » spirituel du monde.
    Lorsqu’on parle des trésors de l’Afrique, la pensée  va aux ressources naturelles de son territoire, qui malheureusement sont devenues et continuent à être  des motifs d’appauvrissement, de conflits et de corruption. » a souligné le St Père. « L’Afrique  représente un immense « poumon »  spirituel  pour un humanité qui est en crise de  foi et d’espérance. Mais ce « poumon  » peut aussi tomber malade «  a-t-il ajouté.
    « L’évêque de Rome a déclaré que deux « maladies » menacent en ce moment le continent africain : l’une est le risque du fondamentalisme religieux, l’autre est « le matérialisme pratique ».  (Yahoo-Informations)
    L’Église tout entière participe de différentes manières et à différents nivaux à cet événement si important. De nombreuses conférences sont organisées par  divers organismes d’Église.
    Pour nous donner une idée du thème et du but de ce Synode, nous pouvons citer les mots  d’introduction  de la conférence que le Père Agbonkhianmeghe E.Orobator, s.j. du Kenya, a prononcés à cette occasion :
    «  La Seconde Assemblée Spéciale du Synode des Évêques pour l’Afrique, annonce un thème qui touche le cœur de la situation difficile de l’Afrique contemporaine, sur le plan sociopolitique, culturel, religieux et économique : réconciliation, justice et paix. L’accent donné par ce thème du Synode représente un  kairos (moment de grâce) pour l’Église et le continent (cf. Instrumentum Laboris  n°146). Où que nous regardions, l’Afrique aspire à la réconciliation, la justice et la paix – de la République du Congo (RDC) à la Somalie, du Darfour (Soudan) ravagé par la guerre, à la région combustible Niger-Delta  au Nigeria ! Le cri pour la réconciliation se fait entendre aussi des communautés divisées ; la demande que justice soit faite vient de millions de réfugiés, de déplacés à l’intérieur de leur propre pays. Leur attente pour la paix s’écoule dans les larmes de millions de victimes de la guerre et des conflits. Ces cris collectifs et ces échos du continent donnent la structure par laquelle nous considérerons le thème du Synode. »

  • 83e SEMAINE MISSIONNAIRE MONDIALE

    La semaine missionnaire mondiale 2009 aura lieu du 11 au 18 octobre, avec pour thème : « Dieu aime le bon droit et la justice, la terre est remplie de son Amour » (Psaume 32, 5).

    La semaine missionnaire mondiale 2009 aura lieu du 11 au 18 octobre, avec pour thème :
    « Dieu aime le bon droit et la justice, la terre est remplie de son Amour » (Psaume 32, 5). C’est lors de cette semaine et en particulier le 18 octobre 2009 à l’occasion de la journée mondiale des missions que les catholiques du monde entier sont appelés à soutenir les Églises les plus en difficulté par l’aide, la prière ou les dons financiers.

    MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DES MISSIONS 2009
     » Les Nations marcheront à sa lumière  » (Apocalypse 21, 24)
    En ce Dimanche consacré aux Missions, je m’adresse avant tout à vous, Frères dans le Ministère Épiscopal et Sacerdotal, et puis à vous aussi, frères et sœurs du Peuple de Dieu tout entier, pour inviter chacun a raviver en soi la conscience du Mandat Missionnaire du Christ de faire  » des disciples de tous les peuples  » (Mathieu 28,19), sur les pas de Saint Paul, l’Apôtre des Nations. » Les Nations marcheront à sa lumière  » (Apocalypse 21, 24)
    Le but de la Mission de l’Église est en effet d’éclairer, avec la lumière de l’Évangile, tous les peuples dans leur chemin historique vers Dieu, pour qu’ils aient en Lui, leur pleine réalisation et leur plein accomplissement. Nous devons ressentir le désir profond et la passion d’éclairer tous ces Peuples, avec la Lumière du Christ, qui resplendit sur le visage de l’Église, pour que tous se rassemblent dans l’unique famille humaine, sous la paternité aimante de Dieu.C’est dans cette perspective que les disciples du Christ, répandus dans le monde entier, travaillent, travaillent durement, et gémissent sous le poids des souffrances, et donnent leur vie. Je réaffirme avec force tout ce qui a été dit à plusieurs reprises par mes Vénérés Prédécesseurs : l’Église n’agit pas pour étendre son pouvoir, ou pour affirmer sa domination, mais pour apporter à tous le Christ, Salut du monde. Nous ne demandons rien d’autre que de nous mettre au service de l’humanité, et spécialement de celle qui souffre le plus, et qui est la plus marginalisée, parce que nous croyons que  » l’engagement d’annoncer l’Évangile à tous les hommes de notre temps… est sans aucun doute un service rendu non seulement à la communauté chrétienne, mais aussi à toute l’humanité  » (Evangelii Nuntiandi, 1), qui  » connaît des conquêtes surprenantes, mais semble avoir oublié le sens des réalités ultimes de son existence même  » (Redemptoris Missio, 2)
    1. Tous les Peuples sont appelés au SalutL’humanité entière, en vérité, a la vocation radicale de retourner à sa source, qui est Dieu, dans Lequel seulement elle trouvera son accomplissement par la restauration de toutes les choses dans le Christ. La dispersion, la multiplicité, le conflit, l’inimitié, seront apaisés par le Sang de la Croix, et ramenées à l’unité.Le nouveau début a déjà commencé avec la Résurrection et avec l’Exaltation du Christ, qui attire toutes les choses à soi, les renouvelle, les fait participer à la joie éternelle de Dieu. L’avenir de la nouvelle création brille déjà dans notre monde, et allume, même si c’est au sein de contradictions et de souffrances, l’espérance d’une vie nouvelle. La Mission de l’Église consiste à  » contaminer  » d’espérance, tous les peuples. Pour cela, le Christ appelle, justifie, sanctifie et envoie ses disciples pour annoncer le Royaume de Dieu, pour que toutes les Nations deviennent Peuple de Dieu. C’est seulement dans cette Mission que se comprend le véritable et authentique chemin historique de l’humanité. La Mission universelle doit devenir une constante fondamentale de la vie de l’Eglise. Annoncer l’Évangile doit être pour nous, comme ce l’était déjà pour l’Apôtre Paul, un engagement qui ne peut être différé et qui est premier.
    2. Église pèlerineL’Église Universelle, sans limites et sans frontières, se sent responsable de l’annonce de l’Evangile vis-à-vis de peuples entiers (cf. Evangelii Nuntiandi, 53). Germe d’espérance par vocation, Elle doit continuer le service du Christ pour le monde. Sa Mission et son service ne sont pas à la mesure des besoins matériels ou même spirituels qui s’achèvent dans le cadre de l’existence temporelle, mais d’un salut transcendant qui se réalise dans le Royaume de Dieu (cf. Evangelii Nuntiandi, 27). Ce Royaume, tout en étant dans sa plénitude eschatologique, et non pas ‘de’ ce monde (cf. Jean 18, 36), est aussi, ‘dans’ ce monde et dans son histoire, force de justice et de paix, de vraie liberté et de respect de la dignité de tout homme. L’Église vise à transformer le monde par la proclamation de l’Évangile de l’Amour,  » qui éclaire toujours de nouveau un monde ténébreux, et qui nous donne le courage de vivre et d’agir et… de cette manière, de faire entrer la lumière de Dieu dans le monde  » (Deus Caritas est, 39). C’est à cette Mission et à ce service que, par ce Message, j’appelle également à participer tous les membres et toutes les institutions de l’Église.
    3. Missio Ad GentesLa Mission de l’Église consiste donc à appeler tous les Peuples au salut réalisé par Dieu par l’intermédiaire de son Fils Incarné. Il est donc nécessaire de renouveler l’engagement d’annoncer l’Évangile, qui est ferment de liberté et de progrès, de fraternité, d’unité et de paix (cf. Ad Gentes, 8). Je veux  » de nouveau confirmer que le Mandat d’évangéliser tous les hommes, constitue la Mission essentielle de l’Église  » (Evangelii Nuntiandi, 14), tâche et mission que les profonds et vastes changements de la société actuelle rendent plus urgentes encore. Ce qui est en question est le salut éternel des personnes, la fin et l’accomplissement même de l’histoire humaine et de l’univers. Animés et inspirés par l’Apôtre des Nations, nous devons ‘être conscients que Dieu a un peuple nombreux dans toutes les villes parcourues, y compris par les apôtres d’aujourd’hui (cf. Actes 18, 10). En effet,  » la promesse est pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera  » (Actes 2, 39)L’Église entière doit s’engager dans la ‘Missio Ad Gentes’ tant que la souveraineté salvifique du Christ ne sera pas pleinement réalisée.  » Actuellement, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis  » (Hébreux 2, 8)
    4. Appelés à évangéliser y compris par le martyreEn cette Journée consacrée aux Missions, je rappelle la prière de ceux qui ont fait de leur vie une consécration exclusive au travail d’évangélisation. Une mention particulière s’adresse à ces Eglises locales et à ces missionnaires hommes et femmes qui ont à témoigner et à répandre le Royaume de Dieu dans des situations de persécution, avec des formes d’oppression qui, vont de la discrimination sociale jusqu’à la prison, à la torture et à la mort. Ils ne sont pas peu nombreux ceux qui, actuellement, sont mis à mort à cause de Son Nom « . Ce qu’écrivait mon vénéré Prédécesseur le Pape Jean Paul II est toujours d’une actualité terrible :  » La mémoire jubilaire nous a ouvert un spectacle surprenant, nous montrant que notre temps est particulièrement riche de témoins qui, d’une manière ou d’une autre, ont su vivre l’Évangile dans des situations d’hostilité et de persécution, souvent jusqu’à donner le témoignage suprême du sang « . (Novo Millenio Ineunte, 41)La participation à la Mission du Christ, en effet, marque aussi la vie des annonciateurs de l’Évangile, auxquels est réservé le même destin que leur Maître.  » Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Un serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi  » (Jean 15, 20). L’Église se place sur la même voie, et subit le même sort du Christ, parce qu’elle n’agit pas sur la base d’une logique humaine, ou en comptant sur les raisons de la force, mais en suivant la Voie de la Croix, et en se faisant, dans une obéissance filiale au Père, témoin et compagne de voyage de cette humanité. Aux Églises antiques tout comme aux Églises de fondation récente, je rappelle qu’elles sont placées par le Seigneur comme sel de la terre et lumière du monde, appelées à répandre le Christ, Lumière des Nations, jusqu’aux extrémités de la terre. La ‘Missio Ad Gentes’ doit être la priorité de leurs plans pastoraux.Mes remerciements et mes encouragements vont aux Œuvres Pontificales Missionnaires, pour le travail indispensable qu’elles assurent, d’animation, de formation missionnaire, et d’aide économique aux jeunes Églises. Par ces Institutions Ecclésiales se réalise de manière admirable la communion entre les Églises, avec l’échange de dons, dans la sollicitude réciproque, et dans les projets missionnaires communs.
    5. ConclusionL’élan missionnaire a toujours été signe d’une vitalité de nos Églises (cf. Redemptoris Missio, 2). Il est nécessaire toutefois de réaffirmer que l’évangélisation est une Œuvre de l’Esprit et que, même avant d’être action, elle est témoignage et irradiation de la lumière du Christ (cf. Redemptoris Missio, 26) de la part de l’Église locale qui envoie ses missionnaires hommes et femmes, pour les mener au-delà de ses frontières. C’est pourquoi je demande à tous les Catholiques de prier le Saint-Esprit, pour qu’il accroisse, dans l’Église, la passion pour la Mission qui consiste à répandre le Royaume de Dieu, et de soutenir les missionnaires, hommes et femmes, et les communautés chrétiennes engagées en première ligne dans cette Mission, parfois dans des milieux hostiles de persécution.J’invite en même temps tous les catholiques à donner un signe crédible de communion entre les Églises, par une aide économique, spécialement dans la phase de crise que traverse l’humanité, pour mettre les jeunes Églises locales, en condition d’éclairer les gens avec l’Évangile de la charité.Que la Vierge Marie, Etoile de l’Évangélisation, nous guide dans notre action missionnaire, Elle qui a donné le Christ au monde, venu comme Lumière des nations, pour qu’il apporte le salut  » jusqu’aux extrémités de la terre  » (Actes 13, 47)

    J’accorde à tous ma BénédictionDonné au Vatican le 29 juin 2009Benedictus XVI

  • Saint Mandé, Maison du Réseau Belgique-France-Italie, fête ses 150 ans

    150 ans d’histoire…et une vie qui se continue…
    « Si les murs pouvaient parler »…disons-nous souvent, mais saurions-nous les écouter? Cette vie circule parmi nous…

    150 ans d’histoire…
    et une vie qui se continue…
    « Si les murs pouvaient parler »…disons-nous souvent, mais saurions-nous les écouter?
    Cette vie circule parmi nous, nos sœurs sont porteuses d’une histoire, de notre histoire, écoutons-la…et réjouissons-nous ensemble!
    Joyeuse fête à toutes les sœurs et laïcs,qui, avec une fidélité créatrice,ont permis à tous ceux et celles qui ont séjourné dans cette maisonde s’enrichir et de bâtir leur avenir.

    1859 – Le Fondateur de la sainte Famille, Pierre-Bienvenu Noailles envoie trois sœurs de Bordeaux à Saint Mandé pour reprendre une maison d’enseignement qui devint plus tard Sévigné.Pendant plus de 100 ans, une communauté a dispensé une formation littéraire, scientifique, artistique et surtout religieuse ouverte sur l’Église et le monde. Les sœurs ont vécu leur mission d’enseignantes dans l’esprit de Jésus, Marie et Joseph et elles ont traversé avec leurs élèves les trois terribles guerres.Bien des générations ont su apprécier leur dévouement et leurs capacités pour étendre et fortifier la foi en région parisienne en préparant les jeunes à choisir la Vie.

     
    St Mandé 1903

    1969 – Les sœurs se retirent de Sévigné car elles ne peuvent offrir aux élèves toutes les possibilités d’option. Alors, pour favoriser l’établissement de la carte scolaire dans le sud-est de Paris, elles cèdent aux Pères de Sainte-Croix la marche de l’Établissement qui devient « Ensemble scolaire Saint Michel ». La maison des sœurs devient la Maison Provinciale de France.

    À partir de 2003, elle accueillera aussi, avec d’autres congrégations, l’association « les Champs de Booz » pour l’aide et le soutien des femmes demandeuses d’asile.
    2006 – Changement de structures dans la Sainte Famille. Les trois provinces de Belgique, d’Italie et de France forment un Réseau Sainte-Famille. La Maison Provinciale devient alors la Maison du Réseau.

    2009 – La communauté assure au quotidien les services administratifs de ces trois pays. Insérée dans la paroisse Notre Dame de saint Mandé, elle prend part à sa vie et à celle du secteur. Elle partage les peines et les joies de ceux et celles qui lui sont proches. Au cœur de ces solidarités, elle est une présence et porte dans la prière le quartier et tout le secteur.

    Regarde l’album de la fête