Auteur/autrice : AdminWp

  • Le bois, l’Or et le Gaz: l’asphyxie des peuples indigènes

     

    Une étude d’impact social et environnemental de l’exploitation des ressources naturelles de la Forêt Amazonienne.
    « Notre façon de vivre est asphyxiant pour les peuples autochtones  et pour nous aussi. » Ainsi s’est exprimé Francisco Faragó, Directeur de  Selvas Amazónicas qui a présenté le rapport sur l’extraction des ressources naturelles.
    Parmi les problèmes principaux provoqués par cette extraction, les Missionnaires Dominicains comptent la restriction de la liberté d’agir, de penser et de se déplacer des indigènes et l’accroissement de l’injustice sociale.
    Dans le champ économique, les Missionnaires indiquent un faux sentiment de prospérité : « C’est artificiel parce qu’il n’y a pas d’amélioration de la qualité de vie des personnes ». En plus, on peut constater des graves conséquences, telles que la malnutrition,  l’insécurité de l’emploi, la concentration de la richesse dans les mains de l’élite sociale, ce qui provoque une profonde inégalité sociale, et enfin l’émergence de l’activité économique illégale (la traite des personnes et le trafic des stupéfiants).
    Les Missionnaires Dominicains affrontent ces problèmes en travaillant côte à côte avec le peuple indigène pour lui restituer la liberté et la dignité.  Ils sont la voix du peuple contre les abus des entreprises qui exploitent le bois, l’or et le gaz dans la Forêt Amazonienne.  Parmi d’autres choses, ils sauvent des personnes qui sont pratiquement réduites en esclavage, ils donnent des conseils sur comment éviter d’être triché et ils dénoncent la traite des personnes. 
    Les Missionnaires ont le désir de sensibiliser les autres à cet égard et cherchent un support financier pour leur travail en Pérou et dans d’autres pays. « Nous sommes interconnectés et nous devons travailler de manière responsable partout où nous sommes pour prévenir l’exploitation ailleurs. C’est la meilleure façon d’aider les missions. » a dit Alexia Gordillo, responsable de la campagne de sensibilisation sur la situation de la Forêt Amazonienne, pendant la présentation du rapport.

  • Nous condamnons fermement l’incident au couvent Jésus-Marie de Ranaghat

     

    Le 14 mars 2015 à Ranaghat, West  Bengal en Inde il y a eu un incident violent sur la propriété des Religieuses de Jésus et Marie. Leur école a été pillée, la chapelle profanée et une des Sœurs gravement agressée sexuellement. La Supérieure Générale de la Congrégation a envoyé un communiqué de  presse dans lequel elle parle de la nécessité de justice mais  aussi du pardon.                                     
    Communiqué de presse

    Nous condamnons fermement l’incident lamentable qui s’est déroulé à l’aube du 14 mars 2015 au couvent Jésus-Marie de Ranaghat.
    La violation de la dignité d’une femme dans cet incident est contre notre culture et notre tradition mais je vous en prie, ne mettons pas le focus sur cela ; pensons à tant de femmes et d’enfants sans instruction et sans voix en différentes parties de notre cher pays et dans le  monde en général, tant de personnes ignorées, non remarquées. Décidons aujourd’hui de demander à Dieu de nous donner la grâce de respecter toute personne humaine. C’est notre devoir d’assurer la dignité et la sécurité de toutes les femmes et de tous les enfants.
    Nous ressentons une grande douleur à cause de la profanation de notre chapelle qui est notre lieu de prière et d’adoration. Demandons avec force à Dieu de nous donner la grâce d’ inculquer à tous le respect pour toutes les religions et tous les lieux de culte.
    Pour notre part, et spécialement au nom des soeurs Gladys, Bridget et Shanty, nous avons pardonné aux mécréants: c’est l’héritage que nous ont laissé Jésus et notre Fondatrice, sainte Claudine Thévenet. Mais définitivement, nous voulons que justice soit faite. Que les coupables soient pris; nous le disons non seulement pour nous mais pour la sauvegarde de milliers de femmes et d’enfants qui souffrent en silence. Ces gens-là ne devraient pas être laissés libres de continuer à détruire et à blesser d’autres personnes vulnérables.
    Ils étaient tous des jeunes hommes entre 22 et 30 ans: notre jeunesse. Que ces hommes puissent vandaliser et terroriser des sœurs parle non seulement du mal en eux mais dans notre société. Qu’est-ce qui ne va pas? Le bien-être d’une société / nation est notre responsabilité. Nous devons répondre du fait qu’elle n’offre pas une bonne éducation basée sur les valeurs et la possibilité d’emplois pour la jeunesse.…
    C’est notre responsabilité de changer le monde et d’en faire un lieu plus sécuritaire pour nous d’abord et pour les générations futures. Oui, c’est notre responsabilité et serait un cadeau.
    Nous, les soeurs de Jésus-Marie, de par l’héritage qui nous a été laissé, nous nous engageons une fois de plus de nous donner nous-mêmes totalement à Dieu et à la cause d’une éducation basée sur les valeurs dans et par nos écoles, collèges et autres institutions. C’est notre don et notre promesse, que tous ceux qui passent les portes de nos institutions de Jésus-Marie soient des artisans de paix, de pardon et d’amour, respectant la dignité des femmes et des jeunes filles et travaillant dans ce sens.
    Au nom des soeurs de Jésus-Marie et spécialement de celles de Ranaghat, je vous remercie sincèrement et profondément pour vos incessantes prières et votre constant support reçus de toutes les parties de l’Inde et du monde.…Vous avez prié pour les sœurs qui ont subi cette expérience traumatisante et cela leur a donné et nous a donné la grâce et la force de faire face à cette agonie. À travers cela, comme dirait notre Fondatrice sainte Claudine, nous avons expérimenté personnellement la bonté de Dieu en chacun de vous et à travers chacun. Nous ne pourrons jamais assez remercier… chaque personne qui a senti notre douleur et exprimé sa solidarité de diverses manières : prière, présence, lettres, appels téléphoniques, courriels, etc. Nous vous en remercions. Dieu seul peut vous remercier pour vos gestes de solidarité.
    Nous voulons remercier les diverses institutions qui nous ont appuyées. Les sœurs de la Charité et de SMI, les prêtres de la paroisse de Ranaghat qui étaient ici avec nos soeurs en notre absence, les cardinaux, archevêques, évêques, prêtres et religieuses de diverses Congrégation qui sont venus de plusieurs milles à la ronde. Nous sommes reconnaissantes au gouvernement, aux autorités administratives et à la police de West Bengal, au personnel de l’hôpital et aux personnes des différents départements qui se sont occupé de nous. Merci à tous et à chacun.
    Décidons aujourd’hui de demander à Dieu de nous donner la grâce de respecter toute vie humaine, spécialement celle des petites filles. Et que ceux qui vont contre cette norme d’amour et de respect soient amenés à prendre conscience que nous ne tolérerons pas ces actes de barbarisme parce qu’ils vont contre Dieu.
    Que Dieu bénisse chacun de vous ainsi que vos familles aujourd’hui et toujours… Merci de nouveau pour vos prières et votre support.
    Monica Joseph RJM
    Supérieure Générale
                                                                                                                       Ranaghat, 20 Mars 2015

  • Année de la vie consacrée: Avec le Pape au temps du Carême 5

     
     

    Répondre aux nouveaux défis de l‘évangélisation
    Un souci central du Pape François est que l’Eglise, et surtout les personnes consacrées, ne sont pas préoccupés pas eux-mêmes, mais sortent et aillent chez les pauvres et marginalisés de la société. Plus on avance en âge, plus le danger devient grand d’être occupé de ses propres soucis et souffrances. D’autant plus il est important de rester éveillé pour le monde autour de nous et d’oser de nouvelles voies de l’évangélisation et de rester orienté vers le Royaume de Dieu dans la prière et dans l’action.
     
    J’attends encore de vous ce que je demande à tous les membres de l’Église : sortir de soi-même pour aller aux périphéries existentielles. « Allez partout dans le monde » a été la dernière parole que Jésus a adressée aux siens, et qu’il continue d’adresser aujourd’hui à nous tous (cf. Mc 16,15). C’est une humanité entière qui attend : personnes qui ont perdu toute espérance, familles en difficulté, enfants abandonnés, jeunes auxquels tout avenir est fermé par avance, malades et personnes âgées abandonnées, riches rassasiés de biens et qui ont le coeur vide, hommes et femmes en recherche de sens de la vie, assoiffés de divin… Il ne faut jamais perdre l’impulsion à se mettre en marche sur les routes du monde, car la conscience d‘être en route – même si on marche d’un pied incertain et avec des jambes presque tremblantes – c’est toujours mieux que la paralysie d’un enfermement dans ses propres problèmes et dans la recherche de sécurité.*
     
    Vous êtes le levain capable de produire du bon pain pour tous dont il y a une grande faim : une oreille ouverte pour les besoins, les désirs, les déceptions, les espoirs…Comme ceux qui vous ont précédé dans votre vocation, vous aussi vous pouvez donner aux jeunes une nouvelle espérance, assister les vieux, ouvrir des chemins d’avenir, répandre votre amour partout et pour tous.*

    Vous êtes comme des antennes, sensibles à la gestation des nouveautés qui sont inspirées par l’Esprit Saint, et vous pouvez aider les communautés ecclésiales à avoir ce regard neuf et à chercher avec courage de nouveaux chemins pour les atteindre tous.*
     
    La passion missionnaire, la joie de la rencontre avec le Christ, qui vous pousse à partager la beauté de la foi avec les autres, écartera le danger de se renfermer dans l’individualisme.*
     
    L’efficacité apostolique (de la vie consacrée) ne dépend pas de l’efficacité ni de la puissance de ses moyens. C’est votre vie qui doit parler, une vie de laquelle transparait la joie et la beauté de vivre l’Évangile et de suivre le Christ. La vraie foi engendre toujours un désir profond de transformer le monde. La question à se poser est celle-ci : Avons-nous l’élan des grandes visions ? Sommes-nous audacieux ? Avons-nous des rêves ambitieux ? Brûlons-nous de zèle ?*
     
    ? Où voyons-nous les nouvelles exigences de l’évangélisation ? Quelles possibilités avons-nous de répondre ?
    ? Dans quelle mesure les besoins du monde et des hommes dans notre entourage font-ils partie de notre prière personnelle et communautaire?

  • Sri Lanka: il calvario delle vedove di guerra, tra dolore ed emarginazione sociale

     
     

    Sri Lanka: il calvario delle vedove di guerra, tra dolore ed emarginazione socialedi Melani Manel PereraIntervista a Lavina Hasanthi Perera, coordinatrice del Women Desk del National Fisheries Solidarity Movement (Nafso). Nel nordest del Paese vivono oltre 85mila vedove. Gli abusi dei militari; la tossicodipendenza dei figli; la vita nei campi profughi senza strutture sanitarie, impianti per l’acqua e istruzione. 
     
    Colombo (AsiaNews) – Emarginazione sociale, povertà estrema, scarsa rappresentanza politica: sono queste le condizioni in cui vivono oltre 85mila vedove in Sri Lanka. Di etnia tamil, la maggior parte di queste donne vive in campi profughi nel nordest del Paese. Una parte ha perso il marito dopo catastrofi naturali come lo tsunami del 2006, ma più della metà durante la trentennale guerra civile combattuta dal governo contro i ribelli delle Tigri Tamil (Liberation Tigers of Tamil Eelam, Ltte). Alcuni padri di famiglia sono morti nel conflitto, ma molti altri sono « scomparsi nel nulla », per lo più nelle mani della polizia per « sospetti legami » con le Ltte. Il sostentamento è tutto nelle mani di queste donne, abbandonate dalle autorità. Intervistata da AsiaNews Lavina Hasanthi Perera, coordinatrice del Women Desk del National Fisheries Solidarity Movement (Nafso), parla delle « tante preoccupazioni sulla sicurezza alimentare, familiare e dei bambini. Una lista che può essere infinita ».  
    Come vede la condizione in cui vivono le vedove di guerra e le altre vedove nel nord e nell’est dello Sri Lanka?
    Le famiglie capeggiate dalle donne vivono ancora senza le infrastrutture minime per la sopravvivenza. A Jaffna, Valikama, Mullikulam (Mannar) e Sampur le persone vivono ancora nei campi Idp [Internally Displaced People, sfollati interni – ndr]. Nella sola penisola di Jaffna circa 28mila persone vivono in 38 campi profughi. La loro sicurezza e la loro situazione quotidiana sono molto deboli e precarie.
    A Jaffna, i giovani stanno diventando gradualmente dei drogati. Donne e bambine vivono una situazione di stress perché il loro riconoscimento sociale è basso e nessuno è pronto a sposare una ragazza che vive in un campo profughi.
    Eppure, anche loro hanno contribuito a eleggere il nuovo presidente dello Sri Lanka, in cerca di un cambiamento. Non hanno tratto dei benefici?
    No, le loro vite non hanno subito alcun cambiamento sostanziale e finora non hanno ricevuto alcun diritto. La maggior parte della gente nutre ancora grandi speranze. È vero che le minacce alla sicurezza sono diminuite. Tuttavia, in occasione della visita di Narendra Modi, i militari sono andati nei campi profughi e hanno intimato alle donne di non partecipare alla protesta in programma.
    Dal punto di vista economico com’è la loro situazione?
    Non c’è stato alcun cambiamento. Finora non è stato introdotto alcun piano di sussidi o assistenza. Tuttavia, iniziano a emergere notizie di un nuovo progetto che verrà approvato dal governo.
    Cosa mi dice della loro sicurezza?
    Per quello che abbiamo potuto vedere di recente, non ci sono grandi minacce alle loro vite. Tuttavia, si sono verificati molti casi di abuso e violenze da parte dell’esercito, e tutti i rapporti tendono a nascondere la verità. In tal senso, la « militarizzazione » della zona, come la chiamano le persone, non è cambiata come ci si aspettava.
    Di fatto, che tipo di sostegno ricevono dal nuovo governo?
    Ci sono dei segnali che indicano un buon atteggiamento, come la restituzione di alcune terre e il tentativo di risolvere le questioni legate alla crisi della pesca con l’India. Anche il riconoscimento dei problemi che affrontano le donne e le popolazioni nel nordest è un passo importante per trovare una soluzione definitiva.
    Sono felici di come vivono oggi?
    Rispetto al precedente regime, le persone si sentono un po’ più sollevate e hanno maggiori speranze. Tuttavia, con le dichiarazioni che fanno i ministri e le autorità, le speranze stanno scomparendo.
    Quali sono le loro richieste?
    Vogliono reinsediarsi nelle loro terre. Hanno bisogno di assistenza per riparare o ricostruire le case; per ottenere strutture sanitarie, istruzione e impianti per l’acqua. Hanno bisogno di ricominciare a vivere senza paura.
    Come coordinatrice del Women Desk del Nafso, quali sono le sue richieste più urgenti per le vedove del nordest?
    Condividiamo il punto di vista e le sofferenze di queste donne. Vogliamo che vivano in pace e armonia. Hanno bisogno di tutte le strutture di base; di scoprire la verità sulle sorte dei loro familiari scomparsi; di riavere le loro proprietà. E, soprattutto, di rilasciare i prigionieri politici.

  • Brésil – La vie à Vendaval

     
     

    Sœur Luiza de Silva est membre d’une communauté intercongrégationnelle dans l’Amazonie brésilienne.  Elle parle avec enthousiasme des valeurs du peuple Ticuna, le groupe ethnique avec lequel les Sœurs travaillent. Les gens sont très pauvres, nécessiteux et il ne leur manque pas la solidarité. Les trois sœurs qui forment cette petite communauté ont vécu à Vendaval depuis Juillet de l’année passée et s’occupent de la formation.
     Luiza nous parle de sa vie à Vendaval :
    Vendaval est une communauté indigène et fais partie de la paroisse de Belém dans le diocèse de Solimões. Il y a 1890 personnes dans la paroisse : toutes appartenant au peuple Ticuna. C’est une charmante communauté avec beaucoup d’enfants et de jeunes. Les gens sont très pauvres et vivent de la pêche. Ils cultivent aussi des céréales et reçoivent une subvention gouvernementale selon le nombre d’enfants qu’ils ont. C’est une honte que le gouvernement ne considère pas ce groupe ethnique comme des citoyens normaux. 
    Notre travail consiste à former des catéchistes, des responsables de la communauté qui organisent la liturgie et les visites des 24 petites communautés sur les rives du fleuve Solimões. C’est merveilleux de voir l’intérêt et le dévouement de ceux et celles qui prennent la responsabilité de transmettre la Parole de Dieu. Ils sont accompagnés par un Religieux depuis quelques années mais il ne vit pas avec eux. Depuis longtemps ils ont toujours eu l’espoir qu’un jour un Religieux habite leur village.
    En décembre, le diocèse a décidé d’édifier une maison pour les Sœurs. Le processus de choix d’un lieu approprié a été très intéressant. Avec les Capucins, qui sont les responsables de la paroisse, nous avons convoqué une assemblée où le Conseil Pastoral de Vendaval a été créé.
    On a voté le lieu où la maison des sœurs serait construite. Après un échange d’opinions, un groupe de femmes qui vivent au centre de cette localité a insisté que le lieu soit accordé. Ces femmes ont aussi accepté de s’occuper des Sœurs. Quand nous leurs avons communiqué les temps de livraison de matériaux de construction, elles ont montré combien elles avaient pris au sérieux leur engagement. Elles attendaient avec impatience le jour de la livraison. C’était impressionnant de voir un grand nombre de personnes : enfants, femmes, jeunes et vieux en train de monter et descendre la colline pour décharger les matériaux.
    Nous étions très heureuses lorsque la Sœur Inès de la Conférence des Religieux du Brésil nous a rendu visite.  Elle nous a encouragées de continuer ce que nous faisons. C’était très important pour nous de savoir que nous avions le soutien de personnes qui nous connaissent et de la Conférence des Religieux. La visite valait vraiment la peine. C’est très beau de vivre tout cela et nous remercions Dieu pour l’expérience de vie avec le peuple Ticuna qui est tellement accueillant et disponible.
    Luiza da Silva
    Vendaval – Amazonas

  • Magherafelt célèbre 125 ans de présence de la Sainte Famille

     
     

    Il y avait un grand rassemblement des paroissiens et d’autres invités pendant la Messe d’action de grâce célébrée le 11 Février 2015 pour commémorer les 125 ans de présence de la Sainte Famille dans la paroisse de Magherafelt. Nos Sœurs de Grande Bretagne et d’Irlande étaient parmi les invités. Quatre d’entre elles étaient membres de l’équipe de leadership et anciennes élèves de l’école Sr. Mary’s Grammar School à Magherafelt fondée par les Sœurs de la Sainte Famille en 1927.
     
    Pendant la semaine précédant les célébrations, il y avait des affiches représentant l’histoire de la Sainte Famille, tout autour de l’église de l’Assomption et à son intérieur. De cette façon tous pouvaient mieux connaître et apprécier l’esprit et les origines de la Sainte Famille. Les noms des Sœurs et des Associés laïcs qui ont apporté leur contribution dans la paroisse depuis 1889 ont été prononcés solennellement et inclus dans la prière.
    Père Gates, le célébrant principal de la Messe, a parlé de l’insertion de la Sainte Famille dans la Paroisse et de la contribution inestimable que les Sœurs ont apportée et continuent d’apporter non seulement dans le champ de l’éducation mais aussi dans bien d’autres champs.
     
    Les paroles de Monsieur Curdy, le Responsable de l’Education dans la région étaient aussi très encourageantes et pleines d’estime pour le travail des Sœurs dans le champ de l’éducation. Il a exprimé sa reconnaissance pour la façon dont les Sœurs ont touché et formé les vies des jeunes gens dans la région.
    Sœur Gemma Corbett, la Leader Provinciale et l’ex élève de l’école St Mary’s Grammar School a parlé avec nostalgie de l’influence que les Sœurs ont exercée sur elle pendant sa formation à l’école. 
    La Liturgie a été enrichie par les chants des chorales de l’École Primaire de la Sainte Famille et de l’école St. Mary’s Grammar School. La beauté de la musique a été très appréciée par la Congrégation.

  • Année de la vie consacrée : Avec le Pape au temps du carême 4

     
     
    Notre Mission prophétique 
    Par le baptême, tous les chrétiens sont chargés et capables de participer à la fonction prophétique de Jésus. Le Pape François considère que toutes les personnes consacrées au Seigneur par leur promesse sont appelées d’une manière spéciale à vivre et à agir prophétiquement. Pour lui tout agir prophétique est proche des pauvres et des marginalisés et se manifeste dans l’engagement pour leurs besoins.
     
    L’Église est le sel de la terre, c’est la lumière du monde, elle est appelée à rendre présent dans la société le levain du Royaume de Dieu, et elle le fait avant tout par son témoignage, le témoignage de l‘amour fraternel, de la solidarité, du partage… J’attends que «vous réveilliez le monde», parce que la note qui caractérise la vie consacrée est la prophétie. Comme je l’ai dit aux Supérieurs Généraux la radicalité évangélique ne revient pas seulement aux religieux: elle est demandée à tous. Mais les religieux suivent le Seigneur d’une manière spéciale, de manière prophétique. Voilà la priorité qui est à présent réclamée: être des prophètes qui témoignent comment Jésus a vécu sur cette terre…Jamais un religieux ne doit renoncer à la prophétie.
     
    Le prophète reçoit de Dieu la capacité de scruter l’histoire dans laquelle il vit, et d’interpréter les événements: il est comme une sentinelle qui veille durant la nuit et sait quand arrive l’aurore (cf. Is 21, 11-12). Il connait Dieu et il connait les hommes et les femmes, ses frères et soeurs. Il est capable de discernement et aussi de dénoncer le mal du péché et les injustices, parce qu’il est libre; il ne doit répondre à d’autre maître que Dieu, il n’a pas d’autres intérêts que ceux de Dieu. Le prophète se tient habituellement du côté des pauvres et des sans défense, parce que Dieu lui-même est de leur côté.
     
    J’attends de vous des gestes concrets d’accueil des réfugiés, de proximité aux pauvres, de créativité dans la catéchèse, dans l’annonce de l’Évangile, dans l’initiation à la vie de prière. Par conséquent, je souhaite l’allègement des structures, la réutilisation des grandes maisons en faveur d’oeuvres répondant davantage aux exigences actuelles de l’évangélisation et de la charité, l’adaptation des oeuvres aux nouveaux besoins.
     
    J’attends donc, non pas que vous mainteniez des « utopies », mais que vous sachiez créer d’»autres lieux», où se vive la logique évangélique du don, de la fraternité, de l’accueil de la diversité, de l‘amour réciproque.
    Comme il est arrivé à Élie et à Jonas, peut venir la tentation de fuir, de se soustraire à la tâche de prophète, parce qu’elle est trop exigeante, parce qu’on est fatigué, déçu des résultats. Mais le prophète sait qu’il n’est jamais seul. À nous aussi, comme à Jérémie, Dieu dit avec assurance: «N‘aie pas peur parce que je suis avec toi pour te défendre » (Jr 1,8)
     
    . Où et quand puis-je être témoin de la radicalité de l’Evangile dans les
    circonstances de ma vie ?
    . Quels contacts ai-je/avons-nous avec des pauvres, des groupes
    désavantagés, des réfugiés… dans notre entourage?

  • Année de la vie consacrée : Avec le Pape au temps du carême 3

     
     
     Devenir experts de communion 
     Un individualisme exagéré et un sens d’autonomie personnel sans responsabilité communautaire caractérisent une grande partie de notre société. Les nouvelles possibilités de communications digitalisées sont fascinantes, mais finalement insatisfaisantes. Beaucoup de gens ont soif de lieux de rencontres plus personnels et d’échanges plus profonds dans un climat de confiance mutuelle. Comment nos communautés répondent-elles à ce désir ?
     
    Les Fondateurs et les Fondatrices étaient fascinés par l’unité des Douze autour de Jésus, par la communion qui caractérisait la première communauté de Jérusalem. En donnant vie à leur propre communauté, chacun d’eux a voulu reproduire ces modèles évangéliques, être un seul coeur et une seule âme, jouir de la présence du Seigneur.
     
    Vivre le présent avec passion signifie devenir »experts de communion« témoins et artisans de ce « projet de communion » qui se trouve au sommet de l’histoire de l’homme selon Dieu. Dans une société de l’affrontement, de la cohabitation difficile entre des cultures différentes, du mépris des plus faibles, des inégalités, nous sommes appelés à offrir un modèle concret de communauté qui, à travers la reconnaissance de la dignité de chaque personne et du partage du don dont chacun est porteur, permette de vivre des relations fraternelles.
     
    La communion s’exerce avant tout à l’intérieur des communautés respectives de l’Institut… Je vous invite à relire mes fréquentes interventions dans lesquelles je ne cesse pas de répéter que les critiques, les bavardages, les envies, les jalousies, les antagonismes, sont des attitudes qui n’ont pas le droit d’habiter dans nos maisons. Mais, ceci étant dit, le chemin de la charité qui s’ouvre devant nous est presque infini, parce qu’il s’agit de poursuivre l’accueil et l’attention réciproque, de pratiquer la communion des biens matériels et spirituels, la correction fraternelle, le respect des personnes les plus faibles…C’est « la ‘mystique’ du vivre ensemble » qui fait de notre vie un « saint pèlerinage ».
     
    Vous les jeunes, vous en êtes l’avenir… Vous serez protagonistes dans le dialogue avec la génération qui est devant vous. Dans une communion fraternelle, vous pourrez vous enrichir de son expérience et de sa sagesse, et en même temps vous pourrez lui proposer de nouveau l’idéal qu’elle a connu à son début, offrir l’élan et la fraîcheur de votre enthousiasme.
     
    Nous devons nous interroger aussi sur le rapport entre les personnes de cultures diverses, en constatant que nos communautés deviennent toujours plus internationales. Comment accorder à chacun de s’exprimer, d’être accueilli avec ses dons spécifiques, de devenir pleinement coresponsable ?
     
    Vivez la mystique de la rencontre : « la capacité d’entendre, d’être à l’écoute des autres. La capacité de chercher ensemble le chemin, la méthode », vous laissant éclairer par la relation d’amour qui passe entre les trois personnes divines (cf. 1 Jn 4, 8), ce modèle de toute relation interpersonnelle.
     
    . Où en suis-je dans l’art d’écouter- en communauté et dans des rencontres journalières ?
    . Des visiteurs sentent très vite s’il y a une bienveillance réciproque ou une tension irritée ? Que sentent-ils dans notre communauté ?

  • Année de la vie consacrée : Avec le Pape au temps du carême 2

     
     
     Mon premier et seul amour
    Au début de toute vocation à la vie consacrée, il y a un désir profond pour Dieu et une attirance, une fascination pour la personne de Jésus et son message qui libère et rend joyeux. Comment l’esprit de Dieu nous touche et nous appelle, c’est différent pour chacun. Le fardeau des tous les jours, la force de l’habitude, les échecs et les déceptions peuvent réduire en cendre le feu de l’amour. Le Pape François nous invite à ranimer le zèle du temps du « premier amour ».
     
    Pour les Fondateurs et les Fondatrices, la règle en absolu a été l’Évangile, toute autre règle voulait être seulement une expression de l’Évangile et un instrument pour le vivre en plénitude. Leur idéal était le Christ, adhérer à lui entièrement, jusqu’à pouvoir dire avec Paul : « Pour moi, vivre, c’est le Christ » (Ph 1, 21) ; les voeux avaient du sens seulement pour mettre en oeuvre leur amour passionné… J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse.
     
    La joie naît de la gratuité d’une rencontre ! Et la joie de la rencontre avec lui et de son appel pousse à ne pas se renfermer, mais à s’ouvrir. Elle nous conduit au service dans l’Église… Là où il y a les religieux il y a la joie ». Que nous soyons appelés à expérimenter et à montrer que Dieu est capable de combler notre coeur et de nous rendre heureux, sans avoir besoin de chercher ailleurs notre bonheur.
     
    Nous devons nous demander encore : Jésus est-il vraiment notre premier et unique amour, comme nous nous le sommes proposés quand nous avons professé nos voeux ? C’est seulement s’il en est ainsi que nous pouvons et devons aimer dans la vérité et dans la miséricorde chaque personne que nous rencontrons sur notre chemin, parce que nous aurons appris de lui ce qu’est l‘amour et comment aimer : nous saurons aimer parce que nous aurons son coeur même.
     
    Regarde au plus profond de ton coeur, regarde au plus profond de toi, et demande-toi : as-tu un coeur qui désire quelque chose de grand ou un coeur endormi par les choses ? Ton coeur a-t-il conservé l’inquiétude de la recherche ou l’as-tu laissé s’étouffer par les choses, qui finissent par l’atrophier ? Dieu t’attend, il te cherche, que lui réponds tu ? Te rends-tu compte de cette situation de ton âme? Ou bien dors-tu ? Crois-tu que Dieu t’attend ou bien pour toi cette vérité ne représente-t-elle que « des mots »?
     
    Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse. Mais le Dieu “concret”, pour ainsi dire, est aujourd’huis.
     
    Cherche un lieu tranquille et rappelle-toi les moments de ta vie où Dieu t’a touché d’une manière spéciale?
    Quels événements dans ta vie ont étouffé ton enthousiasme et ton zèle? Comment puis-je exprimer mon amour dans ma situation actuelle? 

  • Les autres nous aident à vivre le Carême

     

    La maison où nous avons célébré l’Assemblée du Brésil s’appelle « L’Arsenal de l’Espoir ». Il y a beaucoup d’années, quand l’esclavage en Brésil a été aboli, 4 millions d’Italiens sont arrivées ici en recherche d’emploi dans les plantations de café. Actuellement c’est une maison d’accueil pour « les gens de la rue » et un lieu de rencontre pour les jeunes de la région Ipiranga où nous vivons. La première retraite pour les jeunes a eu lieu cette année, le 21 février. Nous y avons participé avec le groupe de la paroisse St. Alphonse. La phrase qui s’est gravée dans notre cœur est la suivante : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. » La journée s’est terminée avec le Chemin de Croix avec les sans-abri qui étaient dans la maison. Pour nous, c’était un appel à contempler les « Christs » qui souffrent dans nos villes.
    Un sentiment de communion remplissait le lieu, nous étions conscients d’être filles bien-aimées et fils bien-aimés de notre Dieu qui veut soutenir ceux qui se sentent rejetés et cherchent une identité, ceux qui sont seuls et se sentent incompris.
    La retraite s’est conclue avec une messe pendant laquelle nous avons célébré le 40ème anniversaire du chapelain de la Pastorale de la Diversité Sexuelle qui regroupe les gens de différentes orientations sexuelles et leurs familles. Nous avons donc commencé le Carême avec ces sœurs et frères qui, en ce lieu, nous pouvaient parler librement de leur vie et leurs désirs.
    Silvia Elena Coronel Mundaca
    Communauté de  Paulo de Moraes.