Auteur/autrice : AdminWp

  • 1er octobre Journée internationale des personnes âgées

    Je suis âgée…mais je suis jeune lorsque je vois dans un visage
    Qui se penche vers moi tant de bienveillance et le désir de me rejoindre

    Jeudi 1er octobre 2009Journée Internationale des personnes âgées

    Je suis âgée … mais je suis jeune…et je vis en maison de retraite!
    Je suis âgée, mais je suis jeune et pourtant j’ai des cheveux « flocons de neige ».Mon front est ridé, tout comme mon visage,Mes gestes sont ralentis, ma démarche hésitante,Mais mon regard est profond, ô combien;Insistant, riche de mes larges années de vie,D’expériences multiples, de bonheurs aux mille facettes, D’épreuves douloureuses.
    Je suis âgée…mais je suis jeune…accueillante, Quand le matin, une porte s’ouvre sur mon univers qu’est ma chambre;Et j’aime entendre un bonjour me nommant,M’invitant à accepter une journée commençante,Un peu mystérieuse sans doute, lourde de mes infirmités,Mais me stimulant à sourire malgré tout,Et à faire preuve d’un peu de coquetterie.
    Je suis âgée…mais je suis jeune et avec énergieJ’aime participer à quelques activitésFaisant appel à ma créativité, Stimulant mes facultés vieillissantes,M’invitant au partage avec les autres résidentsEn égrenant nos souvenirs de jeunesseEt découvrant ainsi les richesses de nos cœurs.

    Je suis âgée…mais je suis jeune et si parfois la douleur semble me submerger,La dépendance insurmontable,Je pense à ceux qui sont autour de moi,À tous les gestes des soignants respectueux et discrets,Aux mille attentions dont je suis l’objet Et je me dis que je dois apporter mon humble contributionÀ la construction du monde.
    Je suis âgée…mais je suis jeune de tout un vécu Qui peut-être ne peut plus se traduire en paroles et semble s’éteindre peu à peuEt demande beaucoup de patience et de compréhensionDe la part de ceux qui viennent à moi;C’est alors que mon regard se fait suppliant,Traduisant ma détresse, ma grande inquiétudeEt qu’une présence silencieuse près de moi est un trésor.
    Je suis âgée…mais je suis jeune lorsque je vois dans un visageQui se penche vers moi tant de bienveillance et le désir de me rejoindreC’est alors que dans l’émerveillement de tout mon être, Je réponds par un sourire en murmurant :« Tout homme est une histoire sacréeL’homme est à l’image de Dieu »
    Josette Molinié

    LA  VIEILLESSE AU PARAGUAY
    Je partage mes impressions lorsque j’observe la situation des personnes âgées dans mon pays. En le faisant  surgissent en moi des sentiments de tristesse  et de préoccupation.
    Même si beaucoup , en parlant des anciens et des anciennes leur attribuent des  qualificatifs tels que : personnes réalisées, sages, tendres , remplies d’amour… souvent ces paroles restent au niveau des idées  et tout en valorisant les personnes et en les respectant pour leur âge et parce qu’elles ont donné leur vie pour leurs enfants et petits-enfants ( beaucoup de grand’mères ont élevé leurs petits-enfants) il y a néanmoins quelques aspects  qui nous sont cause de préoccupation et de tristesse.
    Dans beaucoup de familles, plus particulièrement dans les villes, le « grand-père » ou la « grand-mère » , quand ses possibilités physiques et parfois mentales diminuent… est très négligé. J’ai vu et entendu, par exemple, des fils dire : « nous avons mis la grand’mère dans une pièce à part au fond de la maison pour qu’elle soit plus tranquille et que les enfants ne la dérangent pas « Ce qui signifie en réalité qu’on la sépare pour qu’elle ne soit pas cause de dérangement pour nous , par  ses impertinences et son besoin d’affection, de compagnie et de soins. Et elle ou il , dans sa petite chambre, souffre de solitude, de tristesse avec le sentiment qu’il est cause de « troubles » pour le reste de la famille qui, avec les énormes changements dans la société, acquiert un style de vie  et une mentalité très différente d’il y a dix, vingt ou trente ans.
    Dans quelques cas, rares encore, on place dans un asile où ils sont laissés seuls et abandonnés.
    Mais le plus triste c’est que dans notre société où notre nouveau gouvernement veut introduire les  « changements » promis dont on a tant parlé,  je ne crois pas que les anciens et les anciennes d’aujourd’hui vont  les voir après les avoir beaucoup souhaités. Au Paraguay il n’y a pas de système de sécurité pour le troisième âge. Cela rend plus préoccupante encore  la situation de nos frères et sœurs âgés. . Ils doivent payer leur dernier passage  en autobus… Même si on met en place, dans le domaine de la santé, les soins gratuits pour tous dans les hôpitaux publics, quand une personne âgée a besoin d’une opération ou d’un médicament plus cher, les choses ne sont pas faciles pour la famille.
    Je crois qu’il y a comme une contradiction entre ce qu’on dit des personnes âgées et ce qui se fait pour elles et avec elles. Mais il faut remarquer cependant que le grand père et la grand’mère  dans ce domaine  sont l’objet de plus d’estime et d’attention. Cependant il est vrai qu’on éprouve de la peine quand voit et analyse la situation de la vieillesse au Paraguay.
    Daniela Mauzzachi

    Prendre soin des personnes âgées au Sri-Lanka
    La prise en soin des personnes âgées  est une belle tradition  au Sri-Lanka. La plupart  vivent avec la famille au sens large avec leurs parents et amis, apportant leur part dans les activités source de revenus quand  cette aide mutuelle est possible. Beaucoup d’enfants se sentent très responsables de leurs parents. Ils leur procurent le nécessaire tel que  les soins , la nourriture, le toit, les loisirs, etc. En retour les personnes âgées  assurent les activités de la maison : cuisine, soin des grands enfants lorsque les parents sont au travail, accompagnement des enfants qui vont à l’école. En milieu rural elles aident pour une bonne part dans le travail des champs.
    Dans la société les personnes âgées sont tenues en grande estime et on voit en elles bien des ressources  de valeur dans  leurs talents, leur expérience, leur sagesse.  Le contexte historique, religieux et culturel du pays demande que les aînés soient pris en charge à la maison par la famille proche ou les parents. La relation sacrée entre eux et le reste de la famille s’exprime et s’expérimente dans la bénédiction donnée et reçue lors des évènements importants de la vie. On peut être fier que les personnes âgées soient encore considérées comme gardiens et transmetteurs de l’héritage culturel.
    Il  faut  apprécier les services divers et  les avantages assurés par le gouvernement de Sri-Lanka.  Les ONG nationales  et internationales jouent aussi un rôle vital au plan santé et bien-être des personnes âgées .
    C’est triste cependant de voir ce lien si fort   entre les aînés et leurs familles et le grand respect dont ils sont l’objet disparaître peu à peu. On peut l’attribuer  au rétrécissement de la famille  passée  de la large famille à la  cellule familiale.  Il est vrai que les changements socio-économique de la société moderne ont aussi un impact dans ce domaine et la migration est  un facteur qui aggrave la situation , tout spécialement celle des femmes qui cherchent du travail pour faire vivre leur famille. Actuellement, dans la situation d’après-guerre, c’est crucial. Bien des personnes âgées sont laissées seules et sans logement.
    Sans doute tout cela est un appel pressant à revenir à nos racines, aux sources  de la sève qui nous ont fait vivre en leur assurant la place à laquelle elles ont droit dans la société, dans la famille et en les  maintenant comme dignes de respect et d’amour.
    Dammika Fernando     

    Les vieillards en R.D. Congo

    En Afrique et particulièrement au Congo, les vieillards ont toujours eu une place toute spéciale dans la société. Ils sont d’une part bien protégés et désirés, car ils incarnent la sagesse ; et d’autre part mal vus parce qu’ils sont sensés utiliser leur intelligence de façon maléfique pour nuire aux autres – selon la conception de la sorcellerie-. Ces deux manières de voir sont souvent présentes dans l’accueil de l’ancien dans notre société.
    Considérons cette réalité la plus naturelle et générale : dans un passé assez proche de nous où la lecture et l’écriture étaient inconnues. Les connaissances ne pouvaient se transmettre qu’oralement. Elles étaient soutenues par des points de repères d’ordre naturel (un arbre, un rocher, une rivière…) et des événements. Les anciens transmettaient oralement aux générations suivantes l’histoire de leurs clans, villages, contrées. Cela se faisait à l’ombre des grands arbres pendant la journée et le soir autour du feu. Les vieillards étaient en quelque sorte les « archives » humaines, les « conservateurs » du passé. Au point qu’à chaque fois qu’un ancien mourait, une partie de l’héritage du passé se perdait, comme l’a si bien exprimé CHEIK  ANTA DIOP : « quand un vieillard meurt en Afrique, c’est toute une bibliothèque qui brûle ».
    Comme il ne pouvait plus travailler, le vieillard était le grand surveillant et protecteur du village pendant la journée. Avec confiance, les parents lui laissaient leurs enfants. Dans une ambiance spontanée et informelle se passaient alors toute une éducation et une instruction aux valeurs humaines, à la connaissance du passé, au sens de l’héroïsme, etc.
    Nul ne pouvait douter combien sa présence était précieuse et ainsi il était bien soigné. Le soir, au retour des autres de la forêt il recevait tout le nécessaire : les bois de chauffage, l’eau, les fruits, les poissons, la meilleure partie de la viande de chasse et plusieurs plats de différentes familles pour son souper. Ainsi était-il entouré jusqu’au soir de sa vie. On aimait le garder le plus longtemps possible. Sa présence protectrice continuait jusqu’après sa mort. C’est pourquoi il souhaitait être enterré dans son village d’origine, dans la forêt de ses ancêtres, aux cimetières claniques auprès des siens ; quand bien même il ait vécu ailleurs. L’âge  moyen était de 60 ans. Mourir plus jeune était toujours un problème lié à une influence maléfique où il faut aborder les «esprits ». Une des causes principales de l’entrée de la mort dans le clan c’est la division, le manque d’entente. L’unité du clan assure la longue vie de chacun. Et le vieillard soignait les liens et les rapports interpersonnels en veillant à la réconciliation continuelle de ses membres. Avec le même pouvoir, il pouvait lui aussi jeter le mauvais sort.
    La seconde considération est que de nos jours, les choses évoluent, les conditions de vie changent, le monde est plus ouvert à d’autres réalités.
    Actuellement, il y a à certains moments comme un recul lié au banditisme surtout chez quelques jeunes délinquants. Un vieux c’est-à-dire le porteur (euse) des cheveux blancs est pointé du doigt comme ayant la ruse d’utiliser son intelligence pour attirer la mort sur d’autres membres de la famille. Il est obligé de bien se cacher quelques jours après le décès d’un jeune du clan, quand il est soupçonné de complicité.
    Pour clore, un vieillard Africain ou Congolais est un don pour sa famille, son clan et son village. Il incarne non seulement la sagesse, les coutumes et valeurs humaines, mais aussi le respect de toute la création en général et de la vie humaine en particulier.
    Marie Pierre Otiba

  • PLUS DE NOUVELLES DU PAKISTAN

    Après les tensions, plus de nouvelles du Pakistan…
    Dans une lettre adressée à Margaret, Thresa, la Déléguée du Pakistan écrit:

    APRÈS LES TENSIONS, PLUS DE NOUVELLES DU PAKISTÁN…
    Dans une lettre adressée à Margaret, Thresa,  la Déléguée du Pakistan écrit:
    Chère sœur,
    Tous mes vœux pour une bonne fête de notre Dame. Vous apprécierez certainement d’avoir des nouvelles d’ici. Grâces à Dieu  toutes nous allons bien mais chaque jour il nous faut affronter  différents défis. Il y a encore beaucoup d’allées et venues dans la zone. Les gens sont aidés mais il y a tellement de vigilance à assurer et tout spécialement pour la sécurité de la population.
    On fera fête après le Ramadan. Mais la tension monte et l’on demande d’agir. Les gens ne sont pas dans leurs maisons. Les enfants ne vont pas à l’école. Quelques-uns sont venus mais  depuis aujourd’hui  il y a beaucoup d’absences à cause de messages qui font peur.
    Nous aussi nous avons envoyé précipitamment  Sheila et les aspirantes à Chak 6 cet après-midi. Au moins là elles pourront assurer leurs études dans la paix. Nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous prions Dieu de nous donner la force de faire face aux difficultés et d’accorder la paix. L’avenir est très incertain. Nous nous retrouverons toutes ensemble à Lahore du 17 au soir au 22  dans la matinée. C’est une consolation. Ensemble nous prierons et implorerons le Seigneur pour une situation paisible qui rende possible une vie en liberté. Que Marie intercède pour nous et nous protège toutes.
    Je m’excuse de vous faire parvenir de temps en temps ce type de nouvelles. Je suis sûre que vous aimerez savoir ce qu’il en est pour nous dans cette partie du Pakistan. Merci de votre intérêt et de votre affection. Union de prière – Thresa.
          ——————————–

    Nelly Vasquez, soeur de la Sainte Famille au Perou, envoie les nouvelles reçues d’un  Oblat  de Marie Immaculée, missionnaire au Pakistan. En partageant son expérience, il mentionne  nos soeurs  et nous demande de prier pour que cesse la violence.
    “Au bout d’une semaine en sentant que  physiquement j’en avais la force , je suis allée à Kasur, Korian et Gojra , des lieux où les chrétiens ont été , au mois de juin et d’août 2009, l’objet d’attaques terribles de la part des musulmans : viols, pillages, incendies.1. Kasur

    Kasur est à deux heures de route de Lahore, dans une ère géographique assez riche. La terre produit du riz en abondance , du blé noir de qualité. Il y a aussi des champs de maïs et de luzerne. Dans cette zone travaillent les Oblats et les religieuses de la Charité de Jésus et Marie.

    Il semble  que là la situation des chrétiens est redevenue normale . On a brûlé toutes sortes d’outils, de linge, de marmites, des portes, des tracteurs . Beaucoup de pertes mais il n’y a pas eu de pertes de vies humaines.

    2. Korian et Gojra
    La semaine passée, accompagnée de trois jeunes de la paroisse de St Colomban , je me suis rendue dans ces deux lieux à 5 heures de route de Lahore. A Gojra il y a une équipe de deux prêtres et trois sœurs de la Sainte Famille. De la communauté des sœurs, Sumba, une jeune sœur nous a servi de guide. Nous avons pris un camion . Nous sommes allé de la maison des sœurs à Korian  en  un quart d’heure  et nous sommes revenues à Gojra. J’avais pris place devant près du chauffeur et j’essayais d’être forte pour retenir  mes sentiments et mes émotions mais je  n’en pouvais plus et j’ai éclaté en larmes. Comment moi, étrnagère à ces terres, je peux  apporter de l’espérance à d’autres  qui sont de là ? Je n’ai pas pu et je ne peux pas comprendre comment l’être humain est capable de réagir non seulement comme un animal  mais comme l’être le plus capable de détruire dans la création  sans aucun respect des autres… tout n’est que ruines  et décombres.

    Des maisons brûlées et détruites qui sont restées telles quelles…

    Une famille entière a été brûlée vive

    Situation Actuelle de Gojra et Korian

    Mais sa joie ,  jamais ne disparaît

    Le gouvernement a construit trois petites maisons, il va construire … 80 familles sont touchées

  • En mémoire de Paulette

    En ce 8 Septembre, fête de la Nativité de la Vierge, nous voici rassemblées en cette eucharistie – avec toi, chère Paulette – pour t’accompagner de notre prière et de celles de tous ceux que nous représentons.

    Pour faire mémoire de la vie de Paulette– 8 Septembre 2009 –

                 

    En ce 8 Septembre, fête de la Nativité de la Vierge, nous voici rassemblées  en cette eucharistie – avec toi, chère Paulette – pour t’accompagner de notre prière et de  celles de tous ceux que nous représentons.Tout d’abord, je veux présenter nos deux sœurs venues de Rome : Maria Carmen Vilardell et Carmen Leach et donner la parole à Maria Carmen qui est là, représentant Margaret Muldoon notre supérieure générale et son conseil, au nom de toute la famille de Pierre Bienvenu Noailles.
    Mª Carmen Vilardell, d’une façon très simple et émotive communique ses sentiments en disant au revoir à notre sœur. Un au revoir chargé d’affection et de reconnaissance pour tout ce que Paulette a été pour nous toutes et pour la Sainte-Famille toute entière. Nous soulignons seulement quelques mots de son intervention: …Paulette a réalisé un grand travail de recherche et de partage vécu avec grand amour à notre Fondateur et à notre Famille entière, tout en étant un vrai élément de communion. Elle nous a aidées à connaître davantage notre histoire, notre propre chemin dans l’Eglise et le monde d’aujourd’hui…  Merci Paulette pour ton travail, pour la note de joie que tu mettais dans nos rencontres festives mais surtout pour ce que ta vie a été pour chacune de nous : une vraie sœur qui cherchait toujours bâtir la communion. Merci Paulette !!!
    Faire mémoire de toi, Paulette, c’est une manière de te remercier et de  rendre grâce pour ton passage vers la Vie en plénitude… c’est reconnaître en toi ton charisme de témoin de l’amour de Dieu.. ton amour inconditionnel pour le Bon Père et pour la Sainte Famille, ta passion  pour la Parole de Dieu, pour l’Eglise.
    Nous faisons  mémoire et remercions Dieu pour les tournants de ta vie            auprès des enfants comme enseignante et catéchiste,            auprès des sœurs comme responsable régionale,           auprès des Associés de la Sainte Famille comme animatrice,            auprès des prêtres et des laïcs  comme responsable de pastorale,            ayant  comme objectif la mise en place d’un laïcat responsable…           auprès des instances romaines et pour tous les pays du monde            où se trouvent nos sœurs, en tant que  postulatrice de la             cause du  Fondateur…           Je ne manquerai pas de citer tes recherches pour l’Institut… Et              dernièrement, comme  résidente dans cette maison de Toulon.
    Totalement enracinée dans l’esprit de la Sainte Famille, je sais  que Paulette avait au cœur un amour pour la vie et qu’elle l’a recherchée avec détermination… et une grande volonté de communiquer et de vivre.
    Dans du courrier qu’elle m’avait adressé dernièrement, j’ai relevé ceci :   « J’aimerais remercier tout le personnel de cette maison et aussi, bien sûr Christina et les sœurs de la communauté ainsi que toutes les sœurs de la Sainte Famille qui me soutiennent par leur affection et leur prière. »
    Comblée ces derniers temps de savoir que son livre sur Amand Noailles était enfin paru, elle écrivait : «  Plusieurs sœurs m’ont écrit pour me dire leur découverte du Petit Père, j’en suis très heureuse.. » 
    Je suis sûre qu’en ces jours, la porte du Ciel s’est largement ouverte et que le Bon Père, et le Petit Père l’ont accueillie,  avec bonté :                            «  Finissez d’entrer, Sœur Paulette.. »  Oui, elle a fini par entrer pleinement  au cœur de cette Sainte Famille et je suis sûre qu’elle va intercéder pour nous tous auprès de Jésus de  Marie et de Saint Joseph !
    Permettez que je vous partage un texte qu’elle m’a envoyé elle-même  depuis Toulon :   il est de Rita Bonnat, l’une des collaboratrices de notre Fondateur : c’est sur le Regard de Jésus.. il me plait de penser qu’elle a pu percevoir ce doux regard du Seigneur l’accompagner dans son pèlerinage :
                             (Lecture du poème de Rita Bonnat)
    Le regard de Jésus 
    Lorsque mon cœur accablé de tristesse Cherche la paix et ne la trouve plus, J’entends ces mots d’ineffable tendresse :As –tu compris le regard de Jésus ?
    As-tu compris la douceur infinieDe ce regard imprégné de vertu,Te rappelant l’amour et l’agonieDe ton Sauveur, ton bien-aimé Jésus !
    Ce doux regard, d’un apôtre infidèleA fait un saint généreux et confus ;Et Madeleine, aussi notre modèle,Se convertit au regard de Jésus.
    Ce doux regard doit raviver mon âme,Lui redonner les biens que j’ai perdus,Trésor du ciel, qu’à ma fin je réclame,Reste sur moi, doux regard de Jésus !
    Divin Sauveur, ma joie et ma lumière, Mon seul bonheur et l’amour des Elus,Je veux t’aimer et dire en ma prière : Je t’ai compris, doux regard de Jésus !
                                 Rita Bonnat   (cahier manuscrit – ASF)
                                 A Dieu, Chère Paulette !      
    – Andrée Gaspard –

  • 21 Septembre JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX

    La Journée internationale pour la paix a été proclamée en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de « commémorer et renforcer les idéaux de paix parmi toutes les nations et les peuples ».

    JOURNÉE INTERNATIONALE
    DE LA PAIX
    21 Septembre

     
    La Journée internationale pour la paix a été proclamée en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies afin de « commémorer et renforcer les idéaux de paix parmi toutes les nations et les peuples ». Vingt ans après, l’Assemblée générale a décidé que le 21 septembre serait observé chaque année en tant que « journée mondiale du cessez-le-feu et de la non-violence » et a invité tous les États Membres, les organisations et les citoyens du monde à commémorer cette journée, y compris par des activités éducatives et de sensibilisation du public, et à coopérer avec les Nations Unies en vue d’établir un cessez-le-feu mondial.
    http://www.un.org/fr/events/peaceday/2009/

  • PARAGUAY: La nouvelle communauté de Mboiy

    Cet article nous vient du Paraguay et a été publié sur le Bulletin de nouvelles du Paraguay qui s’appelle « Ko’eti » ce qui signifie en langue guarani : lever de l’aurore !
    Cet article nous vient du Paraguay et a été publié sur le Bulletin de nouvelles du Paraguay  qui s’appelle « Ko’eti » ce qui signifie en langue guarani : lever de l’aurore ! Cette expression n’est-elle pas en rapport avec cette nouvelle communauté  qui veut être comme  un nouveau lever du jour qui apporte  vie !
    Le diocèse de Saint Pierre Apôtre nous a accueillies avec beaucoup de joie dans la Paroisse « St Balthazar »  située à 130km environ d’Asunción. Nous y sommes arrivées en février 2009 après avoir participé à l’Assemblée Diocésaine. L ‘évêque, en union avec tous les agents de la pastorale,  nous a souhaité la bienvenue.
    Nous avons rejoint notre maison à la tombée du jour. Notre communauté est formée de : Asunción Urquiola, Marcelina Moopisa et Juanita Añazco. Le lendemain sont arrivées  Amelia Fernandez (Déléguée) et Maria de los  Ángeles (Économe) avec tout le matériel. En voyant ce chargement, les voisins sont venus nous aider à placer les meubles et tout le reste.
    Au cours de la liturgie des Vêpres  a eu lieu  l’installation officielle de la communauté, avec la lecture du décret. Avec beaucoup de joie nous avons commencé cette nouvelle expérience. Le peuple  de cet endroit est bon et simple, il nous a très bien accueillies, et a exprimé son contentement que nous soyons venues vivre avec eux.
    Mboiy est un coin tranquille, sans grandes nouveautés,  il comprend  quelques communautés de base qui forment un seul secteur ; normalement chaque communauté de base a une chapelle, une école et un centre récréatif où  l’on se réunit pour des événements d’intérêt général que ce soit d’ordre sportif ou autres.
    Dès notre arrivée nous leur avons dit que nous venions pour les accompagner et les aider dans leur cheminement comme communauté chrétienne, que nous sommes disponibles à offrir notre service  en tout  ce qui leur manquerait. Nous avons précisé que nous n’avions pas  programme défini mais qu’ils peuvent compter sur nous dans le besoin.
    Le curé de la paroisse, le Père Reinaldo Pérez  est très content, déjà il connaissait la Sainte-Famille. La Sr Gloria Arraras, décédée récemment, était sa grande amie, « amigaite », ils travaillaient ensemble. Le Père Reinaldo nous a dit que ce premier temps est celui de créer des relations, de connaître les gens, de les visiter, les écouter et  prier avec les familles.
    Le premier dimanche où nous avons participé à la célébration, les lectures semblaient vraiment à propos : «  Quelque chose de nouveau est en  train de naître, ne le voyez-vous pas ? » En effet, nous sommes invitées à vivre quelque chose de nouveau dans cette  mission qui commence.
    Que Jésus, Marie et Joseph nous accompagnent à tout moment pour qu’avec eux nous vivions notre nouvelle insertion  au milieu de ce peuple si bon et proche.
    Juanita Añazco (communauté de Mboiy) 
                               
                                                         
                             

  • Maison de Formation à Manille

    C’était depuis longtemps notre rêve, celui de pouvoir ouvrir une Maison de Formation à Manille ! Ce rêve est devenu à présent réalité avec l’arrivée de trois pré-novices désirant commencer une nouvelle étape de formation.
    UN PAS EN AVANT DANS LA VIE DE NOTRE DÉLÉGATION
    C’était  depuis longtemps notre rêve, celui de pouvoir ouvrir une Maison de  Formation à Manille ! Ce rêve est devenu à présent réalité avec l’arrivée de trois pré-novices  désirant commencer une nouvelle étape de formation.
    Comme Maison du Noviciat nous avons voulu mettre  la priorité dans la qualité de la formation dans le style de vie Sainte –Famille. Nous remercions le Seigneur pour le  don de la vocation religieuse apostolique  dont il a voulu nous bénir, ici, aux Philippines. Nous nous confions pleinement en Dieu Seul pour tout.
    Ceci est notre première expérience de formation de base. L’équipe de leadership de la Délégation et celle de la formation travaillent ensemble  en ayant  comme base  les Orientations pour la Formation Sainte-Famille. Nous partageons nos inquiétudes, nos craintes, nos faiblesses  et aussi les dons que Dieu a donné à chacune de nous en vue du bien commun. Notre enthousiasme, notre bonne volonté, et surtout notre confiance  en Dieu et en sa Providence nous font aller plus loin que nos peurs et nos doutes. Nous irons de l’avant, parce que la Sainte-Famille est avec nous et nous conduit en toutes nos décisions  et nos activités.
    Nous sommes insérées dans un nouveau diocèse, le Diocèse de Quezon City. Il est divisé en dix vicariats dont plusieurs habités par une nombreuse population riche  et  beaucoup d’autres    composés de paroisses pauvres. Les vicariats et les  paroisses sont orientés vers la formation de Communautés Chrétiennes de Base. Nous avons beaucoup de possibilités de participer à la Pastorale de la paroisse de Dieu- le- Père, à laquelle nous appartenons. Le curé, le Père Elias, nous aide beaucoup et nous a accueillies  avec enthousiasme.
    Notre Charisme d’être et de construire la famille nous stimule à être des témoins dans ces communautés chrétiennes de Base qui sont encore  à l’étape initiale,  et à devenir des membres actifs dans l’Église par notre participation aux activités paroissiales dans la mesure de nos possibilités.
    Avec beaucoup de foi nous avons commencé à visiter les familles les plus proches, nous participons  aux rencontres du Conseil pastoral  et  à diverses activités et à la prière du Rosaire  dans les familles.
    En découvrant notre Charisme, le curé nous a dit : « Votre présence ici n’est pas une coïncidence, mais le plan de Dieu  sur nous,  pour que le Charisme de la Sainte-Famille  s’enracine dans notre paroisse ! » Nous voulons aller de l’avant dans cette nouvelle expérience qui est déjà réalité avec l’entrée des trois novices le 7 juin, fête de la Trinité, jour si significatif pour notre fondateur et pour la Sainte-Famille !
    Que tout soit pour la plus grande gloire de Dieu  Seul !

  • 10 ans en Ouganda

    C’est le 5 février 1999 que les Sœurs de la Sainte-Famille sont arrivées en Ouganda. Nous fêtons cette année le dixième anniversaire de leur arrivée.
    Célébration des 10 ans de présence de la Sainte-Famille en Ouganda
    C’est le  5 février 1999 que les Sœurs dela Sainte-Famille sont arrivées en Ouganda. Nous fêtons cette année le dixième anniversaire  de leur arrivée. En communauté nous avons décidé d’unir à notre célébration  de fête,  le renouvellement des vœux de Harriet  qui a lieu  le 8 février, un dimanche. Cette date  est de plus spéciale pour nous car elle marque l’anniversaire de la mort de notre Fondateur et la proclamation comme Vénérable par l’Eglise. Nous nous mettons d’accord pour présenter au cours de la célébration un « mime » sur les différents services que les sœurs reçoivent ou offrent au peuple. Nous choisissons les suivants :

    ]    Personnes qui arrivent tôt le matin au couvent  pour aider et travailler dans les champs
    ]    Visite des familles ; la communion  portée aux personnes âgées ]    Accompagnement des enfants de la « Sainte Enfance »  à l’École primaire
    ]    Groupes des femmes qui apprennent la coupe et la couture ]    Présence aux malades et à la maternité au « Centre dela Santé »
    ]    Départ chaque vendredi  pour  Kabale, en voiture, pour l’animation de la paroisse
    ]    Visite aux prisonniers
    Nous toutes, neuf en tout, (5 sœurs et 3 pré- novices) ainsi qu’une jeune femme qui est avec nous pour nous connaître, nous avons beaucoup ri pendant la répétition des « mimes » ! Les jeunes dela Sainte-Famille  avec les pré- novices et la jeune femme dont nous avons parlé formaient la chorale, ont lu les deux lectures et préparé les  intercessions. Dans les intercessions nous avons nommé tout particulièrement nos chères sœurs  Sally et Mercia  qui sont auprès de Dieu, et celles qui ont vécu avec nous et qui travaillent actuellement dans d’autres pays : les sœurs Raphael, Augustina, Catherine et Rajes.
    Après la lecture de l’Evangile, Harriet a renouvelé ses vœux  dans la joie de toute l’assistance. Le prêtre a souligné le sens de ce renouvellement. L’homélie basée sur l’Evangile du dimanche  commentait le ministère de Jésus et de ses disciples. Nous aussi, alors, nous avons présenté nos « mimes » en soulignant l’apostolat des Sœurs de la Sainte-Famille à Buhara et Kabale. Le mime débutait par la prière du matin et se terminait avec celle du soir. Nous sommes restées devant l’autel et nous avons chanté un hymne d’action de grâces en langue Rukiga accompagné de mouvements de danse. Toute l’assemblée a réagi, manifestant sa joie.

     

     

  • JEUNES DE LA SAINTE FAMILLE AU PARAGUAY

    Expérience vécue comme jeunes de la Sainte Famille
    Le long parcours que nous avons comme groupe de jeunes de la Sainte Famille nous a changé la vie en quelque sorte, par le fait même que les valeurs reçues là nous servent à faire face à la réalité à partir d’un regard et d’attitudes différentes. Nous pouvons résumer notre expérience en quelques mots simples comme : humilité, égalité et communion entre les membres de l’Association. Ces expériences, nous les vivons dès les premiers pas en intégrant dans notre quotidien le charisme d’ « Être et faire Famille », partout où nous sommes.
    La diversité qui existe Dans l’Association nous permet de partager les expériences des autres membres du groupe et nous aide à grandir comme chrétiens, à fortifier la foi et à donner valeur à la famille en ayant comme modèles Jésus, Marie et Joseph qui ne cherchaient, n’aimaient, ne voulaient que Dieu seul en toutes choses.
    Être membres de la Sainte Famille n’est pas une tâche facile, nous sommes conscients que cela implique responsabilité, conviction et renoncement à certaines choses, étant donné que comme êtres humains nous avons nos forces et nos faiblesses, nos limites. Appartenir à l’Association est pour nous un motif de joie, en tenant compte que de cette manière nous sommes messagères de communion, amour et égalité, éléments essentiels pour le développement de tout groupe humain.
    Dans l’Association, nous avons nos espaces de retraites spirituelles, journées de formation qui nous permettent de nous fortifier et de grandir comme  chrétiens, d’être plus conscients de notre réalité sociale et d’y insérer les valeurs Sainte Famille.
    Nous espérons que nos expériences comme jeunes de la Sainte Famille constituent un apport pour fortifier le groupe et servent pour renouveler une fois de plus notre vocation de laïcs associés qui implique cette noble tâche d’ « Être st faire Famille »partout où nous sommes.
    Que Jésus, Marie et Joseph soient toujours avec nous et nous protègent.
    Carmen Alburquerquer y Mariana Duré
    Jóvenes dela Sagrada Familia
    Paraguay

  • 12 août: JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

    Message de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, 12 août 2009.
    Message de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, 12 août 2009.  
    Alors que nous traversons une série de crises sans précédent, qui affectent la vie de jeunes partout dans le monde, le thème de la Journée internationale de la jeunesse de cette année « Durabilité : notre défi, notre avenir » ne pouvait être plus pertinent.
    La durabilité fait référence à trois aspects de la vie, dont aucun n’est épargné par les turbulences actuelles : l’environnement, la société et l’économie. Si l’on ne veut pas compromettre les chances de développement, de subsistance et de cohésion sociale des jeunes, il nous faut de toute urgence nous pencher sur les défis qui se posent à eux dans ces domaines. Les jeunes, qui représentent plus de 18 % de la population mondiale, sont tout à fait en mesure de contribuer aux efforts déployés pour faire face à ces crises : ils ne constituent pas seulement la génération la plus instruite à ce jour, ils sont également ambitieux, ouverts et capables de s’adapter à des réalités changeantes. Pourtant, plus de 200 millions d’entre eux vivent avec moins d’un dollar par jour, 88 millions sont sans emploi, 160 millions souffrent de malnutrition, 130 millions sont analphabètes, plus de 10 millions vivent avec le VIH/SIDA et les jeunes femmes se heurtent toujours à des obstacles dans de nombreux secteurs du développement. Compte tenu des possibilités offertes par cette fenêtre démographique, il importe de travailler avec les jeunes en tant que partenaires à part entière en vue de relever le défi de la durabilité.
    L’UNESCO, en collaboration avec des gouvernements, des organisations de jeunes, des réseaux de recherche, des partenaires majeurs du développement, les médias et le secteur privé, cherche à promouvoir un environnement politique propice au développement de la jeunesse et à soutenir les actions menées par les jeunes en renforçant l’acquisition et la gestion des connaissances sur les questions relatives à la jeunesse, en favorisant les recherches et l’élaboration de politiques pertinentes reposant sur des informations factuelles et en encourageant la participation des jeunes à la prise de décision. Réaffirmant son engagement en faveur de la jeunesse, l’UNESCO a institutionnalisé un Forum des jeunes faisant partie intégrante de la Conférence générale, la plus haute instance de décision de l’Organisation. Le prochain Forum, qui se tiendra du 1er au 3 octobre 2009, sera consacré au thème « Investir pour sortir de la crise : quel rôle pour les jeunes ? ». Il permettra à la jeunesse de chaque État membre de contribuer à la préparation du programme et des activités de l’Organisation et lui fournira une occasion de faire entendre sa voix sur ce défi très actuel et sur le rôle de l’UNESCO pour le surmonter.
    À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse de 2009, j’appelle donc les gouvernements, la société civile et le secteur privé à intensifier leurs efforts pour travailler avec la jeunesse en vue de relever ces défis ; et j’encourage tous les jeunes à mobiliser leur énergie et leur créativité pour garantir la paix et la durabilité aux générations futures.
    ©iStockphoto.com/Jacob Wackerhausen

  • L’ enfant congolais

    L’enfant congolais, c’est l’un des plus beaux cadeaux ! A chaque fois qu’un enfant naît, la famille, le clan et le village entier se trouvent enrichis. Il est la continuité de la société, il est l’adulte de demain. Pourtant son devenir dépend beaucoup de ce qu’il reçoit à son enfance.
    L’ ENFANT  CONGOLAIS
    L’enfant  congolais, c’est l’un des plus beaux cadeaux ! A chaque fois qu’un enfant naît, la famille, le clan et le village entier se trouvent enrichis. Il est la continuité de la société, il est  l’adulte  de demain. Pourtant son devenir dépend beaucoup de ce qu’il reçoit à son enfance. L’organisme et l’environnement étant en perpétuelle interaction, la simulation de certaines fonctions s’ avère importante.

    Or. depuis quelques décennies, nous assistons d’une part à une précarité criante des conditions de vie de la majorité de la population congolaise, et d’autre part à une préoccupation  que le peuple porte par rapport à son avenir. Pour cette raison, les congolais cherchent des voies et des moyens pour subvenir  à leurs multiples besoins. Malheureusement ils se voient de plus en plus exploités  par certains systèmes et traditions tels que : l’ ignorance, la croyance déréglée, les coutumes, le manque d’emplois et par conséquent le manque de revenus, l’analphabétisation, l’ exclusion sociale et économique, le phénomène « enfants de la rue », etc…   Les plus défavorisés dans la plupart des cas ce sont les enfants car ils dépendent totalement des autres.

    La persistance de la précarité des conditions de vie de la population et la non solution adéquate de la part des responsables pour soulager cette situation de misère, a fait que les congolais developpent des stratégies de survie individuelle  et se lancent dans des activités informelles comme les petits commerces et le troc.

    En conséquence, beaucoup d’enfants  sont privés de la scolarité parce que dans l’obligation de vendre quelque chose pour la survie de toute la famille Certains vont à l’école mais n’étudient pas normalement parce qu’ils ne consacrent pas tout leur temps aux études. Ou encore, certains n’ont personne pour payer leurs frais scolaires et ils sont chassés de l’école ; alors ils sont obligés de vendre quelque chose ou de donner un coup de main quelque part afin de rapporter de l’argent pour se procurer les fournitures scolaires et surtout pour payer les frais. Pour la vente dans la rue, les enfants doivent parcourir de longues distances et porter parfois des poids inimaginables pour leur âge.

    Tout ceci pose de sérieux problèmes pour l’avenir de l’enfant. Il est exposé à de multiples risques : la mortalité, le retard dan sa croissance, l’immoralité, les différentes maladies, les intempéries, etc…L’enfant vit dans des  frustrations  qui résultent d’une part de l’écart entre les désirs et les moyens dont il dispose, et d’autre part de l’accroissement des contraintes parentales ou sociales.

    Au-delà de tout cela, nous n’ignorons pas quela Providence de Dieu assure toujours notre existence. Car malgré la crise et la pauvreté, Dieu fait des merveilles. Ainsi, le cas de cette fillette qui, née d’une maman tuberculeuse  fait preuve cependant d’une santé et d’une joie qui émerveillent.

    Face à cette réalité, malgré notre impuissance, nous, les sœurs dela Sainte-Famille, nous essayons de nous engager dans les activités  qui peuvent aider les enfants qui sont l’avenir de demain, et les aider à se libérer de ce qui compromet leur avenir.

    Sœurs dela Sainte-Famille de Bordeaux, au service des jeunes et des enfants.

    Sr Claudine GAYONGO