Auteur/autrice : AdminWp

  • La présidente slovène s’exprime devant l’ONU

    Le 23 septembre 2025, son Excellence Nataša Pirc Musar, Présidente de la Slovénie, a pris la parole lors du débat général de la 80eme session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Extrait du discours de Nataša Pirc Musar à l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) 80…
    « Si nous, les leaders de cette planète, ne pouvons offir que terreur, conflits, pollution, peur, inégalités et guerres à des millions de personnes, alors nous devons affronter la vérité : nous sommes complices de crimes contre notre civilisation et notre planète. Nul d’entre nous ne peut prétendre ignorer ce qui se passe. Si nous croyons en la dignité humaine pour tous, nous devons offir davantage : un monde où regne la vie, et non un monde qui nous menace. Montrons que cette Assemblée générale peut e doit faire la différence.
    Montrons que nous rejetons l’arrogance, la haine et l’aveuglement volontaire face à l’injustice et aux guerres d’agression. Nous n’avons pas arrêté l’Holocauste, nous n’avons pas arrêté le génocide au Rwanda, nous n’avons pas arrêté le génocide de Srebrenica. Nous devons arrêter le génocide à Gaza. Il n’y a plus d’excuse. Aucune. »
     
    Source: https://gadebate.un.org/en/80/slovenia

  • Lancement du Noviciat Continental Asiatique – Bolawalana, Sri Lanka

    Le moment tant attendu et véritablement historique s’est finalement levé le 18 juillet 2025 avec l’ouverture officielle du Noviciat Continental Asiatique à Bolawalana, Sri Lanka. Cet événement a eu une signification profonde et a été enrichi par la présence gracieuse de sœur Jesmin Fernando, conseillère générale, et des équipes de leadership provinciales de Jaffna et de Colombo.
    La journée a commencé par un accueil chaleureux et sincère de la part de la communauté du noviciat, donnant un ton joyeux et respectueux à l’ensemble de la célébration. Un service de prière plein de grâce a suivi, au cours duquel la nouvelle maîtresse des novices, soeur Thiruselvarani Alas, a été officiellement installée – un moment de profonde signification spirituelle et d’espoir. Ensuite, tout le monde s’est réuni pour présenter ses vœux à la nouvelle communauté du noviciat et pour partager ses sentiments et ses bénédictions. Sœur Gresa Soosainasan, maîtresse des novices sortante, a offert une réflexion émouvante sur son parcours et a exprimé sa sincère gratitude à tous ceux qui l’ont accompagnée et soutenue tout au long de son service. Les expressions d’appréciation et d’encouragement ont été partagées par sœurs : Jesmin Fernando, Theophane Croos et  Chandani Jayasuriya, qui ont chaleureusement remercié soeur Gresa et ont accueilli avec amour la nouvelle communauté du noviciat. A cette occasion, soeurs Selvarani Alas (Jaffna), Mangalika Fernando (Colombo) et Khalida du Pakistan ont également offert des témoignages riches et sincères, ajoutant de la profondeur, de la chaleur et de l’inspiration.
    La journée s’est terminée par une joyeuse communion autour d’un délicieux déjeuner préparé avec amour par la communauté du noviciat – une fin édifiante et parfaite pour une journée gravée dans les cœurs de tous ceux qui étaient présents.
    Sœur Catherine Liyanarachchi
    Colombo, Sri Lanka
                
             

  • Nous sommes Le Corps du Christ- nous sommes Le Sang du Christ

    Nous célébrons aujourd’hui la solennité du Corps et du Sang du Christ. L’Église nous propose de méditer sur le don précieux que le Christ  a laissé à tout le peuple de Dieu: le don de l’Eucharistie.
    Et pour nous membres de la famille charismatique PBN, cette fête nous donne de revivre l’amour grandiose que le Seigneur nous a manifesté par Son apparition et Sa particulière bénédiction du 3 février 1822.
    Il est vrai que par l’Eucharistie, Dieu se rend continuellement présent et nous communique Sa vie, en nourrissant nos corps vivants par les sacrements, signes visibles qui, bien au-delà d’eux-mêmes, nous dévoilent dans la foi les grandes réalités, invisibles aux yeux humains.
     « Dans le sacrifice eucharistique, tout l’être du Christ est réellement présent…. nous nous associons au sacrifice du Christ et nous en recevons des bienfaits inestimables… En se donnant pour tous, Jésus nous a montré le plus grand signe d’amour pour nous » (Caroline N. MAOENG, Sr. de la Sainte-Famille de Bordeaux,    « Under the banner of His love”, Lesotho 2025).
    Quand nous prenons et mangeons ce Pain qui nourrit, fortifie, recrée, sanctifie tout notre être marqué au sceau de Dieu Trine, et quand nous l’adorons, dans la prière du cœur, la simple présence à Sa Présence, la louange et l’action de grâce, l’intercession, …c’est Jésus qui fait de toutes les créatures et la création, UN avec Lui dans l’être et l’agir quotidien. « J’ai découvert que la nature elle-même ne manque jamais de louer Dieu. Elle est devenue pour moi une école de vie, une source de joie et de bonheur qui guérit et console l’âme brisée… »  Ajoute Caroline dans sa réflexion.
    Que le Seigneur  nous aide à communier consciencieusement au Corps et au Sang du Christ afin de nous engager à le suivre et à donner aussi notre vie pour les autres.
    Bonne fête à tous !
    Sœur Claudine GAYONGO
    Communauté locale du Généralat – Rome

  • Trinité … Sur la terre comme au ciel !

    En ce temps de Jubilé, qui traverse toutes les cultures et tous les continents,
    En ce temps d’instabilité et de bouleversements,
    En ce temps de fragilité, de doute et de créations, nous célébrons la Trinité !
    C’est une grande fête pour nous, membres de la Sainte Famille ….
    C’est plus qu’une commémoration : c’est une réalité qui est capable de nous toucher, de nous étonner et de nous donner l’énergie de la vie ! 
    « La Sainte Trinité étant le grand modèle des religieuses de Lorette, en tant que leur cœur, leurs biens, leurs travaux et leurs mérites doivent se perdre en Dieu Seul, et d’ailleurs leur institut ayant pris naissance le jour de la Trinité, elles auront pour cette fête une très grande dévotion   Constitutions 1825
    Aujourd’hui, célébrer la Trinité, c’est s’approprier cette même énergie vitale …
    Laissons affleurer en notre mémoire ces « moments de Trinité » qui rassemblent La Famille des Commencements.
    En l’Eglise de Saint-Sulpice à Paris, le jour de la Trinité 1819, Pierre Bienvenu est ordonné prêtre. « Moi, prêtre, il me semble que c’est un rêve ! »
    L’année suivante, la veille de cette même fête, les trois premiers membres de la première communauté se réunissent et le lendemain matin, à l’église Sainte Eulalie, c’est Pierre Bienvenu qui assure l’homélie de la première messe d’Amand, son plus jeune frère.
    Que d’émotions !
    Et Catherine-Aimée, première sœur de la Sainte – Famille reçoit le nom de Trinité !
    C’est la première fête de Famille …. De la Sainte – Famille !
    Nous y sommes ….  Et nous nous approprions aussi ces premières recommandations …
    « Vous ne serez jamais ni plus pauvres, ni plus faibles, ni plus dénudées de tout appui humain que vous ne l’êtes aujourd’hui et cependant, n’êtes-vous pas heureuses de marcher ainsi à la suite de Jésus, Marie et Joseph…. Soyez toujours les mêmes et vous grandirez au milieu des orages »
    Et la Sainte Famille de Jésus Marie, Joseph se développe…
    Trinité de la terre, Germe de l’Eglise ….    
    Et aujourd’hui, nous, avec les trois premiers membres,
    Habités par les mêmes réalités d’incertitudes, de fragilités, de doute   et d’Espérance !!! …..
    En marche dans un même Pèlerinage ….
    Sur cette terre d’exil nous avançons sur les traces de la   Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph « les trois premiers membres » qui nous ouvrent le chemin.
    C’est cela qui nous tient ensemble !
    C’est le moment de recueillir la sève qui nous irrigue et se répand.
    Récoltons et partageons les fruits de la vie !!
    Pour tant de fidélité, pour l’amour partagé, 
    Merci, Dieu Merci !
     
    Soeur Thérèse SEGRETAIN
    France

  • Mon expérience du pape François

    Je vais partager avec vous brièvement mon expérience de bénédiction du pape François. Il a été élu et est mort pendant mon séjour à Rome, ce qui a été une grâce pour moi.
    Ma première expérience avec lui a eu lieu le jour de son élection. Ce fut le 12 mars 2013, vers 19 heures, que la fumée blanche était sortie de la chapelle Sixtine. J’étais à la maison et je regardais la télévision. Dès que la fumée est devenue blanche, Eithne Hughes nous a accompagnées, Maristella SOOSAIPILLAI et moi, en voiture. Quelle joie pour moi d’arriver avant qu’il n’apparaisse !
    C’est là, avec toute la foule qui s’était pressée et avait attendu sur la place Saint-Pierre, que j’ai reçu la première bénédiction du nouveau pape François.
    L’année suivante  au début de son pontificat, en 2014, j’ai eu la chance de participer à sa messe matinale célébrée à Sainte Marthe. C’était à l’occasion de mon jubilé d’argent : 25 ans de vie religieuse. Le pape François m’a béni personnellement et j’ai eu quelques minutes pour m’entretenir avec lui. Ma joie était d’autant plus grande que cette fois-ci, c’était face à face.
    Une troisième bénédiction a eu lieu en 2022, lorsque le Saint-Père a reporté sa visite en RDC, mon pays d’origine. Il a célébré une messe en rite congolais dans la basilique Saint-Pierre avec les Congolais d’Italie en général et de Rome en particulier. J’ai été choisie pour porter les offrandes. En m’inclinant devant lui, il a béni ce que je portais et il m’a également béni.
    En plus de ces bénédictions particulières, j’ai bénéficié d’autres bénédictions générales lors des Angélus et des messes dites par le Souverain Pontife, je me souviens de toutes ces bénédictions.
    Lors de sa dernière messe de Pâques sur la place Saint-Pierre en 2025, il est apparu pour la bénédiction. Je suis restée dans la foule pour attendre le tour du pape dans la papamobile pour saluer et bénir la foule. Et j’ai pu bénéficier de la dernière bénédiction du pape François, à la veille de sa mort.
    Lorsqu’il est mort, je suis allée m’incliner devant sa dépouille exposée dans la basilique Saint-Pierre, je me suis souvenue du chemin parcouru avec lui, sans qu’il ne me connaisse particulièrement. Et je lui ai demandé de me bénir du ciel et de prier pour moi, comme il aimait répéter aux gens de prier pour lui .
    Lors de la messe de ses funérailles sur la place Saint-Pierre, j’étais encore là pour lui dire MERCI pour tout ce qu’il avait été pour l’Église et le monde, en priant surtout pour la paix. C’était aussi un adieu à lui, car il a été une grande source d’inspiration dans ma vie, depuis le début de son pontificat avec son encyclique « La joie de l’Évangile » jusqu’à « Fratelli Tutti ».
    Papa Francesco, prie pour nous !
    Soeur Marie-Pierre OTIBA
    Communauté Locale de la Maison générale, Rome
     

  • Le Pape au Pèlerinage Jubilaire Africain : Soyez signes d’espérance dans le monde

    Cet après-midi, le Pape Léon XIV a fait une apparition surprise dans la Basilique Vaticane pour saluer les participants au Pèlerinage Jubilaire pour la Paix en Afrique des Ambassadeurs Africains Accrédités près le Saint-Siège et en Italie. Le Pape a souligné le grand témoignage que le continent africain offre au monde entier.
    Vatican News
    « Cette Année Sainte invite tous les baptisés à rechercher l’espérance, mais aussi à être signes d’espérance pour l’humanité. Et en ce sens, le continent africain offre au monde entier un grand témoignage. » C’est ainsi que le Pape Léon XIV s’est adressé aux participants au Pèlerinage Jubilaire pour la Paix en Afrique des Ambassadeurs Africains Accrédités près le Saint-Siège et en Italie, qu’il a rencontrés par surprise dans la Basilique Vaticane, à l’issue de la Messe célébrée ce soir à l’Autel de la Chaire par les Cardinaux Francis Arinze, Peter Kodwo Appiah Turkson et Mgr Fortunatus Nwachukwu, Secrétaire du Dicastère pour l’Évangélisation.
    Marcher ensemble, unis, au service des autres
    S’exprimant spontanément en anglais, le Pape a souligné que c’est notre foi qui nous donne de la force et nous permet de voir la lumière de Jésus-Christ dans nos vies et de comprendre l’importance de vivre notre foi, non seulement le dimanche, ni lors d’un pèlerinage, mais chaque jour. Pour nous remplir de l’espérance que seul Jésus-Christ peut nous donner, afin que nous puissions continuer à marcher ensemble, unis comme des frères et sœurs, pour louer Dieu et reconnaître que tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes est un don de Dieu, et pour mettre ces dons au service des autres.
    Merci de vivre votre foi en Christ
    Léon XIV a salué les ambassadeurs, leurs collaborateurs et toutes leurs familles, les remerciant de vivre leur foi en Jésus-Christ. Le pèlerinage jubilaire avait pour thème « Espérance de paix en Afrique » et était organisé à l’occasion de la 62e Journée internationale de l’Afrique. Environ 500 personnes ont participé à l’événement.
    Je suis venu brièvement vous saluer et vous souhaiter la bienvenue à Rome, au Vatican, à la basilique Saint-Pierre, et m’unir brièvement à vous pour ce pèlerinage jubilaire en cette Année Sainte, une année qui nous inspire tous et nous invite à rechercher l’espérance, mais aussi à être signes d’espérance.
    Comme il est important que chaque baptisé se sente appelé par Dieu à être signe d’espérance dans le monde d’aujourd’hui.
    C’est notre foi qui nous donne la force. C’est elle qui nous permet de voir la lumière de Jésus-Christ dans nos vies et de comprendre l’importance de vivre notre foi. Non seulement le dimanche, ni lors d’un pèlerinage, mais chaque jour, afin que nous soyons remplis de l’espérance que seul Jésus-Christ peut nous donner et que nous continuions tous ensemble à marcher unis, frères et sœurs, pour louer Dieu ; pour reconnaître que tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes est un don de Dieu, et pour mettre ces dons au service des autres.
    Je suis très heureux de pouvoir vous saluer tous, ne serait-ce qu’un bref instant, cet après-midi, mais je tiens à dire à chacun d’entre vous : Merci de vivre votre vie, votre foi en Jésus-Christ.
    Vous êtes déjà très bien accompagnés par Leurs Éminences, le Cardinal Turkson, le Cardinal Arinze, ainsi que par l’Archevêque Fortunatus, et nous tous ensemble, remplis du grand témoignage que vous donnez tous et que le continent africain offre au monde entier.
    Nous disons : « Merci, Seigneur Jésus, et que ton nom soit loué. » Que Dieu vous bénisse tous.

  • Pape François, MERCI !

    Trois jours après la « Pâque » du pape François, le sentiment dominant est celui de la gratitude pour le DON que Dieu nous a fait à travers sa personne et son ministère qui va bien au-delà des catholiques romains.
    Son ministère a commencé et s’est terminé par la « bénédiction » du « peuple saint de Dieu », comme il aimait nous considérer. Il était un donneur de « bénédictions » et en même temps il en avait besoin d’elle – de la prière. Il demandait toujours avec insistance : « N’oublie pas de prier pour moi ».
    Aujourd’hui, c’est nous qui lui demandons : « N’oublie pas de prier pour nous ».
    Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, mais nous n’oublierons pas facilement son héritage, car il nous a mis au défi de vivre l’Évangile de manière cohérente.
    MERCI POUR TOUT, PAPE FRANÇOIS.
     
    Soeur Ana María Alcalde
    Supérieur général

  • Message de Pâques – Ana María Alcalde, Supérieure générale

    « Le Christ vit, notre espérance, et il est la plus belle jeunesse de ce monde. Tout ce qu’il touche devient jeune, devient nouveau, devient plein de vie… Il vit et te veut vivant!
    Il est en toi, il est avec toi et il ne te quitte jamais. Quelle que soit la distance qui vous sépare, le Ressuscité est là, il vous appelle et attend que vous recommenciez. Quand tu te sens submergé par la tristesse, les rancœurs, les peurs, les doutes ou les échecs, il est là pour te redonner force et espérance » (Pape François, Christus vivit, 1-2).
    L’expérience de Jésus ressuscité ne fait pas irruption de l’extérieur, mais illumine et transforme de l’intérieur notre vie quotidienne et celle de tous les vivants. Il se laisse voir et expérimenter discrètement, mais intimement, et purifie nos yeux pour que nous voyions tout d’un œil nouveau. Sans ignorer ce que nous vivons et souffrons en tant qu’humanité, et interpellés par l’épuisement auquel nous conduisons la planète, le Ressuscité nous rappelle à une espérance active pour reconstruire un autre monde nécessaire et possible.
    L’expérience de Pâques n’efface pas la douleur, elle la transforme et confirme la promesse de Jésus : « N’ayez pas peur », « Je suis là », « Je suis avec vous jusqu’à la fin du monde ». Jésus ressuscité ne vient pas pour résoudre les situations qui nous affligent, il vient pour consoler et raviver notre espérance.
    Pour cela, et bien plus encore, célébrons Pâques en communion avec toute la Création et expérimentons ses fruits : la paix, la joie sereine et l’espérance renouvelée. C’est ce que je vous souhaite de tout cœur.
    Soeur Ana María Alcalde

  • Le saint silencieux…

    Saint Joseph, souvent appelé le « saint silencieux », était un homme d’une foi profonde, d’une grande humilité et d’une force tranquille. Bien que la Bible ne rapporte aucune parole de sa part, ses actions en disent long. Dans le monde rapide d’aujourd’hui, où la reconnaissance et l’autopromotion sont souvent des priorités, la vie de Joseph nous rappelle le pouvoir du dévouement silencieux, de la confiance en Dieu et du service inébranlable. Ses vertus ne sont pas démodées ; au contraire, elles offrent une sagesse intemporelle à la société contemporaine.
    Le pape François souligne la force tranquille de Joseph et la valeur de la contemplation. Dans un monde rempli de bruit et de distractions, le pape encourage les individus à trouver des moments de silence pour réfléchir et se connecter à Dieu. La capacité de saint Joseph à écouter attentivement les conseils de Dieu nous sert de modèle. Nous devons nous aussi cultiver notre capacité d’écoute, non seulement de Dieu mais aussi des autres, afin de favoriser de meilleures relations et des liens communautaires plus forts.
    Pierre Bienvenu Noailles, fondateur de la Sainte Famille de Bordeaux, est l’un des exemples les plus marquants d’une personne ayant vécu selon l’esprit de saint Joseph à l’époque moderne. Comme Joseph, il a consacré sa vie au service de Dieu et des autres, en faisant preuve d’humilité, de simplicité et d’une confiance inébranlable en la providence divine. Bien que saint Joseph ait vécu il y a plus de 2 000 ans, ses vertus restent cruciales dans le monde d’aujourd’hui, où les gens sont confrontés à l’incertitude, aux difficultés économiques et aux défis de la vie familiale. Son exemple trouve un écho profond chez les pères, les travailleurs et les chefs spirituels d’aujourd’hui.
    Saint Joseph a été chargé de prendre soin de Jésus et de Marie, de les protéger et de subvenir à leurs besoins en dépit de nombreuses difficultés. Aujourd’hui, les familles s’efforcent de concilier leurs responsabilités avec le stress financier et les complexités de la vie moderne. L’exemple de Joseph nous rappelle que la véritable paternité n’est pas une question d’autorité, mais d’amour désintéressé, de protection et de conseils. Il nous enseigne que tout travail, lorsqu’il est accompli avec amour et dévouement, est honorable. En tant que patron des travailleurs, il nous rappelle que même les plus petits efforts peuvent être un chemin vers la sainteté. Il s’est toujours abandonné à la volonté de Dieu, même lorsque l’avenir était incertain.
    Aujourd’hui, nous continuons à suivre les traces de saint Joseph. Notre travail dans les domaines de l’éducation, de l’action sociale et de la pastorale reflète son esprit de dévouement et de service. La vie de saint Joseph nous rappelle que la sainteté ne se trouve pas dans la gloire ou le pouvoir, mais dans la fidélité, l’humilité et l’amour du service. Le père Noailles a suivi ce même chemin, prouvant que même dans un monde qui valorise la reconnaissance, le plus grand travail est souvent accompli en silence. Alors que le monde va de l’avant, l’exemple de saint Joseph reste une lumière qui guide ceux qui cherchent à vivre une vie de but, de foi et d’amour désintéressé.
     
    Soeur Rathini Keethapongalan
    Unité de Jaffna, Sri Lanka
     

  • « Raviver l’espoir : marcher sur les traces de nos premières mères »

    Le 8 mars est célébrée la Journée internationale de la femme, une occasion d’apprécier les contributions et les réalisations des femmes dans divers domaines à travers le monde. De son côté, l’Église universelle célèbre l’année jubilaire 2025 sur le thème « Pèlerins de l’espérance », nous invitant à réfléchir au chemin de foi, d’espérance et d’amour qui nous a menés jusqu’à ce jour.
    La Journée de la femme nous encourage à nous pencher sur l’histoire de notre famille PBN, où nos premières mères ont enduré des luttes et des épreuves avec une foi et une espérance inébranlable, vivant pour Dieu seul et gardant notre charisme vivant à leur époque. La bénédiction miraculeuse a renouvelé la force et l’énergie de nos sœurs, servant de signe d’espoir pour poursuivre leur mission de communion, quelles que soient les circonstances. C’est unies au Seigneur que nos Premières Mères ont fait face courageusement à une société marquée par la haine, la colère, la désunion et l’injustice sociale. Pourtant, elles sont devenues porteuses de communion, apportant la lumière dans les ténèbres des défis sociaux.
    Leur seule présence a transformé des vies. Elles étaient des mères pour les orphelins, des amies pour les personnes isolées, des mains curatives pour les malades et les abandonnés, et des guides aimants pour les jeunes. Par-dessus tout, elles étaient une lueur d’espoir pour les personnes découragées. Qu’est-ce qui leur donnait un tel enthousiasme et un tel zèle? C’est le don du charisme, qui a rempli leurs cœurs et leurs âmes d’amour et qui, à son tour, a répandu le parfum de la nouveauté à travers notre mission partout dans le monde.
    Elles ont mis leur foi en action et vécu leur amour à travers le service, entamant un voyage de transformation en ancrant leur espoir au milieu des tempêtes de la vie.
    Aujourd’hui, deux cents ans passés, notre « appel à l’action » en cette année jubilaire nous invite à renouveler notre espérance et à raviver la flamme de la foi face aux défis modernes. Approfondissons notre foi en puisant la force de nos racines – les premières mères qui étaient enracinées dans la prière et la contemplation – afin de rendre gloire à Dieu seul. Partageons l’amour, étendons la bonté et transformons la vie des femmes d’aujourd’hui qui font face à de nombreuses responsabilités et luttes, notamment : l’équilibre entre la carrière et la famille, l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes, le harcèlement sur le lieu de travail, l’accès à l’éducation, les stigmates de la santé mentale, la violence domestique, les attentes culturelles, la participation politique, le cyber harcèlement et d’autres défis émergents.
    En tant que filles et fils de PBN, nous sommes appelés une fois de plus à défier la société et à être porteurs d’espoir aux femmes d’aujourd’hui, comme l’ont fait nos premières mères.
    Puissions-nous continuer à marcher comme des pèlerins de l’Esperance, guidés par la foi, l’espérance et l’amour. Le pape François nous appelle, en tant que communauté mondiale, à adopter un esprit de pèlerinage tout au long de cette année jubilaire – à voyager « avec un esprit ouvert, un cœur confiant et une mission clairvoyante ». Ce pèlerinage nous appelle à prier, à accomplir des œuvres de justice et de charité, à soutenir ceux qui sont dans le besoin, à prendre soin de la création et à grandir ensemble en tant que famille humaine. Avançons dans l’espérance.
    Sœur Tahira Sarwar
    Pakistan